P':: R'* : l ou P' = ^;s mais la formule (2) devient
P' croît donc à mesure que diminue le dénominateur (^t: — nd) et proportionnellement au carré de cette différence.
Or, cette différence (2-i: — nd) est celle qui existe entre la circonférence initiale que Ton peut connaître aisément, et la longueur représentée par le nombre des dents écoulées depuis le commencement de l'opération , nombre qu*il est également aisé de se procurer.
En d'autres termes, la pression a up moment donné est à celle du début comme le carré de la circonférence du début est au carré de la circonférence correspondante à la pression dont on cherche le rapport : tout cela peut être mesuré par le nombre des dents parcourues par les cUquets.
Remarquons qu'à la fin de l'opération n(/=âic, toutes les {dents sont
passées.
la.)
La pression est alors -^ ou infinie.
Les tissus sont donc séparés ou l'instrument éclate.
Quant à l'équation de l'équilibre entre la pression P' et l'action de la main, on voit que P' agit sur la manivelle avec un bras de levier m ; or, si / est celui de la puissance, on a :
w (pression de la main )X('w-fO==P'X»w,
ou n = P'-rT--=7;: r:r-.X
/-h m (2w— «rf)« m + /
Comparaison de l'écrasement linéaire avec Varrachemmt. — Il est un ordre de solutions de continuité qui présentent une certaine analogie avec celles auxquelles donne lieu l'écrasement linéaire, non-seulement au point de vue des hémorrhagies, mais encore à celui de la bénignité relative des accidents traumatiques : nous voulons parler des plaies par arrachement.
L'absence d'hémorrhagie dans les plaies par arrachement est un fait connu de toute antiquité. Le peu de gravité que présente souvent dans ses suites le traumatisme qui succède à l'arrachement est un fait moins connu ; mais nous avons, pour notre compte, observé un certain nombre de cas dans lesquels des tendons tout entiers, d'autres fois des tendons recouverts
de fibres charnues, ont été arrachés, et nous avons été surpris de la manière heureuse dont se sont terminées des lésions si graves en apparence. Toutefois, malgré Tanalogie que peuvent présenter dans leurs résultats les plaies produites par arrachement et celles auxquelles donne lieu l'écrasemeut linéaire, il y a une différence très-réelle entre ces deux modes d'action.
L'écrasement linéaire condense les tissus mous avant d'en opérer U section. L'arrachement ne produit rien de semblable.
L'écrasement linéaire donne lieu à des opupes parfaitement régulières, et ne divise pas les tissus par franges et par lambeaux comme le fait l'arrachement.
L'écrasement procède avec autant de lenteur qu'on le désire. L'arrachement agit instantanément, d'une manière brusque, par secousses. 11 \ a, en un mot, entre les deux modes d'action, toute la différence qui distingue une violence d'une opération.
G*est ici le lieu de rappeler certains modes opératoires usités en chi* rurgie à diverses époques de la science, et qui ont avec l'écrasement linéaire des analogies plus ou moins éloignées.
Ainsi l'entérotome de Dupuytren exerce sur les tuniques intestinales formant Téperon de l'anus contre nature une sorte d'écrasement, ou, du moins, une pression Irès-fortc qui amène le sphacèle de la portion de tissu pincée par l'instrument.
Les pinces de Breschet, pour le variooeèle, ont un mode d'action ana* logue à celui de l'entérotome ; mais la différence essentielle et praffmde entre nos appareils et ceux dont il vient d'être question consiste en ce que ces derniers n'amènent la section des tissus que par l'intermédiaire obligé de la gangrène et du travail éliminatoire qui l'accompagne, de telle sorte qu'ils doivent rester en place sept, huit, dix jours et plus, avant d'avoir produit leur effet. Il leur serait tout à fait impossible d'obtenir la section (les tissus qu'ils embrassent, par le seul fait de leur puissance mécanique. La plus simple expérience suflSt pour s'en assurer. ^
Par la pression, aussi forte qu'il soit possible de la faire avec les instruments dont nous venons de parler, vous produisez l'aplatissement des tissus saisis par l'appareil, vous y interrompez la circulation, mais il vous est absolument impossible d'en déterminer la solution de continuité immédiate. Nous insistons sur cette différence, parce qu'elle est grande et importante au point de vue delà physiologie aussi bien que de la thérapeutique.
Entre deux instruments dont Tun n*a le complément de son action que par l'intermédiaire obligé de la gangrène, donnant lieu dès lors à des esohares, et un instrument qui opère la solution de continuité par sa seule force, sans le secours d'aucun travail organique particulier, sans laisser d'escharcs à sa suite, sans imposer au chirurgien d^autre mesure dans la
durée de son action que celle qu'il juge nécessaire, il y a une différence essentielle et profonde.
Quant au broiement en niasse^ très-distinct du broiement linéaire, et qui a été bien des fois appliqué à des tumeurs qu'il était difficile ou dangereux d'extraire par l'instrument tranchant, il diffère aussi, lui, de l'écrasement linéaire, et ne saurait être employé dans presque aucun des cas oti cette méthode trouve ses meilleures applications. Qui serait assez insensé pour vouloir appliqiier le broiement en masse dans le cas où une portion de la langue est atteinte de cancer, dans celui d'une tumeur hémor* rhoïdale volumineuse ou d'une chute du rectum?
Le broiement en masse donne non-senlemetit lieu à des eschares, mais encore à un détritus dont il n'existe aucune trace après l'emploi de l'écrasement linéaire.
Un exemple d'écrasement plus ou moins linéaire s'observe dans les cas de morsure, où, comme on le sait, il y a rarement des hémorrhagies. L'observation de ce qui se passe chez les animaux apprend même que c'est par ce mode d'écrasement que les femelles de certains mammifères opèrent la séparation du cordon ombilical. M. Broca a parfaitement expliqué en quoi l'action de notre chaîne qui tire* en sens alternatif, un cran d'un côté, un cran de l'autre, se rapprochait de la mâchure.