SIGNES PHYSIOLOGIQUES
(Existence d'un arc de cercle décrit par la tête du m * , n -?1!!' , ,.* . . ,, „ . . .
| Brièveté de 1 arc de cercle décrit par le grand tro- ' chanter. •
Flexion. — Possibilité de la flexion jusqu'à la rencontre du tronc, la jambe étant étendue. Extension. — Possibilité de porter le membre en arrière au delà des limites normales. Adduction . — Plus étendue.
Abduction. - Plus limitée.
, . . . . ( Refoulement do membre et sorte de plongeaient
rem» de pompe pend, la marche. | danslafeMC.
âication.
ous joindrons à cet exposé des signes de la luxation congénitale, l'obation suivante qui est extrêmement curieuse au point de vue de la ptomatologie de cette affection :
»s. — Luxation congénitale double du fémur. — Un bateleur qui exerce lis longtemps sa profession sur les places publiques de Paris, le nommé cru (Jean-Baptiste), âgé de 27 ans, est entré à l'hôpital Saint-Antoine pour ques contusions sans importance.
ir cet individu se rencontrent des difformités nombreuses : la région dorsale existe une énorme gibbosité qu'il parvient à rendre moins ante en projetant fortement les épaules en arrière, mais sans rendre con- ' la convexité de la colonne vertébrale, ainsi qu'il voudrait le persuader à : qui l'entourent. A cette gibbosité correspond nue déformation considée.
•esque toutes les articulations jouissent d'une mobilité exagérée. Au genou exemple : la jambe étant à son maximum d'extension, les mouvements de lion en dedans du tibia sur le fémur peuvent égaler un quart de cercle : » mobilité est facile à comprendre quand on entend le récit des dislocations oute sorte auxquelles il a été soumis dès sa plus tendre enfance. Mais sans tredit les anomalies les plus curieuses sont celles qu'un examen attentif a découvrir dans les deux articulations coxo-fcmorales ; comme le sujet était amaigri, l'exploration des os à travers les parties molles n'a offert aucune uké.
En palpant la partie supérieure de la cuisse, les quatre doigts étendus à la
» externe du membre, et prenant un point d'appui sur le grand trochanter,
ce placé transversalement au niveau du pli de l'aine, un peu en dehors du
>ù l'on sent les battements de l'artère fémorale, on constate de chaque
ibsence totale en ce lieu, de la tète du fémur, quels que soient d'ailleurs
uvements imprimés au membre. Aussi la partie supérieure de la cuisse
mince et comme atrophiée.
sujet étant debout, on sent parfaitement la tète du fémur dans la fosse externe, à 3 centimètres au-dessous et un peu en arrière de l'épine tntéro-supérieure. Cette position élevée s'explique d'autant plus facile- 16, les points de sustentation du bassin étant reportés sur un plan plus tr, ce dernier a subi dans son ensemble un mouvement de bascule. in sujet bien conformé, le sommet du grand trochanter répond à une partirait de l'épine iliaque antéro-supérieure pour se rendre à la tubetique ; ici le trochanter remonte bien au dessus de cette ligne. unbrure de la région lombaire est très-prononcée, ce qu'il est facile r par la présence des luxations congénitales et par la gibbosité consilâ région dorsale.
tade étant vu par derrière, les trochanters et les ischions font une idérable et paraissent comme décharnés ; le tronc a subi un tel racnt9par suite de la courbure des vertèbres dorsales, que les deux
membres inférieurs, contrairement à ce qu'on observe dans les luxations congénitales ordinaires, paraissent très- longs et offrent, relativement à la hauteur du tronc, une disproportion choquante.
Lorsque le malade imprime au membre inférieur un mouvement brusque de projection de dehors en dedans en faisant contracter les muscles rotateurs, il luxe à volonté les deux têtes fémorales; les pieds se trouvent alors dans la rotation forcée en dedans et les têtes fémorales vers la partie supérieure de Téchancrure sciatique, en sorte que la luxation iliaque est convertie en luxation ischiatique. Le trochanter a changé de place et se trouve directement en avant; on sent même distinctement, au moment où le déplacement s'opère, la tête du fémur rouler avec bruit sur les surfaces articulaires de la fosse iliaque, et le trochanter passer d'arrière en avant en décrivant un arc de cercle à convexité externe.
Quand les deux membres sont luxés à la fois dans l'échancrure sciatique, la progression est presque impossible, et au bout de quelques pas le malade est forcé de s'arrêter. 11 est remarquable du reste que ce déplacement des têtes fémorales a lieu parfois sans la volonté du malade : ainsi, lorsqu'il marche sur un terrain inégal, pour peu que le pied porte à faux, un craquement se fait entendre dans la hanche, et la luxation sciatique est produite; au même instant, une secousse imprimée à la jambe suffit pour la réduire, et il peut poursuivre sa route.
Traitement. — Je déclare d'une manière très-positive que je ne croU
point à la réductlblllté des luxations congénitales de la hanche*
Mon opinion se fonde : 1° sur la non-existence de pièces anatomiquen appartenant à un cas où la luxation congénitale aurait été guérie soit par le secours de l'art, soit spontanément ; 2° sur ce que Tanatomie pathologique nous montre dans les luxations congénitales des éléments de conformation tels que la réduction et le maintien de la réduction nous paraissent impossibles, e dans tous les cas tellement difficiles que, pour renoncer aux croyances qui naissent de l'étude anatomique des luxations congénitales, il y a lieu d'exigrr des preuves tout à fait convaincantes et qui n'ont pas encore été données.
Eu égard ù la tête du fémur, dans beaucoup de cas elle est, sinon absente du moins réduite ù de telles proportions qu'il est matériellement impossible d'en faire l'élément d'une articulation de la hanche, si mauvaise qu'on la suppose.
Eu égard à la cavité, elle est souvent presque totalement oblitérée, elle est de forme triangulaire : au lieu d'être placée un peu obliquement en dehors, elle est placée tellement à la partie antérieure du bassin, que, si on plaçait contre elle une tête de fémur qu'on parviendrait à y maintenir tant bien que mal, d'un côté le malade présenterait dans l'aine une tumeur osseuse dont il ne pourrait supporter la présence, et de l'autre tout équilibration du bassin sur le fémur serait impossible. Les deux fémurs amenés tout à fait en avant (si Ton voulait réduire une luxation double) lais-
CHAP. II. — THÉRAPEUTIQUE DES LUXATIONS EN PARTICULIER. 93 seraient en arrière la totalité du bassin. Le sujet tomberait nécessairement à la renverse. De telle sorte que réduire une luxation congénitale double à un individu serait lui rendre le plus funeste des services et te mettre dans l'impossibilité de tirer aucun parti d'une semblable articulation.
Enfin l'expérience clinique a prouvé que dans tous les prétendus cas du guerison des luxations congénitales qui ont pu être soumis à des examens contradictoires et suffisamment prolongés, il y avait eu erreur de la part «les premiers observateurs.
Parmi les causes d'illusion, il faut noter certaines erreurs de diagnostic consistant à croire qu'il y avait luxation congénitale dans des cas d'altération de l'articulation de la hanche autres que des luxations congénitales.