TITRE VIII. — IMPERFORATION DU VAGIN
J'ai traité la malade par des injections alumineuses, et la tumeur a paru sortir moins fréquemment. Cette dame avait cru remarquer une coïncidence entre les moments d'apparition de la tumeur et la menstruation. Le moyen le plus sûr de guérir la rectocèle vaginale, c'est l'emploi de
la périnéorrhaphie.
TITRE VIII
IMPERFORATIONS DU VAGIN.
L'imperlbration du vagin peut présenter des degrés très-divers dont la connaissance importe pour le choix du procédé opératoire à employer. '
4° L'oblitération peut être due à la présence de la membrane hymen. Dans ce cas l'opération consiste dans une ponction à l'aide d'un trocart ou d'un bistouri, ponction que l'on fait suivre d'une incision cruciale et de l'excision de l'angle des lambeaux.
Pour maintenir l'ouverture artificielle suffisamment béante, on y place un morceau d'épongé ou une mèche de charpie.
2° Le vagin peut être fermé par une couche épaisse de parties molles. La ponction doit être précédée, dans ce cas, de l'introduction de l'index gauche dans le rectum, de manière à permettre au chirurgien d'apprécier l'intervalle qui doit exister entre le rectum et le canal de l'urètre. Du reste l'opération consiste en une ponction qui se pratique comme dans le ras précédent.
3° Il existe des adhérences entre les parois opposées du vagin. Ces adhérences ne peuvent être détruites que par une dissection attentive. Les parois de la partie du vagin qui est libre doivent être écartées par des aides tandis que le chirurgien incise avec précaution, en suivant la ligne de jonction des parois opposées. La pression exercée par les aides sur ces parois, contribue efficacement à séparer celles-ci, au fur et à mesure que l'instrument détruit les adhérences.
Obs. — Imperforation du vagin chez une femme de 10 ans. — Le 7 décembre 1849, M.Vernois me pria de voir dans son service à l'hôpital Saint-Antoine, une femme âgée de 19 ans, chlorotique, et qui avait une imperforation du vagin. Le seul orifice qui fût appréciable depuis l'orifice anal jusqu'à la partie inférieure de l'arcade pubienne était l'orifice de l'urètre qui pouvait être sondé sans aucune difficulté.
Lorsque avec la sonde introduite dans l'urètre, et le doigt placé dans le rectum, on cherchait à apprécier l'épaisseur des tissus qui séparaient les deux agents d'exploration, on reconnaissait que l'épaisseur était très-peu considérable, que cependant il y avait lieu de supposer qu'il existait entre l'urètre et le rectum un espace, sinon régulièrement conformé, — du moins un espace possible. Dans ces conditions, je me décidai à faire une petite incision transversale avec des ciseaux mousses, pendant que je faisais tenir une sonde dans l'urètre