II
!)U SECT. XII. - OPÉR. SIR LES ORGANES CÊNIT. DE U FE: et qu'avec l'indicateur de la main gauche, je reroulais le rectum Après une série d'incisions dont chacune préparait la. suivante faisais toujours à distance égale de l'urètre et du rectum, je me i sonde cannelée, et je pénétrai dans une cavité qui était distincte de c pées, l'une par la soude, l'autre par le doigt. Cela fait, j'agrandis r mouvement de la sonde l'orifice artificiel que je venais de pratiquer vite. Puis je saisis la sonde entre le» deux mors d'une pince à an ni glissai de cotte manière jusqu'à la cavité du vagin. Ensuite, me senr, pince comme d'un dilatateur, j'agrandis par déchirure l'orifice, prai sonde. 11 me fui alors possible d'introduire le doigt qui était asseilort. dans la cavité du vagin et j'ai teignis l'orifice de l'utérus que je trouva L'emploi des mèches et de l'éponge préparée maintinrent et agr cavité obtenue, et la malade, après un traitement dont je n'ai pas n détails, sortit de Saint-Antoine avant une cavité vaginale étroite, ma ble d'atteindre des proportions propres a permettre le rapprochemet
De la rétrocession on d*»tomp;ln»tlon <fn «ol alt-r
En mai 1835, j'ai présenté à la Société anatomiiiue une disp rieuse de l'utérus.
En pratiquant le toucher sur le cadavre d'une femme destin* nœuvres opératoires, je ne pus rencontrer de col utérin, miiis pénétra avec effort dans une cavité assez longue. Pensant que et avait peut-être été soumise à une ablation du col de la matrice les parties et ayant incise le vagin dans toute sa longueur p; latérale, ainsi que l'utérus, je fus étonné de trouver le cul ds parfaitement normal. Le vagin se terminait par un rétrécisse viron 4 centimètres de long. Le cul-de-sac formé par le va du col de l'utérus était complètement effacé, et ce col avait éti en haut. C'est à celte disposition que tenait l'absence de saillie t de tanche. (Bull, delà Soc. anal., uov. 1835, p. 69.)
Depuis ma première communication, en 1835, j'ai observt exemples de cet état curieux que j'appelle déainvag|B*tiaB du el que j'attribue» une rétraction annulaire de l'extrémité utérine réiraction qui refoule en haut et repousse en quelque sorte le col dehors du vagin.
TITRE IX
DÉCHIRURE OU PÉRINÉE.
Elle peut être complète ou incomplète.
Dans le premier cas, on peut, suivant le procédé de Roux, bords en commençant du coté de l'anus, puis les réunir par la s chevillée; ou bien, imitant la conduite de Dieffenhach, on incù de chaque coté, on réunit les borda avivé» de la déchirure, i l'i
TITHK IX. — DÉCHIRURE IMï PÉRINÉE. 915
suture, entrecoupée au milieu de la plaie, entortillée à ses deux extrémités.
Si la déchirure est incomplète, on peut indistinctement recourir à la suture à points séparés, à la suture enchevillée ou à la suture entortillée.
On a proposé de remplacer ces divers procédés de suture par l'emploi d'une longue agrafe à deux branches, armée de pointes qui doivent traverser chacune des lèvres de la déchirure après leur avivement.
Un moyen auxiliaire presque indispensable pour assurer le succès de la périnéorrhaphie, c'est, suivant moi, la «action dm sphincter anal.
Dans un cas où j'ai échoué faute de cette précaution, j'ai eu l'occasion de m 'assurer que l'orifice sphinctérien étant serré d'une part parlaconstriction du sphincter, d'autre part par l'action de la suture, il en résultait que les matières contenues dans le rectum faisaient effort contre la paroi vaginale de manière à entre-bâiller le sommet de la ligne suturalc qui céda la première et entraîna le décollement de toute la suture.
On évitera cet inconvénient d'une manière certaine en avant recours à la section du sphincter au moment où Ton termine l'opération. On devra le diviser en arrière soit à droite, soit à gauche.
En nous conformant à ces principes, nous avons parfaitement réussi chez le sujet de l'observation suivante :
Obs. — Déchirure du périnée. — Périnéorrhaphie. — Pichet (Joséphine), 27 ans, couturière, est entrée le 4 mai 1858, à l'hôpital Lariboisière.
Bonne santé habituelle; pas d'antécédents, soit scrofuleux, soit syphilitiques. Menstruée pour la première fois à l'Age de 17 ans ; toujours bien réglée.
Il y adix-huit mois, premier accouchement terminé parle forceps.
Il y a deux mois, second accouchement qui s'est fait naturellement.
Aujourd'hui 4 mai, la malade se présente à nous avec une déchirure du périnée, qui date de son premier accouchement; cette déchirure va jusqu'à l'anus ; elle comprend la partie antérieure du sphincter et une portion de la cloison rectovaginale. — Quand la malade a la diarrhée, elle ne peut retenir ses matières ; elle les retient facilement, quand les excréments ont une consistance solide.
24 mat.— On procède à l'opération : chloroforme. On commence par aviver les lèvres de la division. Les parois avivées représentent un triangle dont la base est à la peau et le sommet à la cloison recto-vaginale ; puis on réunit par deux points de suture enchevillée.
Après l'opération repos au Ht dans l'immobilité la plus complète; on sond la malade matin et soir.
28 mai. — On enlève les points de suture ; il y a réunion des deux lèvres de la division. Cathétérisme urétral matin et soir.
22 juin.' — La guérîson s'est maintenue jusqu'à ce jour, le périnée est reconstitué. Exeat.
Nous avons revu la malade à la consultation dans le courant de juillet. La guérison s'était parfaitement maintenue.
Wii StCT. XII. — OPÉH. SUR LES OHtiANES GÉ.MT. DE LA ri
TITRK X
FISTULES VÊSICO-VAGIXALES,
Les fistules vésico-vaginales peuvent être truitéos par l'ui thodes opératoires suivantes : l'auroDlemcnt, lu cautérisation. les appareils unissants, l'anaplastie.
1° Affrontement. — Ou fixe nue soude à demeure dans lu même temps qu'on porte un tampon de linge ou de charpie dar La sonile a pour but, eu évacuant l'urine, d'empêcher ce liquide la fistule. La distension du vagin par le Cylindre de chnrpie un' duit a pour eftVt de tendre les deux angles de la pcrforaU'Ui et une compression favorable sur les bords plus ou moins épa lis tule.
Desault et (lliopart pratiquaient aussi le tamponnement et sonde au moyen d'un appareil particulier.
•2° Cautérisation. — ■ Elle s'exécute soit avec le fer rouge, soit ; [rate d'argent. „
L'application du fer rouge exige l'emploi du spéculum brisé < eulimi en U'c de flûte de Dupuytrcn. Une gouttière métallique iltniv rexlri''milé rougie du cautère sur la (Ulule. L'écueil di opératoire, c'est le danger de produire une esebarc qui aiigmciili de la perforation.
L'action du nitrate d'argent est beaucoup moins énergique, beaucoup moins dangereuse. Pendant le cours du tniiu-meut pu de cautérisation, il faut placer une sonde à demeure dans laves
»u Suture. — Parmi les divers procédés de suture qui ont étt ventent imaginés pour le traitement des fistules vésico-vagin ment ion lierons les suivants :
h. La suture à points séparés. — Elle a été pratiquée en 1838.) leur Malagodi de Bologne, pour une large fistule longitudinale. 1 a guéri. M. le docteur G. Simon de Darmstadt paraît avoir obtei sullals avantageux à l'aide de cette suture pratiquée de la mai vautc :
Après avoir complètement et largement avivé les bords de dans toute sou épaisseur, en forme d'entonnoir à base vagi établit aussi loin que possible des bords (un demi-centimètre timètres) une série de points de suture qui doivent traverser 'I vésieales. Il les appelle des sutures de relâchement ou de rappn destinées à favoriser le rapprochement des bords avivés et à faii la tension.
Dans les intervalles, et plus près des bords, on pratique alor rande série de points de suture, qui n'ont souvent à traverser qn