‹ Traité clinique et pratique des opérations chirurgicalesChapitre 226 sur 236 · TITRE X. — FISTULES VÉSICO-VAGINALES · texte numérisé non relu

TITRE X. — FISTULES VÉSICO-VAGINALES

rois vaginales et qui établissent la coaptation exacte des tissus de la plaie ; ce sont des sutures de réunion.

Quand la tension n'est pas considérable, une seule série de points de suture peut suffire, mais elles doivent être solides, c'est-à-dire, embrasser beaucoup de parties, soit en largeur, soit en épaisseur, ou dans ces deux sens à la fois. On n'a pas à craindre de traverser toute l'épaisseur des parois vésicales.

* La réunion transversale est la plus favorable et doit être tentée aussi souvent que cela est possible.

b. La suture entortillée. — Exécutée avec beaucoup d'habileté après avivement préalable par Roux, elle fut suivie, le deuxième jour de l'opération, de la perte de la malade.

c. La suture enchevillée. — Ce mode de suture a pu être exécuté par Lallemand, de Montpellier, qui s'est servi pour cela du dard aiguillé de Deyber, à l'aide duquel il a pu passer des fils doubles.

d. La suture à anses. — Naegelé s'en est servi de la manière suivante : 11 avive les bords de la fistule, la traverse ensuite avec une aiguille courbe particulière portée du vagin dans la vessie. Les fils, au lieu d'être noués isolément, sont rassemblés en un faisceau qu'on tord sur lui-même.

e. La suture à surjet. — C'est pour pratiquer cette suture qu'a été imaginée l'aiguille spiroîde de Colombat.

4* Appareils unissants. — Nous mentionnerons ici pour mémoire les érignes de Lallemand, de Montpellier, la pince-érigne articulée de M. Laugier.

5° Anaplastie. — Nous en traiterons spécialement à l'article Elytroplastie.

Élytroplastle ou aiitoplastle des parois dm vagin.

L'autoplastie peut être appliquée pour remédier à des pertes de substance, sous forme de fistules, siégeant soit à la paroi antérieure (fistule urétro-vaginale et vésico-vaginale), soit à la paroi 'postérieure (fistules ou pertes de substance recto- vaginales).

L'incontestable supériorité de la Méthode américaine pour le traitement de la fistule vésico-vaginale a promptement fait rentrer dans l'oubli tout ce qui avait été tenté jusqu'ici pour la cure de cette pénible infirmité.

Comme nous pensons qu'il ne peut venir à l'esprit d'aucun chirurgien sensé, d'en revenir à des procédés incertains et de parcourir une deuxième fois, la triste période de tâtonnements qui a duré trop longtemps, nous nous bornerons à l'exposition de l'ingénieuse méthode due à nos confrères d'Amérique.

Méthode américaine* — L'opération de la fistule vésico-vaginale par cette méthode, comprend trois temps: l'avivement, le passage des fils et la torsion des fils métalliques.

m SECT. XII. — Ol'EH. Sl'H LES ORGANES GÉMT. DE LA FUI

tissus sains et à deux hauteurs différentes de chaque côté, des ligatures dont nous indiquerons l'usage, après avoir fait connaître la manieie A furent introduites.

L'instrument employé à cet effet est une aiguille analogue à celle qi eessaire pour l'opération de la cure radicale de la hernie par le pr M. Gcrdy.

Voici maintenant le ilouhlc but qu'on se proposait en plaçant quatre doubles : on voûtait, dans le cas d'une hëmorrhagie grave, en un Usa n que eôié l'un des chefs d'une ligature supérieure avec le chef d'une inférieure, former une anse susceptible d'être formée en un anneau île manière à comprendre une certaine étendue de la paroi du vagir sens vertical, et à comprimer ainsi les vaisseaux compris dans l'épai la paroi recto-vaginale; d'un autre côté, en unissant ensemble les deux ligatures correspondantes d'un cote à l'autre, on devait former i transversales susceptibles d'amener au contact les lèvres de la perte ■tance faite aux parois du vagin.

Les ligatures étant placées, on procéda au temps de l'opération qui< à isoler la tumeur avec le bistouri. Trois érignes à long manche et à c uhels chacune, furent implantées dans lu tumeur, et l'on s'aida de l'itili du doigl dans le rectum pour Taire basculer la tumeur de manière à re cessible à l'action des instruments son point le plus élevé;

l'un fois la dissection de la partie supérieure terminée, on s'occupa paration des pat ties latérales.

Lorsque par la dissedion de son sommet et de ses parties latérales, la lut susceptible d'être complètement renversée, on acheva la séparatioi partie inférieuredu vagin.

C'est pendant la section des parties latérales que s'écoula une quantité vraiment considérable.

Apres avoir reconnu par une exploration attentive que tous les tissuvés présentaient la souplesse et les autres caractères d'un état tout â fait i l'opération fut terminée, et des matières fécales s'échappèrent aussilû plaie qui établissait une communication entre le rectum et le vagin, p un lade fut reportée à sou Ht.

Depuis vingt jours que l'opération a été faite, il n'est survenu aucu .accident qu'une hëmorrhagie qui a eu lieu le quatrième jour après l'oji ri dont on s'est rendu [naître par des injections d'eau fortement vinaigrt

(Voir pour plus de détails l'observation publiée dans notre Tii /'écrasement linéaire, p. 208.)

TITRE XI

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