SECTION DES BRIDES SOUS-CUTANÉES
Trois méthodes différentes ont été proposées pour la section des brides sous-cutanées, la méthode de Dupuytren, celle de Goyrand et celle d'A. Cooper.
Dupuytren coupait en travers la peau et la corde fibreuse anormale tantôt sur un point, tantôt sur plusieurs, jusqu'à ce que le redressement du membre fût possible. Il disséquait de chaque côté les lèvres de la plaie téguraen taire aussi loin que l'exigeait le rayonnement des cordons fibreux.
Goyrand a conseillé d'inciser les téguments parallèlement à la direction de la bride anormale et dans toute sa longueur, puis, après avoir écarté les lèvres de la plaie, de couper transversalement la bride comme Dupuytren sur un ou plusieurs points.
Le procédé d'A. Cooper consiste en une ponction sous-cutanée qui permet
de sectionner transversalement les brides fibreuses situées sous la peau.
Ce dernier procédé est évidemment ctelui qu'il faut préférer toutes les fois que la mobilité des téguments permet de l'effectuer. Si les brides sont larges, irrégulières et liées intimement à la peau, on devrait imiter la conduite de Dupuytren. Le procédé de Goyrand n'est guère applicable qu'aux cas où les cordons fibreux sont isolés, distincts et trop adhérents à la peau pour permettre l'emploi de la section sous-cutanée.
En 1833, M. Velpeau a eu recours à l'extirpation de la bride après section préalable de la peau, mais il a reconnu que cette opération était très-longue, très douloureuse, très-compliquée et devait être réservée pour les cas où la bride serait devenue le siège d'une dégénérescence.
TITRE II