TITRE III. — HYDROCÉPHALIE CHRONIQUE
sortie accidentelle et momentanée d'une portion du cerveau à travers une large perforation du crâne. Ce moyen eut un plein succès.
L'observation suivante, due au professeur Marjolin, prouve aussi que la minceur de la cicatrice fait un devoir de Recourir à l'emploi des moyens contentifs ci-dessus indiqués.
Parmi les blessés de Juillet il s'en trouvait un qui avait reçu sur la tête un grand nombre de coups de sabre sous toutes les directions; les téguments du crâne étaient en quelque sorte hachés, les os coupés en divers sens; plusieurs portions osseuses étaient détachées du crâne ; la dure-mère était à découvert en plusieurs points ; le cerveau n'avait point été atteint, mais le blessé présentait, à son entrée à l'hôpital , des symptômes manifestes de commotion, et paraissait avoir perdu une grande quantité de sang. Toutes les plaies, soigneusement abstergées , furent réunies immédiatement par des emplâtres agglutinatifs ; les éclats d'os tenant aux téguments avaient été replacés le plus exactement possible sur le crâne et deux ligatures avaient été faites à des artères donnant du sang. Ce blessé guérit ; mais des hémorrhagies consécutives, un érysipèle phlegmoneux du cuir chevelu en partie terminé par gangrène et des symptômes de méningite, mirent sa vie en grand danger. Les portions d'os détachées du crâne furent frappées de nécrose, d'autres portions osseuses furent également nécrosées, et après la guérison, qui n'eut lieu qu'au bout de plusieurs mois, il fallut couvrir le crâne avec une calotte de cuir pour protéger la dure-mère, seulement couverte par une cicatrice mince dans une étendue de plusieurs pouces.
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