SOINS AU NOUVEAU-NÊ BIEN PORTANT
irès avoir placé Tenfant sur lé dos à quelque distance de la vulve, et ue ses cris ont indiqué qu'il est dans de bonnes conditions de santé, on que sur le cordon deux ligatures, Tune sur le bout placentaire, Tautro. lire travers de doigts de l'ombilic, en prenant soin que le contact des bres du nouveau-né ne vienne pas souiller le vêtement de l'accoucheur; lupe alors le cordon, avec des ciseaux, entre les deux ligatures. Nous s dit l'utilité de la première, signalons la nécessité de la seconde. Il a ublié un grand nombre de travaux sur la ligature du cordon, et beaud'auleurs, se basant sur ce qui se passe chez les animaux, ont été d'avis rejeter, comme inutile. Cette opinion doit être repoussée, elle est mal ^'e et dangereuse. La section du cordon opérée par les dents des animaux e lieu à une solution de continuité mâchée, presque analogue à celle rminée par l'écrasement linéaire, et qui s'oppose déjà à Thémorrhagie. lus, le jeune, en naissant, ne pousse pas les cris et ne fait pas les efforts 1 observe chez le fœtus humain, et c'est le point important qui con- : surtout la différence.
existe entre la circulation fœtale ou placentaire et la circulation défininue espèce d'antagonisme qui fait que la première cesse spontanément loinent où la seconde s'établit. Hais, si les efforts ou les cris troublent lentanément la circulation définitive, le sang tend à reprendre son anle direction, et s'écoule par l'extrémité divisée du cordon ombilical. Le loraène peut s'opérer avec assez d'intensité pour qu'on ait vu périr d'hèrhagie des enfants dont la ligature n'avait pas été suffisamment serrée. ne révèle l'accident, si ce n'est la pâleur et la somnolence du nouveauté sang est absorbé par les vêtements, et souvent il est trop tard pour reier au danger lorsqu'on l'aperçoit.
uelques auteurs recommandent de couper le cordon, de pincer son extré- ' entre les doigts, et de n'appliquer la Ugature qu'après avoir transporté i>nt sur la table où on doit le nettoyer. Cette manière de procéder me pade\oir être réservée pour les cas où le nouveau-né est en état.de souf- ^cc. Elle ne présente aucun avantage et me semble moins commode que Mne j'indique.
•e lien doit être assez résistant pour supporter un effort de constriction énergique. On emploie plusieurs doubles de bon fil ciré, ou un mince cor- ' de soie de 50 centimètres de longueur. La stricture doit être beaucoup
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plus forte que pour oblitérer une artère, car les éléments lamineux da cor^ offrent une résistance dont il faut tenir compte, et le calibre des taiss« doit être entièrement oblitéré. Si la tige ombilicale était très-Toluminpa>e, pourrait, pour assurer le résultat de la ligature, comprendre dans un uquv nœud r extrémité libre du cordon repliée vers Venfant. Cela est très-prèfer aux mouchetures qui ont été conseillées sur son trtget pour le d^orfrer. éléments qui infiltrent le cordon ne sont pas, conune on semble le croire simple liquide dont l'écoulement est facile.
Avant de placer la ligature, il est nécessaire d'examiner s'il n'eii>1e) comme cela arrive parfois, une hernie ombilicale. On comprend les acdA qui surviendraient inévitablement, si l'intestin était étranglé par le faut avoir également soin de placer le lien assez loin de l'anneau pour peau qui existe à la racine du cordon ne soit pas étreinte par la lipti en résulterait, pour le fœtus, des douleurs extrêmement vives et des cations sérieuses. 11 est prudent de placer la ligature à deux travers de de l'ombilic, pour éviter ces accidents.
Cette petite opération terminée, on enlève le fœtus de la manière sai^à la région cervicale est placée entre le médius et l'annulaire de la fl droite ou gauche, selon la situation de l'accouchée. L'occiput repost' I dans la paume de la main. La malléole d*un membre inférieur est sai^io^ l'indicateur et le médius, l'autre malléole entre le médius et l'annulain*! main restée libre; sa prise est ainsi parfaitement assurée, et on transiM^n fœtus sur la table préparée pour le recevoir, sans crainte de le sentir glij ou même de le laisser tomber sur le parquet.
L*enfant placé sur la table garnie d'une alëze, on le débarrasse de I sébacé dont il est couvert. Cette matière n'est pas miscible à l'eau ; il donc la délayer en pratiquant des frictions avec les doigts enduits d'unt* chc de cérat, en prenant soin d'éviter les souillures qui résulteraient du tact des petits membres. 11 ne faut pas craindre de faire des frictiom vigoureuses ; il importe que cela soit terminé rapidement, car la sensjti<ii froid que subit le fœtus dans son brusque changement de milieu et d>'U pérature, pourrait avoir pour lui des inconvéniens graves, si elle sepri geait trop longtemps. Le coryza qui survient chez les nouveau-nés, dans j circonstances, a souvent une importance extrême, car il s'oppose à la 4 cîon, l'enfant ne peut prendre régulièrement le sein de la nourrice, ellil trilion en souffre d'une manière sérieuse.
I/)rsque la couche de smegma eét très-épaisse, on en enlève l'excès [«f I raclage avec le dos d'un couteau. On a recours ensuite au céral pour dôlïj^ le reste. On achève le nettoyage avec une éponge et de l'eau tiède, ou en w tant avec un linge sec. On peut plonger pendant une ou deux minute> !'< faut dans un bain tiède, après lequel on l'essuie avec soin, au moyen è ^ viettes chauffées. La tête sera spécialement séchée, à cause de l'hunudiltqv est retenue par les cheveux.
Pendant le nettoyage on s'est assuré que l'enfant n'est atteint d'aucun ti' de conformation apparent.
La toilette terminée, on procède à l'habillage. Tous ces soins sont ordinA"
DES SOINS A L*£NFAKT. 671
;Dt adminislrès par la garde ou la nourrice, mais lorsque Taccour manque d*aides il est bien obligé de les donner lui-même, tôt regrettable qu'à la Clinique on ne familiarise pas les élèves avec ces Is qui ont une certaine importance pratique. Je l'ai dit, le rôle de l'actieur est fort modeste dans le plus grand nombre de cas, il doit donc évie se montrer embarrassé ou maladroit dans l'exécution de ce qu'il doit Il est rare que le jeune médecin sache habiller l'enfant qu'il vient de DÛ', et le plus souvent il subi| les railleries des assistants, pour la madont il fagote le nouveau-né, parfois il ignore même comment se dist les vêtements. Il est plus facile de décrire une application de forceps emmaillottage d'un enfant. Cependant j'insisterai assez sur ce point pour me faire comprendre, l'ignorance de ces détails vulgaires sont relés à l'homme de l'art comme une preuve d'inexpérience, et cela avec 1, car ils sont de sa compétence.
doit commencer par couvrir la tète, préalablement bien séchée; pen« ce temps le reste du corps est couvert de serviettes chaudes pour éviter ne prenne froid. La coiffure de l'enfant est formée selon la saison, de ou de trois pièces. La première est une calotte en toile qui s'applique diatement sur la tète ; la seconde une calotte en laine pour l'hiver ; la ème est le bonnet de mousseline garni, qui recouvre les deux autres et être le seul apparent. Le plus souvent, les bonnets sont trop grands et ndraiehtpassurla tête du nouveau-né, si on ne prenait le soin de ser-^ ne petite coulisse qui se trouve fixée au* bord postérieur et qdi permet ( rétrécir d'une manière convenable.
procède ensuite à l'habillage de la partie supérieure du corps. Les man<* de la chemisette doivent être préalablement passées dans celles de la ière, les poignets relevés sur cette dernière. Ces deux pièces doivent revêtues en même temps. Ou éprouve une certaine difficulté à introles bras de l'enfant à travers lesmanches; les membres sont dans la flexion itune certaine résistance, les doigts s'écartent et s'accrochent en route, faciliter cette introduction, on coiffe la main du nouveau-né d'un cornet ipier un peu fort, et qu'on engage dans la manche par le sommet du côncj iiubre passe alors sans difficulté. La brassière introduite, on croise par ère la chemisette, puis la brassière, et on les fixe en haut, soit avec une ;ie, soit avec les cordons disposés pour cela.
s'occupe alors de la compresse ombilicale, pièce fine, de toile carrée, ^ d'un trou au centre par lequel on fait passer le cordon. Cette comte doit être enduite de cérat, sans cela le cordon pourrait se coller ^>et être tiraillé ou arraché en changeant la bande, avant le moment tombe spontanément. La compresse est repliée sur elle-même de ma- ' i\ envelopper le cordon qui est placé à gauche du ventre. On fixe la cornue au moyen d'une bande de quatre doigts de hauteur, médiocrement ^ H qu'on attache avec une épingle ou avec un cordon disposé dans
îlangeetla couche doivent être superposés et appliqués au même ni- 1 sur la brassière. Ces deux pièces doivent se croiser indépendamment.
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sur le plan dorsal du nouveau-né, d*abord la couche dont on relève Tti mité inférieure entre les jambes de Tenfant qui ne doivent pas ^rc son On en fait de même pour le lange qui est attaché avec trois épingles ; sa tie libre est relevée sur le plan antérieur, et étalée en éventail, de faron que son extrémité libre dirigée en haut vienne se croiser en arrière où tache les coins au moyen d*épingles.
Les vètemenls de Tenfant doivent être assez peu serrés, pour qu'il exécuter que^ues mouvements. Si ce n'était pas une trop grande entr^ que de lutter contre la routine du trousseau, je rejetterais le lange poi substituer le vêtement adopté en Angleterre. 11 laisse aux enfants une li de mouvements qui leur est plus favorable que Timmobilitè à laquelltf les condamnons.
Voici de quelle manière les Anglaises composent rbabillement de leui veau-né : 1® une chemise de toile fine ; â° une couche triangulaire, en que l'on passe sous les reins, l'angle inférieur dirigé en bas est ramené les cuisses et attaché sur le plan antérieur de l'enfant, avec les angles rieurs qu'on ramène en avant ; 3** une pièce en taffetas gommé superpa la précédente. Si la saison est froide, on ajoute une ou deux pièces senib en tissu de laine, pour garantir le nouveau-né du froid ; 4** une longue manches en flanelle ; 5"* enfin le costume est complété par des bas en l des chaussons en tricot.
S'il fait froid, ou si l'enfant a de la disposition à renverser la tète rière. Ojf complète rbabillement au moyen d'un fichu de mousseline pil fanchon sur la tète et dont les coins ramenés en avant se croisent sur il trine, puis sont attachés en arrière. La tête se trouve ainsi parfaitement nue. En l'absence de cette précaution, il faut recommander aux persi qui tiennent l'enfant, de soutenir locciput lorsqu'elles le lèvent ou le chent, dans les premiers temps de la naissance.
Si la mère nourrit, l'enfant prendra le sein peu d'heures après la nais Quand la nourrice est attendue, on se contente souvent de donner pei douze ou vingt-quatre heures de l'eau sucrée pour tout aliment an veau né, sous prétexte qu'il n'a pas besoin d'autre chose. Il faut, en dant la nourrice, donner du lait. On n'a aucune raison pour lui impostf diète qui pourrait avoir de sérieux inconvénients.
Soins aa nouveau-né en état de mort Inuninente. — On a désigné le nom de mort apparente^ l'état morbide des nouveau-nés qui ont sol dans la dernière période du travail et dont l'existence est plus ou toeim promise. Cette dénomination, que Naegele a substituée à celle, avant hni tée, d'apoplexie ou d'asphyxie des nouveau-nés> manque d'exactitude. U laisser les gens du monde se contenter des apparences, pour le mèdedn fantest mort ou il est vivant, les battements du cœur indiquent qu'il tl encore, en conséquence la dénomination de mort apparente ne peut iui appliquée. Naegele et Cazeaux définissent la mort apparente: un état de i faut nouveau-né sur lequel on ne voit aucun signe de vie, et sur lequel ^ reconnaît pas la mort. Cette définition est fautive, car non-seuleroentI<!S^ ments du cœur sont un signe de vie» mais encore on observe parfois ipf^^
DES SOINS A l'enfant. 673
pulsion des inspirations à distances inégales des mouvements t>our. dilater poitrine bien que sa situation soit tellement grave qu'il succombe malgré soins les plus empressés.
le crois qu'il serait plus exact de caractériser cette situation du nouveau* : de mort imminente.
Les causes qui déterminent Tétat de souffrance de l'enfant peuvent agir sur b appareils: sur la circulation, la respiration et Tinervation. Examinons IcfTets qui se produisent dans ces différents cas.
IffATctt dm la drenlatioD. — Les troubles qui surviennent du c6té de la nilation peuvent être divisés en deux groupes. Les uns sont de nature asfiique, les autres de nature héraorrhagique.
âioruasphjfxiques. ^-î^^ns l'immense majorité des cas, ce sont celles qu'on erve. Elles reconnaissent toutes pour cause un arrêt de la circulation fœtale dtant, soit de la compression du cordon, qui survient après la rupture des nbranes lorsque le travail se prolonge trop longtemps ou que la présenta-^ est mauvaise ; soit des circulaires de la tige ombilicale ou des nœufs trèses sur son trajet. Bien qu'on ait mis en doute l'efficacité de cette dernière se, il existe des faits assez nombreux qui en démontrent la réalité. La cirilion peut être encore atteinte par le décollement prématuré du placenta, interrompt toute relation avec la mère ; où même par la rétraction énergique utérus dans les présentations du siège, lorsque le tronc est expulsé. On a )re admis que la syncope prolongée de la mère pouvait avoir le même ré* at;^i théoriquement la chose peut être considéré comme possible, je n'ai kt rencontré, dans les recueils d'observations, de faits qui en prouvent la ité au moment du travail.
Me\ que soit le mécanisme de l'interruption de la circulation fœtale le ré« atest identiquement le même, il détermine l'asphyxie. J'ai dit (page 311) >n ne trouvait dans le placenta aucun appareil spécial destiné à la respion du fœtus; mais cependant l'acide carbonique produit dans Forganisme d pendant le travail d'assimilation est expulsé par la voie placentaire à me* (qu'il se forme. Lorsqu'une cause quelconque arrête le cours du sang dans ordon, cette cause ne suspend pas la production de l'acide carbonique s'accumule dans le sang veineux, et l'asphyxie survient rapidement. Il ô^, comme on l'a dit à tort, aucune différence sur ce point avec ce » observe chez l'adulte. *
'^Ue est la cause à peu près unique de la mort du fœtus dans ces conditions. a voulu l'expliquer d'une façon différente, et détailler l'action de la (pression, en localiser les effets de manière à expUquer la mort par un ^^ mécanisme. Ainsi on a admis que la compression pouvait porter exclu* ^^t sur les artères ; le sang continuerait d'affluer par la veine oni« <^e restée perméable, mais gêné dans son retour vers le placenta par la "pression des artères du cordon, il s'accumulerait dans l'organisme fœtal, enfant périrait par apoplexie ; ou bien, la compression porterait seulement la veine ombilicale et alors le sang s'écoulant librement parles artères, et *^l d'être renouvelé par la veine oblitérée, le fœtus périrait anémique. Di* ^tout d'abord que l'apoplexie est prodigieusement rare chez le fœtus si
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mèQie eUe s'est jamais manifestée par un simple arrêt de la circiilatioa ; ei qi l'anémie n'est évidente que lorsqu'il existe une rupture sur le trajet d vaisseaux placentaires. Ces théories, que rien ne justifie, ont été émisa priori et ont été inspirées par les différences qu'on observe dans la phy&ka mie de l'enfant en état de mort imminente. Sous ce rapport on observe, ili vrai, deux nuances bien tranchées.
i" La face est tuméfiée, injectée et bleuâtre ; les yeux sont saillants, I lèvres d'un bleu foncé et gonflées, la langue est collée au palais. La peaa | en général violacée et on voit des taches livides sur les parties supérieii du corps ; les membres sont immobiles et le cordon semble gorgé de sai|
2"* La face est pâle et les téguments paraissent privés de sang, la mâclM inférieure est abaissée, la bouche entr'ouverte, les membres sont flas^ii pendants et le corps semble affaissé.
Dans les deux cas, les battements du cœur sont faibles et irréguli^s à lésions anatomiques les mêmes. A l'autopsie, on trouve de la sérosilé s guinolente sous les téguments crâniens. Les os de cette région sont iojnc les sinus veineux et les vaisseaux de l'encéphale sont congestionnés; le eï est rempli de sang noir, ainsi que le foie, dont la surface peut même siège d'une exsudation sanguine. Comme on le voit, les variétés qui eiii dans l'aspect de l'enfant, que l'asphyxie soit bleue ou qu'elle soit pàle^! sont qu'apparentes, et les caractères anatwniques prouvent qu'il n'existe) de différences dans la cause productrice ou dans la nature de la lésioiu
Jacquemier^ interprète ces différences dans l'aspect de l'enfant de kl nière suivante : Quand la cause asphyxique a agi d'une manière bnisqui rapide, la peau est décolorée ; si, au contraire, l'asphyxie s'est établie lef ment, comme dans les cas où elle est due à un travail longtemps prol«l| après la rupture des membranesi les téguments prennent une oolora^j bleuâtre. Cette manière de voir, qui rencontre cependant de nombreuses' ceptions, a été confirmée par les recherches de Devergie, qui a obsené différences analogues. Chez les adultes, lorsque la mort survient hru^ ment, comme cela arrive sous un éboulement de terrain qui les em complètement, la face est pâle. Elle est bleuâtre, au contraire, dans les phyxies par l'acide carbonique, quand le gaz délétère s'esjt dégagé p] sivement et en petite quantité.
Le danger que courent les enfants en état de mort imminente a ses degti il n'est pas le même pour tous, et les fonctions essentielles à la vie sont pius< moins sérieusement atteintes 4
Dans un premier degré, l'enfant exécute quelques mouvements, mii^ respiration est nulle. La circulation semble normale et les batiemenis ^ cœur sont presque réguliers et perceptibles par la palpation. Gel état du plusieurs minutes, puis spontanément, où, sous l'influence de soins, il li tout à coup une inspiration assez énergique, bientdt suivie de cris, et là Ami tion pulmonaire s'établit régulièrement. Dans ces cas, le danger n'était pi menaçant, car, en général, lorsque l'état de souffrance est très^sérieui, cl n'est qu'un certain temps après que la respiration est normale que reaU ^^ à crier.
DES S0II9S A l'enfant. 675
irfois, au moment de l*expuIsioD , les troubles de la circulation sont à peine ibies, et, à la naissance, les battements du cœur soi)t forts, fréquents, i la respiration est nulle. Progressivement la circulation s'affaiblit et se itk, les mouvements du cœur, peu intenses, tombent rapidement au re de 30 etmème de 20 par minute. Les pulsations du cordon diminuent du derextrémitë placentaire, et bientôt ne sont plus perçus que vers cette rél'enfant se refroidit et bientôt cesserait de vivre si on n'intervenait pas. Bs un degré plus avancé, il y a absence de mouvements, et de respirales muscles sont dans la résolution ; cependant on peut voir, par inters, quelques mouvements des lèvre», des narines ou de la paroi thora- !, ou même des inspirations ébauchées, courtes, brusques, qui ressemau hoquet et séparées entre elles par d'assez longues intermittences. Ces rations incomplètes sont loin d'introdufre dans la poitrine une quantité suffisante à la persistance de la vie.
fin, dans un dernier degré, la résolution des membres est complète et le signe de vie qui persiste réside dans'les mouvements du cœur, qui sont f tibles à Tauscultation. Lorsque le cœur ne bat plus, toute intervention iQtile et la mort du fœtus ne laisse aucune espèce de chance de succès. wm hémorrhagiques, — Elles sont excessivement rares et résultent d*une rure du placenta ou de la rupture d'un des vaisseaux du cordon. Cette ère lésion peut survenir surtout dans les cas où les vaisseaux se divisent » membranes avant de s'insérer au placenta ; on conçoit alors que la ire des membranes et la pression de l'enfant, si elles s'opèrent sur ce f puissent déterminer la rupture d'un vaisseau assez volumineux pour tr une hémorrhagie mortelle.
os ces conditions, si l'enfant n'a pas péri avant son expulsion, il naît et faible. Les conséquences de l'hémorrhi^ie sont proportionnées à l'in* le de l'accident. Si la masse du sang qui lui reste est insuffisante pour Msionner le système nerveux, et mettre en jeu les appareils immédiate^ nécessaires à l'entretien «de la vie, elle s'éteint rapidement. Danà le cas aire, il reste faible et languissant jusqu'à ce que l'alimentation ait réparé «rtes.
Iheureusement ce n'est qu'après la délivrance qu'on connaît la source uil) et souvent on a déjà appliqué des remèdes qui l'ont augmenté au lieu conjurer. Les lésions hémorrhagiques sont excessivement rares, et pour maison on les écarte a priori du diagnostic, et l'on a d'abord malheu- ^eut recours à la ressource employée dans les cas d*asphyxie du fœtus ; ignée du cordon.
mrtu de 1a respijPAtloB. — Les lésions de' la respiration ne se mani- Qt qu'après la nafssance. Dans le plus grand nombre des cas^ elles se vent liées aux troubles asphyxiques et n'en sont que la conséquence, wication carbonique qui rend les centres nerveux impropres à transmettre ion réflexe, laquelle, d'après Harsball-Hall, est produite par l'impression du I subi par le fœtus dans son brusque changement de milieu et de tempëi*^- Selon cet auteur, la cause de la première inspiration est l'irritation iuite par le contact de l'air extérieur sur les nerfs cutanéSi cette sensation
serait transmise à la moelle allongée qui réagit, à son tour, sur les nerfs i spirateurs et produit la respiration.
A l'état normal, la première respiration est saccadée; la pénètntion i*air dans les poumons 8*accompagne d*une faible crépilation qui dure qi ques secondes. Ce bruit est produit par le déplissement d^ vésicules polo liaires, puis on entend un râle muqueux qui ^persiste pendant qoelqoesi nutes. Ce n*est en général qu'après deux ou trois efforts d'inspiration^ l'enfant commence à pousser des cris qui sont d'autant plus ènergiqua^ la respiration est plus complète. Le début de cette fonction s'accompagne i vent d'une expulsion, par la bouchft, de fluides muqueux qui «riistruaiefll pi^mières voies. Mais si un obstacle persistant s'oppose à rhématosê, ie i téme nerveux, sidéré par' l'intoxication carbonique, ne réagit pas et la tion pulmonaire ne peut s'établir ; ici la lésion est secondaire, et cei qu*après qu'on aura fait disparaître les troubles asphyxiques, que nous d'étudier, que l'acte pulmonaire pourra s'accomplir.
Nous n'avons donc à examiner que les lésions de la respiration ({ril produisent en dehors de l'asphyxie ou des altérations du système neneoif nous examinerons tout à l'heure.
Dans ces conditions, les obstacles à la respiration proviennent de nraMll qui obstruent les parties supérieures des voies aériennes et s'opposent lal niquement à l'introduction de l'air dans la poitrine. Les conséquences dei obstruction prolongée est de déterminer l'état asphyxique, qui est alorsi sécutif au lieu d'être cause première, comme nous venons derle voir, 'i De toutes les complications qui menacent la vie du nouveau-né, il n ^ pas de plus facile à écarter, car ordinairement les muscosîtés sont accura^ seulement dans le pharynx et les fosses nasales, il est rare qu'il en pè4 Assez dans la trachée pour constituer un obstacle sérieux à la respiratid^ l'enfant s'en débarrasse le plus souvent spontanément. ^
Cependant, si à l'état d'isolement l'accumulation des muettes nest| un accident très-grave, il peut le devenir lorsqu'un commencement é phyxie enlève à l'enfant une partie de ses forces. Et il ne faut pas perdri vue que les différents phénomènes morbides qui constituent l'état df 4 imminente peuvent se combiner entre eux et emprunter à cette assodi^ une gravité particulière. ^
Appareil de limier vaiion. — Les lésions de l'appareil céphalo-radûi n'ont d'action manifeste qu'après la naissance, et leur résultat peat ^ ^ core d'arrêter la respiration qui est placée sous leur influence ; elles M minent en résumé l'asphyxie, qui n'arrive ici qu'en troisième ordre.
Les deux fonctions essentielles de la vie intra-utérine : circulation et ni tion, sont régies par le système ganglionn&ire. Aussi voit-on lès anencêpb^ se développer et arriver au terme de la gestation comme si l'organisBif *lj complet et normal. Mais au moment où une nouvelle fonction doit sétibR pour qu'ils puissent commencer leur existence indépendante, lesTic>«' conformation de l'appareil nerveux font obstacle à la continuité de la ^^^ le fœtus succombe en naissant.
Ces lésions sont par elles-mêmes au-dessus des ressources de ï^x^^^^
DES SOIAS A L^ENFAIIT. 677
plications du travail sont naturclleinent étrangères à leur production, îs accidents dépendants du travail qui peuvent atteindre Tappareil ceorachidien doivent être divisés en deux groupes. Les uns portent sur la Ue allongée et sont déterminés par des tractions énergiques pratiquées e corps lorsque la tète est retenue dans le bassin. Les autres portent sur neau et reconnaissent pour cause la compression de la tète sur les pades détroits déformés, du l'application des instruments destinés à l'ex- «.
5 sortes de lésions entrent rarement comme contingent d|ins les phénols qui constituent l'état de mort imminente. En voici la raison : lorsque oelleallongée est lésée, la n^ort est immédiate et comme foudroyante. On eçoit donc pas un enfant en état de souffrance, mais un mort-né. Quand, ratraire, le cerveau a été contus, ou même plus sérieusement atteint par Eragments d'os fracturés, il est remarquable que, le plus'souvent, les acats immédiats sont peu marqués. Il existe une stupeur légère, de la dilan des pupilles, un peu de résolution musculaire tenant à l'ébranlement lirai, parfois de la paralysie et de l'anesthèsie s'il existe un épanchement. la respiration de Tenfant s'établit, assez facilement, et il pousse des cris . m dans l'état normal. Ce n'est que plusieurs jours après que les phénoes cérébraux se montrent sous l'influence de l'inflammation consécu-
(paralysie est limitée à un côté de la face lorsque le nerf facial a été seul primé par l'application du forceps.
mifcvient #e l'état de mort iminineate. — Le diagnostic des différentes «s qui déterminent l'état de mort imminente est extrêmement difficile les phénomènes les plus tranchés : l'absence de respiration et la réson musculaire peuvent être déterminées par les diverses causes de soufce que nous venons d'examiner. Il en résulte que l'on applique à toutes le De traitement, qui est celui de l'asphyxie. C'est, du reste, cette lésion A) observe dans l'immense majorité des cas.
elle incertitude n'a d'inconvénients qu'au point de vue de l'hémorrhagie de déterminée par des ruptures vasculaires. On ne peut guère le coner qu'après la délivrance, et non-seulement on a déjà perdu un temps cieux, mais on peut avoir employé des moyens plus nuisibles qu'u- U tels que la saignée par le cordon. Les lésions nerveuses sont congéni- !set au-dessus des ressources de l'art, ou mortelles avant la naissance, iRie dans la lésion du bulbe ; ou bien elles portent sur le cerveau, et le plus vent n'opposent aucun obstacle à l'établissement de la respiration, ^rsque l'enfant naît en état de mort imminente, la première chose qu'on l'e soupçonner est l'accumulation de mucosités qui s'opposent à l'introduc- ^ de l'air dans les voies aériennes. En effet, cette complication survient le >s ordinairement dans les cas où il existe en même temps un trouble dans circulation. On porte le doigt dans la bouche du fœtus, jusqu'au pharynx,^ on enlève tout ce qui peut obstruer le passage. On se sert également, pour *» de reitrémitè flexible d'une plume munie de ses barbes. ^i la face de l'enfant est congestionnée ou présente une teinte violacée, on
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est fondé à croire que la cause de la souffrance est plus sérieuse et quVll prend sa source dans une lésion de la circulation.
Pour combattre les troubles asphyiiques, on a conseillé de ne pas ooupi le cordon et de laisser la circulation se continuer de la mère au fcelus. Il t évident que ce moyen serait excellent si les adhérences pIsRcentaires éui*' intactes, ce qui est fort rare quand l'enfant est expulsé. Dans tous les cas. i contractions utérines ne tarderaient pas à détacher le placenta probabieme avant que le nouveau-né en ait reçu un secours efficace. Cependant, conui ce moyen a une grande valeur, on pourrait le mettre en usage dans les ( rares, où Texpulsion de l'enfant se fait sans écoulement notable de sang. qui annonce une adhérence placentaire à peu près complète, et où Tulér inerte n'a pas de tendance à se contracter.
Le moyen qu'on emploie d'abord le plus souvent est la section du c^ qu'on laisse saigner, surtout lorsque la face du nouveau-né est congestioniri On ne doit pas tirer plus de 35 à 50 grammes de sang. Il ne faut pas s'atbd à ce que la face pâlisse immédiatement sous cette influence. Le cordon c<»q l'enfant est transporté sur la table destinée à le recevoir ; là les mouvemei sont moins gênés et les soins plus faciles. Parfois le cordon ne fournit pa> sang ; on presse alors son trajejt pour exprimer celui qu'il contient; si c^ manœuvre est insuHlisante, il ne faut pas insister plus longtemps surlasaign et avoir recours immédiatement à l'insufflation.
Depaul a publié un bon mémoire sur le traitement de l'asphyxie des nd veau-nés par l'insufllation pulmonaire. Cependant il est regi^ettable qu'il Q* indique T usage qu'après qu'on aura employé inutilement, pendant dix d nutes, les autres moyens moins efficaces. Théoriquement et praliqtieni^ ce procédé est infiniment supérieur à tous les autres. Il existe dans le m veineux un excès d'acide carbonique qui empoisonne le fœtus , le procède plus énergique pour l'en débarrasser, consiste à introduire dans les pounia de l'air qui s'empare de cet excès d'acide. Les autres moyens qu'on meU usage sollicitent simplement les manifestations de l'action réflexe qui* ramener la respiration fœtale , ils n'agissent donc que médiatemenl. 11 sufflation a une action directe , et la seule excuse qu'on puisse alléguer f(^ en retarder l'application , c'est qu'on n'a pas l'instrument nécessaire pour pratiquer.
Pour moi , une règle essentielle de la thérapeutique consiste, lorsque fk sieurs agents sont indiqués , à avoir recours de suite à celui qui présente K plus de garanties d'efficacité, et à reléguer les autres au second plan. Crfft conduite est d'autant plus nécessaire, dans les circonstances qui nous o^ cupent, que la rapidité des soins est une des conditions importantes à l^
ccès, et dix minutes perdues à des pratiques accessoires peuvent coûurw vie de l'enfant qu'on cherche à sauver.
La pratique de l'insufflation pulmonaire est fort ancienne, on l'eropli»!^' déjà au dix - septième siècle dans les cas d'asphyxie. Comme toutes les qu^ tions de cette nature , l'insufflation a subi des phases qu'il serait sans intènH ()^ rappeler, il nous suffit de dire qu'elle est unanimement adoptée dans le tnii^ ment de la mort inunînente des nouveau-nés. On a inventé, pour lepratiq"**^
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issez grand nombre d'instruments qui tous ont été oubliés, et on emploie jsirement le tube que Chaussier a introduit vers la fin du siècle dernier ( la praticfue obstétricale.
) tube, en argent, est long de 15 centimètres, et muni, à l'une de ses exilés, d'un pavillon qui sert d'embouchure. Il est recourbé à 3 centimes de son extrémité laryngienne. Cette portion, aplatie transversalement mnie avant sa courbure d'une plaque soudée à angle droit, et munie d'unJ sè éponge destinée à fermer l'orifice supérieur du larynx quand l'instruit est appliqué. Le tube de Chaussier était terminé en cul-de-sac , avec i ouvertures latérales, assez mal disposées pour le retour de l'air, car elles .'nt plus ou moins en contact avec les parois de la trachée* Depaul a tltuè avec avantage à cette disposition, une seule ouverture terminale. Tait subir à l'instrument une autre modification, qui consiste à supprimer laque garnie d'épongé. Cette plaque n'est d'aucune utilité, elle n'oblitère ement l'orifice glottique, et gène en masquant les parties. Débarrassé de i plaque , le tube laryngien peut prendre place dans une trousse ordi* e.
instrument est bien disposé pour remplir le but qu'on se propose, mais on t suppléer à son absence par divers autres instruments, tels qu'une sonde ;omme élastique dont on coupe le bout, ou un cathéter d'homme en ar* t ; dans un cas pressant, il faut utiliser ce qu'on a sous ta main. Appelé liteinent pour donner des soins à un enfant en état de mort apparente, pratique l'insufflation avec un chalumeau pour souder les bijoux. InsnfBation dç bouche à bouche, malgré ses désavantages, pourrait être e en œuvre. Les inconvénients de ce procédé tiennent à ce que l'air n'étant i directement poussé dans les voies aériennes, s'introduit dans l'estomac, il distend. Le diaphragme se trouve alors soulevé mécaniquement, et il ne i s'abaisser aussi facilement pour concourir à la respiration. ^>ur pratiquer l'insufllation, l'enfant est placé sur le dos et soutenu par un ifisin, de manière à ce que la tête soit légèrement renversée en arrière. L'invleur, de la main gauche, est introduit jusqu'à la base de la langue , qui déprimée et ramenée en avant pour que l'ëpiglotte soit soulevée. La sonde, ^e comme une plume à écrire, est inclitiée de façon à ce que sa convexité t tournée en dehors, et dirigée vers le larynx ; on fait passer son bec au* ^us de la glotte, puis elle est redressée et ramenée sur la ligne médiane, sorte qu'elle pénètre facilement dans la trachée. On explore avec le doigt. ^gion antérieure du cou, pour s'assurer que le tube n'est pas entré dans esophage par une erreur de «direction. Le résultat de cet examen est coniQ^ par les premières insufflations qui distendent la poitrine ou l'estomac, Ion que l'introduction de l'instrument a été faite régulièrement ou non. îov\T éviter que l'air ne sorte par la bouche et les narines à mesure qu'il est. itroduit, il faut comprimer les narines et clore très-exactement la bouche, oï\ pas au moyen des doigts appliqués immédiatement , ils glissent sur les orties, et il faut exercer une pression assez forte pour qu'ils ne se dérangent ^^ ^ chaque instant. Cette pression, indépendamment des inconvénients jodle pourrait avoir pour le fœtus, deviendrait bientôt excessivement fali-
gante pour le praticien, car l'insufflation dure parfois plus d'une heure, i on ne peut pas toujours compter sur le secours d'un aide assez inteUigenlpo! qu'on lui abandonne cette partie de l'opération. 11 faut donc plae» une cm presse fine sur la face de l'enfant , on la dispose de manière à entoura bouche et le nez, les doigts ont ainsi un point d'appui plus fixe, lobtunU des ouvertures est plus exacte avec une fatigue moindre. * Pendant qu'on pratique l'insufflation, il faut éviter que le nouveau-né ne refroidisse. On placera sous l'oreiller qui le soutient, des bouteilles dfl chaude , et on couvrira l'enfant des langes de laine plusieurs fois douU et préalablement chauffés. Les serviettes, qu'on emploie habitueUcinent dij ce but, sont incommodes, elles perdent trop rapidement leur chaleur, et il (i les changer à chaque instant ; ces soins seront abandonnés aux assistaob.i médecin doit exclusivement s'occuper de l'insufflation» qui sera continmj sans interruption.
Chaque insufiflationt doit être lente et progressive, c'est-à-dire se terminer |( une poussée d'air plus forte. Les obstacles à son introduction dans les pi mons sont assez grands, et il faut une certaine énergie pour qu'il pènèl toutes les vésicules pulmonaires.
\a crainte de déterminer un emphvsème traumatique est exagérée; il U drait souffler brusquement, je dirai même brutalement et sans mesure pa déterminer un pareil résultat.
Le nombre des inspirations doit être de dix à douze par minute. La réUi tilité du poumon et l'élasticité de la poitrine sont suffisantes pour expuli spontanément l'air introduit. Cependant, on pourra, afin d'obtenir des espii rations plus profondes, combiner avec l'insufflation des pressions mèthodiqq ^sur la poitrine. i
' Le plus souvent l'air, en s'échappant par le tube, le remplit de muccNi qui obstruent la trachée ou les bronches, et dont la présence est révélée pari bruit de gargouillement. Il iaut alors retirer l'instrument et le nettoyer T^ dément avant de le replacer.
L'insufOation ranime parfois le fœtus au bout de quelques minutes,! bientôt on voit se produire une inspiration spontanée. Il ne faut pas <^ dant cesser pour cela de secourir l'enfant, il ne tarderait pas à retomber du son état primitif.
Les insufflations seront continuées jusqu'à ce que le nouveau-né re$)»r réguliément six ou huit fois par minute. Les inspirations spontanées peuud se produire pendant un certain temps , et les battements du cœur atleimin iiO à130 pulsations par minute; puis, progressivement, la circulation se r» lentitet la fonction du poumon s'affaiblit et s'arrête. Dans ces conditions il f*^! inutile, d'après Depaul, de continuer l'insufilation ; la mort de l'enfaot e^ inévitable.
Elle s'explique dans ces cas par les lésions fonctionnelles profondes qD>^ l'intoxication carbonique imprime au système nerveux. Ces insuccès >ei)^ nifestent également chez l'adulte, et on voit assez souvent dans lescasdr phyxie, le sujet succomber après un retour passager à la vie.
Dans certains cas, ce n'est qu'au bout de plus d'une heure de soins (p^^^
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9uveau-né commence à respirer spontanément. Il faut donc persister, sans • décourager, à combattre l'asphyxie, ausçi longtemps que les battements iccearsont perceptibles. Quand le cœur a cessé de se contracter il ne reste eun espoir de ranimer Tenfant, et il serait inutile de le tenter, si au moment Il naissance l'auscultation ne révélait aucun bruit dans la région cardiae.Cest le seul critérium qui guide Tpccoucheur, il ne doit tenir, en dehors ce symptôme, aucun compte du temps trés-prolongé, qui s est écoulé sans I l'enfant ait reçu les premiers soins.
iipilloiset W. Edwards ont démontré que le besoin de respiration croit avec ftîiiin'û est encore si faible à la naissance que la fonction pulmonaire après fommencement d'action, peut demeurer suspendue pendant une heure ou H sans qu'il en résulte une impossibilité absolue de ranimer l'enfant. Weese \Uo publia Tobservation d'un nouveau-né enfoui pendant une demi-heure t le sable et qui fut rappelé à la vie. Mascka, dans deux mémoires, appela l'atlion sur cette question et mentionna deux faits trés-curieux. Dans le prer, le nouveau-né, que sa mère voulait faire disparaître, fut enterré sous couche de terre de 30 centimètres d'épaisseur pendant quatre heures. On rint cependaih à le ranimer. Dans le second fait, on constata les battei& du coeur vingt-trois heures après la naissance, sans autre signe de vijë. Les soins qui furent administrés n'eurent aucun résultat. On trouve s la Gazette des Tribunaux du 20 février 1850, le récit d'une tentative fanticide dans lequel. le nouveau-né enterré par sa mère fut exhumé mi de trois quarts d'heure et ranimé. Hœrklin a publié un travail sur faits analogues. Enfin plus récemment Bardinet rapporta deux cas dans |0els l'un des enfants fut efficacement secouru aprèç avoir séjourné pent quatre heures sous une couche de terre de 20 centimètres. L*autre na des signes de vie après avoir été considéré comme mort-né pendant oie heures.
Ses faits très-rares, sont extrêmement curieux et semblent tous relatifs à enfants chez lesquels la respiration ne s* est pas établie au moment de la Mnce, Il est difficile dans l'état actuel de nos connaissances physiolo- Bes d'en donner une explication satisfaisante. La persistance de la circu- Mi entraîne, dans les conditions normales la production de l'acide carbone, dont on connaît l'action rapidement mortelle. Il est probable qu'il Hé dans ces cas, un espèce d'état syncopal et que malgré 1^ persistance la circulation, les phénomènes d'assimilation sont à peu près compléte- Qt suspendus. L'absence de l'air dans les poumons indique que le sang' ila même voie que pendant la vie fœtale et qu'il passe par le trou de Bosans traverser l'appareil pulmonaire. Edward et Brown-Séquard ont jouer à la température ambiante un certain rôle sur la prolongation de istence chez les enfants en état de mort imminente. Le froid serait une édition très-dëfavorable à cette prolongation.
1 serait à désirer que l'air employé pour pratiquer l'insufflation fut aussi 'que possible. Il est évident que l'air atmosphérique présente des condi- ^ chimiques infiniment plus favorables pour le but qu'on se propose, ^ celui qui a traversé les poumons de l'opérateur. L'air expiré ne contient
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plus que 16,05 pour 400 d*oxygène, au lieu de 20,09; tandis qu'ils chargé de 4,267 d'acide carbonique, proportion assez considérable et qui \ doit pas être sans influence sur le résultat qu'on obtient.
J'avoue qu'il m'est impossible de partager l'opinion de Depaul, lorsqo dit : a je n'hésite pas à donner la préférence à l'air qui sort (tirectement la poitrine. » Les succès qu'on obtient de cette manière ne sont point un m tif qui empêche de désirer de les obtenir plus complets. Et pour raniraff asphyxié un air pur est évidemment préférable à un air altéré. Plusla auteurs se sont préoccupés de ce point de la question et ont inventé à^i instruments pour insufder l'air atmosphérique ou même l'oxygène, qnii doit pas être employé. Ces instruments, pompes ou soufflets ont Ym vénient d'être coûteux et embarrassants. Ils n'ont guère été utilisés quel leurs auteurs. Je leur préfère la poire en caoutchouc, qui sert aux ii)jedi d'air dans la trompe d'Eustache, seulement il la faut beaucoup plai tite et d'une contenance de 125 centimètres cubes. Cette capacité ithrà santé représente le quart de celle que pourrait remplir Tadulte, qui iol duitSOO centimètres cubes d'air dans sa poitrine à chaque inspiratil Cette petite poire est extrêmement facile à manier ; elle se dilate sporita ment quand on cesse de la presser. Elle s'ajuste sans difOôulté à la cm et on la retire après chaque insufllation. Le seul reproche qu*on pourrait! faire, c'est d'ajouter un instrument de plus à la trousse de raccoucbai mais véritablement ce reproche ne serait pas sérieux, le prix de rinstmai est insignifiant, et son volume peut être réduit à quelques centimètiv& faut avoir soin avant d*en faire usage de le purger complètement de^ poudre qu'il contient et qui est le résultat de la vulcanisation.
Cet accessoire de la canule n'est pas nécessaire mais il est fort utiift fournit à la respiration du fœtus un air plus pur , dont la quantité < réglée, et il évite au praticien une fatigue parfois excessive, lorsqu'il (h sans interruption, continuer Tinsufllation parfois plus d'une heure. Lor&qa*l emploie la poire de caoutchouc, il faut conCer à un aide le soin de fermer bouche et le nez du fœtus, et ne s'occuper qu'à manœuvrer la canule. Quelques auteurs ont agité la question de la température de l'air insnl les uns ont prétendu qu'il était plus favorable de le chauffer, les autres jâ feraient, au contraire, (^u il fût pris à la température ambiante. L'air il sufflé à basse température agit non-seulement en oxygénant le sang, mais enrtf en sollicitant une action réflexe, dont le point de départ est la surface fi monaire, et le terme, les muscles inspirateurs; sous ce rapport, Tair aW sphérique présente donc encore un avantage.
Examinons maintenant les autres moyens qui sont employés pour C4)» battre la mort imminente des* nouveau-nés. Ils ont, nous l'avons dît, pour W de stimuler l'enveloppe cutanée et de provoquer les manifestations de I> tion réflexe. Leur action diffère de celle produite par l'insufflation, ellf <^ moins directe et moins énergique. Il sera cependant avantageux de coint*" ner, dans les limites du possible, cette dernière méthode avec les autres pn^ cédés, que nous exposerons suivant l'ordre de leur importance. Marschall-Hall a insisté sur l'efficacité d'une aspersion vigMireas" >i
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men de l'eau froide sur tout le corps de l'enfant, qu'on plonge imméatement ensuite dans un bain chaud. Cette manœuvre doit être exécutée ràpir ment de façon à ce que les alternatives de chaud et de froid se succèdent le cfiurts intervalles. On pourrait ajouter un troisième temps à TopêrationV pratiquant des frictions énergiques sur tout le corps avec la main ou un irceau de flanelle après la sortie du bain.
le conseille de rendre le bain stimulant, par l'addition d'une forte propor-' • de farine de moutarde, par exemple 500 grammes pour 10 litres d'eau, révulsion est alors rapide, puissante et générale. Cela vaudra mieux que ajouter du vin conune quelques auteurs l'ont conseillé. Cette addition ûrait absolument aucun effet et il suffit pour s'en convaincre de réfléchir ifalcool dans un pareil état de dilutioa est absolument inerte. farschall-Hall a indiqué également un nouveau mode de traitement dé phyiie destiné à remplacer Tinsufflation. Le malade couché sur le dos* ef thé à une planche, on place un poids déterminé qui pèse sur la partie TJeure de son corps, puis on imprime à la planche des mouvements de rom sur son axe, au nombre de 15 à 18 par minute. Pendant ce mouveit, la poitrine dirigée, vers le sol est soustraite à l'action du poids qui la se, la langue pendante entraîne Tépiglotte et dégage l'orifice des voies ennes, le malade est en état d'inspiration. Lorsque, au contraire, la face se' ve dirigée en haut, l'air est chassé delà cavité thoracique par l'action dii Is qu'elle supporte, et le patient est en état d'expiration. Ce procédé a né, entre les mains des Anglais, de nombreux succès dans l'asphyxie de aile, le ne connais pas d'observations de cette nature qui soient relatives louveau-né, et il serait intéressant de savoir ce qu'on peut en espérer dans cas de mort imminente. Les résultats heureux constatés chez l'adulte sont itant plus encourageants qu'il existe dans l'asphyxie de ce dernier une cirstance qui aggrave le danger. C'est l'arrêt de la circulation capillaire s les poumons, qui hâte la cessation des mouvements du cœur. Cette cause ravante manque chez le fœtus, dont la circulation continue à se faire par rou de Botal, c'est ce qui explique en partie la persistance, souvent asseaç gtie, des battements du cœur en Tabsence d'une première respiration. 'Oiellie recommandait, dans les cas de mort imminente du nouveau-né, la ,'ellation sur les fesses. Cette pratique, comme on le voit, date d'un peu s loin que Moreau, auquel on semble l'attribuer ; et encore, le célébré toucheur ne s*en donne pas comme l'inventeur, car il la tenait de NichoUs i maître. Je préfère à la percussion sur les fesses, la flagellation de la poiae et des lombes avec un linge mouillé comme le recommande Cazeaux. [^sormeaux préconisait la douche thoracique pratiquée au moyen d'une rgèe d'eau-de-vie qu'on insufflait avec force sur les parois de la poitrine.' nsufflation pulmonaire a plus d'efficacité et d'énergie, il faudra donc d'ard la mettre en œuvre.
Je mentionnerai, sans y attacher d'importance, la succussion du fœtus, uê de manière à ce que les pieds soient plus élevés que la tète. Je doute le Dewees, qui signale ce moyen, eii ait jamais obtenu de bons résultats. Bderer, Raulin et Chaussier ont cru pouvoir éveiller l'action des muscles
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thoraciques en exerçant des succions sur les seins du neuveau-né. L'èleeb cité a été employée dans le même but par B )cr, Gardien et Leroy ((itlioUe^ Son efficacité a été contestée, et son usage nécessite un appareil spécial qo' n*a pas toujours sous la main. J'ajouterai que tous les praticiens ne sont f familiarisés avec cette manœuvre, qui nécessite dans ces condilion^ u direction spéciale,, sous peine de rendre Tinstrument plus dangereux qo tile.
On a conseillé de stimuler les muqueuses, par Tintroduction dans la boue du fœtus, de liquides excitants ou irritants, tels que Teau-de-vie ou If naigre, ces moyens sont dangereux et doivent être absolument repouf^. ne faut pas oublier que la déglutition n'existe pas et qu'on s*exposerâil faire pénétrer les liquides dans la trachée; ce qui compliquerait la siti au lieu de l'améliorer. **
Pubois a conseillé d'appliquer des sangsues derrière les oreilles dans de remédier à la congestion cérébrale. La congestion cérébrale tient à Tj phyxie et disparaît avec elle, ce n*est donc qu'un phénomène socondaii Cependant on pourra appliquer les sangsues à titre de moyen accessoire M que le cordon ne fournit pas de sang. .
Dans les cas où l'état de mort imminente dépend d'une hémorrhagif, | moyens que nous venons d'indiquer seront impuissants pour rappeler le veau-né à la vie, silaquantitédu sang qui lui reste est insufli^ntepour le système iierveux et lui permettre d'accomplir ses fonctions. Je ne crois que la transfusion ait jamais été appliquée dans ces circonstances, et dant il est peu de conditions où elle soit mieux indiquée et où elle offre iMJ de dangers. La voie d'introduction serait la veine ombilicale.
Si, malgré l'hémorrhagie, on parvenait à ranimer l'enfant, il faulpreti les plus grandes précautions pour le mettre à l'abri d'un refroidissement pourrait être mortel. Les nouveau-nés bien portants produisent peu de t leur après les pertes de sang, leur aptitude à développer du calorique est sidérablement diminuée. 11 faudra donc, pendant les premiers jours Jes lopper de ouate et garnir le lit de bouteilles d'eau chaude. On aura soin lement de les maintenir continuellement, dans les commencements, daasi position horizontale ; situation nécessaire pour prévenir les syncopes qui viennent après les pertes de sang. Ils seront traités comme les enfants n^ état de faiblesse, dont nous allons nous occuper tout à l'heure.
Nous ne possédons aucun moyen efficace dé remédier aux lésions trionil tiques du système nerveux. Nous avons dit que dans ces conditions, U ^^ est immédiate ou que les accidents ne se révèlent qu'au bout de quelqai jours sous l'influence de la réaction inflammatoire. Dugès et quelques «u'^^ paraissent avoir fait naître quelques inspirations spontanées au moyen l'insufflation, mais elles cessaient avec l'intervention, et l'enfant «<? ^^'^' pas à succomber. Ces observations présenteraient plus d'intérêt si |^ ^ gnpstic de la lésion avait été rigoureusement établi. Je le répète, la 1^"^ bulbe amène une mort immédiate, et les accidents 'du côté du cen^^^ très- rarement accompagnés de symptômes immédiats.
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