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Total.
îs résultats de ce tableau montrent une diminution notable du nombre naissances mâles, qui sont aux autres comme 94 est à 100. Comparé au Ire qui indique la proportion des sexes dans les grossesses simples, il «carte de 12 pour 100, c'est à peu près ce que Riecke indique. Il parait c démontré que dans les grossesses gémellaires, la proportion des fœtus es, diminue d'une manière notable, comparée à ceux de l'autre sexe. kwitioa des ffoecui. — Les présentations des fœtus dans les grossesses Pilaires sont assez variées. Ordinairement ils affectent une position verti- '• Cazeaux a noté dans 290 cas les rapports qu'ils contractent avec le dét supérieur. Les deux présentaient le sommet 135 fois ; une tête et un ;^ii5 fois; les deux sièges 31 fois. Une tète et une épaule 7 fois; un V et une épaule 2 fois.
'iHKHrtie. — La grossesse gémellaire ne peut guère être soupçonnée qu'à ^ du sixième mois, et le premier symptôme qui fixe l'attention est le eloppement de l'utérus, qui s'accroît plus rapidement que dans les ges- >ons simples. Cette particularité fait naître prématurément les incommo- ^ qui sont dues à la gène mécanique que subissent les organes de la cir-> ^lion et de la respiration.
^ symptômes qui ont été signalés comme caractérisant la grossesse ">«llaire sont pour la plupart dépourvus de valeur. Nous* les exposerons ^ tordre de leur importance.
^^t» du cœur. -^L'auscultation des bruits du cœur fournît le seul signe
756 ACOOUCBENCNT.
certain. Nous avons déjà exposé (p. 4S4) tout ce qui est relatif à co mode d^investigation ; nous rappelerons donc seulement que les battements d(fr, vent être perçus sur deux points différents et qu'ils ne sont pas isochroM entre eux. Il peut se faire que Tun des fœtus soit mort ou masqué pi Tautre, on n'entend alors qu'un seul bruit, et le diagnostic différentiel ée grossesse doubleet de l'iiydropisie de l'amnios présente desérieusesdiflicaiiéi
Le bruit de souffle utérin ne fournit absolument aucun renseignemen qu*on puisse utiliser,
Forme de Vutérus. — On a indiqué comme caractéristique la forme piil caliére de l'utérus, qui est déprimé au lieu de (aire saillie sur li li médiine ; les côtés sont renflés par la présence des jumeaux. Cest eni an asaex bon signe quand il existe, mais il fait souvent défaut. Le dê^ pement considérable de l'organe est le symptôme qui manque le moim.
Palpation. *- Une longue habitude de ce mode d'investigation, permet 4 tirer d'utiles renseignements, surtout à titre de supplément d'instniclii lais il est extrêmement rare que, en l'absence des autres caractères, le |al| suffise pour affirmer le diagnostic, et Hattei, en ces derniers temps, parait en avoir exagéré singulièrement la valeur.
BailottemenL — En général on ne peut le déterminer dans les grossesses mellaires. Cela tient à la disposition du fœtus. On en tiendra donc am k titre de signe négatif.
Toucher, — Ce mode d'investigation ne peut fournir aucun éiemeiit de gnostic dans les grossesses doubles, même en le combinant, c<Mnme le Séré, avec l'auscultation.
MouvefnenU des fœtus. — Ce signe n'a aucune valeur. Une femaie d'un seul enfant peut ressentir en même temps les mouvements sur d points assez éloignés.
En résumé, les difTérenls symptômes que nous venons d'énuinèrer pein se grouper d'une manière assez aelte pour que le diagnostic profite leur réunion, mais le seul qui soit pathognomonique est fourni par les du cœur.
H«rch« des groMMUfia gémÊxiamÈt^', — Indépendamment des inni médités qui résultent pour la mère du grand développement de l'orgi . ordinairement la grossesse suit son cours naturel et l'accouchement a comme dans la gestation simple. Cependant il arrive parfois que Tutêi distendu au delà de certaines limites, réagisse avant le terme, et -que l'acd chement soit prématuré ou partiel. Une circonstance peut hâter la parti! tion, c'est la moK de l'un des fœtus, et alors il existe plusieurs termii sons possibles.
!<" La mort de l'un provoque le travail, et~les deux sont expulsés] fois a une époque où la viabilité n'existe pas encore; alors on constate avortement.
2^ Le fœtus mort est expulsé seul, et la grossesse suit son cours naturel. Os a même observé l'expulsion d'un fœtus vivant, tandis que l'autre contim»^ •) se développer dans l'utérus. Ces faits sont extrêmement rares.
S** H peut arriver ({ue le décès de l'un des fœtus ne provoque pas Ïkccu-
CnOSRESSE ET AGGOUCnBllENT. GÉMELLAIRES. 757
i«nt avant tenne. L*enfant semomifie et ne détermine aucun symi^tôine ;uUer. Guilleniau cite même une observation dans laquelle le fcetus mort ?sté deux ans dans la matrice, après raccouchement de l'autre jumeau, t unique, n'est pas entouré de garanUcs.sufTisantes pour qu'on en tienne 1 compte. ' .
a attribué la mort de l'un des fœtus à ce que l'autre absorbe toute la iture à ses dépens, ou qu'il subit de sa part une compression qui arrête léveloppëment et le fait. périr. Cruveilhier croit au décollement de l'un liacentas. Ce sont là des hypothèses que rien ne justifie. La grossesse llaire est un fait anormal, il est évident que les conditions de dëvelopnt des fœtus sont moins favorables que dans là grossesse simple. Il n'y a rien de surprenant à ce que les chances de mortalité, déjà assez nom-^ ^es dans les cas ordinaires, soient augmentées par les gestations les.
■— tip. — Le pronostic de la grossesse gémellaire parait moins favoqoe dans celle où il n'existe qu'un seul fœtus. Riecke a trouvé pour la i décès sur 58 et pour l'enfant 1 sur 5, ce qui me parait un peu exa- Clarke a noté i décès sur 44 pour la mère et 1 sur 13^ pour l'enfant, 'mier chiffre me semble beaucoup plus acceptable.
ACCOUCHEMENT GÉMELLAIRE
iccouchement gémellaire est naturel dans le plus grand nombre de cas compose de deux accouchements successifs. Il arrive souvent que la ide de dilatation soit un peu lente à cause de la distension de l'organe, les contractions ont moins de puissance que dans les conditions ordiîs ; cotte disposition est un peu compensée dans la période d'expulsion te volume moindre des fœtus.
sortie du second enfant suit en général la naiss^eince de l'autre. Une elle poche des eaux se présente à l'orifice utérin et après sa rupture, les es dilatées par l'expulsion du premier livrent un passage facile. Les dou- $ un moment suspendues se réveillent bientôt pour favoriser cette nou- ! expulsion.
^pendant, on a observé dans quelques cas rares que les deux naissances h\é séparées par un intervalle de quelques'heures et même de quelques
)rsqu'on se trouve en présence de ces retards exceptionnels, chez une me arrivée au terme de la gestation, on peut exciter les contractions et riser la reprise du travail ; au bout d'une demi-heure si la patiente n'est trop fatiguée, on pourra avoir recours pour cela à de faibles doses de ;le ergoté. Si la femme esir trop fatiguée par un travail pénible, on atira pour agir qu'elle ait repris ses forces.
« diagnostic de la grossesse gémellaire est trop facile après l'expulsion n premier fœtus pour que j'insiste sur ce point. Le volume de l'utérus Ulera l'attention et le toucher vaginal enlèvera toute espèce de doute.
744 DTSTOCIE.
Il e«l bien rare qu'on puisse déterminer avec certitude la prolongatim la grossesse, et, parmi les faits authentiques qui ont été publiés, je n> point trouvés dans lesquels le volume du fœtus ait été par lui-même uq stacle sérieux à son expulsion.
Cependant si la prolongation de la grossesse était rigoureusement t*U choz une femme dont le bassin présente des proportions médiocres, il rait peut-être imprudent de s'exposer à subir les conséquences du dévelop ment exagéré du fœtus. Dans ces circonstances, on pourrait poser la que^ di Taccouchement prématuré artificiel. (V. Grossesse prolongée p. 453.1
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ACCOUCHEMEIIT RETARDÉ
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ï/avortement ou fausse couche est caractérisé par l'expulsion du pro<iuii la conception avant qu il n*ait atteint Tûge de la viabilité, c*est-à d.i' sixième mois; ses limites comprennent donc une période de (en! «jiwtl vingts jours.
Il est impossible de déterminer exactement les rapports profK'rti'''^'*
niguocBAPiHB. 739