‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 145 sur 277 · DY8T0CIE · texte numérisé non relu

DY8T0CIE

crire un repos absolu. Le laudanum a la propriété d'arrêter les contractions et de permettre au col utérin de revenir sur lui-même, alors qu*il existe déjà un commencement de dilatation. Il sera donné en lavement, saccesâvî^ ment, à la dose de 20 à 60 gouttes, au moyen d'une petite seringue à oreille contenant une cuillerée d'eau; de cette manière, il sera très-rapidement absorbé. Chaque lavement contiendra 5 ou 10 gouttes de laudanum, et on lai^ sera, selon la succession plus ou moins rapide des contractions, une heure on plus d'intervalle entre chacun. De cette manière, on surveille Taction du mt^ dicament et on ne s'expose pas à dépasser la dose nécessaire, ainsi tout dar^ger est écarté.

Des auteurs trés-recommandables conseillent de commencer le traitement par une saignée du bras. Je n'ai pas l'intention de combattre une pratiqua ipii a pour caution des maîtres dont je suis habitué à respecter Tautorité. Cep«n dant, j'avoue que son efficacité ne m'est pas entièrement démontrée, et d^ih tous les cas où le laudanum a échoué, j'ai toujours vu la saignée impuissant! à arrêter l'avortement. Bien souvent, au contraire, j'ai vu les accidents dif paraître sous l'influence du repos complet et du laudanum méthodiquein^ administré.

Ce traitement doit être mis en œuvre alors même qu'on a quelques raisoai de croire à la mort du fœtus. Dans le cas où cette éventualité serait un fâl accompli, l'intervention aurait simplement pour résultat de retarder un pai la période d'expulsion.

En cas de succès, il faut continuer la médication, à doses décToissaDl«li plusieurs jours encore après que tout accident a disparu. i

Aune époque où on ignorait les ressources de l'hydrothérapie, on prêni nisait les applications d'eau froide sur l'hypogastre, pour arrêter le phèfli mène hémorrhagie. On sait maintenant que la sédation passagère dètirni née par l'action de l'eau froide est suivie d'une réaction assez vive lorsqnVi en cesse l'emploi, il y aurait donc plus d'inconvénients que d'avantages à u^ de ce mode de traitement, en admettant que le froid puisse faire sentir <ii action jusque sur un organe aussi profondément situé et pourvu d'une rirri lation extrêmement puissante.

Cependant la température de l'appartement sera maintenue â un degr^ pfl élevé, et on écartera de la malade tout ce qui pourrait l'agiter ou lui donw de l'émotion. Le régime, sans être trop sévère, consistera en des aliro^tif légers et peu nourrissants.

On a préconisé la poudre de sabine et de cannelle, les révulsifs sur les psi ties supérieures du tronc ; mais il ne faudrait pas trop compter sur l'elBcaril de cette médication.

Le rectum et la vessie seront vidés.

Je rappellerai ici une observation publiée avec détail dans le M&HÙntr i' hôpitaux, et qui, bien qu'isolée, me parait mériter de fixer l'attention. Je li nai, en d854, des soins à une dame qui avait déjà eu trois avorteroents sur ^^ grossesses. Il s'agissait d'une nouvelle fausse couche de deux mois et d*=p" Le laudanum et le repos triomphèrent assez rapidement de rhémorrhagî»' • des contractions utérines ; mais lorsque la malade tentait de se lever, io*i> !«•

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Qomènes morbides reparaissaient de nouveau. Fatigué de ces récidives, se manifestèrent plusieurs fois, et ne comptant plus sur l'efficacité des ens que j'avais mis en œuvre, je résolus d'utiliser les propriétés hémostae$ de l'ergot de seigle, sans m'arréter à cette réputation de drogue aborqui lui a été faite sans raisons suffisantes. L'ergot de seigle active les Factions physiologiques quand le travail est commencé, mais il est douqu il le fasse naître.

idministrai la poudre d'ergot à la dose d'un gramme par jour en trois ^s, suspendant toute autre médication. J'avais eu soin de recommander ploi du laudanum à haute dose dans le cas où ma tentative aurait eu un itat fâcheux. Avant la troisième prise, le sang qui coulait assez abondamt s'arrêta et ne reparut plus.

u^ dizaine de jours après, nouvelle hémorrhagie, accompagnée de confions. La malade, qui avait encore de l'ergot de seigle, ne me fit pas ap- ' et prît le médicament comme je l'avais prescrit. Le résultat fut le le, et la grossesse poursuivit son cours jusqu'à terme sans nouvel acci-

i l'écidive du succès montre assez clairement que la disparition des accis fut bien due à l'action du médicament, et qu'on peut trouver là une )arce dans les cas où l'avortement n'est point le résultat de la mort du' s. Cette médication appliquée avec prudence me parait sans aucun inconent à cette période de la grossesse. Plus tard, je la tenterais encore, après r inutilement employé les autres moyens ; seulement, je surveillerais attennent la malade.

^â moyens que nous venons de signaler sont dirigés contre l'avortement linent ; mais il n'est pas toujours facile de déterminer le point précis où s'arrêter l'espoir. Une perte abondante et prolongée n'est nullement lice certain d'une fausse couche inévitable, et, bien que le fait soit assez , on a vu la grossesse parvenir à terme dans ces conditions. L'effacement '^l, un commencement de dilatation, ou môme la formation d'une petite le des eaux, ne rendent pas non plus l'avortement absolument certain, et a m, à la suite d'un traitement énergique, ces divers phénomènes dispa- •e et la gestation poursuivre son cours.

^pendant, lorsque les membranes sont rompues, on peut considérer jrteraent comme irrémédiable. Dans les premiers temps de la grossesse, il f'^rt difficile, sinon impossible, de reconnaître cette rupture ; le liquide ami4ue, peu abondant, sort mélangé avec les produits de rhémorrhagie, « n est souvent que lorsque l'œuf est engagé dans le col utérin, qu'on renaît le véritable état des choses.

^ploi des moyens qni favorisent l'expnlsion de l'oenf. — Lorsque l'ateinenl est devenu inévitable, il faut qu'il soit complet; l'hémorrhagie et accidents de résorption putride sont à redouter tant que le placenta n'est pas ^ké. Nous avons vu que la période dangereuse correspondait aux troisième juatrième mois ; alors la division de l'œuf a lieu dans l'utérus, et le fœtus U abord seul. Les contractions ont souvent rompu le cordon, qui ne pré- '^^ qu'une faible résistance. Il s'écoule ordinairement un certain temps

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avant que le placenta soit décollé. C'est un point dont il faut tenir compta, si le praticien est appelé prés d'une fenune dont le travail est commencé depuis longtemps, et, quand le fœtus vient d'être expulsé, il peut être certair que la délivrance n'est point encore opérée, et tous ses soins doivent tendn \ obtenir ce résultat.

Je ne saurais trop le répéter : c'est surtout dans la rétention du placeui? que le danger réside.

Pour cette raison, il faut rechercher avec soin, parmi les caillots qui accoiih pagnent la fausse couche dans les deux premiers mois, si l'on ne trouve p> la masse placentaire. Plus tard, l'organe a un volume assez considérable i une organisation suffisamment complète pour qu'on puisse facilement le uconnaître dans les caillots qui l'accompagnent. Mais souvent les assistaal\ qui ne comprennent pas l'importance d une pareille recherche, ont jelô l»s produits del'avortement, et on est alors extrêmement embarrassé pour pofl«'r un diagnostic exact. Le toucher est, dans ce cas, d'un faible secours, car 1^ placenta peut encore être adhérent et inaccessible à ce moyen d'invesligatii n, on est donc réduit à attendre les phénomènes consécutifs pour jugci U situation.

Le symptôme immédiat le plus inquiétant dans la fausse couche est rii.morrhagie ; c'est donc sur ce point que les soins seront dirigés.

L'écoulement du sang est, en général, peu abondant; on n'obstr^^ pas là, comme dans l'accouchement à terme, de ces pertes foudroyanlc! qui tuent une femme en quelques minutes. Hais il peut durer plusieuq jours, et c'est par sa durée et sa ténacité qu'il finit par présenter des dui gers. j

Lorsque l'hémorrhagie est peu abondante et que le travail se soutient, \ n'est pas nécessaire d'intervenir.

Parmi les moyens hémostatiques qui ont été proposés, nous signalerons i

i^ Le tampon. 11 peut être employé dans les hémorrhagies sérieuses, aloij même que l'avortement n'est pas inévitable ; car il ne s'oppose pas compK'i«| ment à la persistance de la gestation. On a dit qu'en même temps qu'il fomJ un obstacle mécanique à l'issue du sang, il fait naître parfois des contractioo&j par l'irritation qu'il détermine sur le col utérin ; cette dernière action est tf moins bien faible, car nous verrons, en traitant de YAvartenient piwcqutr qu'on a dû renoncer à ce moyen, à cause de son peu d'efiicacité.

Le tamponnement peut être pratiqué par les divers procédés qui ont î-ii) indiqués et que tout le monde connaît; on a recommandé d'imbiber de P'.r^ chlorure de fer la charpie qui se trouve en contact avec le col utérin. 1

Les tampons en doigt de gant ou en queue de cerf-volant sont parfois irêi difficilement supportés. Le vagin est distendu par une énorme quantité charpie, et les compressions déterminées sur les organes voisins sont a5> douloureuses pour qu'on soit obligé d'en débarrasser la femme avant le ni ment opportun.

Dans ces conditions, je préfère la pelote à air de Gariel, qu'on distend pi l'insufflation; elle est souple et se moule sur les parties sans causer de Jm leur. Il est, en outre, très-facile de la retirer, en la dégonflant, pottrcoostati

ATORTEHEMT. 765

)erte est arrêtée. Ou a dit que les pelotes en caoutchouc avaient Tinconnl de se rompre quand elles sont en place ; cela est vrai quand elles sont "S, mais non lorsqu'elles sont neuves. Le caoutchouc vulcanisé s*altére anëment au bout d'environ une année, même lorsqu'on n'en fait pas

; il faut donc tenir compte de ce résultat et mettre les pelotes de côté j'onles possède depuis plus d'un an.

pelote de Gariel présente, en outre, cet avantage qu'elle peut être laissée lisposition de la garde, qui pourrait, à la rigueur, en faire elle-même ication dans un moment pressant.

a admis que le tampon est capable de favoriser la production d'une perle le ; mais cettç. éventualité n'est guère redoutable jusqu'au quatrième

A cette époque, le développement musculaire de l'utérus n'est pas développé pour lui permettre une grande distension, et plus tard on en rarement obligé d'avoir recours à ce moyen, a conseillé également l'ergot de seigle, dont l'efficacité est d'autant plus nie qu'on s*éloigne davantage du début de la grossesse; mais alors il 'administrer non pas à doses faibles et fractionnées, comme je l'ai in- > plus haut, mais à la dose de deux grammes en trois prises dans l'espace ! heure. On obtient alors des contractions qui favorisent le décollement xpulsion du placenta.

rsque l'œuf complet est engagé dans le col, il faut se garder de le rompre, n diminue alors les chances fort désirables de le voir sortir en bloc. ? a avantage, au contraire, à- provoquer l'écoulement du hquide amnio- ! dans les pertes abortives qui ont lieu vers le sixième mois; on facilite

le retrait de l'utérus et l'oblitération des vaisseaux qui fournissent le

* quelques parties du fœtus ou des annexes sont accessibles à travers le col, ut mieux, au lieu de chercher à les saisir entre deux doigts, essayer à les dre dans les mords d'une longue pince à polypes, dirigée par le doigt ne sur le point qu'elles doivent saisir, on leur imprime avec précaution mouvements de rotation. La partie saisie par la pince peut se déer et céder; mais cela n'aggrave en rien la situation, n'empêche pas de «uveler les tentatives, et on peut, si le col est suffisamment dilaté, débarer la femme d'un seul coup.

>r8que le col présente une dilatation suffisante et que le décollement ne ère pas, on tente d'introduire la main dans l'utérus pour pratiquer l'extrac-

artificielle du placenta ; mais ce procédé n'est guère applicable avant le trième mois. Dans un cas où je le mis en œuvre, pour un avortement à trc mois et demi, le placenta était tellement adhérent que je dus y reicer.

^^ a conseillé les saignées générales comme un moyen de combattre les les graves; elles n'auraient d'autre résultat que d'affaiblir la femme trés- AUement. On sait que l'hémorrhagie est due à ce qu'un décollement plus n^oins complet du placenta a laissé les sinus utérins béants. On ne com- •^d véritablement pas comment on a pu espérer remédier à cette situation tirant du sang de la veine.

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3*» Les accidents de résorption putride consécutif à la réientîoii dn pk centa ne se manifestent qu'au bout de quelques jours. Parfois le pratiden lûi même pas été appelé à soigner la malade dans les premières phases é Tavortement ; il ignore ce qui s*est passé, et c'est seulement la fétidité dfl lochies et les symptômes de résorption putride qui lui font comiaître qw délivrance n'esl pas opérée. Alors le col de l'utérus peut être revenu sur même, et la cavité de l'organe devient inaccessible à nos moyens d'ir.Ti gation.

La première chose qui me parait nécessaire est de ranimer les contra* et d'opérer la dilatation de l'orifice utérin. Je proposerai, dans ce cas, <fi pliquer l'éponge préparée ou le dilatateur de Taniier, dont nous reparler h propos de f Accouchement prématuré artificiel. L'emploi de ces moyens^ pour résultat de faire naître des contractions expulsives et d'ouvrir la voie< placenta, déjà en partie décollé.

Aussitôt que la dilatation sera suffisante, on tentera de saisir le plâr« avec des pinces à faux germe. Cette manœuvre doit être exécutée avec b^ coup de prudence et de précaution. j

Dans tous les cas, on débarrassera l'utérus des produits fétides de la ai|| puration, au moyen d'injections fréquentes dirigées dans la cavité de 1 oi^ avec une sonde en gomme élastique. Ces injections répétées seront iaitcâ $4 de l'eau froide additionnée, si cela est nécessaire, avec un vingtième dnl queur de l.abarraque. i

Si la délivrance a été impossible et qu'où n observe aucun des phènomèd généraux de la résorption putride, on se bornera à l'expectation, tout en 4 veillant la malade, de manière à agir aux premiers symptômes ; car^ au bi de quelques jours, les placentas très-adhérents peuvent se détacher spoï nément.

lifs suites de couches de l'avortement ne présentent rien de spécial i point de vue des soins, et nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons ( à propos de l'accouchement naturel ; cependant le repos imposé à la fen4 pourra être moins prolongé, surtout si l'avortement se manifeste dan> k deux ou trois premiers mois.

RÈSDMÊ

ATORTBHENT

L^avortement est l'expulsion du foetus avant qu'il ait atteint Tâge de la rîabttiti^ - Il est impossible de déterminer rigoureusement sa fréquence relativement à Vv^^^ dieroent. = Il est plus fréquent dans les premiers temps de la grossesse. =:Csuse> •: par tenant à la mère. — Tout ce qui tend à affaiblir Forganisme et à diminuer U |-i > Muwv vitale peut être accepté comme une cause possible d'avortement ; les excè>. ! iiiiM^re. la disette; les affections phlegmasiques qui ébranlent profondément l'oriJ- ■^umonie, la variole, le choléra, la fièvre typhoïde, etc. — La syphLi^ • active d'avortement. — Les commotions physiques el morales, les clinfr*

ATORTEMEMT. 767

«olences peuirent avoir le même résultat. — L*exfoliation pathologique de la muse utérine, les adhérences péritonéales qui gênent Pexpansion de Tulérus» les inlations utérines ou des organes voisins, peuvent également être invoquées comme s des fausses couches. = Causes appartenant au père. — La seule évidente est la lis, = Les causes appartenant au foetus seront examinées en traitant de sa patho- = Symptômes, -^ Ils diffèrent selon Tépoque à laquelle Taccident se manifeste, et fautant plus tranchés qu'on s'éloigne- davantage du début de la gestation. — Les instants sont les contractions et Thémorrhagie. — Au début, Texpulsion de Tœuf pide et passe souvent inaperçu. — A mesure qu'on se rapproche du sixième mois, rmptômes deviennent plus semblables à ceux de Taccouchement à terme. — ue la fausse couche est le résultat d'une violence ou d'un accident, c'est quel* jours après que l'expulsion du fœtus a lieu. — L'écoulement du sang esl souvent SQîer indice qui annonce l'imminence de Tavortement. = La contraction utérine est énergique et plus efficace à mesure que l'organe acquiert un développement plus •lel. — La résistance du col, dont le ramollissement est progressif, est naturellement dre que dans les premiers mois. — A cette époque, sa rigidité coïncidant avec des actions très-faibles retardant l'expulsion del'oeuf, l'effacement du col est très-inoom* et cette région de l'utérus conserve encore la forme d'une espèce de canal. — L'œuf proérainer pendant plusieurs jours à travers cet orifice avant de le franchir entière*

• — Cette circonstance est particulièrement fâcheuse parce que Ihémorrhagie, qui onlre pendant cette période du U*avail, peut persister jusqu'à l'expulsion complète du uit de la conception et de ses annexes. — L'intensité de Thémorrhagie ne dépend le l'état de vie ou de mort du fœtus; elle tient uniquement au décollement du plaa plus ou moins complet, et coïncidant avec des contractions utérines insuffisantes, une période plus avancée de la grossesse, lorsque le globe utérin est accessible le palper abdominal, on le sent se durcir pendant la contraction. = 11 est important, •oint de vue de la manière dont on doit intervenir, de savoir si le fœtus est mort ou nt. — On n'acquiert cette certitude qu'après le quatrième mois. — L'expulsion du 2s mort a lieu à une époque très-variable. — Sa rétention, dans ce cas, ne présente

de particulièrement fâcheux ; il subit la macération et non la putréfaction, tant l'œuf est intact. — Après sa division, il subit la décomposition putride. = La pe des suites de couches et la réaction laiteuse sont en rapport avec l'époque où se *iil Tacddent. =: Diagnostic, — Pour que Tavortement soit diagnostiqué, il faut la grossesse soit reconnue. — Nous avons déjà exposé les difficultés qui embarrassent diagnostic dans les premiers mois. = Examiner si on n'a pas affaire à un simple }urdes règles, momentanément supprimées; dans ce cas, on n'observe pas la dilaion du col. =: Dans l'avortement, le sang s'écoule davantage après la contraction. — "sque le col dilaté permet de toucher les membranes, l'hésitation disparait. = Si ^pulsion d'un œuf jeune s'est produite en l'absence du praticien, il doit rechercher

* soin les traces de la fausse couche dans les caillots. — Des soins bien dirigés û^enV arrêter momentanément les phénomènes de l'avortement ; mais si le produit de conception a succombé, cet arrêt n'est que momentané. = Du quatrième au sixième i^s» le diagnostic de l'avortement est moins obscur. — Le caractère des contrac- 'ns utérines est difficile à méconnaître. — Les phénomènes du travail ont une ^nde ressemblance avec ce qui se passe à terme ; cependant la dilatation du col est <>ins complète. =Le diagnostic delà présentation n'a pas la même importance que ws Taccouchement normal. — Les présentations mauvaises sont plus fréquentes. = '^nime du travail, — Il n'est point soumis aux règles de la parturition à terme. — ^^circonstances les plus importantes à noter à ce point de vue sont : 1* l'expulsion du ^•^lus;?» la délivrance. = Délivrance, Pendant les deux premiers mois, Tonif sort en

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générât complet. — Pendant les deux derniers, le placenta se détache et ^ expulsa ii peu près comme à terme. — Les complications de la délÎTrance s'obserrent sartom pendant le troisième et le quatrième mois de la gestation. — A cette époqae, ie pbcenta présente une masse peu consistante, et les contractions, assez faibles, sont îniutfisantes pour déterminer son entier décollement. — Cette disposition donne lieu à(it< hémorrhagies parfois sérieuses, qui ne cessent qu'après que la délivrance est acrconiph* = L'hémorrhagie peut se supprimer momentanément, lorsque le décollement piacoitaire est relardé, pour reparaître d'une manière intermittente jusqu'à l'expulsion ih délivre. = La rétention du placenta peut, à défaut d'hémorrhagie, donner lien à u écoulement sanieux résultant de la décomposition putride de ces organes.— On ol>vf i alors des phénomènes de résorption putride qui peuvent être mortels pour lafemnir - Le fœtus mort peut, dans les premiers mois de la gestation, être retenu, résorbé, \e j'l> centa subit souvent dans ces conditions une altération qui donne lieu à unemôle. — (Hi % admis la résorption du placenta; ce phénomène est douteux.^ Pronofitic, Le pr.nostic de Favori ement peut être sérieux pendant les troisième et quatrième rooî^i *\t *i grossesse. — Dans les autres périodes, les accidents sont dus surtout aux impnidw» de la femme. = Traitement. — La prophylaxie de l'avortement ne peut s'adresser • «fi des causes déterminées ; — le régime doit avoir pour but de rétablir l'équilibre *i fonctions organiques. — Le père ou la mère en puissance de syphilis seront soumis » m traitement mercuriel. = Le traitement curât if consiste à administrer les opiaf« ri\ prescrire un repos absolu. = Lorsque l'avortement est rendu inévitable par la nipiury des membranes, l'époque avancée du travail ou la mort certaine du fœtus, le traitecu u consiste à favoriser l'expulsion de l'œuf. = Dans ce but, on emploiera : î* le tampof;. i l'hémorrhagie est menaçante; 2* l'ergot de seigle à doses élevées; 5* si quelques partie de l'œuf sont accessibles et engagées, on en opère Textraction avec des pinces; 4* k^v cidents de résorption seront combattus par des injections intra-utérines — Si leaJd revenu sur lui-même, on en pratiquera la dilatation artificielle au moyen de Vêpt^Ji» — Lorsque l'orifice utérin sera suffisamment perméable, on tentera de saisir le placfit avec de longues pinces à faux germe.

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rrhagia abortiva. Marb., 182i. — Stewart, Obser. sur quelques causes de mort du fœtus

lulêriis. M^Ui. chir. transae., t. Y. — Targibh, De abortu. Leyde, 1687. — Tiiau, De

a hahituali. Hall., 1772. — Thei«, De abortu. Strasb., 1805. — Thorer, De abortu.

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. 1857. — WisTRAXD. Plusieurs cas d'avortements provoqués par une pression sur le

re. Zeitsch. de Busch., 1863.

770 DYSTOClfi.

Il existe entre l'avortement et les maladies du fœtus une relation souvent très-intime, et, par cette raison, j'ai cru devoir rapprocher ces deux chapitres.

L'étude de la pathologie du fœtus est extrômement intéressante. Malheoreusement, la science est fort incomplète sur ce sujet, et il est à désirer qu'nn travailleur intelligent en fasse le sujet d'un livre qui serait ccrtainenient bien accueilli.

Je ne puis donner à ce chapitre tout le développement que j'aurais désiré, ce serait m'écarter du pian que je me suis tracé dans cet ouvrage. Mai!> verrais avec plaisir qu'on vînt après moi utiliser plus largement que je ui pu le faire les documents considérables que j'ai rassemblés sur ce point de l^ science et qui sont consignés dans la bibliographie du chapitre. '

Il est un point de la question qui restera encore probablement longleni[t>:' l'état d'hypothèse : c'est ce qui est relatif aux maladies de l'œuf dans les prv miers temps de la grossesse. Les tissus encore imparfaits ne fournissent giipfl de renseignements à l'observateur, et à part quelques lésions depuis ^î^ longtemps reconnues, tout le reste est à découvrir.

Celte ignorance, au point de vue des résultats pratiques, n*est pas trè sérieusement fâcheuse, car excepté quelques affections transmises parla inér et qu'on peut parfois soupçonner, nous n'avons aucun moyen de reoA nattrc, pendant la grossesse, que le fœtus soit malade, et, par consèqued la thérapeutique serait absolument impuissante à conjurer des dang«i dont la nature ne pourrait être appréciée qu'après l'expulsion du noiin être.

Les maladies du fœtus ont nécessairement une importance fort Yariable. Le unes sont très-souvent mortelles et déterminent l'avortement. Los autrrt moins graves , ne compromettent pas fatalement son existence ; «^U peuvent être passagères ou ne manifester leur action qu'au moment dv a naissance. J'insisterai surtout sur les premières, me contentant d'esqui>s4 simplement les secondes.

Le cadre des maladies du fœtus est encore trop incomplet pour quoi puisse suivre les classifications en usage pour l'adulte. On en est réduit à ripprocher, pour l'étude, les affections qui présentent entre elles quelques rapports.

Je diviserai en deux groupes distincts les altérations dont Tœuf peut tHfP atteint. Dans le premier, j'examinerai ce qui est relatif au fœtus, et daib le second, ce qui concerne ses annexes.

ÉTATS HORBIDES RELATIFS AC VŒTVS

Dans les deux premiers mois, l'étude des maladies du fœtus nous foornit des documents tellement restreints qu'on peut les résumer en quelques mot<

PATHOLOOC. DO FfBTVS. 771

lau*, qui a eumâoè phis de deux cents fœtus abortifs n*ayant pas dépassé ^isième mois, a trouvé des altérations pathologiques dans la moitié des Malheureusement mon savant maitre, parmi les altérations qui apparent spécialement à cette époque, ne mentionne sonmnairement que les liions de la vésicule ombilicale et du sac allantoidien. mesure que le fœtus se développe et qu'il se rapproche du terme, les morbides deviennent mieux caractérisés, mais il est tout à fait inexact ire qu'il peut être atteint de toutes les maladies qu'on observe chez Ite.

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