PLAIES ET FRACTURES
» chuti's et les violences physiques subies par la mère peuvent, sans proches elle de solutions de continuité, déterminer chez le fœtus des fracel des plaies extrêmement graves.
ich rapporte l'observation d'une femme qui fit une chute à huit mois de esse. L'accouchement eut lieu peu après sous l'influence de l'accident, tus portait une plaie profonde depuis le sacrum jusqu'à l'occiput ; elle lait déterminée par un arrachement violent de la peau et des muscles région. On nota que la plaie était déjà le siège d*un commencement de ation. Dans des conditions identiques, Dietrich constata sur le nouveauté plaie à la région occipitale et une autre à la région frontale en voie de risalitm. En outre, les os de l'avant-bras étaient fracturés près de l'artiion huméro-cubitale.
hr fit l'autopsie d'un fœtus mort en naissant. La mère avait fait une chute lois avant. Le nouveau-né avait succombé à la suite d'une inflammation >rale déterminée par des contusions graves du crâne. Le cuir chevelu tuméfié et le périoste décollé au niveau du pariétal droit. Sur ce point, re-mère était entièrement soudée au pariétal.
!rneuil a vu une fracture déjà ancienne du maxillaire inférieur sur un eau-né dont les antécédents n'ont pu être connus. Burdach rapporte l'obition d'une fenune qui reçut un coup sur le bas-ventre vers le sixième > de la gestation. Une soudure angulaire des os de l'avant-bras et de la be prouva à la naissance que les membres avaient été le siège d'une double vire. Mon ami, le docteur Benoist, a reçu un fœtus ayant également subi fracture de la jambe dont les segments s'étaient soudés dans une direcvicieuse. Mayer a signalé une fracture de la cuisse gauche survenue chez œtus et dont la guérisou avait eu lieu avec difformité du membre . Cazeaux * ^nnè des soins à une dame qui s'était violemment heurtée contre une ^ au sixième mois de sa grossesse. Le fœtus, expulsé peu après, ^it à la région dorsale une ecchymose large comme la paume de la in.
**^>)chut rapporte les exemples suivants de fractures intra-utérines succé- 't à des chutes de la mère : F. Davis, fracture de cuisse guérie au moment ^^ naissance avec un raccourcissement du membre d'un pouce ; Duvergier, ^lure de la clavicule; Keller, fracture de la clavicule; Carrus, fracture du >a, avec issue de l'os à travers la plaie.
772 DTST0C1E.
En présence de ces fails, il me semble difficile de nier encore U po^tii des plaies et des fractures produites pendant la vie iuira-ulérîne. Tontanfj pourrait* on s'étonner de la solidité d'un cal survenu dans les conditionM mobilité où se trouvent les membres du fœtus. Hais on sait avec quelle ak dnnce le phosphate calcaire se dépose pendant cette période de la vie, et âi quelle rapidité les réparations osseuses ont lieu dans la premièro < fance.
Nous signalerons tout à l'heure des faits d'ankyloses indiscutables^ dont l plication serait tout aussi difficile, car il n'est pas démontré qu'elles ontti jours été la conséquence d'inflammations articulaires.
dépendant il ne faut pas considérer comme des fractures consolidées à une direction vicieuse toutes les déviations qu'on observe dans la contiiïi des membres des nouveau-nés. Blasius rapporte six cas de courbures a^ laii*es congénitales de la jambe. Rraun cite le fait d'un enfant né à termei un double pied-bot et dont les deux jambes offraient à leur partie nioya une courbure anguleuse. Par suite de cette courbure, les talons arrivai presque au contact des mollets. La difformité, dans ce cas, est due h Vad musculaire et reconnaît pour cause primitive une lésion du système nena C'est là une des causes du pied-bot. L'action contractile exagérée et soutfi des muscles détermine la courbure des os encore flexibles et le chaiisreai de rapports des surfaces articulaires qu'on observe assez fréquemment à naissance.
Hammer a rapporté une observation de prétendue fracture intra-ut^ qui n'est autre chose qu'une courbure des os due à la même cause.
J'ajouterai que J. Guerin admet que, si la contraction est bnisque puissante, elle peut amener la fracture de l'os ; il possède dans sa coQ tion un nouveau-né chez lequel les os des quatre membres, fracturés si l'influence d'une contraction musculaire inouïe, sont déjà réunis par uni solide. •
Nous signalerons, sans leur accorder beaucoup de conGance, les ohs€t\ lions de Malbranche, Hartzocker, Huyis et Amant, citées par Jacqmier*tl i lalives à des fœtus nés avec les os fracturés sûr les points où on rompait I membres des criminels condamnés à être rompus vifs. Ces lésions sonl M buées aux impressions morales violentes des mères qui auraient assi^t'* a* supplice.
Chaussier a observa sur deux nouveau-nés des altérations singulîére> à système osseux. Sur l'un, il a compté cent treize fractures, et sur l'autrt'qnj rante-trois, ayant pour siège les différents points du squelette. Clie/ le d^ nier, ces lésions présentaient les aspects les plus divers, depuis la frartun récente jusqu'à la consolidation définitive au moyen d'un cal solide. On tif trouvait dans les antécédents maternels aucune explication à ce singulier j-Ik nomène que Chaussier est disposé à attribuer à une lésion de nutrition, t'* pendant il faut tenir compte de cette circonstance notée par l'auteur : q*" les os des membres étaient plus ou moins incurvés, que leur volume ri l^^ épaisseur dépassait la moyenne ordinaire et qu'ils étaient plus court<. i^ serait fondé à rattacher ces lésions au rachitisme congénital. Osmerod gU
vrvaiion d'un fœtus rachitique qui vint au monde avec les deux bras lires.
LÉSIONS ARTICULAIRES. - SCOLIOSES
possède un certain nombre de faits d'ankylose chez le fœtus. Buchs en ?u un dont les membres ankylosés furent brisés pendant son extrac-
Jaenecke a extrait au moyen du forceps un enfant qui présentait une lose des deux coudes et de l'articulation scapulo-humérale droite. M et llohl ont vu des cas semblables. Bird et Secourt rapportent chacun lit d'ankylose des deux genoux. Werner a reçu un enfant dont la faoc ieure de la jambe luxée et ankylosée était en rapport avec la face antée de la cuisse. J'ai cx>nsigné tous ces faits dans ma thèse d'agréga-
chard Saint-Thomas a constaté une ankylose de la colonne vertébrale un fœtus anencéphal. Cette disposition a rendu la version très-pé-
est fort difficile de déterminer l'étiologie de ces lésions. Lorsqu'elles se rent limitées à une ou deux articulations, on peut supposer à la rigueur l'ankylose est le résultat d'une inflammation arthritique; mais lorsque •ration s'étend à toute la colonne vertébrale, cette explication ne peut être plèe et on est forcé d'admettre une lésion de développement. s luxations congénitales sont assez fréquentes, mais comme l'affection pas mortelle par elle-même, on a rarement l'occasion d'examiner l'état choses au moment de la naissance.
irneuil a publié avec détails un fait de coxalgie chez le fœtus. La tête 'os était déplacée, la capsule articulaire tapissée de végétations fonises et remplie d'un liquide sanieux; le ligament rond était rompu. L'aurappelle que Parise avait déjà constaté des altérations semblables. Brou bliê une observation qui présente des caractères identiques à ceux décrits Vemeuil. Enfin, Morel-Lavallée a fait sur cette question un travail basé ieux observations dans lesquelles les altérations articulaires étaient tout i caractéristiques que chez l'adulte. L'étiologie et le mécanisme de cette m ne présentent donc rien de douteux, et il est parfaitement démontré que i le fœtus les articulations peuvent devenir le siège d'inflammations, du purations et enfin de luxations déterminées sous ses influences, leischmann, Montant, Nivert et Hohl citent des cas de scolioses du fœtus, vice de conformation semble survenir sous l'influence de causes dises, et parfois est assez prononcé pour faire obstacle à l'accouchement. is les faits rapportés par Nivert et Montant, la déviation vertébrale coïncit avec un hydrocéphal et avec une éventration ; on peut donc, dans ces , invoquer comme cause une lésion de développement. Dans les observais de Fleischmann, de Hohl, et dans une autre qui m'a été communiquée ' le professeur Stoltz, il est probable que la gibbosité est due à une relation musculaire, et qu'elle se produit par un mécanisme analogue à ui que nous avons indiqué à propos des incurvations osseuses et des »ls-bots.
lOCUV ACC. 50
-ur
OVSTOCIt.
MCHITISaC IMTRâ.HTtail
L.* .^ du f.rtu^ ïuJàssent parfois, pendant la ,;. 11^- îu, ^\ ^t des dèfurattUons queBouTJer, Broca J u »-ni ml, <..c., con>idè«iit comme dus au rachiiia. » !.- a.ecu n sp^aale du système osseux dislincJ- -, •
1 ■ •'"'.',•' ** '""''* ^"'' '^*'* *"^ quelques canidèr.. '
^1 qti II f . -Mdère a«jniespéciam à la we intra-ut^r . • Al...r«> mt „ie quVn .e tiendrait pas compte de lia ^ ^un. qu. rep.,us*^„, ,, doctrine que Depaul soutient ,: . ^^ tx>. .,, d »eut faire n est pas suffisamment démostr-
lg w ?..l.^me. qui attaque les os incomplètement d. .
^,j |...^m.r „„ mode d èvoluUou un peu différent de c
,„ aiUK-es aj.fft. la naissance,
p, l«an. I,. premier ca:>. I ossification, cest-àMlire T;...
^ calcHiv. en .^ arrêtée ou troublée. U peut se iaire "i v
^, H. qu .Ile s accumule par place sous forme d-exul.^.
^, IH- ut d..»c ,K« coKsUler la même forme darrêt de i
Uj troubl. s de la nutrition ont surtout pour effet ù. - 'HT d^ éléments déjà eristank. Cette ^mr^^Z 2*.e De,.„|. est inêu.able, en raison de la SS^. Ues ei m. ,^rmet nullement détablir que la nufad . \ outera. que DuménU explique, d'après le«u„e^,. mme.. ces nodosités, dune manière qui dét^" ,'. lfsco.,s.dere comme des cals détenniniparla réi~- -rvat.,... de Cbaussier. rapportée plus haïï. ^" - ;. 1»«.U5 I espèce, pour créer un état nwrbide noor.a^
^ «ppr..c.er ngoureusement la valeur des anouJ^^r -
^>n„uler nettement la natm-e de laffecUon ^J^ - " a pas ete fa.t. In symplOme isolé, dont ^^^;. fm.„ce des â,es. est insuffisant pour justiî^ÏÏ^' ' " ar les autres ont entre eux une simii^^l^r chez I enfanl, les incnalions osseuses 1^ ZSE!* .nentationdu volume des diaph^s Tut la^^jT"^ '' également le dévelop^^mentex^gte ie i."^ î^ bncvelc, et ou constate les mêmes dté«tLa^ ^^.- " la substance spongieuse. "«'"oib aii>fan.>. ..
La marche de la maladie présente des raDD«rt> - ■ • agcs. que L.nont Marron, dans un Irès-l^n^^; • -
? sl: i"et; '" 'r . '"^'"°^- ^- -ciûtis.;^!:^.^
i I « A f "' raclulique, les lésions du crt J^Tf
-^ les mêmes. Les irrègularités de lossificatk,^ '
-peneure de roccipital. Cette r^^^^i^::^
ls«r%.%^:.
ons, disposés saiis ordre, et d'un volume variable ; quel- '^•'^rfS entre eux par des prolongements. La mêraef disposition bords supérieurs du frontal et des pariétaux, mais à \\i\ lé. Bouvier a constaté la coïncidence de Thydrocéphale, et r Tostéomalacie du crâne d*un enfant rachitique. \^i. achitisme intra-utérin sont moins faciles à déterminer que -- âer admet que l'hérédité joue un certain rôle dans sa pro* - -.. :^i observation de Notta, le père avait été rachitique. Les lé- . , de la mère paraissent sans influence à ce point de vue, et . î femmes enceintes réglées est tout à fait hypothétique. Le . ^ lérin, extrêmement rare, ne parait pas avoir été observé . os.
replions prés, les fœtus atteints de cette affection sont mortli en naissant.
ntra-utérin marche avec une très-grande rapidité; il parhases en quelques mois, et, sur le même sujet, on peut obtemps toutes les périodes de la maladie. Pendant la vie 1 du tissu osseux est très-active, on comprend parfaitement ', qui se produisent sous l'influence de cette affection puissent, e jours, devenir le siège d'une réparation et d*un cal solide.
AMPUTATIONS SPONTANÉES
is du fœtus encore contenu dans la cavité utérine recon-
ises différentes. Dans certains cas, la lésion est une véritable
itanèe, déterminée par des circulaires du cordon ou par des
lies: dans d'autres, il s'agit simplement d*un arrêt de déve-
i que ces altérations soient relativement fort rares, on en
mt un nombre suffisant d'observations pour que l'évidence
^-^'ni nettement démontrée. Si parfois le caractère précis de la
'"er place au doute, il est des faits tellement positifs qu'il ne
., u ^' texte à la négation.
' •^'' cherand et Desormeaux considéraient ces amputations comme
• lammations ou de la gangrène spontanée. Ces causes ont été
, «* ées, et on ne saurait ici admettre la gangrène en Tabseuce
, *' 1 lien constricteur.
.. . lig ont expliqué ces lésions par un arrêt de développement. , ^^u^' pour certains faits ; mais nous verrons tout à l'heure qu'on ne ,^ !xclusivement leur opinion.
, - « urtin pensaient que ces amputations étaient le résultat de frac-
^ . > fines. On ne comprend guère comment la fracture, dont nous
lus haut le mécanisme, pourrait entraîner la division des par-
' '' ^.,-.. miery a invoqué, pour expliquer ce phénomène, les circulaires ' ^ \,yi développement de brides fibreuses à la face interne de l'ani- "^ ' acenta, et disposées de manière à étreindre certaines parties
774 DYSTOCIE.