‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 147 sur 277 · RACHITISME INTRA-UTÉRIN · texte numérisé non relu

RACHITISME INTRA-UTÉRIN

Les os du l'œlus subissent parfois, pendant la vie intra-ulériue, un ramil lissement et des déformations que Bouvier, Broca, J. Guérin, KoUa, Sart'»rài Verneuil, etc., considèrent comme dus au rachitisme. Depaiii veut en bfl une affection spéciale du système osseux distincte du rachitisme de lu tance; il se fonde pour cela sur quelques caractères tout à Tait secondauii et qu'il considère comme spéciaux à la vie intra-utérine. .j

• Alors même qu'on ne tiendrait pas compte de l'imposante autorité dâ a teurs qui repoussent la doctrine que Depaul soutient presque seul, la distii tion qu'il veut faire n'est pas suffisamment démontrée. Il est évident que( rachitisme, qui attaque les os incomplètement développés du fœtU!^, M présenter un mode d'évolution un peu différent de celui qui a lieu quelf(4 années après la naissance. 4

Dans le premier cas, l'ossification, c'est-à-dire l'assimilation du pho^phl calcaire, en est arrêtée ou troublée. Il peut se faire que cette matière ^^4 pose irrégulièrement dans certains points, qu'elle manque sur certains iiul ou qu'elle s'accumule par place sous forme d'exubérances, de renfleiitei Dans le rachitisme de l'enfance, l'ossification est presque terminée; onl peut donc pas constater la même forme d'arrêt de son développement.

Les troubles de la nutrition ont surtout pour effet de reprendre ou de ma lier des éléments déjà existants. Cette différence d'évolution, siu* laqueliel siste Depaul, est inévitable, en raison de la différence de constitution df>pi lies, et ne permet nullement d'établir que la maladie n'est pas la roéiuej jouterai que Duménil explique, d'après l'examen anatomique, ces exubéràfl limitées, ces nodosités, d'une manière qui détruit l'objection qu'on en tnvi les considère comme des cals déterminés par la réparation de fractures. l\ servation de Chaussier, rapportée plus haut, confirme cette manière de ^4

Dans l'espèce, pour créer un état morbide nouveau, il faut non-seuleml apprécier rigoureusement la valeur des anomalies qu'on signale, maisecusi formuler nettement la nature de Taffeclion qu'on croit nouvelle ; c'est o' f n'a pas été fait, lin symptôme isolé, dont on trouve l'explication dans U ë férence des âges, est insuffisant pour justifier la manière de voir de IW'|i«d car les autres ont entre eux une similitude frappante. Chez le fœtus anrirt chez l'enfant, les incurvations osseuses, le gonflement des èpiphys^, t .tu mentationdu volume des diaphyses, ont la même physionomie; un iAt^n également le développement exagéré de la tête, la fragilité des l)^, l*i brièvcté| et on constate les mêmes altérations anatomiques dans la teiturc é la substance spongieuse.

La marche de la maladie présente des rapports si intimes dans l•'^ «i-^ âges, que Laiïont Marron, dans un très-bon travail, accompagné do plaitdin a pu étudier les trois périodes du rachitisme intra-utérin.

Chez le fœtus rachitique, les lésions du crâne sont à \\c\e près con^tauinift' les mêmes. Les irrégularités de l'ossification sont surtout manifestes à la pari' supérieure de l'occipital. Cette région, restée membraneuse, est parsemée «i*

ux, d'ossifications, disposés sans ordre, et d'un volume variable ; queluns sont reliés entre eux par des prolongements. La même' disposition ene vers les bords supérieurs du frontal et des pariétaux, mais à m\ ^ moins marqué. Bouvier a constaté la coïncidence de l'hydrocéphale, et lens a observé Fostéomalacie du crâne d*un enfant rachitique. \ causes du rachitisme intra-utérin sont moins faciles à déterminer que Fenfant. Bouvier admet que l'hérédité joue un certain r6\e dans sa prO'» Ml ; dans une observation de Notta, le père avait été rachitique. Les léde nutrition de la mère paraissent sans influence à ce point de vue, et on a dit des femmes enceintes réglées est tout à fait hypothétique. Le tisme intra-utérin, extrêmement rare, ne paraît pas avoir été observé Ct's conditions.

rês-peu d'exceptions prés, les fœtus atteints de cette affection sont morta succombent en naissant.

rachitisme inlra-utérin marche avec une très-grande rapidité; il partoutes ses phases en quelques mois, et, sur le même sujet, on peut obr en même temps toutes les périodes de la maladie. Pendant la vie e, révolution du tissu osseux est très-active, on comprend parfaitement 3& fractures qui se produisent sous l'influence de cette affection puissent, ut de peu de jours, devenir le siège d'une réparation et d'un cal solide.

AMPUTATIONS SPONTANÉES

S mutilations du fœtus encore contenu dans la cavité utérine reconentdeux causes différentes. Dans certains cas, la lésion est une véritable itation spontanée, déterminée par des circulaires du cordon ou par des '^ accidentelles: dans d'autres, il s'agit simplement d'un arrêt de déveïment. Bien que ces altérations soient relativement fort rares, on en iàe cependant un nombre suffisant d'observations pour que l'évidence es causes soit nettement démontrée. Si parfois le caractère précis de la n peut laisser place au doute, il est des faits tellement positifs qu'il ne ! aucun prétexte à la négation.

laussier, Richerand et Desormeaux considéraient ces amputations comme sultat d'inflammations ou de la gangrène spontanée. Ces causes ont été ornent rejetées, et on ne saurait ici admettre la gangrène en Tabseuce action d'un lien constricteur.

aller et Vrolig ont expliqué ces lésions par un arrêt de développement. est exact pour certains faits ; mais nous verrons tout à l'heure qu'on ne 1 admettre exclusivement leur opinion.

eder et Martin pensaient que ces amputations étaient le résultat de fracas intra-utérines. On ne comprend guère comment la fracture, dont nous lis éludiêplus iiaut le mécanisme, pourrait entraîner la division des parmolles. '

•nfii) Montgomery a invoqué, pour expliquer ce phénomène, les circulaires t^ordon et le développement de brides flbreuses à la face interne de Vam- ^ ou du placenta, et disposées de manière à étreindre certaines parties «les.

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