‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 148 sur 277 · I . H DTSTOCIE · texte numérisé non relu

I . H DTSTOCIE

Html^omer^ a observé un fait dans lequel ce luécanisuie était é\id« •aie 'ie^ cas analogues empruntés à Labat, Tysson-Wert, etc.

flillaiivt a nbsenré un fœtus expulsé à deux mois et demi ou trois nu ^ «iiiaiitiooâ. Le cordon s*était creusé dans les parties superfici i'*m>. fil .1 coolotimail obliquement, une gouttière profonde, puis :jma e «^oa p«r trois circulaires. Après l'enlèvement du cordon, on Lie .A -«fcuua du cou était presque complète; la tète ne tenait au ti .ir B ^ia^ pêdicnle d'un millimètre d'épaisseur. Il est hors de d r- iil.ii» ^>foads du tronc et de la région cervicale, dans lesquei 'i..t -n luifîiiue aorte le cordon, étaient dus à un enroulement préni -•î* u -. aevemie trop courte par F accroissement excentrique du fœl :.. aii*Muiui les tififios.

luaily .rrtiî on fiûc analogue de Taxil : le col du fœtus était ^i st :• ^ :p:*iiau>?r(. qa il navait plus que cinq à six millimètres d'épaiï: HuiiKï^Nt rappelle deux faits intéressants de Meckel et de \^'nsbei t'ï«iut •& & cuxukùres du cordon étaient profondément imprimêt^ i I2*^l^ ai 's^ioc *ti des membres. Il existait même entre les parties df .t**jt^ MHirmiiit» detenninées par cette stricture.

lKi*m l'ieuii rapporte Tobservalion d'un enfant né à terme avec g >.iK.U( Il lu J^s^ quelle à sa partie moyenne. L'humérus faisait lUi ^«ixiie iatl^ u jLiue, qui se cicatrisa peu de temps après la naissance. :e miL'uiet* lu iienibre fut expulsée avec le placenta ; elle ne présentaJ 1.0 Vf :v(ii>nuuc:i.u. seulement elle était gonflée et infiltrée. La mi.^ jiuifr i^oni . «.-coodiaBent, avait fait une chute du haut d'une érbfii^ vor uvyaws rjmpuÊitîoa à cette chute; mais il me semble beaucra :r ciji»' ^«: J utr!bu«*r i des circulaires du cordon, qui auraient disp^i u ?«!\*..«.'a. m n^mtvnt smr lequel l'enroulement se serait fait. Dan^ Uib^ «c K 3«^uc jL^«j«{U)er ici un arrêt de développement, puisqu'une f^vs bras. « 41 ilTC'4l^a^ cl U main étaient encore contenues dans la ca^Je

CtA:^^i^T it Wjckuxïi'a ont rapporté deux faits identiques. Dan>Dn FiUdis. kf f «K\i A;:iircte tut expulsé quinze jours avant raocoocheiLti suite d uae r^:.irf aoridetitelle des membranes.

Les ani^Xât^t;-. j:< >|v '.t*uees s'observent également chez les auiinaa. en a vu un eA> >ur ua >eau« et Goubeaux sur une chèvre.

Greevic*iHl a rt>^ un enfant privé de l'avant-bras droit. Lemoipi'^ même physionomie que si une amputation régulière avait été pnt; i »eniait parfaitement les deux condylcs de l'humérus. La partie ds i faisait défaut ne fut pas retrouvée au moment de la dèhvruMe L icJ voque, pour expliquer la lè:>ion, une émotion violente ressentk |«^ enceinte. Cette hirpothèse ne parait guère acceptable. U s'apt ^^^ ' dans ce cas, plutôt d'un amèl de développement que d^aaè iL:fi spontanée.

Parfois les lésions sont multiples, et, à côlé de vices de aa^nab i nif«'Mtenienl dus à une monstruosité ou à un arrêt de dèv«lflpp»*^ ' "^ qu'on pourrait attribuer à des amputations spontanées p» te kni^^**

OU par des circulaires du cordon. Cette cause d*hésilalion se retrouve 'S observations de Béclard, Zagorsky, Schœffer, Aculoth, etc. ison, dans son mémoire sur celte question, fait jouer un grand r/)le aux produites par des fausses membranes. Presque tous les exemples d'amn spontanée qu'il cite doivent être classés dans une autre catégopeu de rigueur qu*il apporte à Texamen des faits, le conduit à consies appendices, qu'on observe parfois sur Textrémité des moignons, une reproduction secondaire de la partie qui aurait été amputée. Les nts qu'il puise, pour soutenir cette opinion, dans l'examen de ce qui e chez les animaux i^iférieurs, dont certaines parties enlevées se releiit, ne sont nullement acceptables si on veut les appliquer aux mam-

répète, dans cette question, on ne peut soutenir une opinion exclu- ) possibilité des amputations spontanées est indiscutable; mais il ne i rnpporler à cette lésion des faits qui tiennent à une autre cause. Il •mis de croire qu'on a affaire à un simple arrêt de développement ou onstruosité, quand les lésions multiples occuperont plusieurs régions les.

lie do faetiM. — Les cas de variole chez le fœtus, sans être très-fréont été signalés un certain nombre de fois.

is souvent, la mère primitivement atteinte, transmet la maladie au de la conception. — Observations de Blot, Charcot, Depaul, Jacquenner, Luque, Madge, Schweig et Simpson. Dans ces conditions, la vatoujours discrète, et sa transmission par la mère est loin d'être conit fatale ; Serres a constaté vingt-deux fois que l'enfant avait échappé agion. Madge rapporte un cas semblable. Fumée signale le fait assez d'une mère en puissance de variole quia donné la maladie à un seul eaux qu'elle portait.

certains cas, le fœtus est seul atteint. La mère qui lui a transmis la

n'en est point frappée. Observations de Bouchut, Chaigneau, Deneux,

rardin, Jenner, Legros, Mauriceau, Mead et Van Iperen.

*e époque, où la vaccination est si répandue, cela semble assez natu-

on comprend que la mère ait été mise à l'abri de la contagion par

ânation antérieure. Mais dans les observations qui remontent au siècle

cette raison n'est pas admissible, et on ne peut expliquer Tin-

de la mère que par une constitution réfractaire à la variole.

' cite deux faits qui semblent établir que la vaccination de la mère

la grossesse paraît préserver l'enfant de l'influence variolique après

ance. Il a vainement tenté de vacciner un nouveau-né dans ces con-

L*enfant d'une femme atteinte de variole peu avant son accouchement

ilement montré réfractaire à la vaccination. Simpson cite un cas sem-

'Orlieu m'a communiqué l'observation d'un enfant chez lequel le vaccin

^is, quoique la mère eût été atteinte de variole pendant la gestation.

^i« et MSAriaUne. — Simpson et Madge croient à l'existence de

étions chez le fœtus, mais ils n'en ont observé personnellement aucun

* la rigueur, on peut en admettre la possibilité, les observations n'ont

772 DTOTOCIE.

En présence de ces fails, il me semble difficile de nier encore la posâlnl des plaies et des fractures produites pendant la vie intra-utérine. Toutanjil pourrait- on s'étonner de la solidité d'un cal survenu dans les conditioibi mobilité où se trouvent les membres du fœtus. Mais on sait avec quelle al» dance le phosphate calcaire se dépose pendant cette période de la vie, et ai quelle rapidité les réparations osseuses ont lieu dans la preroiète t fance.

Nous signalerons tout à Theure des faits d'ankyloses indiscutables^ dont li plication serait tout aussi difficile, car il nest pas démontré qu'elles ont ti jours été la conséquence d'inflammations articulaires.

dépendant il ne faut pas considérer comme des fractures consolidées di

une direction vicieuse toutes les déviations qu'on observe dans la contîoi

des membres des nouveau-nés. Blasius rapporte six cas de courbures ai^

laircs congénitales de la jambe. Rraun cite le fait d'un enfant néàtem>ei

un double pied-bot et dont les deux jambes offraient à leur partie nunq

une courbure anguleuse. Par suite de cette courbure, les talons arri^i

! presque au contact des mollets. La difformité, dans ce cas, est due à i'ae^

musculaire et reconnaît pour cause primitive une lésion du système neni

C'est là une des causes du pied-bot. L'action contractile exagérée et soul«|

des muscles détermine la courbure des os encore flexibles et le change^

de rapports des surfaces articulaires qu'on observe assez fréquemment à

naissance. j

I Hammer a rapporté une observation de prétendue fracture intra-utâ

qui n'est autre chose qu'une courbure des os due à la même cause.

J'ajouterai que J. Guerin admet que, si la contraction est brusqu^

! puissante, elle peut amener la fracture de l'os ; il possède dans sa co|

! tion un nouveau-né chez lequel les os des quatre membres, firaclurés \

j l'influence d'une contraction musculaire inouïe, sont déjà réunis par uri

I solide. «.

I Nous signalerons, sans leur accorder beaucoup de confiance, les obsa

I tiens de Malbranche, Hartzocker, Muyis et Amant, citées par Jacqniier*et

lalives à des fœtus nés avec les os fracturés sur les points où on rompiH I membres des criminels condamnés à être rompus vifs. Ces lésions sont 4

I buées aux impressions morales violentes des mères qui auraient assi>t:'i

supplice.

Chaussier a observa sur deux nouveau-nés des altérations singulière- 1 système osseux. Sur l'un, il a compté cent treize fractures, et sur l'antre f rante-lrois, ayant pour siège les différents points du squelette. Chez \e M nier, ces lésions présentaient les aspects les plus divers, depuis la fracW récente jusqu'à la consolidation définitive au moyen d'un cal solide, t'ol trouvait dans les antécédents maternels aucune explication à ce singulier |i nomène que Chaussier est disposé à attribuer à une lésion de nutrition, tl pendant il faut tenir compte de cette circonstance notée par lauleiir ; 9 les os des membres étaient plus ou moins incurvés, que leur volume rf ^ épaisseur dépassait la moyenne ordinaire et qu'ils étaient plus courte. ^ serait fondé à rattacher ces lésions au rachitisme congénital. Osmciwl ci

•s'nation d'un fœtus rachitique qui vint au monde avec Icb deux bras ;liirés.

LÉSIONS ARTICULAIRES. - SCOLIOSES

Il possède un certain nombre de faits d'ankylose chez le fœtus. Buchs en ■€11 un dont les membres ankylosés furent brisés pendant son extrac- . Jaenecke a extrait au moyen du forceps un enfant qui présentait une rlo^^e des deux coudes et de l'articulation scapulo-humérale droite, m et Hohl ont vu des cas semblables. Bird et Secourt rapportent chacun fait d'ankylose des deux genoux. Werner a reçu un enfant dont la faec Heure de la jambe luxée et ankylosée était en rapport avec la face antére de la cuisse. J'ai consigné tous ces faits dans ma thèse d'agréga-

chard Saint-Thomas a constaté une ankylose de la colonne vertébrale un fœtus anencéphal. Cette disposition a rendu la version très-pé-

est fort difficile de déterminer l'ëtiologie de ces lésions. IjOrsqu'elles se rent limitées à une ou deux articulations, on peut supposer à la rigueur l'ankylose est le résultat d'une inflammation arthritique ; mais lorsque iration s'étend à toute la colonne vertébrale, cette explication ne peut être plée et on est forcé d'admettre une lésion de développement. s luxations congénitales sont assez fréquentes, mais comme l'afTection pas mortelle par elle-même, on a rarement l'occasion d'examiner l'état ihoses au moment de la naissance.

rneuil a publié avec détails un fait de coxalgie chez le fœtus. La tète os était déplacée, la capsule articulaire tapissée de végétations fon- H's et remplie d'un liquide sanieux; le ligament rond était rompu. L'anrappelle que Parise avait déjà constaté des altérations semblables. Brou blié une observation qui présente des caractères identiques à ceux décrits femeuil. Enfin, Morel- La vallée a fait sur cette question un travail basé leux observations dans lesquelles les altérations articulaires étaient tout caractéristiques que chez l'adulte. L'étiologie et le mécanisme de cette n ne présentent donc rien de douteux, et il est parfaitement démontré que le fœtus les articulations peuvent devenir le siège d'inflammations, du urations et enfin de luxations déterminées sous ses infiuences. eîschmann, Montant, Nivert et Hohl citent des cas de scolioses du fœtus, rice de conformation semble survenir sous l'influence de causes di- *s, et parfois est assez prononcé pour faire obstacle à l'accouchement, i les faits rapportés par Nivert et Montaut, la déviation vertébrale coînciavec un hydrocéphal et avec une éventration ; on peut donc, dans ces invoquer comme cause une lésion de développement. Dans les observa- ^ de Fleîschmann, de Hohl, et dans une autre qui m'a été communiquée le professeur Stoltz, il est probable que la gibbosité est due à une rélion musculaire, et qu'elle se produit par un mécanisme analogne à i t}ue nous avons indiqué à propos des incurvations osseuses et des is-bots.

lotua Acc. 50

772 DTBTOCIE.

En présence de ces fails, il me semble difficile de nier encore la po^UI des plaies et des fractures produites pendant la vie intra-ulérine. ToQtaupi pourrait- on s*étonner de la solidité d'un cal survenu dans les conditiom mobilité où se trouvent les membres du fœtus. Mais on sait avec quelle ate dance le phosphate calcaire se dépose pendant cette période de la vie, et v quelle rapidité les réparations osseuses ont lieu dans la première' fance.

Nous signalerons tout à Theure des faits d'ankyloses indiscutables^ dont!' plication serait tout aussi dirflcile, car il n*est pas démontré qu'elles oiitt jours été la conséquence d^inflammations articulaires.

dépendant il ne faut pas considérer comme des fractures consolidées d une direction vicieuse toutes les déviations qu'on observe dans la conlin des membres des nouveau-nés. Blasius rapporte six cas de courbures ai laircs congénitales de la jambe. Braun cite le fait d'un enfant néà terroei un double pied-bot et dont les deux jambes offraient à leur partie moye une courbure anguleuse. Par suite de cette courbure, les talons arrivi presque au contact des mollets. La difformité, dans ce cas, est due à 1 ad musculaire et reconnaît pour cause primitive une lésion du système nem C'est là une des causes du pied-bot. I/action contractile exagérée et soute des muscles détermine la courbure des os encore flexibles et le chaiigeii de rapports des surfaces articulaires qu'on observe assez fréquemment i naissance.

llammer a rapporté une observation de prétendue fracture intra-utêi qui n'est autre chose qu'une courbure des os due à la même cnuse.

J'ajouterai que J. Guerin admet que, si la contraction est brusqiu puissante, elle peut amener la fracture de l'os ; il possède dans sa coi lion un nouveau-né chez lequel les os des quatre membres, fracturés i l'influence d'une contraction musculaire inouïe, sont déjà réunis par nn solide. *

Nous signalerons, sans leur accorder beaucoup de confiance, les obseï lions de Halbranche, Hartzocker, Muyis et Amant, citées par Jacqmier*e( lalives à des fœtus nés avec les os fracturés sur les points où on rompait membres des criminels condamnés à être rompus vifs. Ces lésions sont al| buées aux impressions morales violentes des mères qui auraient assi>tt'i supplice.

Chaussier a observa sur deux nouveau-nés des altérations singulières i système osseux. Sur l'un, il a compté cent treize fractures, et sur lautriqi ranle-trois, ayant pour siège les différents points du squelette. Chez k A nier, ces lésions présentaient les aspects les plus divers, depuis la fracin récente jusqu'à la consolidation dèfmitive au moyen d'un cal solide, (♦" i trouvait dans les antécédents maternels aucune exphcation à ce singulier f* nomène que Chaussier est disposé à attribuer à une lésion de nutrition, u pendant il faut tenir compte de cette circonstance notée par l'auteur : qi les os des membres étaient plus ou moins incurvés, que leur volume et i<i épaisseur dépassait la moyenne ordinaire et qu'ils étaient plus courte. « serait fondé à rattacher ces lésions au rachitisme congénital. Osmcrod c*

nervation d'un fœtus rachitique qui vint au inonde avec les deux bras

îlurés.

LÉSIONS ARTICULAIRES. - SCOLIOSES

j possède un certain nombre de faits d*ankylose chez le fœtus. Buchs eu fçii un dont les membres ankylosés furent brisés pendant son extrac- . Jaenecke a extrait au moyen du forceps un enfant qui présentait une fiûse des deux coudes et de l'articulation scapulo-humérale droite. m et Hohl ont vu des cas semblables. Bird et Recourt rapportent chacun fai( d'ankylose des deux genoux. Werner a reçu un enfant dont la faoc rieure de la jambe luxée et ankylosée était en rapport avec la face antére de la cuisse. J'ai consigné tous ces faits dans ma thèse d'agréga-

cliard Saint-Thomas a constaté une ankylose de la' colonne vertébrale un fœtus anencéphal. Cette disposition a rendu la version très-pé-

est fort difficile de déterminer l'étiologie de ces lésions. Lorsqu'elles se rent limitées à une ou deux articulations, on peut supposer à la rigueur l'ankylose est le résultat d'une inflammation arthritique ; mais lorsque ration s'étend à toute la colonne vertébrale, cette explication ne peut être ptée et on est forcé d'admettre une lésion de développement. 5 luxations congénitales sont assez fréquentes, mais comme l'affection pas mortelle par elle-même, on a rarement l'occasion d'examiner l'état hoses au moment de la naissance.

rmniil a publié avec détails un fait de coxalgie chez le fœtus. La tète os était déplacée, la capsule articulaire tapissée de végétations fonses et remplie d'un liquide sanieux; le ligament rond était rompu. L'aurappelle que Parise avait déjà constaté des altérations semblables. Brou )Iiô une observation qui présente des caractères identiques à ceux décrits ^emeuii. Enfin, Morel-Lavallée a fait sur cette question un travail basé eux observations dans lesquelles les altérations articulaires étaient tout caractéristiques que chez l'adulte. L'étiologie et le mécanisme de cette 1 ne présentent donc rien de douteux, et il est parfaitement démontré que le (œtus les articulations peuvent devenir le siège d'inflammations, du uralions et enfin de luxations déterminées sous ses influences. ?ischmann, Montaut, Nivert et Hohl citent des cas de scolioses du fœtus, ice de conformation semble survenir sous l'influence de causes diit», et parfois est assez prononcé pour faire obstacle à l'accouchement, les faits rapportés par Nivert et Montaut, la déviation vertébrale cohiciavec un hydrocéphal et avec une éventration ; on peut donc, dans ces invoquer comme cause une lésion de développement. Dans les observa- ^ de Fleischmann, de Hohl, et dans une autre qui m'a été communiquée \e. professeur Stoltz, il est probable que la gibbosité est due à une réion musculaire, et qu'elle se produit par un mécanisme analogue à i ({ue nous avons indiqué à propos des incurvations osseuses et des s-bots.

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772 DTsrociE.

En présence de ces faits, il me semble difficile de nier encore la posébii des plaies et des fractures produites pendant la \ie iutra-utérine. Tmitaupl pourrait* on s'étonner de la solidité d*un cal survenu dans les conditit n> mobilité où se trouvent les membres du fœtus. Mais on sait avec quelle ab dance le phosphate calcaire se dépose pendant cette période de la vie, et ai quelle rapidité les réparations osseuses ont lien dans la premièri' fance.

Nous signalerons tout à Theure des faits d'ankyloses indiscutables^ dont F plication serait tout aussi difficile, car il n'est pas démontré qu'elles ontl jours été la conséquence d'inflammations articulaires.

dépendant il ne faut pas considérer comme des fractures consolidées d une direction vicieuse toutes les déviations qu'on observe dans la contia des membres des nouveau-nés. Blasius rapporte six cas de courbures aa laircs congénitales de la jambe. Rraun cite le fait d'un enfant né à terme i un double pied-bot et dont les deux jambes offraient à leur partie nioye une courbure anguleuse. Par suite de cette courbure, les talons arriva presque au contact des mollets. La difformité, dans ce cas, est due à ! ad musculaire et reconnaît pour cause primitive une lésion du système nen| C'est là une des causes du pied-bot. L'action contractile exagérée et soutei des muscles détermine la courbure des os encore flexibles et le changeq de rapports des surfaces articulaires qu*on observe assez fréquemment i naissance.

Hammer a rapporté une observation de prétendue fracture întra-utêq qui n'est autre chose qu'une courbure des os due à la même cause.

J'ajouterai que J. Guerin admet que, si la contraction est brusque puissante, elle peut amener la fracture de l'os ; il possède dans sa col tion un nouveau-né chez lequel les os des quatre membres, fracturés s l'influence d'une contraction musculaire inouïe, sont déjà réunis par iiiii solide. *

Nous signalerons, sans leur accorder beaucoup de confiance, les ob^er lions de Malbranche, Hartzocker, Muyis et Amant, citées par JacqmierV'i lalives à des fœtus nés avec les os fracturés sûr les points où on roinpaifi membres des criminels condamnés à être rompus vifs. Ces lésions sont atti buées aux impressions morales violentes des mères qui auraient assista â^ supplice.

Chaussier a observa sur deux nouveau-nés des altérations singuliére^ système osseux. Sur l'un, il a compté cent treize fractures, et sur l'autre «[ui rante-trois, ayant pour siège les différents points du squelette. Chez le M nier, ces lésions présentaient les aspects les plus divers, depuis la ïnv^ récente jusqu'à la consolidation définitive au moyen d'un cal solide. 0:ii trouvait dans les antécédents maternels aucune explication à ce singulier fW noraène que Chaussier est disposé à attribuer à une lésion de nutrition. (> pendant il faut tenir compte de cette circonstance notée par l'auteur : q« les 08 des membres étaient plus ou moins incurvés, que leur volume a l<* épaisseur dépassait la moyenne ordinaire et qu'ils étaient plus court:' ^ serait fondé à rattacher ces lésions au rachitisme congénital. Osmerod à»

st'rvatioii d'un fœtus rachitique qui vint au monde avec les deux bras Uirés.

LÉSIONS ARTICULAIRES. - SCOLIOSES

1 possède un certain nombre de faits d'ankylose chez le fœtus. Buchs en ^u un dont les membres ankylosés furent brisés pendant son extrac- . Jnenecke a extrait au moyen du forceps un enfant qui présentait une rlose des deux coudes et de Tarticulation scapulo-humérale droite. III et HohI ont vu des cas semblables. Bird et Becourt rapportent chacun 'ait d'ankylose des deux genoux. Werner a reçu un enfant dont la faoc rieure de la jambe luxée et ankylosée était en rapport avec la face antére de la cuisse. J'ai cx>nsigné tous ces faits dans ma thèse d'agréga-

chard Saint-Thomas a constaté une ankylose de la colonne vertébrale un fœtus anencéphal. Cette disposition a rendu la version très-pé-

est fort difficile de déterminer l'étiologie de ces lésions. Lorsqu'elles se rent limitées a une ou deux articulations, on peut supposer à la rigueur l'ankylose est le résultat d'une inflammation arthritique; mais lorsque iration s'étend à toute la colonne vertébrale, cette explication ne peut être plée et on est forcé d'admettre une lésion de développement. s luxations congénitales sont assez fréquentes, mais comme l'affection pas mortelle par elle-même, on a rarement l'occasion d'examiner l'état ;hoses au moment de la naissance.

riieuil a publié avec détails un fait de coxalgie chez le fœtus. La tète os était déplacée, la capsule articulaire tapissée de végétations fondes et remplie d'un liquide sanieux; le ligament rond était rompu. L'aurappelle que Parise avait déjà constaté des altérations semblables. Brou blié une observation qui présente des caractères identiques ù ceux décrits Iferneuil. Enfin, Morel-Lavallée a fait sur cette question un travail basé leux observations dans lesquelles les altérations articulaires étaient tout i caractéristiques que chez l'adulte. L'étiologie et le mécanisme de cette n ne présentent donc rien de douteux, et il est parfaitement démontré que le fœtus les articulations peuvent devenir le siège d'inflammations, de luralions et enfin de luxations déterminées sous ses influences. eischmann, Montaut, Nivert et Hohl citent des cas de scolioses du fœtus, rice de conformation semble survenir sous l'influence de causes dies. et parfois est assez prononcé pour faire obstacle à l'accouchement. » les feits rapportés par Nivert et Montaut, la déviation vertébrale coïnciavec un hydrocéphal et avec une éventration ; on peut donc, dans ces invoquer comme cause une lésion de développement. Dans les observa- ^ de Fleischmann, de Hohl, et dans une autre qui m'a été communiquée le professeur Stoltz, il est probable que la gibbosité est due à une rétion musculaire, et qu'elle se produit par un mécanisme analogue à li que nous avons indiqué à propos des incurvations osseuses et des ls-bott$.

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774 DYSTOCIE.

RACHITISME INTRA- UTéRIN

Les os du i'œtus subissent parfois, pendant la vie intra-utêriue, un lisseraent et des déformations que Bouvier, Broca, J. Guérin, NoUa, Sart«di Venieuil, etc., considèrent comme dus au rachitisme. Depaui veut en fi une affection spéciale du système osseux distincte du rachitisme de Yi lance; il se ionde pour cela sur quelques caractères tout à fait secondai et qu'il considère comme spéciaux à la \ie intra-utérine. i

* Alors môme qu'on ne tiendrait pas compte de Timposantc autorité des teurs qui repoussent la doctrine que Depaui soutient presque seul, la disi tion qu'il veut faire n*est pas suffisamment démontrée. Il est évident <p rachitisme, qui attaque les os incomplètement développés du fœtus, i présenter un mode d'évolution un peu diffèrent de celui qui a lieu queli années après la naissance. i

Dans le premier cas, l'ossification, c'est-à-dire l'assimilation du pbot^p calcaire, en est arrêtée ou troublée, il peut se faire que cette matière î4 pose irrégulièrement dans certains points, qu'elle manque sur certains m ou qu'elle s'accumule par place sous forme d'exubérances, de renflent Dans le rachitisme de l'enfance, l'ossification est presque (errainée; i4 peut donc pas constater la même forme d'arrêt de son développement.

Les troubles de la nutrition ont surtout pour effet de reprendre ou do fier des éléments déjà existants. Cette différence d'évolution, sur laqutlh sistc Depaui, est inévitable, en raison de la différence de constitution da> ties, et ne permet nullement d'établir que la maladie n'est pas la mènie^ jouterai que Duménil explique, d'après l'examen anatomique, ces exubêrt limitées, ces nodosités, d'une manière qui détruit l'objection qu'on en tu les considère comme des cals déterminés par la réparation de fractures. L scrvation de Chaussier, rapportée plus haut, confirme cette manière de

Dans l'espèce, pour créer un état morbide nouveau, il faut non-seulei apprécier rigoureusement la valeur des anomalies qu'on signale, mai^ed formuler nettement la nature de l'affection qu'on croit nouvelle ; c'e&l ce n'a pas été fait. Un symptôme isolé, dont on trouve l'explication dai& ti) férence des âges, est insuffisant pour justifier la manière de voir de iHpi car les autres ont entre eux une similitude frappante. Chez le fœtus ci>ii chez l'enfant, les incurvations osseuses, le gonflement des épiphyM?s, Il mcntation du volume des diaphyses, ont la même physionomie ; on i*he4 également le développement exagéré de la tête, la fragilité des o^ 1 brièvcté| et on constate les mêmes altérations anatomiques dans la tcitnri la substance spongieuse. i

La marche de la maladie présente des rapports si intimes dans t* ^ à âges, que Lafi'ont Marron, dans un très-bon travail, accompagné de pUnA a pu étudier les trois périodes du rachitisme iiitra-utèrin.

Chez le fœtus rachilique, les lésions du crâne sont à peu près coustaiiK'fll les mêmes. Les irrégularités de l'ossification sont surtout manifestes à la p^ supérieure de l'occipital. Cette région, restée membraneuse, est parsenu^'

nx, d'ossifications, disposés sans ordre, et d'un volume variable ; queluns sont reliés entre eux par des prolongements. La même' disposition ene vers les bords supérieurs du frontal et des pariétaux, mais à i\n ; moins marqué. Bouvier a constaté la coïncidence de l'hydrocéphale, et lens a observé Tostéomalacie du crâne d*un enfant rachitique. ) causes du rachitisme intra-utérin sont moins faciles à déterminer que l'enfant. Bouvier admet que l'hérédité joue un certain rôle dans sa prom ; dans une observation de Notta, le père avait été rachitique. Les léde imtrilion de la mère paraissent sans influence à ce point de vue, et on a dit des femmes enceintes réglées est tout à fait hypothétique. Le tisme intra-utérin, extrêmement rare, ne paraît pas avoir été observé ces conditions.

rès-peu d'exceptions près, les fœtus atteints de cette affection sont mort- D succombent en naissant.

rachitisme intra-utérin marche avec une très-grande rapidité ; il partoutes ses phases en quelques mois, et, sur le même sujet, on peut ob* r en même temps toutes les périodes de la maladie. Pendant la vie e, révolution du tissu osseux est trés-active, on comprend parfaitement ss fractures qui se produisent sous rinfluence de cette affection puissent, ut de peu de jours, devenir le siège d'une réparation et d'un cal solide.

AMPUTATIONS SPONTANÉES

$ mutilations du fœtus encore contenu dans la cavité utérine reconentdeux causes différentes. Dans certains cas, la lésion est une véritable itation spontanée, déterminée par des circulaires du cordon ou par des is accidentelles: dans d'autres, il s'agit simplement d'un arrêt de déveîment. Bien que ces altérations soient relativement fort rares, on en ède cependant un nombre suffisant d'observations pour que l'évidence e!> causes soit nettement démontrée. Si parfois le caractère précis de la n peut laisser place au doute, il est des faits tellement positifs qu'il ne ! aucun prétexte à la négation.

laussier, Richerand et Desormeaux considéraient ces amputations comme sultat d'inflammations ou de la gangrène spontanée. Ces causes ont été mient rejetées, et on ne saurait ici admettre la gangrène en Tabsence action d'un lien cx>nstricteur.

iller et Vrolig ont expliqué ces lésions par un arrêt de développement, e^t exact pour certains faits ; mais nous verrons tout à l'heure qu'on ne admettre exclusivement leur opinion.

ecker et Martin pensaient que ces amputations étaient le résultat de frac- "S intra-utérines. On ne comprend guère comment la fracture, dont nous ns (Hudié plus haut le mécanisme, pourrait entraîner la division des parmolles.

infin Montgoniery a invoqué, pour expliquer ce phénomène, les circulaires cordon et le développement de brides fibreuses à la face interne de l'ani- » ou du placenta, et disposées de manière à étreindre certaines parties aies.

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