‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 149 sur 277 · DY8T0CIE · texte numérisé non relu

DY8T0CIE

Montgomery a observé un fait dans lequel ce inécanisiiie était èvklenl.t: cite des cas'analogues empruntés à Labat, Tysson-Wert, etc.

Ilillairet a observé un fœtus expulsé à deux mois et demi ou trois moU à ces conditions. Le cordon s*était creusé dans les parties superficielle tronc, quHl contournait obliquement, une gouttière profonde, puis il él gnait le cou par trois circulaires. Après Tenlèvement du cordon, on coia que la section du cou était presque complète ; la tète ne tenait au tn»iir [)ar un simple pédicule d*un millimètre d'épaisseur. Il est hors de dc^tej les sillons profonds du tronc et de la région cervicale, dans lesqueU ^ chait en quelque soiie le cordon, étaient dus à un enroulement prénistun cette tige, devenue trop courte par l'accroissement excentrique du fœtu^j elle labourait les tissus. i

Chailly cite un fait analogue de Taxil : le col du fœtus était ^i serré trois circulaires, qu'il n'avait plus que cinq à six millimètres d'épaisN^ar • Simpson rappelle deux faits intéressants de Meckel et de Wrisberii, i lesquels les circulaires du cordon étaient profondément imprimées daa tissus du tronc et des membres. Il existait même entre les parties des n rences anormales déterminées par cette stricture.

Martin d'ièna rapporte l'observation d'un enfant né à terme avec uoe^ putation du bras gaucbe à sa partie moyenne. L'humérus faisait udo [h saillie dans la plaie, qui se cicatrisa peu de temps après la naissance, b lie amputée du membre fut expulsée avec le placenta; elle ne présentait ai vice de conformation, seulement elle était gonflée et infiltrée. La mèK,i mois avant l'accouchement, avait fait une chute du haut d'une échelle. I teur attribue l'amputation à cette chute; mais il me semble beaucoup probable de l'attribuer à des circulaires du cordon, qui auraient dispam a la section du membre sur lequel l'enroulement se serait fait. Dans tous ici on ne peut invoquer ici un arrêt de développement, puisqu'une portiua braSy l'avant-bras et la main étaient encore contenues dans la cavité aifl tique. {

Chaussier et Watkinson ont rapporté deux faits identiques. Dans un aoîn Filscbs, le pied amputé fut expulsé quinze jours avant l'accouchemeui. i suite d'une rupture accidentelle des membranes.

Les amputations spontanées s'observent également chez les animaux. Vni en a vu un cas sur un veau, et Goubeaux sur une chèvre.

Greewood a reçu un enfant privé de l'avant-bras droit. Le moignon avd même physionomie que si une amputation régulière avait été pratique*;^ sentait parfaitement les deux condyles de l'humérus. La partie dn bra? t faisait défaut ne fut pas retrouvée au moment de la délivrance. L'auteur t voque, pour expliquer la lésion, une émotion violente ressentie parlant enceinte. Cette hypothèse ne parait guère acceptable. 11 s'agit probablonn^ dans ce cas, plutôt d'un arrêt de développement que d'une amputsii^ spontanée.

Parfois les lésions sont muUiples, et, à côté de vices de conformation, nifestement dus à une monstruosité ou à un arrêt de développement, ii ^"^ qu'on pourrait attribuer à des amputations spontanées par des brides ctHia-

OU par des circulaires du cordon. Cette cause d'hésilation se retrouve les observations de Béclard, Zagorsky, Schœiîer, Aculoth, etc. pson, dans son mémoire sur cette question, fait jouer un grand r/ile aux ; produites par des fausses membranes. Presque tous les exemples d*amm spontanée qu'il cite doivent êlre classés dans une autre catégopeu de rigueur qu'il apporte à Texamen des faits, le conduit à consi- It^s appendices, qu'on observe parfois sur l'extrémité des moignons, ; une reproduction secondaire de la partie qui aurait été amputée. Les ents qu'il puise, pour soutenir cette opinion, dans l'examen de ce qui io chez les animaux inférieurs, dont certaines parties enlevées se resent, ne sont nullement acceptables si on veut les appliquer aux mam-

' répète, dans cette question, on ne peut soutenir une opinion excluid possibilité des amputations spontanées est indiscutable; mais il ne is rapporter à cette lésion des faits qui tiennent à une autre cause. Il irniis de croire qu'on a affaire à un simple arrêt de développement ou nonstruosité, quand les lésions multiples occuperont plusieurs régions nies.

ioie do faetiM. — Les cas de variole chez le fœtus, sans être très-fré* , ont été signalés un certain nombre de fois.

lus souvent, la mère primitivement atteinte, transmet la maladie au t de la conception. — Observations de Blot, Gharcot, Depaul, Jacqueenner, Luque, Madge, Schweig et Simpson. Dans ces conditions, la va- 5t toujours discrète, et sa transmission par la mère est loin d'être conent fatale ; Serres a constaté vingt-deux fois que l'enfant avait échappé ntagion. Madge rapporte un cas semblable. Fumée signale le fait assez ( d'une mère en puissance de variole quia donné la maladie à un seul neaux qu'elle portait.

i certains cas, le fœtus est seul atteint. La mère qui lui a transmis la e n'en est point frappée. Observations de Bouchut, Chaigneau, Deneux, ■érardin, Jenner, Legros, Mauriceau, Mead et Van Iperen. ftre époque, où la vaccination est si répandue, cela semble assez natu- Ton comprend que la mère ait été mise à l'abri de la contagion par cciiiation antérieure. Mais dans les observations qui remontent au siècle r, cette raison n'est pas admissible, et on ne peut expliquer Tinté de la mère que par une constitution réfractaire à la variole. ge cite deux faits qui semblent établir que la vaccination de la mère nt la grossesse paraît préserver l'enfant de l'influence variolique après ssance. Il a vainement tenté de vacciner un nouveau-né dans ces coni. L'enfant d'une femme atteinte de variole peu avant son accouchement gaiement montré réfractaire à la vaccination. Simpson cite un cas sem- .Corlieu m'a communiqué l'observation d'un enfant chez lequel le vaccin t pris, quoique la mère eût été atteinte de variole pendant la gestation. ■«cole et •earlatine. — Simpson et Madge croient à l'existence de teclions chez le fœtus, mais ils n'en ont observé personnellement aucun ï. « la rigueur, on peut en admettre la possibilité, les observations n'ont

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point une précision suffisante pour déterminer la conviction. On compre du reste, que la rapide disparition de ces exanthèmes qui ne laissent \m traces persistantes soit un obstacle à la constatation qu'on en pourrait b Ichth7€»M. — Simpson décrit sous ce nom une singulière altêraliou tout le tégument du fœtus. La peau de toutes les régions, et surtout du cr est dure, comme cartilagineuse, et sillonnée de fissures qui se re joii; par leurs extrémités, de manière à diviser la surface du corps et de> r bres comme une carte géographique. Il rapporte huit cas de cette nxri maladie. Le premier lui a été communiqué par Keiller ; il a vu le deuïi au musée de Guy's Hospital ; le troisième appartient à Ricter ; le q«atri< à Ilinze; le cinquième, à Steinhausen ; le sixième, observé par Sooly déposé au musée Dupuytren ; le septième est dû à Vrolick, et se trou^< musée d'Amsterdam ; enfin, le huitième à Lewens.

Simpson considère ces solutions de continuité comme secondaires et^ minées par les mouvements qui fissureraient la peau dépourvue de soupi ou par l'accroissement du fœtus dont le tégument altéré résiste à \é sion. C'est également l'opinion de Vrolick. Ilinze croit à une afTectimid ture syphilitique analogue à Téléphantiasis des Grecs. Steinhausen, éa cas qui lui est propre, a remarqué que la peau peut être divisée en * feuillets distincts. Au-dessous du superficiel hypertrophié apparaît »^ des fissures, le second intact.

La physionomie de ces fœtus est monstrueuse et à peu près la même tous ; les paupières et les lèvres subissent une rétraction excentriquequil béants la bouche et la cavité de l'œil; les organes externes de la gén<fl sont déformés et le nez rudimentaire. Ces déformations sont attribuées il traction du tégument qui s'est opposé au développement complet des ord Quelques-uns de ces fœtus sont nés avant terme, et aucun n'a vénipli cinquante heures.

SyphiUs. — Le fœtus peut devenir syphilitique, non-seulement par M de la mère en puissance de vérole, mais encore par le fait du père, alors à que celui-ci ne présente au moment de la conception aucun signe app^ de la maladie. Il est même démontré que, lorsque l'origine de ValW provient du père, le fœtus, en se développant, peut contaminer la roèrt, I que-là indemne. Hutchinson en cite trois cas, et Depaul dit avoir è^M

observé ce mode de transmission.

Parfois, sous l'influence de la syphilis, le fœtus succombe et est eipRli une époque éloignée du terme dans un état avancé de macération. A)-''* lésions cadavériques que subissent la peau et les muqueuses sont suffis.^ pour effacer les traces superficielles ou profondes de la syphilis;. P. ^*^ croit même à la mort par cette cause sans symptômes appréciables.

Fort souvent aussi la grossesse suit son cours jusqu'à terme; \enm^i^ présente alors deux conditions différentes : 1<* 11 a toutes les appar^i^<^^ I la santé, et les lésions vénériennes ne se manifestent qu'au bout de qa^

jours ou de quelques semaines. Nous n'avons pas à nous occuper àeci^^ nifestations tardives. 2* Il apporte en naissant les symptômes cancîèn^^ de la vérole.

,ftî lésions qu'on observe sont variables ; les unes sont superficielles et i-âpparenles, les aulres profondes ne peuvent tHre reconnues qu'à lopsie.

'infection du fœtus est à peu près inévitable lorsque la mère est déjà ma- »an moment de la conception; lorsqu'elle est iiifeclée à une époque voisine 'accouchement, l'enfant a des chances d'y échapper. Cependant il est de e, dans tous les cas, de soumettre à un traitement spécifique toute femme ^inle atteinte de syphilis, quelle que soit Tépoque de la grossesse, faut bien le reconnaître, aucun des symptômes que nous allons énumérer, qu'ils se présentent à l'état d'isolement, n'est absolument pathognomole, lorsque l'état de santé des parents ne vient pas confirmer le diagnos- Cependant, en dehors de cet élément important de conviction, le groupeil d'un certain nombre de ces lésions sur un nouveau-né ou sur un avorne laissera que bien peu de place au doute.

ENPHiGDs. — On a longtemps discuté la valeur du pemphigus comme ptùme syphilitique. Et ce n'est guère que depuis une quinzaine d'années le caractère de cette lésion a èlé généralement accepté, uelques dissidents considèrent encore l'éruption pemphigoide non comme ivmptônie immédiat de la vérole, mais comme la conséquence de la débiion que cette cachexie imprime ù l'organisme. Ce sont là des subtilités ; importance. Chez le nouveau-né, le pemphigus n'est pas toujours un ptôme évident de syphihs; cette manifestation morbide peut exisler chez enfants faibles et maladifs, en dehors de toute affection vénérienne, et t là une des raisons qui a fait durer Thésilation aussi longtemps, e diagnostic différentiel se tire surtout du siège de l'éruption, de l'époque 0 rinvasion ; les caractères objectifs peuvent être les mêmes. ans le pemphigus syphilitique, l'éruption se montre toujours aux pieds et mains, tout en s' étendant parfois aux autres parties da corps. Les extréas inférieures peuvent être partiellement envahies d'une manière discrète continente. Son pronostic est excessivement grave, très-peu d'enfants surent.

tans le pemphigus non syphilitique, l'éruption discrète est bornée au tronc i la racine des membres. Son évolution est assez rapide et son pronostic st pas grave.

lais il est un élément de diagnostic différentiel qui a surtout une grande eur, c'est l'époque où apparaît l'éruption. 11 semble qu'on n'ait point ene observé le pemphigus simple chez le fœtus; il ne se déclare, d'après observations modernes, qu'un certain temps après la naissance. On est H' autorisé à considérer toujours comme vénérien le pemphigus des exmités développé pendant la période intra-utérine.

Sur un fœtus syphilitique on peut voir les différentes formes de l'éruption, premier degré est caractérisé par un cercle rouge lie de vin, qui sera le g^'d'un bulle. Cette coloration étendue aux parties voisines annonce la nHuence. Plus tard, les bulles apparaissent; elles sont aplaties, opalines, au< hàlres ou jainiâtres, d'un diamètre de un centimètre à un centimètre pt '"ïi- J'en ai observé d'énormes chez un nouveau-né de ma cUentèle ; quel-

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ques-uns meBuraient deux centimètres et demi. Lorsqu'elles sont trës-rapprtw chées, elles se conrondent sur leurs bords, mais le point de jonction re4e apparent.

Ces bulles contiennent un liquide complexe, tenant en suspension des fi»* cons blanchâtres, des cellules épidermiques et des globules de pus. Le icioé de la bulle est tapissé par une couche pulpeuse qui peut mesurer nn millimètre d'épaisseur; elle se détache facilement, et le derme sous-jacentmbâ nu est rugueux et parsemé de petits bourgeons charnus vivement injecté!

On ne peut confondre ces bulles avec certains décollements épiderniiqefl soulevés par de la sérosité, qui se manifestent parfois sur les fœtus maom Ces décollements siègent, en général, sur le tronc, et ne sont pas acoomp» gnés de rougeur inflammatoire.

Abcès du thymus. — P. Dubois a signalé une lésion du thymus qii*il ratladn à la syphilis. Malgré l'opposition qui a été faite à cette manière de voir aj moment où elle a été publiée, actuellement on accepte entièrement Topioiei de Dubois comme exacte.

La consistance, la forme, le volume et la couleur de Torgane n'ont soi aucune modification; mais son parenchyme contient un grand nombre 4 petits foyers purulents. Tout en accordant une grande valeur à cette lési«l chez des enfants qui présentent d'autres symptômes de vérole, P. Dubd semble disposé à croire qu'on peut rencontrer de pareils abcès en dehors A l'état vénérien.

Arcbs pulmonaires. — Baron, Billard, Husson, Cruveilhier, etc., avaia remarqué, dans les poumons de quelques nouveau-nés, des indurations cà consentes, avec infiltration purulente, de petits abcès limités par des paM plus ou moins épaisses. Les auteurs précités considéraient ces foyers conum constitués par de la matière tuberculeuse ramollie, ou comme des abtf multiples résultant d'inflammations partielles.

Depaul, ayant rencontré des altérations identiques chez des enfants nisBi festement syphilitiques, considéra ces abcès comme un symptôme de la véh«li fœtale. Cette manière de voir, combattue assez vivement par Cazeaux,Gil"?rt et Roux, a été acceptée par Dubois. Il me parait difficile, en effet, de luin«tester la signification établie par Depaul. Cependant il ne faut pas perdre ibi vue que le poumon du fœlus est parfois le siège de lésions analogues d^lffminées par des inflammations ou des dégénérescences absolument étrangêfT^ à la syphilis. Ce symptôme n'aurait donc de valeur réelle qu'autant qii il coïnciderait avec d'autres lésions de nature vénérienne.

Cazeaux, Gibert et Roux combattaient surtout cette partie du travail de I^^ paul, qui admettait que la seule constatation d'abcès dans le poumon suffi^^i^' pour que les parents fussent soumis à un traitement spécifique. Sous ce rapport, je paitage entièrement l'opinion des opposants.

Lorain et Robin ont décrit sous le nom d'épithélioma pulmonaire la lési"« suivante, observée chez deux fœtus atteints de pemphigus des extréraités «•■ dont l'un présentait en outre des altérations du thymus. Le poumon. siirpl<)* sieurs points limités, semblait camifië; les culs-de-sac des canalicules hn>th chiques étaient remplis par des cylindres d'épithélium pavimentaix, qt»'»*

ivait en arracher avec assez de facilité. Quelques-uns de ces cylindres ieiit exceptionnellement creusés d'un canal trés-étroit. Cette altération pposâit naturellement à la pénétration de l'air dans les parties envahies. D que, dans ces deux cas, les parents ne présentassent aucune trace de hiiis, et que rien ne pût faire croire qu'ils en avaient été atteints, Lorain Robin, tout en posant des réserves, semblent disposés à admettre que fithélioma qu'ils ont observé est le premier degré des syphilides pulniores signalées par Depaul.

iLTÉBATioNs DU FOIE. — Gubler, Ic premier, a reconnu la véritable nature altérations de cette glande, qui se manifeste chez les fœtus syphilitiques, •altération du foie peut être générale ou partielle. Dans le premier cas, il hypertrophié, globuleux, turgide, dur et cassant, criant sous le scalpel, iquide qui s'échappe à la coupe est séro-albumineux, jaunâtre, mnis il ne ouïe pas de sang; les vaisseaux sont oblitérés. Dans les parties malades, semblent ne plus contenir de glycose, cette altération est constituée par ivahissement d'éléments fibro-plastiques qui se substituent aux éléments maux de la glande. La coloration est particulière; la teinte ordinaire du ! est remplacée par une teinte uniforme jaune, comparable à celle du cuir re. Ces parties, coupées en tranches minces, ont une certaine transpaee et contiennent un semis de petits grains blancs opaques, analogues à la semoule. On observe, en outre, des arborisations grisâtres constituées des vaisseaux oblitérés.

^ns les cas où l'altération est moins complète, la coloration jaune est limià la périphérie du foie, surtout vers son bord antérieur. Elle peut former Ilots ou des noyaux isolés qui font tache sur la coloration normale, et lies injections les plus fines ne peuvent pénétrer.

•a portion hépatique du péritoine présente souvent des traces d'inflamma-

l'altération du foie par les éléments fibro-plastiques n'est pas pathognomoue de la syphilis; elle peut exister en dehors de cette influence. Elle tire ic surtout sa valeur des autres altérations concomittentes. ^RiTOHiTE SYPHILITIQUE. — Simpsou, daus SOU mémoire sur la péritonite du us, cite trois faits dans lesquels la mère était atteinte de syphilis. Si cette ^ n'est pas fréquente, elle parait cependant admissible. Dans les obsi'rions de Gubler, on constate que les dégénérescences du foie, le péritoine la région hépatique portent des traces d'inflammation. l'eues sont les principales lésions qui ont été rattachées à la syphilis du us. Les plaques muqueuses, l'onyxis et les autres symptômes qui se manilent après la naissance sont rarement observés pendant la vie fœtale ; les* étalions du système osseux sont également fort rares. Danyau a signalé un éilode la face interne du crâne; il existait entre l'os et la dure-mère des i()uos fibro-plastiques jaunâtres, entourées d'un lacis vasculaire assez dê- <'Ppé. Bertin et Laborie, cités par Bouchut, ont vu, le premier, une périos- N 1<' second une périostite compliquée d'une ulcération, chez des fœtus lîsidèrés comme syphihtiques.

''^berl a trouvé, dans deux placentas de fœtus nés de mères syphilitiques.

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des granulations jaunes, d'apparence tuberculeuse, isolées et groupées, do volume d'un grain de cliënevis. Il est difficile d'établir une relation dirvri entre Tétat syphilitique des mères et ces altérations.

lll«ladl«« de* orf^ane* eontemm dans la «saTllé tharadqae. — La f («nation pulmonaire est nulle chez le ftrtus; il semble donc que Tor^ne ii*f échapper aux lésions dont plus tard il peut devenir le siège. Il n en est rirn et, indépendamment des altérations d'origine syphilitique que nous a\on^ étudiées plus haut, il paraît évident que Ion peut observer des pneumonm ayant le caractère des pneumonies lobulaires. Cruveilhier, dans son Ànatemé pathologique y en a décrit et figuré des faits, où Ton observe tous les degr»^ M la maladie, depuis la simple congestion jusqu'à la suppuration. Vernois aulr serve des cas semblables, et, parmi ceux que signalent Husson, Baron, Billard, il en est qui se rapportent également à la pneumonie simple^du iaion* 11 est inutile d'insister sur la gravité d'une semblable affection et sur k troubles qu'elle apporte à la continuation de la vie intra-utérine.

L'épithélioma des poumons, dont nous avons parlé plus haut, pourrait ]^^ être survenir chez des fœtus exempts de syphilis, et les auteurs qui oui 4 gnalé cette affection hésitent au moins à en faire un symptéme de la ytrA fœtale.

L'emphysème pulmonaire, signalé par Hecker, ne peut être admis qu «t (iîr de phénomène de décomposition cadavérique. 11 est évident qu*il est )in:«^ sible d'admettre l'emphysème, comme on le comprend chez Tadulte, «L'i un poumon qui n'a jamais été traversé par la respiration.

Dans les observations de Simpson, on en trouve deux relatives à des ft^-'J atteints de pleurésie. Il y avait coïncidence d'une péritonite.

L'hydrolhorax est fort rare. Dans ma thèse d'agrégation, je n'en ai pu i gnaler que deux cas, observés par Hohl et parGotlel. Beaucoup d'auteurs a parlent, mais ne semblent pas en avoir vu.

On a signalé des faits de tubercules pulmonaires ; mais les sujets attcim de cette diathèse présentaient également des tubercules dans les mitr« régions.

Maladies deit ori^anes contena* dans l'abdomen. — PiaiTOJdTC. - Simpson prétend que la péritonite est une des causes les plus fréquentes li ' i^ mort du fœtus ; il en rapporte une vingtaine d'exemples, dans lesquels orn trouvé des fausses membranes, du pus ou des adhérences du pèritoioe «vh l'intestin. Dans un grand n'ombre de cas, la mère était bien portante, et lif^ fatigues ou une chute sont les seules causes ètiologiques qu'on puisse invo*|>^ de son côté. Il cite cette particularité d'une grossesse gémellaire : l'un àf^ fœtus naquit vivant, tandis que l'autre était mort avec des traces de pèrtu* nite. Billard, Duges, Lorain, Wirchow ont rapporté des exemples île cA> affection.

La péritonite peut être consécutive aux affections du foie, comme le f^' «^ vent les faits de Gubler et de Friedleben.

AsciTE. — 11 est difficile, dans la plupart des cas, de reconnaître sous qurîl influence l'ascite^e développe chez le fœtus. Ses causes sont trés-probaW ** ment, dans la majorité des ca<;, les marnes que pour l'adulte; mais les alt^n-

PATHOLOGIE DU F(ETUS. 783

ions cadavériques font qu'elles échappent souvent aux recherches, il est relarqiiable que les affections qui interrompent la fonction de la glande ôpatique ne donnent pas lieu à l'ascite comme chez Tadulte.

b's observations d'ascite chez le fœtus sont assez nombreuses ; elles coînident souvent avec Thydropisie de Tamnios.

Affections DU foie, — Friedleben. a décrit, sous le nom de cirrhose et d*al- »ralion jaune du foie chez le fœtus, une maladie assez analogue à celle qu'on bserve chez l'adulte, et différente de l'altération syphilitique signalée par ubier,

La glande, flasque et rapetissée dans toutes ses dimensions, surtout en paisseur, était sillonnée de stries jaunâtres, solides, comme fibreuses, forlant des circonvolutions et des figures diverses. Le tissu compris entre ces iries était brun foncé, exangue, sans granulations, dur, et ne conservait pas empreinte du doigt. Dans un cas, il existait une péritonite concomittente; la Ue élait diffluente.

Nœggeraih rapporte un fait curieux d'hypertrophie énorme du foie chez n faHus. La glande mesurait vingt et un centimètres de haut sur seize de ir^e. Sa forme n'était pas changée ; on reconnaissait par places le tissu norlal, mais la plus grande partie était remplacée par une masse hétéromorphe eniblable à la substance grise de l'encéphale.

Ratk. — Charcot a reçu un fœtus de huit mois mort presque en naissant, t qui présentait um» rupture de la rate dans une étendue de trois centimètres, l'alidomen contenait une assez grande quantité de sang épanché. Le travail vail été normal ; le fœtus présentait un pemphigus des extrémités. La mère, ui ne portait aucune trace de vérole, avait fait, dans les derniers temps de ) gestation, deux chutes violentes. Charcot ne trouve pas là une explication iiffisante de la lésion de la rate, et ne sait à quoi l'attribuer. Petit Mangin apporte un fait intéressant d'hypertrophie énorme de la rate, compliqué l'une ascite considérable.

Rews. — On n'a pas encore étudié les lésions fonctionnelles des reins chez p fœtus ; on a seulement constaté quelques exemples de vices de conformaion ou d'altérations morbides de cette glande. Chevance a reçu un fœtus dont es reins pesaient mille grammes.

Bouchacourt a décrit, sous le nom d'hydatides du rein et d'hydropisie relaie, deux affections distinctes et qu'on a confondues en une seule. Dans la )renîière, le tissu de l'organe est distendu par des hydatidcs; il en cite deux exemples. Dans la seconde, une oblitération de l'uretère oblige l'urine à séiourner dans le bassinet; la substance corticale est atrophiée, et le rein distendu prend la forme vésiculeuse ; il en rapporte quatre observations. Oesterlen, de son côté, a signalé six exemples de développement extraordinaire des r^îins chez le fœtus.

Virchow a observe plusieurs fois la dégénérescence du rein, et, chose remarquable, elle s'est reproduite chez plusieurs enfants d'une même mère.

Vessie. — J'ai déjà parlé (p. 505) de la distension de la vessie du fœtus, <*<»"mn(lant avec une imperforation de l'urèthre, et parfois avec une ascite. Ceis faits sont pour la plupart relatifs à des monstres. Nous aurons occasion de

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revenir sur ce sujet, en traitant de ladystocie fœtale. On a encore observé un autre vice de conformation de la vessie, constitué par Textrophie.

Estomac. — Carteaux, chez un enfant à terme, a constaté que r^ouiar était le siège d'ulcérations intéressant les tuniques moyenne et externe. L'organe était distendu par une grande quantité de sang en caillots. Charroi u observé un fait analogue chez un fœtus de cinq mois qui a succombé à h variole.

Billard a rapporté un cas semblable. L'inflammation avait gagné le tob«> intestinal.

Utérus. — Indépendamment des vices de conformation des organes générateurs dont je ne m'occuperai pas ici, on peut observer des altérations quî semblent produites par un travail inflammatoire. Giraldès a présenté à la Société de biologie rulérus d'une petite fille n terme dont le col était hypertn phié. La muqueuse, rouge, était dépouillée de son épithélium, et il exislnir sur ce point une véritable abrasion.

Testicule. — On observe assez fréquemment l'hydrocèle chez le fœtus.

Paroi Abdomloale. — Il existe dans la science des cas assez nombreux d'éventration par arrêt de développement des parois de l'abdomen. L^ viscères de cette région ne sont plus contenus par un plan résistant et font iim hernie énorme dans un sac transparent constitué par J'enveloppe du cordon. c'est-à-dire par l'amnios.

L'arrêt de développement a une étendue variable, et jl existe une limita parfaitement distincte et visible entre le point où finit la peau et où commentle sac de cette hernie. Indépendamment dès faits de cette nature signalés [«ar Berthelot, Dcpaul, Earle, Goirand, Lacroix, Lo\ves, Mayne, Schœfle, Saxlor|rti. Sorbats, Wedle, Velpeau, etc.,* j'en ai observé un dans la clientèle d'un (k mes élèves, qui m'avait fait appeler pour avoir mon avis. Le foîp et la roasv ^ intestinale étaient contenus dans la hernie, qui était énorme. L'arrêt de développement de la paroi abdominale avait environ douze centimètre de àV mèlre.

Si une pareille lésion permet le développement de l'existence intra-utérinf. il n'en est pas de même après la naissance. La membrane amniotique se mortifie à l'époque de la chute du cordon, le péritoine et les intestins sont nii^ i nu et l'enfant succombe. Dans le cas que j'ai observé, mon pronostic s'estnialheureusement vérifié le quatrième jour. La mort de l'enfant est d*autant plQ> inévitable que Tarrêt de développement a plus d'étendue.

Cependant Goirand cite une observation singulière dans laquelle le dcoiveau-né survécut pendant deux mois et demi. Sous la membrane mortifiée, il s'établit une suppuration, des bourgeons charnus prirent naissance, letrjitaii de cicatrisation réduisit progressivement la hernie, et la solution de continuité n'avait plus que l'étendue d'une pièce de deux francs lorsque le pelr? malade succomba à la suite des symptômes d'une péritonite.

Je mentionnerai seulement les hernies ombilicales qu'on observe si fn*quemment au moment de la naissance. Le mécanisme de leur productioan'H pas le même que celui de la lésion que npus venons d'étudier. Dansée ras,i) n'existe pas d'arrêt de développement, seulement l'intestin n'a pas étéeiiliê-

?ment refoulé dans l'abdoinen par la torsion du cordon ombilical, et Taneau est plus dilaté que dans l'état normal.

iHipcsrfor«aoB de l'oeMpha^e. — Ce vice de conformation n'est pas àbsoment rare. Gernet, Levy, Millet, Pagenstecher, Schœller, Furner, Hubert, isson en citent des exemples, et j'en ai observé un à la clinique. L'œsophage t oblitéré dans un point de son étendue et se termine en cul-de-sac; il est msforiaé en cylindre plein ou en cordon fibreux sur une longueur variable; irfois même il communique directement avec la trachée. Fort souvent celte îion coexiste avec d'autres vices de conformation.

ImperforAtioB de l'amui, de rintestlo et du eanal de l*iirèclire. - J'ai lé des cas de cette dernière lésion (page 506), l'imperforation de l'anus de l'intestin sont trop connues et n'ont pas assez de rapport avec la vie taie pour que je leur accx)rde plus qu'une simple mention. ■ydroeéphaie. — Nous ignorons les causes précises de l'hydrocéphalie ; est assez difficile de déterminer si les lésions cérébrales qu'on observe chez fœtus sont la conséquence ou la cause de l'épanchement. Cette maladie, sez rare, donne souvent la mort au fœtus et se complique parfois d'hydrochis. Si les os peuvent conserver leur épaisseur normale, ils sont le plus uvent amincis, flexibles et transparents. Leur texture est altérée et ils sont AS poreux que dans l'état normal. Les sutures, fort larges, sont comblées r des membranes qui renferment quelquefois des os vormiens. Le pronostic de l'hydrocéphalie, pendant la vie intra-utérine, est des plus lieux. Cette affection détermine souvent la mort du fœtus. ■ydrorflichki. — L'hydroi achis reconnaît pour cause une division de la tonne vertébrale à sa partie postérieure. Par cette solution de continuité, moelle ou ses enveloppes distendues par de l'eau font hernie sous les téguents. C'est ordinairement dans le voisinage des lombes qu'on observe ces meurs, qui peuvent contenir une assez grande quantité de liquide. L'hydroracliis n'est pas en général une cause de mort pour le fœtus; cepenml il peut, à cause de son volume, devenir un obstacle à l'accoiicheincnt. ■ypertrophle da cerveau. — Munchmeyer a décrit cette maladie, caracrisée par une augmentation de volume et de poids de la masse cérébrale, ns altération de substance et sans compUcation de produits morbides. La le esl plus volumineuse qu'à l'état normal ; les bosses pariétales sont tréssrquées, les os frontaux notablement saillants au-dessus de la racine du il. Les observations de Burnet, Hufeland et Sinis prouvent que cette affec- 5n peut avoir une certaine fréquence et qu'on a pu la confondre avec l'hyfocéphalie.

EBciH»ndroiii céphaiiquc. — Ueniiiiigue et Wagner ont nientioniié un cas etmneurs crâniennes chez un fœtus mort-né. Cette tumeur était constituée &r des tissus fibreux, cellulaires, cartilagineux, et par de la substance osseuse. Vteorrha^es eérébraies*. — Gibb a observé chez un fœtus nouveau-né ne contracture des membres du côté gauche qu'on ne put étendre qu'en ^nipaui les tendons des fléchisseurs. A l'autopsie, il trouva un caillot ancien 'ans rhêniisphère droit. Le pariétal correspondant était dénude et il présen- ^ïl une ecchymose étendue. La mère avait reçu, trois mois avant, un coup

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violent dans la région abdominale, et cest à cet accident que tiibb atlnbot la lésion observée chez le fœtus.

Â. Bérard a trouvé dans le cerveaii d*un fœtus de huit mois et demi un caillot volumineux. OUivier (d'Angers), chez un fœtus âgé de six mois, constate la présence d*un caillot de sang dans l'un des ventricules latéraux. Il n'existait aucune trace de violences.

Tomenra de la moelle épioière. — Depaul a observé chez un Icetus m? tumeur de la région sacro-coccygienne du volume d'un œuf de poule et qui « prolongeait dans le bassin. Robin, qui semble en avoir vu d'autres eiemplt-N a reconnu que cette tumeur était constituée par une hypergènése desélénienU de la substance grise de la moelle.

Rayer et Bail ont constaté chez un fœtus de six mois une tumeur du toIuib? de la tète d'un enfant à terme et située dans la même région. Elle était, coni i ¥ la précédente, formée par une hypergénése, sans modification histologiqiK des éléments de la substance grise (myélocytes).

cionvaiaioiM. — Le fœtus, pendant la vie intra-utérine, peut être attei^ d'accès convulsifs. Les contractures musculaires qu'il présente à la naissance sont le plus souvent dues à des convulsions dont la cause n'est pas toujouri appréciable.

Sous l'influence des accès éclamptiques de la mère, Tenfant sucannW souvent à Tasphyxie ; mais parfois aussi il est atteint de véritables con^nK sions. (lazeaux et Prestat ont vu, dans ces conditions, des fœtus naître coif^ tracturés et succomber ensuite à une nouvelle attaque d'éclampsie.

Plèvre Intermittente. — Schuzing, Iloflmann, Russel, Beubel et Sin)p>oÉ ont constaté que le fœtus pouvait être atteint de fièvre intermittente lorsqf^ la mère était elle-même sous l'influence de fièvres d'accès tenaces. Ont même vu, dans ces conditions, la maladie persister après la naissance. Des^n^ maux rapporte le cas d'une femme enceinte de six à sept mois qui fut atleirrfi' de fièvre quarte. Quand elle devait avoir un accès, les mouvements du fœî'u devenaient tumultueux, et après sa naissance il présenta les symplouK* d'une fièvre quarte. Bien que ces faits soient peu nombreux, ils me parais5<fî! incontestables.

Xona. — Cooke a observé chez un fœtus un zona (]ui avait la ttKWi physionomie que chez l'adulte.

Kirrhonose. — Lobslein a décrit sous le nom de kirrhonosc (maladie jatim* une afl'ection singulière, caractérisée par la coloration jaune de toutes Ie5y^ reuses, du cerveau, de la moelle épinière et du grand sympathique qui foîniait deux lignes jaunes sur les côtés de la colonne vertébrale. Les poumon>. dans un cas, présentaient la môme teinte. Le foie ne semblait point altéu^, t! la peau avait sa coloration normale.

Lobslein paraît avoir observé six fois cette maladie, dont il ne peut cxpliqiJ-T ni la nature ni la cause* Je dis parait, car les explications qu'il donm» <iîJi" son mémoire laissent un peu d'hésitation sur ce point.

Doutrepont rapporte une observation tout à fait semblable relative à or fœtus mort-né dont il a fait l'autopsie.

Intoxication «ntnrttlne. — Constantin Paul a étudié, au point de vuid'

{:ro!»sesse, Taction désastreuse de l'iiitoxicatioji satuniiiic chez les femmes. !Sl une des plus puissantes causes de mort du fœtus qui subit Tempoimement plombique dans la cavité utérine. Sur 141 grossesses, dans ces aditions, Tauteur a constaté 82 avortements, 4 accouchements préraah^ 5 roort-nés. Les enfants nés à terme et vivants semblent porter en eux geiTUC de la mort. Si on compte les survivants, on constate que 20 ont :€ombé dans le cours de la première année, 8 dans la deuxième, 7 dans troisième; sur les 24 autres, 10 seulement avaient dépassé la troisième lée.

krofaie. — 11 est probable que la scrofule 41* épargne pas le fœtus ; cepenit ia seule manifestation évidente qu'on observe pendant la vie intra-utée est caractérisée par les tumeurs blanches et les luxations spontanées it nous avons parlé plus haut. Œhler, ayant trouvé les glandes mésentéri- » du fœtus tuméfiées, en a conclu à la scrofule, bien que les parents ne 3)entnssent aucune trace de la maladie. Ce caractère isolé nous semble inlîsant. Il est fort probable qu*une diathèse scrofuleuse très-prononcée chez parents doit avoir une influence sérieuse sur la santé des enfants; mais i}u à présent on a pas trouvé les traces héréditaires, et dans les cas de leurs blanches ou de luxations spontanées, l'état des parents n'a point été é.

iwitre. — Simpson, dans son mémoire sur le goitre congénital, cite quelle observations de cette affection. Dans le cas qu'il a observé chez un ent qui mourut après sa naissance, la tumeur était constituée parles éléments ^ertrophiés de la glande tyroïde. Elle était du volume d'un œuf et entoui la trachée en la comprimant. Il cite également quatre faits semblables ïarlenant àGodelle, Veber, KeilleretFrancus. Ce dernier auteur considère ;oilre congénital qui, dans quelques cas, se montre héréditaire, comme une nifestation de la scrofule.

Jpiegelberg a également observé trois cas de goitre congénital, et Betz a bliê un mémoire sur ce point de la pathologie fœtale. Il considère Taffeca comme beaucoup plus fréquente qu'on ne le croit. hns le travail que je viens de citer, Simpson signale d'autres tumeurs de la [ion cervicale dont la nature, parfois mal déterminée, a donné lieu à des vursde diagnostic. 11 mentionne des tumeurs décrites par MeckeK Otto et iUtres pathologistes comme des kystes du tissu cellulaire et situés à la région klérieure du cou. felllessont remarquables par une divison centrale qui les tare en deux lobes latéraux symétriques. On les a parfois prises pour un tua bifida.

h'autres tumeurs des régions antérieures et latérales de la région cervicale, iiunêes hydrocèles congénitales du cou, sont constituées par la réunion de u\ ou trois kystes séreux qui augmentent après la naissance et (|u'on peut "lier par la ponction et l'injection iodée.

Tamciurs de la bouche. — P. Dubois a signalé l'existence d'une tumeni blinguale chez un nouveau-né. Malgré son siège, elle était située, non sur le Hiicher buccal, mais à la face inférieure de la langue. 11 la considère comme le espèce de grenouillette. Burdel a extrait du canal de Warlon chez ufi

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nouveau-né un calcul saiivaire constitué par du phosphate de cham uni û mucus salivaiie.

Stoltz a publié un cas de greuouillette chez le fœtus. Enfin, Siiupsoo [M de Taits analogues, sans cependant en citerd'observatiou.

Kinvilliers a extirpé sur un nouveau-né une tumeur fibro-ceUulaireîiDpU tée sur le bord alvéolaire du maxillaire supérieur. Elle était assez volui neiise pour obturer complètement la bouche de Tenfant.

TiuMors diweracs. — On rencontre parfois chez le foetus des tiimeuM diverses nalures : encéphalocéles, inclusions parasitaires, kystes séreux. Ces tumeurs occupent les dive^ points de la surface externe de renfanl. ai rapporté, dans ma thèse d'agrégation, une vingtaine d'exemples; c étaient assez volumineuses pour faire obstacle à raccoucheinent.

Abeé« dm tlsim ceUnlalre. — OUivier d'Angers a fait Tautopsie d'uu U de trois mois qui portait au-devant du cou un phlegmon siégeant dao tissu cellulaire. Il s'étendait de la base delà mâchoire inférieure à l'articj lion stcrno-claviculaire droite. Cet abcès contenait un pus blauchâtM crémeux.

J'ai reçu un enfant à terme qui présentait, au moment de la naissanc-ei abcès sous-cutané, situé à la partie moyenne et externe du bras gauche. eu ne circonstance de la grossesse ne pouvait être invoquée pour expht] cet abcès, qui guérit rapidement après l'évacuation du pus. L'enfant était] reste, vigoureux et bien portant.

Moniitraosltéft et ▼!««• de eonffonnatlos., — Je n'ai pas CTU devoir f^ entrer dans Tétude de la pathologie fœtale les lésions de déveloj^ement constituent de simples anomalies pour le fœtus; ce serait donner à i cadre une étendue beaucoup trop considérable.

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