A!(0MALIES DANS LEUR CAPACITÉ
ttawln trop |iciK. — (ÈtroUesse absolu de Velpeau,) — Les bassins H cette nature doivent être divisés en deux catégories di^inct^. Datts la |t-
VICES DU BASSIK. 81d
ire se Irouvent les femmes d'ane taille ordinaire ou même au-dessus de la ^eime, dont les formes sont gracilles et élancées. Rien, dans ce cas, ne t faire soupçonner le vice de conformation, si le hasard ou un accoucheil laborieux antérieur ne fournit pas au praticien l'occasion d'une eiploon complète et attentive. Aucune déformation du squelette n'éveille 1 ation, et, dans les faits signalés par les auteurs, c'est au dernier monfent et )résence des obstacles à l'expulsion qu'oif a connu l'angustie. Hîgele, qui a le premier décrit ces bassins, les attribue à un jeu de la nau et on serait fort embarrassé d'en donner une meilleure explication, car èveloppement des os, leur épaisseur et leurs articulations ne présentent an caractère particulier.
pendant rien n'autorise à admettre avec Naegele que l'étroitesse absolue plus commune qu'on ne pense; elle est, au contraire, prodigieusement i dans ces conditions. Il en rapporte seulement trois cas; en y ajoutant Ire autres signalés par Lenoir, on obtient un total de sept observations iement, appartenant à des femmes dont la stature' était au-dessus de la fenne.
es bassins de femme sont loin d'avoir la même capacilé, et il serait l;eremcnt possible de relier les plus grands aux plus petits par des transiis insensibles ; mais nous n'avons à nous occuper ici que de ceux dont gusli»» peut gêner l'expulsion du fœtus, et, je le répète, les exemples ruis par la clinique sont trop peu nombreux pour que les suppositions se stilueut à la réalité.
^ans la seconde catégorie, on doit ranger les bassins appartenant aux imes que l'incomplet développement de leur stature fait ranger dans la îse des naines. Le volume, la structure des os et le mode d'articulation l parfaitement normaux; seulement le bassin, réduit régulièrement dans s ses diamètres, ne permet pas l'expulsion spontanée de l'enfant. Mais ici comprend la raison de l'angustie : la petitesse du bassin est en rapport c la stature du sujet. Cependant on a observé que le nanisme n'entraînait •forcément l'étroitesse absolue, et, le plus souvent, les femmes dans ces éditions ont présenté des diamètres pelviens assez étendus pour que icoucheinent fût spontané. Naegele cite un seul cas de nanisme commué détroitesse absolue. Lenoir, d'après Fourichon, Nichet et Gensoul, rapporte deux ; Dubois en a constaté un autre, ce qui fait quatre en rt.
Enlin Naegele possédait un bassin vicié par arrêt de développement chez e fille de vingt et un ans, qui présentait, sous le rapport de l'intelligence des formes, les caractères de l'âge puéril. Les différentes pièces de l'os des »eldu sacrum n'étaient unies que par des cartilages, et les organes de la production n'avaient pas acquis le développement de Tâge pubère. Ces cir- 'islauces excluent la possibilité de la conception. On ne peut donc noter fait qu'à titre d'anomalie dépourvue d'intérêt au point de vue qui nous •cupe.
La diminution des diamètres qu'on observe dans cette forme d*anguslie • "1 dépasser dcui centimètres et demi, et les résultats funeste^ de l'arcou-
soal
820 DYSTOCIE HATERKELU:.
dieineiil, qui a été mortel neuf fois sur les ouze cas que nous a vous rapporta Surxe nombre, un seul enfant est venu vivant et huit ont succombé; lesoal des deux autres est inconnu.
Basala trop gvmad. — Je ne mentionnerai l'excès d'ampleur du bassin pour combattre les motifs qui Tout fait considérer par les auteurs, de] Deventer, comme une cause de dystocie. Les inconvénients quon luit attribués reposent uniquement sur des hypothèses qui ne soutiennealffi Texamen.
On a dit que : 4
1° Dans Tétat de vacuité, Tamplitude du bassin laisse Tutèrus Libre I flottant au milieu d'une cavité trop spacieuse, et l'expose aux déplacefoea
Celte assertion est très-mal fondée. Si on compare le volume de rutên l'étendue du bassin, il devient parfaitement évident que les parois de ce df nier ne jouent aucune espèce de rôle dans la sustentation de l'utérus. U augmentation d^ quelques centimètres dans les diamètres pelviens ne [loun^ favoriser les déplacements de l'organe que s'il était enchâssé par la paroi^ seuse. Je n'ai pas besoin de dire qu'il n'existe rien de semblable.
2-" L'utérus, trouvant dans l'excavation plus d'espace pour se àévolup(^ séjournerait jusqu'à une époque plus avancée et déterminerait sur les orgi de la région les phénomènes qui sont dus à la compression. A la lin d^ gmssesse, la tète, engagée prématurément dans l'excavation, renouvelle les compressions du début.
Cette manière de voir est aussi peu justifiable que celle que je vieiî» combattre. C'est se faire une idée bien fausse et bien inexacte des canse^i déterminent l'ascension de l'utérus que de les attribuer ù une pression d( paroi pelvienne, dont l'efTet serait analogue à la pression des doigts cha: un corps rond et glissant. Au moment où Tutérus s'élève dans la cavité ù minale, son diamètre ne dépasse guère huit centimètres ; ce n'est donc p sous l'influence d'une pression du bassin, dont la cavité en mesure d qu'il subit ce mouvement d'ascension.
A la fin de la gestation, l'engagement prématuré de la tète dans l'excai tion ne dépend nullement de l'excès d'ampleur du bassin. Ce phémHiid s'observe ou manque dans les conditions normales indépendamment de cà cause. I
3® Pendant le travail, la femme serait exposée à tous les accidents d u:)4 couchement trop prompt. L'organe, mal soutenu par les parois osseuses, pd être poussé jusqu'à la vulve ou être chassé au dehors avec le fœtus. ^
Je ne comprends guère qu'à notre époque on fasse encore résider dâtb 1<! parois osseuses les résistances à l'expulsion. 11 est de toute évidenctr «{^ l'expulsion est retardée presque exclusivement par les parties molles : cbtj tation du col, résistance du périnée. En traversant le bassin normal, le Ur^ subit des frottements, mais ses diamètres sont inférieurs à ceux de la riH»*^ qu'il traverse, et, quand bien même ce canal aurait une étendue exagérée. «îi» n'aurait aucune influence sérieuse sur la résistance des parties molles. ^ constituent, je le répète, l'obstacle réel à la trop grande rapidité du tn^-^
Quant à l'expulsion simultanée du fœtus et* de l'organe gestateur, c'H ^-
! iiypotliése qa'on serait fort empêché de justifier par un seul exemple
venu sous cette influence.
i"* Après raccouchement, TutéruS's'abaisse prématurément dans un bassin
[) large, et la compression qu'il exerce sur les organes voisins peut deve-
la cause d'inflammations toujours redoutables.
e crois qu*il est inutile de réfuter cette dernière assertion véritablement
rile.
iprès avoir formulé les dangers déterminés par l'amplitude exagérée du
iin, il était logique de signaler les indications que présente ce prétendu
f de conformation; aussi h y a-t-on pas manqué. Seulement on a oublié
il est impossible de mesurer avec précision sur le vivant les dimensions
t>assin normal, et qu'on peut encore moins apprécier son excès d'étendue.
BASSINS ALTÉRAS PAB UN TRAUMATISME OU PAR LE DÉVELOPPEMENT DE DÉGÉNÉRESCENCES OU DE TUMEURS OSSEUSES.
es causes qui déterminent ces lésions sont diverses et fort rares; nous [Qinerons les principales.
teifli dUffonnc». — Lenoir rapporte l'observation de Barlow, relative à une ture du pubis, déterminée par le passage d'une roue de voiture sur le dn. Le csd était tellement difforme et volumineux, qu'il s'avançait jusqu'à 326 millimètres de l'angle sacro-vertébral. La femme, soumise à l'opéracésarienne, guérit. Papavoine a observé sur le coxal droit trois fractures, e au tiers postérieur de l'os, l'autre sur la branche horizontale du pubis, n la troisième sur la branche ascendante de l'ischion, près de la tubéro*- . La consolidation vicieuse de ces fractiures avait déterminé une angustie ienne assez considérable pour nécessiter une intervention, à laquelle la me a succombé pendant l'accouchement. Rowland Gibson pratiqua l'em- )tomie pour une déformation du sacrum vicieusement consolidé, à la suite 1 accident de voiture. Lenoir cite également un fait analogue de David. A topsie de la femme, on trouva un cal vicieux du sacrum, qui avait été dien quatre parties.
existe au musée Dupuytren un bassin dont la cavité cotyloïde est enfon*
Les éléments du cal font, dans l'excavation, une saillie arrondie de
ire centimètres ; la portion de l'os iliaque voisine de la symphyse est éga-
ent déplacée. L'histoire de ce bassin manque, et on ignore si cette lésion
t compliquée d'une grossesse.
hez nos grandes femelles domestiques, qui sont exemptes de rachitisme et itéomalacie, les fractures du bassin vicieusement consolidées sont à peu s les seules causes de dystocie qui appartiennent aux déformations du 5i«.
es sortes de lésions peuvent être soupçonnées lorsqu'on connaît les anté'^ ents de la femme ; mais, en J'absence de tout renseignement sur les fracis qui ont pu devenir la cause de cals vicieux, on est pris au dépourvu, et »t seulement pendant le travail que les accidents éveillent l'attention du licien.
lOOLlB àCL. 53
822 DTSTOQE MATERNELLE.
Loxafloii dtm denriéves YcrtèbKs lombidras. — Killian rapporte trois observations de luxations des vertèbres lombaires. Dans la première, la cinquième vertèbre déplacée se trouvait, par sa base, en rapport avec la fiœ antérieure de la première pièce du sacrum, et formait avec elle un aQ|l^ droit ; Taire du détroit supérieur était réduite d'avant en arrière à 8oixaol»|| douze millimètres. Dans la seconde, observation presque identique, le dia^ mètre antéro-postérieur mesurait cinquante-quatre millimètres. Enfin, daif la troisième, publiée sans détails, la femme, comme dans les autres cas, bt soumise à l'opération césarienne. Lenoir cite un quatrième fait analogue^r^ porté par Belloc, et qui eut une semblable terminaison; la lésion, sembÛj due à une destruction tuberculeuse de la vertèbre.« ^,
Dans ces cas, Taltention est éveillée par l'aspect général de la femme; ufl pareille déformation de la région lombaire est compensée au moyen d'inca^ vations dans un sens opposé de la colonne vertébrale. De plus, la région lûi^ baire est le siège d*une dépression, d'un enfoncement très-caractéiisliqua Le toucher vaginal complète le diagnostic, et on atteint très-fadlemef l'obstacle qui obstrue en quelque sorte l'entrée du détroit supérieur. |
fixostoses et tomeiini omeiiMS du bassin. — Les tumeurs OSSeuses || bassin sont très-rares. Nsegele, dans une analyse très-sommaire des cas (f bliés, conteste que ce soient des exostoses, et pense que le plus souvent on avj afTaire à des exemples de projection en avant du sacrum. L'opinion deNaegi|| peut être vraie, mais il ne faudrait pas lui accorder une valeur trop absoloil lui-même rapporte deux faits d'exostoses appartenant à Leydig et Kibbin. El malgré son désir trop évident de contester les afOrmations de Yelpeau) il n'a pas démontré que les observations de Cloquet, Dœveren, San&j fort, Barbant, Autenrieth et Fried, cités par mon savant maître, fussent ■ exactes. j
Naegele se contente de nier, et la négation d'un fait qu'on n*a pas ofasenl n'est pas un argument suffisant pour lui enlever toute valeur. Thiery a égal* ment publié un cas d'exostose pelvienne qu'il est difficile de ne pas admeltn Enfin Kill a pratiqué l'embryotomie pour un exostose de la symphyse sacre] iliaque, développé dans l'intervalle de deux accouchements.
Les exostoses ne sont pas les seules tumeurs osseuses développées sur k^ parois du bassin qui peuvent empêcher la parturition. Velpeau rapporte deut faits de Burns et de Lassus, où des espèces d'apophyses styloïdes proéminâia4 dans l'excavation. La saillie observée par Burns était de plus de six centimètres, et il survint une déchiinire de la vessie et du col utérin pendant )^ travail.
On a admis que des tumeurs pelviennes de diverses natures pouvaient ir venir cartilagineuses, ostéiformes et, se soudant consécutivement à la paru du bassin, constituer un obstacle très-grave à l'expulsion du fœtus. Il exiitt*. en effet, au musée Dupuytren, deux bassins présentant des altérations ^ cette nature ; mais on ignore s'ils proviennent de femmes ayant eu des accû<r chements. Parmi les observations citées, relatives à des cas de dystocie, U seule qui soit évidemment une tumeur ostèiforme consécutivement adhérent' appartient à Pellegrini. Dans tous les autres faits cités, et que j'ai cootn>Jê^
;it d'altérations d*une autre nature et qui n'appartiennent pas évidem* à des productions osseuses.
point de vue de la pratique, la détermination rigoureuse de la nature imeurs osseuses de la paroi pelvienne n'a qu'une importance secon- . Elles ont ces caractères communs de gravité, que leur adhérence ne d pas de les refouler, au moment du travail, au-dessus du détroit supè- , comme cela est parfois possible lorsqu'elles sont mobiles. En outre, s souvent, on ne reconnaît leur existence que pendant la parturition, et époque où on n'est plus le maître de choisir entre l'accouchement préré et une opération grave pour la mère ou mortelle pour l'enfant. téiiMweoBic*. — La dégénérescence cancéreuse des os pelviens n'est bsolument rare, et cependant les faits de dystocie provenant de cette
sont tout à* fait exceptionnels. Pucheit«n a rapporté deux cas; mais je S avec Lenoir *, qu'il s'agisse véritablement de cancer. L'un semble > qu'un enchondrome et l'autre une tumeur fibreuse, toutes les deux
adhérentes au bassin. Cependant les observations de Scharf et de r ne laissent aucune place au doute. Tyler-Smith, dans son Manuel tétrique, donne la figure d'un bassin qui est le siège de trois tumeurs Creuses distinctes.
fin, Stoltz en a publiée un cas très-remarquable qui a nécessité une opé' a césarienne dont le résultat fut heureux pour la mère et l'enfant. I développement de l'ostéosarcome est accompagné de douleurs violentes Mlirent l'attention du praticien, et lui permet de prendre ses mesures it 1 époque de Faccouchement. De plus, la nature de la maladie, qui se line toujours par la mort, permet d'agir exclusivement dans l'intérêt de antet justifie l'emploi de l'opération césarienne.