DIAGNOSTIC DES VICES DE CONFORMATION OU BASSIN
ms l'immense majorité des cas, les vices de conformation du bassin ïenl être soupçonnés pendant la grossesse, lorsqu'ils reconnaissent pour (6 le rachitisme. En effet, les déformations qu'on observe sur les autres les du squelette éveillent l'attention, et il est rare qu'une exploration ntive ne mette pas le praticien sur la trace de la difformité. Cela est vrai eut quand il s'agit du rachitisme, de l'ostéomalacie ou des luxations conitales.
n'en est plus de même pour les bassins obliques ovalaires, les tumeurs lises et les cals difformes, qifi déterminent des angusties imprévues. Rien iîent éveiller notre attention. Si l'on examine la femme pendant la gesta'tt c'est surtout la matrice qu'on interroge, et au moment du travail on se ^e subitement en présence de difficultés insurmontables, itpendant les tumeurs osseuses dont j'ai cité les observations avaient un Uoppement tellement considérable qu'il était difficile d'en méconnaître la pence dans la plupart des cas. Et il est fort probable que les femmes n'a- ^tpas été examinées antérieurement à l'accouchement. Ken que l'angustie déterminée par ces causes soit excessivement rarC) la
824 DTSToae biaternelle.
possibilité de les reiicoutrer justifie le précepte de soumettre à une investi^ lion attentive, pendant la gestation, les femmes confiées à votre direction alors même que rien dans leur conformation générale ne vous fait craiiidn un bassin déformé. '
A part le bassin oblique de Naegele, qui nécessite un procédé de meitsofi^ tion spécial, le doigt est, je le répète, le meilleur des peMmètres. J ai H montré (p. 45) le peu d'utilité de ces instruments, je n'ajouterai doDC m de plus sur ce point. I
Le rachitisme est une maladie qui sévit surtout dans les trois premiMl années de l'existence. Il faut donc toujours s'enquérir de l'époque où lanaÉ chc s'est établie dans la première enfance et tenir compte des circonstuMi et des lésions qui ont pu la retarder ou la rendre temporairement impodM après son établissement. Si les renseignements fournis au praticien luirèil lent des troubles de cette nature, il doit examiner attentivement TétatgèiKi du squelette.
Les déformations rachitiques procèdent de bas en haut. Si les défonnadl se montrent sur les membres supérieurs et la colonne vertébrale, il est à ^ près certain qu'elles existent également sur les os du bassin. Quand lesnà bres inférieurs sont parfaitement intacts, il est très-probable, au conti4 que le bassin est bien conformé. L'incurvation des tibias, bien que lé^ de l'importance à ce point de vue, et il faut parfois passer les doigts $0* crête tibiale pour la reconnaître. *
Il faut également noter la longueur relative des fémurs. Le rachitî4 déforme le os, de plus, il les arrête dans leur développement. La briè4 des fémurs est donc un caractère important dont il faut tenir compte.
J. Guërin, si compétent dans ces questions, affirme qu'on peut approdi tivement déduire la dimension des os du squelette de l'examen d un o:« formé. Il ajoute que la réduction des diamètres du bassin est intenut^ au degré de réduction du fémur et de rhumérus.
Ilohl a prétendu que les infiexions latérales des vertèbres lombaires pi naient un resserrement plus notable du côté de la convexité de la colontirJ plus, la courbure des fémurs en avant rétrécirait le diamètre transvoi^^: courbure en dehors produirait le même résultat sur le diamètre aultTi>-fi tcrieur.
J'ai examiné, à ce point de vue, les nombreux squelettes rachitiques d> ol collections, et j'avoue n'avoir rien constaté de semblable.
Les conséquences si redoutables des vices de conformation du ba^^^n il posent au praticien le devoir d'éclairer les familles sur la gravité du nS tisme et sur la nécessité d'un traitement méthodique et suOisamment \^ longé. Le repos complet, le décubitus horizontal et l'huile de foie de m^-fi en constituent la base. 11 ne faut permettre aux enfants de marcher quel que le squelette consolidé peut supporter sans fléchir le poids du corp>
Les incurvations des membres constituent pour les jeunes garçom i simple difformité. Pour les petites filles qui seront mères un jour, ces icM< peuvent devenir une cause de mort au moment de raccouchement.
Malheureusement, dans les classes pauvres, le médecin est rarement
ilté dans ces conditions, aussi c'est presque exclusivement chez les gens •u aisés qu'on observe les angusties pelviennes.
IJ arrive parfois que des moyens orthopédiques appliquées à temps corrigent ' %z bien l'incurvation des membres inférieurs pour que des déviations sé- ■uses disparaissent presque complètement. U faut tenir compte de cette cir- (i<tance dans l'enquête qu'on fait subir au sujet, sur ses premières années, Mes procédés orthopédiques n'ont eu aucune influence sur la déformation f os pelviens, et on peut rencontrer un bassin sérieusement rétréci, bien p les membres inférieurs aient une conformation presque normale.