INDICATIONS QUI RÉSULTENT DES VICES DE OONFORMATION DU BASSIN
/examen de cette question embrasse deux périodes très-différentes : ' Le praticien est appelé à constater le rétrécissement pendant la grosse et à une époque éloignée de son terme. Alors il est maître de la situa- I. Si langustie est assez grave pour lui faire redouter une terminaison )euse pour la mère ou pour l'enfant, il peut avoir recours à l'accouche- Qt prématuré artificiel ou même à l'avortement provoqué (voir ces cha- «). • ' .
' Il n'est appelé qu'au moment de l'accouchement ou pendant le travail. ^t alors contraint de subir toutes les chances défavorables d'une pareille alioD, et les moyens qu'il mettra en œuvre seront subordonnés au degré rétrécissement.
/)rsqu'il s'agit de déterminer au dernier moment la nature de l'interven-
I dans les angusties pelviennes, on ne peut formuler que des lois gênées. Les situations les mieux appréciées laissent encore quelque chose à )prévu. On arrive à reconnaître la forme du rétrécissement, la dimension diamètre le plus altéré, et c'est là, il est vrai, l'important; mais les rapts exacts des parois pelviennes déformées échappent à notre examen. Cette une ne permet pas de prévoir les complications qui peuvent surgir sous le influence.
In admettant qu'une investigation complète nous fournisse des notions oureuses sur la forme et la capacité du bassin vicié, il reste encore une ininue à élucider : c'est le volume de la tète fœtale qui doit franchir l'obstacle le degré de réductibilité qu'elle présente. Il est impossible de rien préjur sur ce point, et c'est seulement pendant Topération qu'on est éclairé par résistances ou les facilités de l'extraction.
II existe dans la scienCe des faits rares, il est vrai, mais parfaitement ^dis- (ab)es, relatifs à des fœtus expulsés spontanément à travers un rétrécisseînl de six centimètres et demi.
Pour obvier à l'ignorance où nous sommes relativement au volume de la ^ du fœtus, on a basé l'intervention sur des moyennes. Le diamètre bi-pa- -tal est de 90 millimètres, et le sousroccipito-bregmatique, qui s'engage dinairement le premier, mesure 95 millimètres. 11 ne faut pas perdre de '^ que les moyennes de cette nature sont mal applicables aux cas particuliers
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et qu'on peut observer la coïncidence d'un bassin vidé et d'une tète folil^ très-volumineuse.
Ces éventualités ne permettent pas, je le répèle, de formuler des r^ précises à Tintervention, et c'est à l'habileté et à la sagacité du praticien qal faut s'en rapporter pour surmonter les obstacles imprévus.
Il est, du reste, un précepte fondamental dont il ne faut jamais se ( tir : c'est d'épuiser d'abord les procédés d'intervention les mcnns çmd avant d avoir recours à ceux qui présentent des dangers sérieux ^ inèvitaUl pour la mère et pour l'enfant. \
Les méthodes d'intervention diCTérent et sont naturellement subordonitll au degré de la déformation.
On a divisé, à ce point de vue, les angusties pelviennes en difTére^i classes.
La division adoptée par P. Dubois, en 1834, est encore acceptée de ri jours. Ce savant maître admettait trois catégories principales de rètrMri ment. Dans la première, il rangeait les bassins dans lesquels lerètrècissefll laisse un passage d'au moins 95 millimètres dans tous les sens. DansU| conde, l'angustie oscille entre 95 et 67 millimètres. Dans le troisième, <4 il range les bassins dont le degré d'ouverture est inférieur à 67 millimèUI
Cette classification ne répond plus aux exigences de la pratique. Cn^ 4 sion de cette nature ne saurait être arbitraire, chacun de ses degrés doit 4 respondre à un mode d'intervention différent, sans cela elle n'aurait ao4 raison d'être.
A l'époque où Dubois publiait cette classification, on connaissait le cèpl lotribe déjà depuis plusieurs années, mais l'heure de sa vulgarisation n'm point encore arrivée, car Dubois ne dit mot de son application, et cepend^ on sait que, dans les cas extrêmes, c'est un ressource importante qu'on 1 utiliser. \
Il est, en oulre, certain qu'entre 95 et 67 millimètres, il existe desd<^ intermédiaires qui comprennent des indications très-différentes. Cela e<t ij lement évident, que les^ auteurs qui ont .accepté les idées de Dubois ont i forcés d'établir des subdivisions dans son cadre.
Enfin, j'af introduit dans la pratique un instrument, Vaide-forcfpt f diminue la sphère d'action du céphalotribe.
Il me paraît donc nécessaire de substituer les divisions suivantes à celil
de Dubois. Je place en regard de chaque degré le mode d'intervention qéH
correspond. i
1*' degré d'angustie : 95 millimètres. Expectation.
2* — — de 95 à 80 millimètres. Forceps. ,
5* — — de 70 à 80 millimètres. Forceps et aide-forceps.
4« — — de 50 à 70 millimètres. Aide-forceps et céphalotrily
5« *. ^ 50 millimètres et au-dessous. Opération cé^rienne.
Avant d'examiner chacun de ces degrés avec quelques détails, j'ai h^sm de répéter qu'il ne s'agit ici que de généralités laissant la porte ouverte i A nombreuses exceptions, et que les procédés d'intervention les plus gravou
ivent être mis en œuvre que lorsque ceux qui présentent de moindres danrs ont été reconnus inutiles. J'écarte également de cette étude les compliions étrangères à Tangustie et qui tiennent à une cause autre que la pré- (tation du fœtus. Enfin, le diamètre bi-pariétaldu fœtus est supposé mesurer millimètres.
Pronier «cffré. —Le plus pbtit diavètre du BASSin mesure au moins 95 millilEs. — A ce degré, l'accouchement spontané est un peu plus pénible et & long que lorsque le bassin est normal. Hais, en général, on peut espérer il se terminera spontanément et d'une manière heureuse. Il faut donc bord attendre, tout en surveillant la marche du travail. I est admis dans la pratique française que l'enfant ne souffre pas d'un tra- [prolongé, aussi longtemps que les membranes ne sont pas rompues. Cette lion est exacte ; mais, dans l'accouchement, on doit se préoccuper égaleit de l'intérêt de la mère en même temps, et il me parait que des contracis violentes et répétées pendant un certain temps sans résultat, après l'ene dilatation du col^ peuvent être considérées comme une cause d'interven- . lii longue durée du travail est, par elle-même et en l'absence d'autres iplications, la source de sérieux dangers pour la mère, et sur ce point la istique de GoUins est pleine d'enseignements. Le travail de cet auteur est ^'sur 15,8S0 parturitions, et il donne les résultats suivants :
ROHimc
NOMBRE
DCRÉE DU TRAVAIL.
DES ACCODCHBIIEKTS.
DES MÈRES DlSCÉDÉlS.
PROPORTIOIt.
heure
1 sur 322
u-dessus de Ut h. . .
Total
oilà un document basé sur des faits qui prouvent que l'expectation n'est aussi complètement innocente qu'on a coutume de le répéter. lia progrest de la mortalité est si intimement liée à la durée du travail qu'il faut tenir ad compte du relevé de Gollins, et la tradition me paraît devoir s'incliner ant les chiffres. Simpson, qui a reproduit les tableaux de Gollins, partage érement cette manière de voir.
e principe admis, et il me parait peu contestable, il est encore très-diffide tracer les règles de l'intervention, et le tact, l'habileté du praticien ent ici un grand râle. 11 doit tenir compte de toutes les circonstances de ^ail, de l'énergie des contractions, de l'état de la femme. Cependant la itation étant complète, il faut écarter les complications qui peuvent retari engagement du fœtus, et la rupture artificielle des membranes aura pour