‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 173 sur 277 · RUPTURES · texte numérisé non relu

RUPTURES

UU3 l'influence des efforts violents résultant au travail, on peut observer des rup- » sur les différents points de l'organisme.

Uiptares de Fntéras. — Rare avant le deuxième mois, c'est surtout au moment travail qu'on l'observe. — Elle survient approximaliveraent une fois sur 1,500 ou OO accouchements. = Causes : l' altération du tissu de l'organe ; 2" traumatisme et ences; 3* efforts trop énergiques. = L'altération du tissu est démontrée par les tdents de ruptures spontanées pendant la grossesse. — La nature intime de ce rallissement n'est pas exactement connue. — Les tumeurs utérines interstitielles sem- )t des causes de ruptures ; elles affaiblissent sur ce point la ténacité du tissu. — La jection en avant de l'angle sacro-vertébral détermine la contusion du point de Futépressé contre la saillie osseuse.— Cette meurtrissure a semblé le point de départ des *ures. — Le tissu cicatritiel, provenant d'anciennes lésions, peut également devele siège de l'accident. = Les causes traumatiques sont nombreuses : blessures, ssions par une voiture, coups, violences, tentatives d'avortement , manœuvres tétricales maladroites, les contractions trop énergiques s'épuisant contre un obstacle urmonlable. — L'accident survient ordinairement après la rupture des memines. = Symptômes. Les principaux sont : la douleur, la péritonite et Thémorigie. — Lorsque la lésion est due à une plaie pénétrante de peu d étendue, le fœtus quille pas la cavité utérine. — Quand la rupture est spontanée pendant la grosse, le plus souvent le fœtus passe dans la cavité abdominale. = La femme éprouve sensation d'une déchirure utérine. 11 survient des frissons, une sueur froide, des Myopes, des hoquets, des vomissements, une déformation du ventre, et la femme ïcoinbe rapidement au milieu des symptômes d'une hémorrhagie interne. — Il s'éole en même temps du sang par le vagin. = Pendant le travail les contractions ^nt, et le fœtus passe plus ou moins complètement dans le péritoine. == Si les aclents hémorrhagiques sont peu intenses, la malade succombe aux suites d'une pénale suraigué. = Diagnostic. — Parfois difficile pendant la grossesse, les phénomènes néraox font croire à une péritonite dont la cause intime ne peut pas être rigoureu- 'Jnenl précisée dans la majorité des cas. = Le palper, lejtoucher, la forme du ventre, - 'uscuitation et l'hémorrhagie, fournissent des renseignements importants à une période ^cée de la gestation. = Pendant l'accouchement, la cessation subite du tr vail coïn-

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cidant avec une perte, une douleur subite accompagnée â*une sensation de dèdûnn, des contractions très-énergiques ou une manœuvre obstétricale, pourront fûre sm^ çonner la nature delà lésion. r= Lésions analomiques. — Les ruptures derntéros panm siéger sur tous les points de Torgane. = La forme de la plaie, son aspect, a Isifar sont extrêmement variables. — La rétractilité de Torgane dioiinue rapidement retenez de la lésion. — Une anse de Tintestin peut faire hernie à travers la crevasse. — Le péritoine est souvent le siège d'un épanchement sanguin énorme. — La déchirure pmti^ comprendre que la tunique musculeuse et s^arréter au péritoine. — La tunique p^Uh niale peut être seule divisée. = Pronostic et terminaisons. — La rupture de ^otêf^^ est un accident ordinairement mortel. -^ Il existe cependant un certain Doatre it faits de guérison. — La mort survient parfois immédiatement par hémorrtia^.-Au bout d^un temps fort court, par péritonite suraiguê. ^ Plus tardivement, à la siite liées ou de suppurations abdominales. = Traitement- — Dans les premiers mois de la grossesse Tart est impuissant. On doit se résigner et renoncer à une interreotkxi 6recte. — Après le sixième mois, Tenfant vivant est tombé dans le péritoine. On |vaûquera la gastrotomie. — Pendant le travail, Tindication est la même avant la diUtitioii du ool.' — Après la dilatatbn, suivant la situation du foetus : forceps ou versioo. -Oi doit tenter de ramener le fœtus par les voies naturelles. — Dans les bassins rétrécs céphalotripsie. — S'il est impossible de ramener Fenfuii par les voies aalHcUes : p trotomie. ^

Bai^tare ém vaglB. — La léskin peut être déterminée par Texcés de Totaioe i fœtus traversant vn canal trop étroit. — Elle reconnaît surtout pour cause des wsm vres malheiireases. — Ou une altération pathologique. = Les symptômes sont ta mêmes que dans les ruptures de Tutérus, lorsque la déchirure est étendue et sic& i la partie supérieure de Torgane. — L'intervention, dans les cas de rupture da"n?( présente à remplir les mêmes indications que dans les ruptures utérines.

Kaptiure de la viiWe et du périnée.— La cause la plus fréquente de oesaccûbÉ est une disproportion entre le diamètre de la vulve et la tête du fœtus. — Oniêsel serve surtout chez les primipares. — Les contractions trop énergiques, incessanttsi mal dirigées, sont encore des causes très-actives de ces ruptures. — Les pnésenUùfl du sommet en occipito-postérieures persistantes sont particulièrement défavorabksàd point de vue. — Enfin, on note encore l'application maladroite du forceps. = La ^^ est fort souvent le siège d'une légère déchirure de la fourchette; cette lésion s'a 4| cune importance. = Les grandes lèvres sont quelquefois le siège d'une déchinirc* accroc, ou d'érosions déterminées par les rudes frottements qui ont lieu paniallt passage de la tête. = Les petites lèvres, trop tendues, peuvent être rompues lraib«salement. = Les ruptures du périnée sont : l*" partielles ou incomplètes : elles sVtâh dent jusqu'à l'anus qui n'est pas atteint, ou int^essent une moins grande HsxiàA k tissu ; 2' complètes : l'anus est divisé ; 3* centrales : Fenfant passe entre l'aime» ^ Taire et l'anus sans léser ces deux orifices. = Le traitement prophylactique de as^ chirures consiste à surveiller attentivement la période d'expulsion. =Letr;)âdoetf curatif comprend des indications différentes selon la gravité de l'accident. — On rt;uati avec des serres-fines, les bords séparés de la rupture incomplète.— Ladéchirartû* plète exige une opération dont le moment opportun n'est pas encore unanimemeot ^ terminé. — La déchirure centrale guérit ordinairement spontanément.

Boptnrede la Yeaele. — Accident mortel extrêmement rare.

liéftionsda bawlii. — Les fractures sont prodigieusement rares. — un éi^ plus souvent lediastasis des ligaments articulaires.

- On en connaît trois observations.

— L'appareil respiratoire peut se rompre s^*

it très-limité pendant les efforts de raccouchemeot. — Il en résulte un emphysème se dissipe en général spontanément au bout de quelques jours. «pcaresdesnmaéles. — On a constaté celles des psoas, des muscles droits, du bngnie. —Quelquefois une éventration.

■yfgo^ wmmemiÈmim^m, — On a observé la rupture du cœur, de Tartére pulmo- }., des vaisseaux céphalo-rachidiens, des veines iliaques, ovariques; de tumeurs iTsmales. — Pendant la grossesse, on a constaté la rupture de varices et de veines rfîcielles.

BIBLIOGRAPHIE

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