DÉVELOPPEMENT ANORMAL PAR PRODUCTION DE GAZ
^physème généralisé. — C'est seulement lorsque le fœtus est mort, et la rupture des membranes a donné accès à l'air dans la cavité de l'œuf, l'emphysème se développe. Les observations qu'on en rencontre dans la nce sont assez rares. Cazeaux^ en a attribué deux à Merriman. J'en ai ivé un autre appartenant à P. Dubois ; il existait en même temps un rétréement du bassin, et l'opération césarienne devint nécessaire. Depaula pu- ' un fait semblable, et Legouais, de Nantes, en a observé un cas qui m'a communiqué par Anger.
Waraolte* parait avoir observé plus d'une fois l'emphysème généralisé; 3 dit : a J'ai accouché beaucoup de femmes, dont les enfants, par le long >ur qu'ils avaient fait au sein de la mère après y être morts, sont venus fe, non-seulement de la tète et du ventre, mais de tout le corps, et cette l«re était la suite de la fermentation que cause la corruption qu'ils y Jenl contractée, faute d'être secourus à temps. »
^ diagnostic différentiel de l'emphysème et de l'hydropisie généralisée itêlre embarrassant. Le seul signe sur lequel on puisse compter dans Thy- ^Pisie est la fluctuation perçue dans la région abdominale du fœtus. La pré- '^ de gaz ne devient manifeste que lorsqu'on lui donne issue par une ponçai seulement l'emphysème survient dans des conditions spéciales, et ce ^^ qu'au bout d*un certain temps, après la rupture des membranes et la ^rtdu fœtus, qu'il se manifeste. On doit donc tenir compte de ces condi- '»s dans le diagnostic.
^Q a dit que de simples ponctions seraient peut-être suffisantes pour donner
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issue aux gaz qui distendent tous les tissus. Il est trés-probable qnedespam tions, même très-multipliées sur les points accessibles, ne seraient ^m^ utilité pour permettre le dégagement des gaz qui inûltrent toute TêconûiBi^
L'intervention doit être plus radicale, car la mère court des dangers ^ s'aggravent par une expectation trop prolongée. 11 faudra donc rèsenfi I ponction pour les cas où Tabdomen seul est distendu par les gaz etpntiQ«i le broiement du fœtus au moyen du céphalotribe, comme Ta fait Bepaui.
Cette pratique est d'autant plus sage que, dans les deux cas appirtotaj àHerriman, les femmes subirent une rupture du vagin déchiré pir le t( lume énorme du fœtus. A défaut de céphalotribe» on pourrait enconk ner issue aux gaz en pratiquant des incisions longues et profondes sur 41!^ rents points du corps du fœtus.
Tympantte partielle. — Le dégagement putride des gaz peut en quel sorte se localiser dans' l'abdomen et être une cause de dystocie presque sérieuse. Smellie* en rapporte deux observations dans lesquelles il dut oq^ le ventre avec un crochet pour terminer l'accouchement. Le même i\ signale un fait de même nature bien plus curieux. Chez tin fœtus, lev^ était énormément distendu par des gaz avant que les membranes ne (Ls rompues, par conséquent, avant que l'air atmosphérique, en pénétrant M l'utérus, ait permis d'expliquer la décomposition putride qui ne sunitit j habituellement lorsque le fœtus est enfermé dans les membranes iolKt Dans ce cas, la mort du produit de la conception remontait déjà à quelf jours au moins ; l'épiderme s'enlevait par places. Une autre partimln signalée par Smellie, c'est que l'enfant, plus léger que Feau très-abondi dans laquelle il baignait, se trouvait à la surface du liquide amniotiqiH^ malgré son énorme volume, était inaccessible au toucher.
Peu * rapporte un fait de tympanite abdominale; comme dans les C3^? cédents, il ouvrit l'abdomen pour terminer l'accouchement.