DU FŒTUS
Fréacwmtioa dv «oiiiniet. — Dans les présentations franches du som&u
les obstacles peu graves de nature à retarder l'accouchement tiennent saiti à des anomalies dans les phénomènes mécaniques du travail. Lorsque la i du fœtus arrive au périnée, elle subit ou a subi déjà un mouvement de m tion qui amène l'occiput sous la symphyse du pubis, quelque soit le point bassin où il se trouvait primitivement; néanmoins, dans quelques cas rv ce mouvement ne s'accomplit pas, et l'occiput se dégage en arrière.
Indépendamment de la lenteur plus grande imprimée à la marche dut vail, et des accidents qui peuvent en résulter pour le fœtus, cette anomaU pour la mère des inconvénients assez sérieux ; car non-seulement le iny, pénible et prolongé, a parfois un retentissement fâcheux sur les suites couches, mais encore la malade se trouve immédiatement et presque îq^^ blement exposée aux lésions du périnée, qui varient d'une déchirure paitii à une destruction comprenant le sphincter anal, enfin à on a obsei-^ê i rupture centrale, qui a permis le passage du fœtus entre l'anus et lâni» vulvaire.
L'examen de la disposition des parties explique parfaitement le mécans de ces lésions.
Lorsque la tête, dans les derniers moments du travail, appuie sur le fkiÎE et le distend, le fœtus n'a pas seulement à s'infléchir selon une courbe r^^ sentée par celle de l'excavation ; le périnée, en continuant le canal ^\^^ en augmente naturellement la courbure. Il faut donc que la région supen^a du fœtus s'accommode à cette direction; dans le cas où l'occiput vinit < avant, elle est parfaitement disposée pour cela; la symphyse pubienne f>n un obstacle à la progression de l'occiput qui se présente, la contraction p bilise la partie antérieure de la tète, le menton s'éloigne de la poiUiik\ front glisse naturellement sur le plan incliné que lui présente le pérînôe, c! mouvement d'extension s'accomplit autour d'un axe, qui est la sympL^s constituant la limite antérieure de cette courbe.
Mais lorsque l'occiput reste en arrière, le fœtus peut être comparés^" tige droite volumineuse presque inflexible, engagée dans un canal coutIk-.^ symphyse pubienne, en arrêtant la partie qui progresse, augmente, aa^ qu'il se peut, le mouvement de flexion de la tète; mais il est ateoluir^ impossible que ce mouvement acquière détendue de l'extension de> [<" sitions occipito-antérieures. Le menton du fœtus touche sa poitnoeri' flexion du fœtus ne peut donc coïncider exactement avec la courbun? pei^
Fig. 119. -
■ Présentation du sommet en occipito-postérieure persistante.
PRÉSENTATIOKS VICIEUSES. 945
néale, à moins qu'un point de cette courbure se redresse ou dispa*
ms ces condilions, Teffort utérin transmis par le fœtus ne se dirige pas ; Taxe de la vulve,
sur un point situé en anûère, et cet ef-
qui n'est plus déposé par une tige bricomme dans les occianlérieures, vient diinient appuyer sur le née, le distend et en rmine la lésion, inlervention est utile areil cas, surtout chez >rimipares. Elle con-
à appliquer le for- . On fera les tractions lâut et en avant, de 1ère à exagérer autant possible la flexion. On commandé, avant de iquer les tractions, de tenter d'opérer, à Taide du forceps, un mouvement t^talion, de manière à convertir la position en occipito-antérieurc; ce qui irait aucun inconvénient, exécuté avec prudence. On aurait plus de chances fuccès qu'en essayant de produire la rotation au moyen des doigts, comme a conseillé.
ne autre cause d'arrêt du travail réside dans les présentations inclinées a lête au détroit supérieur.
es auteurs ont admis que le sommet pouvait présenter au détroit supérieur tre variétés d'inclinaisons anormales ou présentations irrégulières. ï^e somt fléchi : variété occipitale ; défléchi : variété frontale ; incliné latéralelU à droite et à gauche : variétés pariétales droite et gauche. Variété oedpiuae. — J'ai exposé les motifs (p. 515) qui m'obligeaient à îler la variété dite occipitale. Je les résumerai en quelques mots : La briè- ^ du col ne permet pas une flexion plus grande que celle qui se produit au "ient de la rupture des membranes, lorsque l'orifice utérin fait obstacle à Progression du fœtus. Le menton appuyé contre la poitrine est une barrière ' limite Ipi flexion d'une manière insurmontable. Enfin, on n'en trouve dans auteurs qu'un seul exemple (douteux) qui appartient à Delamotte *. ^n a dit que la flexion persistante sur le plancher périnéal pouvait devenir obstacle à la terminaison du travail. La lenteur qu'on observe dans ces éditions n'appartient nullement à une flexion exagérée, mais bien à la ré- *^nce du périnée, coïncidant souvent avec des contractions peu énergi- '^s. Aussitôt que le périnée cède en formant un plan incliné, le menton du '^ws quitte la poitrine et la tète commence sou mouvement d'extension. Si
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donc on était obligé d'intervenir au moyen du forceps, rinlenentionaort pour but de corriger, non pas un excès de flexion, mais un défaut d'ênera des forces eipulsives.
Variété frontale. — Dans la variété frontale, la tète est légèrement i fléchie et le front occupe le centre, ou à peu près, du détroit supérieur. ll« à la rigueur possible que la présentation se transforme alors en celle de face. Il suffirait pour cela que l'occiput fut arrêté, au moment d'une c«Mitri lion, par un point de la circonférence de l'orifice utérin.
Si la tête s'engage en variété frontale, la flexion se complétera nèohsuJ
ment pendant le mouvement de descente, et le travail se terminera p^gu^i
ment. Un léger degré d'extension 'ne peut donc guère être considéré mbîb
une cause de dystocie.
Wariété pariétale. — Cette variété mérite une attention plussérieuy; »j
n'est pas très-fréquenle, eu l chapelle ne Ta observée qiw i fois, et Boivin six fois, sur nn M de 20,517.
Ce n'est qu'assez rarement ji est nécessaire d'intenenir, tl. général, la déviation* se cora dans le cours du travail.
Au terme de la grossesse, \4 que le liquide amniotique al pas trop abondant, le fœtu> | peu mobile dans la ca^l^ i rine, son grand axe se conf« avec celui de la matrice, joi rapproche beaucoup (ie \i'^ Texcavation. Mais Tenfanl pi avoir éprouvé un léger dôplKi ment dans sa totalité ou areir 4 un premier pas vers une p^ tation du tronc. Il est f'^'^ enfin, qu'une partie de la tête tende à se placer sur le pubis ou sir* des fosses iliaques. Cet état doit passer le plus souvent inaperçu, p^rre fi se corrige facilement après la rupture des eaux. Il peut cependant pr^Jï^' et s'exagérer sous l'influence des contractions ; alors le sommet s'app«i'^ le rebord du détroit supérieur, et la tète s'infléchit latéralement jasquo que la partie supérieure du tronc vienne s'appuyer sur le bord opposé d' ^' troit. Il se fait alors quelque chose d'analogue à ce qu'on observe dans la [*^ sentation de la face. La partie siipérieure du tronc et la tète ne peuvent ^* gager en même temps dans l'excavation; la tète s'immobilise au-des^-* détroit jusqu'à ce qu'un mouvement de glissement la dégage et la fis^^*^ culer, ou jusqu'à ce qu'on intervieime.
Le diagnostic de cette variété de présentation est assez facile. Le (^'^' explorateur atteint Toreille, fort reconnaissable ; la direction du lobule »^^
Fig. 120. — Prcsentalion irrégulirre du sommet en variété pariétale.