JUMEAUX ISOLÉS. OU ADHÉRENTS
pt point ici du mécanisme du travail avec une seule tète, un seul corps ; 'existe plus de règles^ de temps, dont l'évolution successive dicte au praen le mode d'intervention qu'il doit mettre en œuvre, iussi Baudelocque*, que son immense expérience avait mis aux prises avec les les difficultés de la pratique, a dit à ce sujet : Si raccouchement a pu s'opérer quelquefois par les seuls efforts de la ure, malgré une conformation aussi singulière et aussi monstrueuse, ces mples, bien loin de nous éclairer sur les règles qu'il faudrait suivre enpacas, ne font que jeter plus d'incertitude sur te parti que nous devons ndre. »
lus d'un demi-siècle s'est écoulé depuis que l'illustre accoucheur a écrit ie appréciation décourageante, et l'on peut dire qu'elle est aussi vraie que our où il Fa formulée. La position des fœtus et l'habileté de l'accoucheur, ent évidemment un grand rôle dans la manière dont se termine le travail; is c'est bien plutôt dans la spontanéité de son esprit que dans les théories riquèes au moyen d'hypothèses, que le praticien puise les motifs de ses erminations.
in général l'expulsion des fœtus soudés par un point limité du corps, surt si ce point est inférieur à l'ombilic, se fait assez facilement et même «ntanéroent.
ies difficultés qui surgissent sous l'influence de la présentation de deux fô au passage sont d'autant plus grandes, que la soudure se fait sur un nt plus rapproché de l'occiput même.
liOrsque j'ai parlé de l'accouchement laborieux, dans les cas de jumeaux ^ lés, j'ai signalé les différentes complications qui sont la conséquence m engagement simultané. La plupart de ces complications peuvent se préitcr pour les fœtus adhérents ; seulement elles sont plus sérieuses en raiide cette adhérence. Les indications à remplir sont parfois les mêmes; mais, le répète, à cause des variétés qu'on rencontre dans ce genre de dysto- ) il est difficile de déterminer à l'avance le mode d'intervention. Par- 8 la version, souvent le forceps, et rarement le céphalotribe, seront nécesws pour terminer l'accouchement.
Hais un principe qui ne doit jamais être oublié, c'est qu'en cas de danger, fœtus doivent toujours être sacrifiés au salut de la mère. J'ai réuni un grand nombre d'observations d'accouchements de fœtus adhétits, car elles ne sont pas rares dans la science, et à peu près tous les faits i se sont produits ont été publiés ; mais les conclusions contradictoires qu'on ut lirer de ces observations, les résultats si différents que le même genre monstruosité a permis d'observer m'engage à les passer sous silence. L'éducation obstétricale d'un praticien a pour bases un certain nombre de ïncipes fondamentaux, de faits prévus, pour lesquels on peut lui tracer '^''Pgle de conduite. La combinaison de ces principes lui fournit la clef des ^«aiions imprévues. Un obstacle étant donné, c'est à son tact, à son intel- Jence, à son expérience, que la solution en est abandonné, il doit savoir >proprier à la nature de l'obstacle le mode d'intervention le plus conveible.
958 DYSTocie fœtale.
DYSTOaE PAR ERREUR DE LIEU DANS LE DÉVELOPPEX^iT BU FŒTCS. GROSSESSE BXTRA-UTËRINE.
La grossesse extra-utérine est caractérisée par le dëTeloppement dafsto>.| en dehors de la cavité de la matrice. Nous avons exposé (p. 171) le mècai nisme de la translation de Tœuf depuis l'ovaire jusqu'au lieu de son értilnJ tion normale. Le pavillon de la trompe embrasse Tovaire et saisit le gérait qui doit parcourir ce conduit; mais il se peut que le germe échappe àVètmDii du pavillon, ou qu'il rencontre dans le trajet de Foviduité un obstacle de nature à Tempécher de parvenir jusque dans la cavité utérine. Alors i\ ^e greffe et se développe sur le point anormal où il se trouve arrêté, et constKiu un des cas de dystocie par cause fœtale des plus irrémédiables.
Nous admettons que les grossesses extra-utérines peuvent être divisées es 1° ovariques ; 2^ abdominales ; 3<^ tubaires ; 4^ interstitielles.
firoMCMM ovariqvoi. — Boehmer professait : 1" que la grossesse ponv^ être intra-ovarique, c'est-à-dire que le kyste fœtal se développe dans l>âirj sans rupture préalable de la vésicule de Graaf et de l'enveloppe péritonêali de la glande ; 2** que la gestation peut être extra-ovarique, c'est-à-dire qBÏ près la rupture de l'ovisac, l'œuf reste adhérent à la surface de Tovaire.
Velpeau conteste la première de ces formes, pour les raisons : que la îèam dation ne lui semble pas possible sans rupture préalable de la vésicule ei q« les observations qui ont été citées pour le démontrer, ne sont pas eonduai'lt* • Lui-même, dans quatre cas, a cru au premier abord avoir affaire i des se^ tions ovariques; mais des dissections très-attentives lui ont démontré que b produits de la conception étaient situés complètement en dehors de la plaiMk Des membranes de nouvelle formation, développées sous l'influence de «4îJ anomalie, simulaient une disposition qui n'existait pas.
Velpeau, tout en admettant la possibilité de la seconde forme {cxtraHA5 rique), doute cependant qu'elle ait jamais été véritablement obsenèo.
11 existe dans cette divergence d'opinions une question de fait et nvcquf^tion de principe. J'admets avec mon savant maître que la grossesse eitraovarique n'ait pas encore été indiscutablement observée; mais il est pré®»turé, je crois, de la déclarer impossible. J'ai signalé (p. 155) les tendan» de Coste à accepter l'imprégnation intra-ovarîque. Jusqu'à ce que oHle hypothèse ait reçu une solution, il me paraît prudent de ne rien affirawr.
On rencontre parfois dans les ovaires des kystes nommés pîleoi> et <,i' contiennent des cheveux, des dents, des os et une matière grasse.
Les cheveux sont souvent fort longs et touffus ; les dents implantées sur ur fragment osseux, peuvent être nombreuses et présentent les carartéres de b première et de la seconde dentition ; mais les os sont en général înfarmes ef on ne peut les rattacher à aucun point du squelette.
Alquié a rencontré dix de ces kystes pileux chez une seule femme.
Quelques auteurs ont considéré ces kystes comme les débris d'une grossôss intra-ovarique. Cette opinion est peu admissible pour les raisons suivante? :
Il existe entre ces débris informes et les produits de la conception extra-