‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 185 sur 277 · GROSSESSE EXTRA-UTÉRINE · texte numérisé non relu

GROSSESSE EXTRA-UTÉRINE

érine développés dans d'autres régions des différences telles, qu'il est preste impossible de leur attribuer une origine commune. Les fœtus extra-uté- IIS ont conservé leurs formes et sont reconnaissables dans toutes leurs paris. Les kystes pileux, à part les cheveux et les dents, ne contiennent que des diments isolés d'un être humain. Ils sont tous semblables entre eux et les ractères qui les spécialisent leur sont entièrement communs. Une raison dsîve qui porte à les différencier des grossesses extra-utérines, c'est l'on les observe non-seulement chez des femmes adultes, mais encore chez s petites ' filles impubères, chez des nouveau-nés, enfin que l'homme lui- ^me en a présenté des exemples. On ne trouve jamais dans ces tumeurs aune trace du placenta .

Ces kystes ne peuvent donc être acceptés que comme des inclusions paraaireS) comme le produit d'une fécondation avortée se développant dans un ius normal.

CroflMMo «MioiBipale oa péritonéaie. — L'œuf fécondé, au Heu d'être isi par le pavillon de la trompe, tombe dans l'abdomen, se greffe sûr un •inl quelconque de cette cavité et s'y développe.

La grossesse abdominale, longtemps contestée, n'est plus niable actuelleenl; des faits trop nombreux en ont démontré l'évidence. Et il est fort proible que les cas de grossesses ovariques qui ont été signalés appartiennent la variété abdominale. L'œuf greffé dans le voisinage de l'ovaire a déleriné des adhérences accidentelles avec cette glande qui ont causé Terreur s auteurs.

Cro«ac«ie toiMiire. — L'œuf engagé dans la trompe rencontre un obstacle run point quelconque de son étendue et s'y greffe, sans pouvoir parvenir ms la cavité utérine. Cette variété est la plus fréquente de toutes. On l'obrve dans la proportion de 9 à 3, relativement aux autres, et l'on a lieu être surpris qu'elle ne soit pas encore plus commune, quand on considère Aroilesse et la forme de l'oviduct qui se rétrécit en gagnant la matrice, de rte que l'ovule, qui augmente de volume à mesure qu'il progresse, est forcé i parcourir un canal dont le diamètre diminue.

L œuf peut occuper tous les points de la trompe depuis le pavillon, dans quel il fait saillie quand il augmente de volume, jusqu'au voisinage de la ivité utérine où il peut être apparent.

On a décrit sous le nom de grossesse utéro-tubaireune variété dans laquelle Buf inséré dans la trompe proémine dans l'utérus. Cette variété me parait îvoir être rattachée à la grossesse tubaire simple.

L'œuf, arrêté dans la trompe sur un point très- voisin de la cavité utérine, it naturellement une saillie dans cette cavité quand il se développe. Au moent de la rupture du kyste, une partie du fœtus peut alors se trouver située ^ns la matrice, mais ce n'est qu'accidentellement, et le siège véritable de ^ gï'ossesse jest bien la trompe, et ce n'est qu'après la division de l'œuf que fœtus occupe la trompe et l'utérus. Velpeau, du reste, tout en l'admettant '"inssa classification, ne semble guère y croire.

Stoltz a réuni plusieurs observations de ruptures de l'utérus, considérées tort par des auteurs comme des grossesses tubaires terminées par déchi-

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rures de kyste. Dans ces cas, Tœuf était greffé dans la moitié radimentaire d*un utérus double. Cette moitié ne pouvant fournir une ampliation suffiëanW au développement d*une grossesse à terme se rompt comme dans les cas<k grossesse tubaire.

«rosMMc etéMKlatcniitielic. — Cette forme étrange et presque inexplicable de la gestation extra-utérine est affirmée par trop de faits bieaobservés pour qu'on puisse la mettre en doute. Dans ce cas, l'oeuf semble déve loppé dans l'épaisseur de la paroi utérine.

Les raisons fournies par Bresdiet pour expliquer cette anomalie, sur l^quelle il a appelé un des premiers l'attention en France, sont loin d'être atisfaisantes. 11 admet, pour les besoins de la cause, des anomalies destnKtire dont rien ne démontre la réalité, ou des dispositions anafomiques aronèe!, 11 est plus probable, selon l'opinion de Velpeau, que la grossesse interstilielk n'est qu'une grossesse tubaire déviée. L'ovule, d'abord arrêté dans latroiope, prés de la cavité utérine, s'y développe en dilatant la substance moàcn' laire de l'organe. La terminaison de loviduct se trouve déviée, il n'est bientut plus possible de retrouver rorifice de communication, bien que dans quelques cas cette communication ait été conservée. L'œuf semble alors enveloppé dt toutes parts par le tissu utérin. Cette explication me paraît la plus vraisembli* ble, mais elle fait de cette anomalie une simple variété de la grossesse tub^.

Dezeimeris, dans son mémoire, a multiplié outre mesure et sans aucune espèce d'utilité théorique ou pratique, les formes de la grossesse extra-utèrbè. Aux variétés que je viens de signaler, il a ajouté les suivantes : i® soas-pèn* tonèo-pelvienne ; — tubo-ovarique ; — tubo-abdominale ; — tubo-utéro-insterstitielle ; — tubo-utéro^bdominale. Je vais démontrer que cessubdivisioiË> sont inutiles, ou qu'elles reposent sur des erreurs manifestes.

1® SoîLS périUméO'pelvienne. — Cette forme est absolument impossible; û n'existe aucune communication qui permette à l'oeuf de passer sous le \ày toine. Il faudrait croire à une perforation de cette membrane par l'ovule, ce qui serait absurde. La glande n'émet pas d'ovules par son bord inférieur; c>n ne peut donc admettre la chute d'un œuf ni sa fécondation entre les repii^ du péritoine qui forment les ligaments larges.

Dezeimeris a été trompé par une circonstance qu'il ignorait Lorsqu'on corps d'un faible volume tombe dans la cavité péritonéale, il est recouTert bientôt par une membrane accidentelle, qui a tout à fait l'aspect de la séreuse. C'est ce qui arrive dans le cas de la chute de l'œuf; la prétendue grosses sous-péritonéo-pelvienne n'est donc qu'une grossesse abdominale.

L'observation publiée par Decori et Pelvel n'est point de nature à me faiR changer d'opinion. Le titre seul est une contradiction ; ils consid&nent ceUe grossesse comme sous-péritonéo-pelvienne ^ et comme tubaire. Il faut cboisirt car elle ne peut en môme temps être l'un et l'autre. S'ils admettent uoe grossesse tubaire primitive, avec rupture du kyste dans le ligament large, je coq* sidère la chose comme possible, bien que les détails de l'observation ne pe^ mettent pas de l'affirmer. On n'est même nullement certain que l'œuf se soi développé primitivement dans la trompe.

2» Tubo-ovarique^ 5* tubo-abd&minale. — Ces formes ne sont que des gros-

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«sses tubaires, dans lesquelles Tœuf s* est trouvé arrêté dans le pavillon. Elles le méritent donc pas une étude spéciale.

¥ Tubo-utéro-interstitiellê. — Cest encore là une nuance de la grossesse ubaire, qui se rapporte à la grossesse interstitielle.

5"" Utéro-tubo-abdomifude. — Cette forme est absolument impossible. Les onnaissances précises que nous possédons actuellement sur les développeàents de l'œuf, sur l'évolution de Tamnios et de l'allantoîde, ne permettent as d'admettre une gestation dans laquelle le placenta est contenu dans l'uté- Ds, le cordon dans la trompe et le fœtus dans l'abdomen. Dezeimeris cite, ms les interpréter, les observations de Patuna, Hunter et Hofmeister. L'au- )Tiiè des noms ne prévaut pas contre l'absurde ; il s'agit manifestement dans es cas de ruptures de kystes fœtaux, mortelles pour la femme, et dont les téments ont suivi des directions diverses sous l'influence de l'accident.

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