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DIAGNOSTIC ET SYMPTOMES

La mère succombe le plus souvent avant que la grossesse soit môme soup-

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çonnée, et, dans les cas rares où elle va jusqu'à tenue, le diagnostic est pv fois tellement difficile, que les maîtres les plus expérimentés Tonl mécoDBoe quand elle existait, et ont cru l'observer alors qu'elle n'existait pas.

Les douleurs hypogastriques, les vomissements, les autres signes probaUer. les mouvements du fœtus et les phénomènes fournis par l'auscoUation nVm véritablement rien de spécial, pas plus que la manière dont se dévdoppe le ventre ; car si, dans les premiers temps, la tumeur se montre sur un point ul peu latéral de labdoroen, elle ne tarde pas à gagner la ligne médiane, en augmentant de volume. Lorsque le praticien est consulté après le quatnèic: mois, il constate l'existence de la grossesse; mais il lui faut une grande habileté ou un concours de circonstances spéciales pour qu'il paisse recomuire que le fœtus n'est pas contenu dans la cavité utérine. L'œuf extra-utérin est renfermé dans un kyste qui donne, au palper et au toucher, les mêmes sessations que la matrice en gestation. Il faut également tenir compte que b rareté de l'accident fait qu'on en écarte la probabilité.

La persistance des régies est une circonstance qui doit être prise en ooc^ dération quand elle existe, ce qui n'est pas constant.

La situation de l'utérus est un des points les plus importants à noter; il ^ trouve refoulé par la tumeur fœtale, et son col, dont la oonsisianoe n'est pa modifiée, est dévié en raison du moovcmeot de bascule que sabk Torgaat Cependant l'utérus, dans les grossesses extra-utérines, est ordinairement »^ mente de volume» et il est difficile d'apprécier dans quelle proportion oeik augmentation existe réellement. Le toucher vaginal est fort limité et ue permet pas une exploration très-étendue; on ne peut, dans ces condi(îaQ^. comme pour certaines tumeurs abdominales, déterminer le ballottement <jd indique Tindépendance de l'utérus de la tumeur qu'on cherche à isoler.

11 faut encore tenir compte des tumeurs de l'excavation, qui peuvent cob^ pliquer une grossesse normale ; des flexions de l'utérus, dont le corps ^inœk une tumeur voisine du col.

Le plus souvent, le kyste de la grossesse extra-utérine abdominale mrtipond, en bas, au cul-de-sac postérieur du vagin. Dans ces conditions, le cvrf^ de la matrice se trouve déplacé en avant et en bas, et on peut, en arrière éi col, sentir le kyste fœtal ; mais il est arrivé qu'on a cru reconnaître ces particularités quand la grossesse était normale.

Huguier diagnostiqua une grossesse extra-ulérine sur une femme de sci) service. La malade fut examinée par Dubois, Danyau, Robert, Depaul, 3iârjolin et quelques autres chirurgiens. Dubois émit de simples doutes sur la n^ lité de la grossesse extra-utérine ; d'autres l'admirent, sans être aussi affirmatifs que Huguier. En somme, personne ne reconnut formellement que h grossesse était normale, et cependant la femme accoucha tout spontanénient. au moment où on allait lui pratiquer l'opération.

Le diagnostic de la grossesse extra-utérine est donc presque toujours d'm extrême diCfîcullé, même pour les hommes expérimentés, qui combinent avK soin toutes les circonstances de nature à baser leur opinion.

Dans les cas où une réunion de conditions favorables permettrait d obtenir sur ce point une presque certitude, Texploratiou de la cavité utérine au

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oyeo de la sonde ferait reconnailre si Torgane est distendu par un produit ! conœption ou s'il est en état de vacuité. Stoltz a mis avec succès ce procédé usage et on devrait dans tous les cas y avoir recours avant de pratiquer pération.

Nous ne parlerons pas du diagnostic du siège précis de cette .anomalie ; détermination en est impossible dans les premiers temps. Plus tard, quand i signes permettent d'entrevoir une probabilité, il n'existe plus que la forme dominale.

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