‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 190 sur 277 · DYSTOCIE PAU DIFFORMITÉS DU FŒTUS · texte numérisé non relu

DYSTOCIE PAU DIFFORMITÉS DU FŒTUS

AakyloMs. — La seule observation d'ankylose notée dans nos traités Aàt couchement est celle rapportée par Busch d'un fœtus dont les membres lurent brisés dans les efforts de l'extraction.

Jaencke a extrait, au moyen du forceps^^ chez une j^jrimipare bieucwlormée, un enfant qui présentait une ankylose des deux coudes de rartiaiUtK& scapulo-huraérale droite et dont les fontanelles étaient ossifiées. Bohl a np* porté plusieurs cas d'ankyloses analogues à celui de Busch. Braun a vu un cas semblable.

Bird a dû intervenir pour terminer l'accouchement dans une ankykse à« deux genoux en état de flexion. Werner a publié une obsenraticm trè' curieuse d'un enfant dont la jambe était luxée et ankylosée, de manière que sa face antérieure était en rapport avec la face antérieure de la cuisse. Becocn. pratiquant la version d'un fœtus hydrocéphale dont il avait perforé h crâne, éprouva de grandes difficultés pendant la période d'extraction. Uolr stacle venait surtout de ce que l'un des genoux du fœtus était ankylose.

Richard Saint-Thomas, appelé pour terminer un accouchement diffîdir. déploya les plus grands efforts pour extraire par la version un fœtus fseaà» encéphalien. L'obstacle provenait d'une ankylose de toute la colonne Tertè brale, qui était inflexible.

Si les cas de cette nature ont pu rendre le travail laborieux, ils n ont pi au moins apporté un obstacle invincible au travail. Il faut, dans ces circoo< stances opérer les tractions avec ménagement, de peur de rompre les me» bres ankylosés, ce qui, du reste, n'aurait pas beaucoup de gravité.

DéviacioBs vertébrales. — Nivert, après avoir perforé le crâne d'un ffftnà hydrocéphale, en fit p^éniblement l'extraction au moyen du forceps, lu i&> ment où les épaules franchissaient la vulve, un nouvel arrêt nécessita ées tractions très-énergiques. L'enfant était retenu par une gibbosité, de 2 pouces de flèche, qui s'était accrochée au pubis.

Montant, chez un fœtus présentant une éventration et dont Textractioiiiil extrêmement laborieuse, constata un renversement en arrière de la eohss^ vertébrale ; les pieds touchaient l'occiput. U existait, en outre, une oomto? latérale de la tige vertébrale, de sorte que l'épaule gauche touchait ftes^ la hanche du même côté.

Stoltz a bien voulu me communiquer une observation de gibbosité con^^ nitale qui a rendu l'extraction du fœtus fort pénible pour le savant prol^ seur.

Hohl, dans son manuel d'accouchements, donne l'indicatioa biUiogra* phique de treize cas semblables ou analogues qui ont donné lieu à ïloier^ vention.

^ Je pense que les faits de dystocie par aukyloses des membres et gibbûSJl*

liËglOKS CAUSÉES PAR LE FŒTUS. 971

I fœlus que j'ai signalés sont assez nombreux pour que j'aie le droit de créer le nouvelle classe de dystocie sous ce double titre. Ici encore, on ne peut tracer de règles à l'intervention : chaque cas a sa lysiononiie propre. C'est au praticien, après avoir examiné avec soin la situam, à prendre conseil de son intelligence.

!BonstnM»idtés par défont. — Dans les cas d*acéphalie, l'accouchement ■ut se terminer spontanément. Ordinairement l'enfant vient par les pieds, als parfois l'acéphale présente un développement considérable des épaules du ventre. Dans un fait rapporté par Heyer» on a été obligé de pratiquer mbryotomie pour une monstruosité de ce genre,

M. Geoffroy Saint-Hilaire (Traité de tératologie) ^ dit que « le volume condèrable du fœtus pseudo-encéphalien rend nécessairement très-laborieux accouchement de la mère. » Gomme il ne cite aucun fait, je dois mei)orner mentionner l'opinion de Geoffroy.

Villeneuve, dans un cas de cette nature, ne put terminer l'accouchement tt'au moyen du forceps. La tête, très-petite, s'était engagée avec l'épaule ans l'excavation, et formait un sérieux obstacle à l'achèvement ^u travail. Quelques auteurs ont également voulu considérer l'absence des membres 3mme une cause de dystocie qui rend l'intervention nécessaire. Peu.* raimte qu'il eut beaucoup de peine à tirer, avec le crochet, un enfant qui res- 3mblait à un oiseau de rivière habillé pour la broche. Il dut recourir au crohel, parce qu'il ne trouvait que des bouts d'ailes où il pensait trouver des ras.

Hohl croit aussi que la scrofulose, qui rend les os cassants, est une compliation des manœuvres. Je note simplement ces affirmations sans y attacher >eaucoup d'importance.

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