‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 197 sur 277 · BRIÈVETÉ DU CORDON · texte numérisé non relu

BRIÈVETÉ DU CORDON

rdon ombilical. Ce bruit permettrait tout au plus de croire à des circulaires tour du cou entravant un peu la circulation dans la tige ombilicale, mais ne peut être considéré comme un signe de brièveté de cette tige; Deiiers l'a, du reste, entendu dans des cas où la brièveté n'existait pas. La rémittence des parois utérines, également signalée par Devilliers, l'bè- ^rrhagie avant ou au moment de l'expulsion du fœtus, la lenteur du travail l*expulsion du méconium sont des caractères beaucoup trop vagues pour on leur accorde quelque valeur.

Le signe le plus important de tous est la présence de circulaires assez mbreuses autour du cou du foetus, coînoîdant avec un arrêt de sa progresn quand la tête est expulsée de la vulve.

3n a dit que lorsque la brièveté était accidentelle, la tète, après son expuln, reste collée à la vulve, pendant que le reste du tronc sort courbé en arc cercle. Dans la brièveté naturelle, le fond de l'utérus, en partie débarrassé ^ la sortie des régions supérieures du tronc, se rapproche de l'orifice vical, et permet à Tombilic de se dégager. Le siège sort alors en se courit sur le plan latéral du fœtus.

ndépendamment des inconvénients qui résultent de la lenteur du travail is ces conditions. La brièveté du cordon peut donner lieu aux lésions suiites :

)n a observé le décollement du placenta qui s arrache sous l'influence contractions expulsives énergiques. 11 en résulte une hémorrhagie plus moins sérieuse pour la mère.

^.'enfant, privé de ses connexions vasculaires, succombe si le travail ne se mine pas presque immédiatement.

ae renversement de l'utérus est un accident possible et qui a été observé isieurs fois à un degré plus ou moins complet.

La rupture du cordon a été signalée par Mauriceau% Levret^, Baude«* que *, Guillemot, Devilliers, etc.

Les conséquences de cette rupture sont beaucoup plus graves pour le fœtus e le décollement complet du placenta, car non-seulement il est privé de ses iiiexions vasculaires, mais encore il subit* par la partie lésée, une hémor^ igie rapidement mortelle.

Bnfin le cordon, formant des circulaires, peut être assez énergiquement ré autour du cou pour que la circulation soit interrompue ; le fœtus ne rit pas alors, comme on Ta dit, par strangulation. Les gros vaisseaux de région cervicale sont assez profondément situés pour échapper à la stricn, à moins qu'elle ne soit excessive. La mort résulte de l'aplatissement des culaires qui survient sous l'influence des contractions. Le fœtus, poussé r l'effort utérin, est ramené en arrière par la tension du cordon, et la Mïession ^e ces mouvements opère la striction des circulaires. Cette cause mort n'est plus discutable ; les faits de Siebold, Horlane, Taxiie, Bartler, etc., le démontrent d'une manière évidente.

Dans l'immense majorité des cas, les conséquences sont moins irreméibles et l'enfant nait simplement dans l'état de soufirance qui accompagne > troubles de la circulation.

980 DYSTOQE FŒTALE.

J*ai dit qu'il était absolument impossible de recomiaitre la brièf été an m don avant l'engagement du fœtus ; il est donc tout à fait inutile de parler dej procédés d'intervention qu'on a conseillé de mettre en oeuvre avant la m^ ture des membranes. C'est seulement lorsque la présentation remplit f^ici vation, que la cause de l'arrêt peutôtre soupçonnée. L'indication pratique « celle qui convient à la plupart des causes d'arrêt à cette période du \n\m application du forceps et extraction rapide du foHus, car on court le n<s^ d'arracher le placenta ou de rompre le cordon, et il faut soustraire profi.| tement l'enfant au danger qui résulte pour lui de ces accidents.

On a conseillé d'introduire la main dans l'excavation pour dérouler les cjr| culaires, mais il faudrait que la tète du fœtus lût extrêmement petite \m\ qu'on pût pratiquer cette manœuvre, impossible dans les cas ordinàf»^ Quand la tète a franchi la vulve, on a donné le conseil de faire pas^orl anses du cordon au-dessus de la tête pour débarrasser le cou. Cela est lacil dans l'accouchement normal compliqué simplement de la présence des cinm laires; mais lorsque le cordon est véritablement assez court pour arrêterfo pulsion, il ne pourra pas fournir assez d'étoffe pour qu'on exécute ccit manœuvre. Il faut cependant la tenter et avoir recours immédiatemeut section de la tige ombilicale, si on rencontre de la résistance. Ou âpr de même dans les présentations du siège et lorsque le ventre du fœtus «tt intimement appliqué à la vulve par une brièveté essentielle.

Nœoda ds eordon ombilical. — Ou observe parfois sur le trajet du cm don des nœuds qui sont le résultat des mouvements actifs du fœtus. En se*> plaçant il passe à travers les anses formées par la tige qui se trouve aini nouée. Il est nécessaire, pour que cette anomalie se manifeste, que le corc»^ soit un peu long. Les nœuds peuvent être au nombre de deux ou trois sur 1: même sujet. Baudelocque * en figure un très-compliqué qu'il a observe >fii un fœtus né vivant.

Il est fort rare que ces nœuds soient assez serrés pour interrompre la otculation avant ou pendant l'accouchement. Cependant il existe un certak nombre de faits qui mettent hors de doute la possibilité de l'accident. JeJB^ sens, Hannay, Grieve et Worts en citent des exemples. Newan rapporte le m fort singulier d'un accouchement gémellaire dans lequel un des cordons t^ai? étranglé par un nœud formé par l'autre. J'ai consigné (p. 798) lobser^ainj d'un embryon reçu par moi et dont la mort semblait résulter de la prfee:irt d'un nœud sur le cordon.

Soête constate la môme anomalie. Les cordons des fœtus développés ààtt le mèmeamnios étaient réunis par un double nœud. Les enfants onlsurvètii Proeldence dv eordon ombilical. — Il est véritablement impossible de déterminer actuellement le degré de fréquence de la procidence du cord» r. Les statistiques publiées par les différents auteurs présentent si peu de o> cordance, qu'on ne peut en tirer aucune conclusion. Lachapelle * donne A ji statistiques : l'une, qu'elle croit inexacte, fournit une proportion de I cas ?îir 794 ; rautre donne 1 sur 345 ; Boivin *, 1 sur 622 ; Merriman, I sur 2Î5; Blani 1 sur 1897 ; Hart, 1 sur 80 ; Weslesley et Gregory, 1 sur 175; Michaeiis, i mj: 38; Collins, 1 sur 172; Mazzoni 1 sur 25; Richter, 1 sur 156; enfin Fleet-

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