‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 198 sur 277 · BRIÈVETÉ DU GORDON · texte numérisé non relu

BRIÈVETÉ DU GORDON

lod Churchill, i sur 221. La statistique de ce dernier auteur porte sur un semble de 128,224 cas; en raison de ce nombre considérable, c'est peut- *e celle qui se rapproche le plus de la vérité.

La cause la plus évidente du prolapsus du cordon est un défaut d*adaptan exacte entre Torifice utérin et la partie fœtale qui se présente. L'accident L donc à craindre dans les vices de conformation du bassin qui retiennent la e au-dessus du détroit supérieur; il en est de même des présentations visses, ou lorsque la partie fœtale est anormalement volumineuse. Un embre procidé sert de conducteur au cordon, qui s'échappe. L'accoucheent gémellaire, lorsque les deux œufs sont divisés pendant le travail, ou le les fœtus ont un amnios commun, peut se compliquer de prolapsus. Sur [ cas de procidence, Churchill a noté 1 2 cas relatifs à des jumeaux. L*inserm du placenta sur un point voisin de lorifice cervical a été considérée imme une cause prédisposante. Le flot du liquide, qui s'écoule parfois bruslement au moment de la rupture des membranes, peut entraîner le cordon, introduction de la main ou d'un instrument dans l'utérus ouvre une voie à procidence. Enfin la longueur anormale de la tige ombilicale est une luse fréquente de son issue prématurée.

Le diagnostic de la procidence peut être porté parfois quand les membranes mt encore intactes.

On sent alors au-dessous de la partie qui se présente une espèce de bourilet ou de corde mollasse, fuyant sous le doigt et dont les battements sont arfois perceptibles par le toucher. Ces pulsations sont surtout sensibles dans intervalle des contractions ; on s'assurera, en touchant le pouls de la mère, d'elles n'appartiennent pas à sa circulation et qu'elles sont isochrones aux attements du cœur fœtal.

On a signalé à tort comme cause d'erreur, les plis du cuir chevelu de Tenint; ces plis n'existent jamais avant la rupture des membranes. On a dit enore que la distribution des vaisseaux sur les membranes, comme dans les cas ignalés par Benkiser, pouvait faire croire sans motifs à la présence du cordon. ette disposition est tellement rare qu'on doit à peine en tenir compte à ce oint de vue, et encore, dans ce cas, on sentirait des pulsations, mais non un ordon. On a également prétendu que les fongosités des membranes pouvaient Ire prises pour le cordon ; les auteurs ont à peu prés tous répété cette erreur ; ^pendant jamais on n'a observé un seul fait de fongosité des enveloppes de œuf. Avant la rupture des membranes, on prévoit l'inmiinence de Taccilent, mais le danger n'existe pas encore ; cependant quelques accoucheurs ont prétendu que la pression de la tête sur la tige ombilicale pouvait suffire pour arrêter la circulation avant la division de l'œuf. D'Outrepont, Cazeaux^ ^t Jacquemier* acceptent que la mort du fœtus peut siu*venir dans ces conditions. C'est là une opinion basée sur des probabilités et qui s'accorde mal i^^ec la physiologie du fœtus. Le liquide amniotique est justement destiné à empêcher les compressions de la tige ombilicale, et sa densité diffère trop P^u de celle du fœtus pour que des compressions un peu fortes soient possibles. Il est certain que, pendant la vie intra-utérine, le cordon est souvent pressé par le fœtus contre la paroi de la matrice; que cette pression ait

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lieu sur le segment inférieur de l'œuf ou contre ses parois, le résullatcsl à peu près le même, si cette cause était réellement active, on robsenonH avec une fréquence extrême ; et personne n'a classé la compression du cordon, pendant la grossesse, parmi les causes de mort du fœtus. Les circulairts qu'on rencontre si fréquemment autour du cou sont de nature à détermina un obstacle beaucoup plus sérieux au cours du sang, et cependant il est infiniment rare que les circulaires tuent le fœtus avant le travail.

Après la rupture des membranes, le diagnostic est rarement difficile; le cordon pend dans le vagin, et on reconnaît sa présence lorsqu'on eiplore l'état du col pour surveiller la marche du travail. On seiil les pulsations, et, en cas d'incertitude, on le saisit entre l'indicateur et le médius, en prenant soin de ne faire aucune traction, qui augmentera la procidence. Parfois ancnn doute n'est possible, car l'anse pend en dehors de la vulve.

La procidence étant constatée, il est nécessaire de s'assurer que le fœto^ est vivant. Cette circonstance est fort importante au point de vue des déterminations que l'on doit prendre. En cas de mort du fœtus, on abandonna l'accouchement aux efforts de la nature; sinon on doit faire tous ses effoi^ pour le soustraire au danger qui menace son existence.

Lorsque le cordon procide, on a deux moyens au lieu d'un de constater d'une manière certaine l'intégrité de la circulation de l'enfant. D'ab'^rd. l'auscultation, qui doit être pratiquée à plusieurs reprises, car elle donne i\ la notion de la vie du fœtus et celle de sa soulTrance ; ensuite les pulsati/^-D? du cordon, qui fournissent des renseignements moins exacts, mais qu'il Q* faut pas cependant négliger.

L'aspect du cordon n'a aucune importance ; ses altérations apparente^. telles que la teinte verdâtre, la flétrissure, le refroidissement, n'indiquent ml* lement que la circulation soit arrêtée. Elle l'est souvent, au contraire, lorsqiH la tige ombilicale à un aspect parfaitement normal.

On a dit que l'interruption des battements pendant quelques minutes d> tait pas un signe certain de mort et qu'il est nécessaire de constater plusieer^ fois ce phénomène pour avoir une certitude. Avant la découverte de ïèn^ cultalion fœtale, on attachait avec raison une grande importance aux rettseignements fournis par le cordon. Mais maintenant ces renseignement sont très-secondaires, et c'est surtout à l'auscultation qu'on doit atoir ff cours pour éclairer la situation.

Le pronostic du prolapsus du cordon intéresse exclusivement lenfaiit. trf accident n'influe en rien sur le travail ; la mère n'en souffre nnlleraent, H les procédés d'intervention qu'on met en œuvre n'ont pour elle aucune p vite.

L'existencejde l'enfant est, au contraire, trop souvent compromise. 89i et empruntés à différents auteurs m'ont donné les proportions suivantes :

BaiÈVETÉ DD COBDON.

NOMBRE

PROPOItTW»

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