‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 209 sur 277 · EMPLOI DE LA FORCE EN OBSTÉTRIQUE · texte numérisé non relu

EMPLOI DE LA FORCE EN OBSTÉTRIQUE

il est remarquable que nos classiques, qui discutent parfois si longuement 111' des sujets fort secondaires de l'obstétrique, aient presque entièrement assé sous silence cette question si importante de Temploi de la force énergi' ue dans les accouchements. C'est surtout à propos de l'application du forceps, n ils auraient dû établi des règles basées sur l'observation, et poser les mites que la prudence ne permet pas de franchir.

l/absence de doctrines raisomiées livre le praticien aux incertitudes que lit naître en lui la divergence d'opinion des auteurs. Les uns considèrent te irceps conune un instrument de préhension,, et non de réduction, c*est-à-dii*é iril ne doit être mû que par de faibles efforts, les autres ne craignent pas dé lettre en œuvre une grande puissance, et de déterminer sur ta tète du fœtus e notables dépressions. Mais aucun d'eux n'a approfondi les effets de la force lergique artificielle et les nombreuses considérations qui se rattachent à son nploi. Les auteurs qui considèrent le forceps comme un instrument de préînsion, qui ne doit pas réduire notablement la tète du fœtus, limitent évi- !mment d'une manière inacceptable sa sphère d'action au profit du céphaloibe.

En ^acceptant cette doctrine, il faudrait renoncer au forceps toutes les fois l'if existe une disproportion entre le volume du fœtus et le diamèti*e du issin. Ce serait effacer de l'obstétrique la plus brillante conquête du siècle Tiiier.

Un praticien prudent ne doit pas choisir sa ligne de conduite sur les limites «opinions extrêmes, et Texcès de timidité dans l'emploi des forces est tout ssi dangereuse que l'excès d'énergie de la force aveugle. Quand on renonce

forceps dans ces conditions, après des tentatives insuffisantes, il ne reste autre ressource à l'accoucheur que de mutiler l'enfant ou de pratiquer l'oration césarienne. .

L'opération césarienne est à peu près unanimement l'éservée pour les cas où mbryotomie est impraticable. Une faut pas cependant s'exagérer les avanta-* s qu'on retire de la mutilation du fœtus. Sa mort ne sauve pas toujours la ire ; nous verrons tout à l'heure à quel chiffre énorme s'élève la mortalité* Les répugnances partielles qui se sont manifestées à employer les forces ergiques dans les accouchements, sont plutôt instinctives que raisonnées, es ne s'appuient sur aucun docmnent statistique, et la grande expérience rsonnelle d'un maître n'est pas venue jeter son autorité dans la balance. On uit la chose dangereuse, on le dit, et, pour échapper au danger, on a reiii's à une opération plus dangereuse encore.

Lo problème de l'application de la force artificielle à la terminaison du trail, est beaucoup plus complexe qu'on ne saurait le croire au premier abord; a pour base un certain nombre de questions, qu'il faut examiner séparé-

OPKRATK»».

ment, sans cela la iiièUiodeet sim application ne pouiTaienl être rigourensement appréciées. Parmi ces questions, il en est qui ont été bien étudiées, d'autre ne sont coimues que par des expériences mal exécutées et fautives ; dauU?^ enfm n'ont même pas été effleurées. Elles sont relatives : au degré derèdudibilité de la tête, à la comparaison des forces mécanique et mauuelle, âlaivsistance de la ceinture pelvienne, a la force qui doit être déf^oyée, à la durée de Topératiou, à son opportunité, à la dii^ction de l'axe de ti-action, etc.

Hais avant de mentionner le résultat de mes expériences, il est nécessaire que je fasse comiaître rinstrument qui a servi à les pratiquer, et la manm dont on remploie.

0e l'alde-fMreepa. — Cet instrument se compose : 1** d'une canule A ti> acier, de 34 centimètres de longueur, ayant comme axe uue tige taraud^Y en pas de vis, et nmnie d'un taquet écrou mobile B, qui monte ou des-enl lorsqu'on tourne la poignée C de la tige ; 2" un point d'appui F, pièce inêtalli-

Fip. 135. — Aide-forcêi»s. Kig. 136.— IVynamomêtiv.

<|uc rembourrée sur les points qui doivent se trouver en contact avti )<> iî^chions de la femme. Le bord inférieur I est mousse, el forme une poulie*** réllexion sur laquelle glissera le lacs, de manière à ce que les tractions se fc^seut dans l'axe des défroits, sans froisser la vulve et le vagiu ; 3* d'un («ft'' clynamoniélre, qui donne la mesure de la force employée ; 4» enfin d'ujiU^ l'ii corde de 5 millimètres de diamètre.

Page 1