‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 210 sur 277 · DE IK FORCE EN OBSTÉTRIQUE · texte numérisé non relu

DE IK FORCE EN OBSTÉTRIQUE

L*instriimeiit est en outre muni d'un becd'écraseur H, qu'il suffit d'articuler avec la canule, pour avoir un écraseur linéaire qui fonctionnera avec la chaîne [le Chassagnac on la corde métallique de Maisonneuve.

Mode d'application. — Le forceps, quel que soit son modèle, étant appliqué selon les régies ordinaires sur la tête du fœtus, on passe le lacs dans les leux fenêtres des cuillers. Le point d'appui articulé avec la canule, on le place ^n rapport avec les tubérosités ischiatiques de la malade, sur le sillon fémoro- Fessier. Ses cuisses sont ensuite, étendues pour empêcher le déplacement du 3oinl d'appui ; on attache les deux bouts du lacs, qu'on passe dans le dynamomètre, puis on accroche ce dernier au taquet-écrou, qui est mis en mouvenent lorsqu'on tourne la poignée de la canule.

Le lacs agit d'une double manière : non-seulement il entraîne le forceps, nais en passant par ses fenêtres, il rapproche les cuillers avec une puissance • fui augmente en raison de la résistance. De sorte que la pression sur la tête In fœtus est assurée d'une manière certaine, et qu'on n'a point à craindre les

Fig. 1ô7. — A, canule à pas de vis et A écrou mobile; B, poignée de rinstrument ; G, dynamomètre accroché sur l'écrou mobile; E, lacs passant par les fenêtres du forceps en se rattachant au dynamomètre ; F, point d'appui de l'instrument en rapport avec les ischions de la femme. Le lacs glisse sur son hoitl inférieur, qui forme poulie de réflexion.

[glissements. Le dynamomètre indique non-seulement le degré de force qu'on emploie, mais il note la diminution de la résistance avec beaucoup de précision. Lorsque la tête a franchi l'obstacle et que la tension du lacs devient moindre, la paroi de l'instrument, qui fait marcher la crémaillère, cesse de presser sur l'extrémité libre du levier, et on peut apprécier des différences dans la résistance, qui échappent absolument à la main. Le dpamomètre sert encore ^ régler la marche de l'opération. On doit agir avec lenteur et s'arrêter pendant

quelques instants lorsque Taiguille a de la tendance à progresserrapid^iDent On peut au contraire imprimer ou pas de vis un mouvement rafMde lorifqiii' la paroi du dynamomètre s'éloigne du levier. La durée deropératîonest èlOj 50 minutes environ, ^

Il feut avoir soin de maintenir la canule dans une direction horizonUl;, sans cela elle serait bientôt entraînée en bas par la résistance ; rapplicatloo ne serait pas régulière, et le maintien de cette partie de Tinstrimient denecdrait fort pénible. La traction dans l'axe du bassin est déterminée sur lepoiat de réflexion fourni par le bord inférieur du point d'appui qui obture une partie de la vulve. On place le point d*appui un peu plus baiit, lorsqu'on d(*it faire franchir à la tôte le détroit inférieur rétréci. Dans ce cas, Ifô cuisses de la femme doivent être fléchies.

Les premières tractions ont pour résultat d'affaisser les parties molles an lesquelles repose le point d*appui. Chez certaines femmes chargées d'emboopoint, l'épaisseur des parties molles peut favoriser le déplacement dii point d'appui, a ses deux extrémités existent des oreillettes destinées à recevoir dr^ cordons, qui seront tenus par les aides pour assurer la fixité de rinstnimeflî. Bassin artificiel. — Pour pratiquer mes expériences, il m'-ètait iropossibl»» de nie procurer des bassins frais, atteints de différents dc^és de retwisy-

ment. J'ai dû che-j^ jr ^ cher le moyen ^

produh'e ces déllf* mations d'uni» nunière artificielle. J> fait fabriquer (> Robert et CoUin une plaque de N'iqui se moule ev> tement sur le crum et l'angle v cro-vertébral d'w^ bassin normal. [H\

Fip. 138. — A, angle sacro- vertical mobile; B, liges destinées à le mo- tiges à pas de ^!^ biliser; G, indicateur réglant le diamètre de rétine issement. . j* • ..

munies d eiT»«^ sont soudées à sa partie postérieure. En imprimant un mouveraeat m écrous on porte en avant l'angle sacro-vertébral artificiel et on simule \r rétrécissements du détroit supérieur, jusqu'à ne laisser qu'on passa^ dr 5 centimètres d'avant en arrière et de 10 transversalement.

Ce bassin est indispensable aux praticiens qui désirent faire des expèricnrrs sur la dystocie par angustie pelvienne.

Chassaguy (de Lyon) a inventé un appareil à tractions, dont Yêf^n «^ analogue à celle du mien; mais il m'a déjà tant emprunté sans citer mon nw que bientôt il ne restera plus rien de sa première idée.

Examinons maintenant les résultats de mes expériences el ile w»^ ^^^ vation.

Pegi^dtorédvetiiiiiitéde l«téietet»le.--J'ai développé a vecdêtorlsee<|î

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