‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 221 sur 277 · POOR · texte numérisé non relu

POOR

PROTOBTIOX mslOO.

Version

Forceps

Appareils à tractions, et tractions

à deux sur le forceps

Céphalolripsie

Crochets

Forceps-scie

Symphysôotomie

Opération césariennne

Accouchement prématuré artificiel

Quelques explications sont nécessaires pour déterminer la valeur exactf de ces chiffres. J'ai déjà indiqué, dans les différents chapitres relatifs «a opérations, les raisons qui doivent atlénuer la signification de cGiâ& d'enlix; eux.

nÉSULTATS COMPARATIFS DES OPÉRATIONS. 1121

^Dans un premier groupe se trouvent le forceps et la version, qui peuvent Hre appliqués dans les mêmes circonstances.

Nous avons dit, à propos de la version, que la mortalité pour le fœtus était moins considérable dans la pratique française qu'en Angleterre et en Allemagne. Mais, malgré cette atténuation partielle, il en résulte cependant d'une manière indiscutable que le forceps est beaucoup moins meurtrier que la version. On doit donc préférer l'instrument dans tous les cas où le choix est possible.

Le parallèle établi entre le céphalotribe et les appareils à traction, qui constituent le groupe suivant, donne un avantage considérable à la force mécanique sur l'embryôtomie. Cependant je dois faire remarquer que le nombre (les faits relatifs à la force énergique est assez restreint, et par conséquent insuffisant pour que la question soit définitivement jugée.

Les résultats fournis par l'application des crochets paraissent plus avantageux que ceux obtenus par le céphalotribe. liais on doit noter qu'en Angleterre, on abuse beaucoup trop des crochets. On les applique trèssouvent dans des cas qui, pour nous, n'en exigent pas l'emploi, et dénaturée nécessiter une simple application du forceps. U. est évident que, si la mère dans ces conditions n'est pas blessée par le crochet, elle se trouve dans une situation bien plus favorable que celles qui subissent en »ance la œphalo- Iripsie.

Le nombre des faits relatifs aux forceps-scie sont peu nombreux, et j'avoue que j'ai été assez surpris de la forte proportion de la mortalité fournie par cet instrument dont l'innocuité pour la mère me semblait devoir être plus grande en raison de son mode d'action, fort analogue au forceps ordinaire.

J'ai simplement noté pour mémoire la symphyséotomie. Les renseignements qu'on possède sur cette opération sont peu nombreux et fort incomplets. De plus, il est démontré qu'elle a été plusieurs fois employée sans nécessité, ce qui diminue la proportion réelle de ses revers ; et qu'en outre, un ccitain nombre (les femmes qui l'ont subies, et qui comptent parmi les succès, ont conservé (les infirmités temporaires ou incurables.

J'en dirai autant de l'opération césarienne. Ce chiffre n'est exact qu en ce qui œncerne la mortalité des enfants. On sait que les insuccès sont loin d*étre tous connus, et qu'ils augmentent dans une proportion indéterminable les décès des mères.

En résumé, les documents qui peuvent servir de base e^xacte A l'opinion, portent sur les opérations qui sont les plus ordinairement pratiquées : version, forceps, céphalotripsie et accouchement prématuré artificiel. Les résultats fournis par ces différentes opérations permettent au praticien de se rendre ''ompte des avantages et des inconvénients qu'elles présentent. Les appareils i» traction constituent une chose encore trop nouvelle pour que j'aie le droit <le considérer comme définitifs les avantages qui doivent provisoirement les fijire préférer à la céphalotripsie.

iOtUX ACC.

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