LIVRE VII PATHOLOGIE
En envisageant dans leur ensemble les états pathologiques dépendanu de la gestation et qui se manifestent avant et après Taccouchement, je ssb conduit à les riattacher à deux groupes principaux et parfaitement distiiKl\ qui servent de base à la division qu'on doit établir entre les maladies de h grossesse à celle des suites de couches.
L'état puerpéral s'étend, pour moi, depuis le moment de la concep(i<H. jusqu'à la fin des suites de couches. 11 peut être prolongée pour les nourri(v> jusqu'à la fin de la lactation.
i"* Pendant la grossesse, ce sont surtout les troubles de Tinnervativu qui dominent la situation. Ils ont pour caractère commua de survenir spoutanément et de disparaître de même, parfois seulement après la délivrance. et de se montrer rebelles aux traitements qui sont employés avec sucrè^ dans les circonstances ordinaires.
Les troubles fonctionnels, souvent d'une haute gravité, qui sarvienDeoi sous cette influence, présentent en outre ce caractère remarquable de ih s'accompagner dans l'immense majorité des cas, d'aucune des lésions «inatomiques qu'on observe en dehors de la puerpéralité.
On peut ranger parmi les névroses de la gestation : les dyspepsies, les vomissements, la diarrhée, la toux nerveuse, les paralysies, les convulsion^ et les lésions de sécrétions.
Ces manifestations morbides constituent le fonds de la pathologie de 1? grossesse, il en est même qu'on observe d'une manière teOement ^ quente, qu'on les considère comme de simples signes de la gestation Imv qu'elles ne dépassent pas certaines limites. On les voit parfois alterner e(^( substituer l'une à l'autre pendant un temps plus ou moins long.
Il est presque jnutile dédire que la gestation ne place nullement les fenun'^ à l'abri des affections nées en dehors de cette influence et qui se wMoky tent par des symptômes absolument identiques. Le diagnostic diffé^a[itieloe^' pas toujours facile au premier abord. Hais le praticien possède une pieiTe<i' touche assez fidèle, c'est l'administration d'un traitement rationnel ^' réussit lorsque l'affection est étrangère à la grossesse.
A côté de ce groupe important des névroses, on observe parfois qnelqv manifestations morbides que nous examinerons également» mais elles ^^ plus rares et n'ont qu'une importance très-secondaire.
2« Pendant les suites de couches, les maladies graves qui surviennent ^ pour caractère commun la purulence. La plus redoutable est la fiètre f^'
pérale dont la manifestation la plus ordinaire est la métro-péritonite ; mais, à côté de cette forme moii)ide, il existe des phlébites, des suppurations Dvariques, pelviennes, etc., qui sont sous la dépendance immédiate de la puerpéralité, et pour cette raison, je ne partage pas l'opinion des auteurs qui les placent en dehors de la fièvre puerpérale. On pourrait réunir sous le nom le puerpérites ces affections dont Forigine est commune.
En outre de ce groupe principal, on observe des états morbides d*une gratté moindre et qui n*ont pas de rapport avec les phlegmasies que nous ve- 90J1S de signaler.
Les caract^s st tranchés qui séparent les maladies de la grossesse et celles des suites de couches, ëtabMssent nettement la division qui doit présider ) leur étude. Nous les examinerons donc dans deux chapitres spéciaux.
Je décrirai, dans la première section de cette étude, les affections qui peu< œnt se manifester pendant la grossesse et Taccoucheoient.