‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 224 sur 277 · LIVRE VII PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

LIVRE VII PATHOLOGIE

En em^isageant dans leur ensemble les états pathologiques dépendant de la gestation et qui se manifestent avant. et après raccoucheinent, je 5«i> conduit à les rattacher à deux groupes principaux et parfaitement distinct^, qui sei*vent de base à la division qu'on doit établir entre les maladies deli grossesse à celle des suites de couches.

L'état puerpéral s*étend, pour moi» depuis le moment de la concepti^M jusqu'à la fin des suites de couches. 11 peut être prolongée pour les nourrie«^ jusqu'à la fin de la lactation.

i'' Pendant la grossesse, ce sont surtout les troubles de rinnervatitwi qui dominent la situation. Us ont pour caractère commun de snnrenir sfiontanément et de disparaître de même, parfois seulement après la délivraoce. et de se montrer rebelles aux traitements qui sont employés avec succè> dans les circonstances ordinaires.

Les troubles fonctionnels, souvent d'une haute gravité, qui siOTÎenneiil sous cette influence, présentent en outre ce caractère remarquable de ni s'accompagner dans Timmense majorité des cas, d'aucune des lésions sny tomiques qu'on observe en dehors de la puerpéralité.

On peut ranger parmi les névroses de la gestation : les dyspepsies, les vomissements, la diarrhée, la toux nerveuse, les paralysies, les convulsion' et les lésions de sécrétions.

Ces manifestations morbides constituent le fonds de la pathologie de h grossesse, il en est même qu'on observe d'une manière tellement fréquente, qu'on les considère comme de simples signes de la gestation l«^ qu'elles ne dépassent pas certaines limites. On les voit parfois alterner el h substituer l'une à l'autre pendant un temps plus ou moins long.

Il est presque inutile dédire que la gestation ne place nullement les i^aase> k l'abri des affections nées en dehors de cette influence et qui se nani^ tent par des symptômes absolument identiques. Le diagnostic difTéreotielnVï^ pas toujours facile au premier abord. }la\s le praticien possède une pierre ér touche assez fidèle, c'est l'administration d'un traitement rationnel q» réussit lorsque l'affection est étrangère à la grossesse.

A côté de ce groupe important des névroses, on observe parfois q1leèqa^ manifestations morbides que nous examinerons paiement, mais eiies scfC plus rares et n'ont qu'une importance très-secondaire.

2» Pendant les suites de couches, les maladies graves qui survienneal ^^ pour caractère commun la purulence. La plus redoutable est la fiènv f^"

)érale dont la manifestation la plus ordinaire est la métro-péritonite ; mais, i côté de cette forme morbide, il existe des phlébites, des suppurations )variques, pelviennes, etc., qui sont sous la dépendance immédiate de la nierpéralité, et pour cette raison, je ne partage pas Topinion des auteurs qui es placent en dehors de la fièvre puerpérale. On pourrait réunir sous le nom le puerpérites ces affections dont Torigine est commune.

En outre de ce groupe principal, on observe des états morbides d'une gra- »itè moindre et qui n'ont pas de rapport avec les phlegmasies que nous veions de signaler.

Les caractères sr tranchés qui séparent les maladies de la grossesse et ^llesdes suites de couches, établissent nettement la division qui doit présider i leur étude. Nous les examinerons donc dans deux chapitres spéciaux.

Je décrirai, dans la première section de cette étude, les afTections quj peuif'ent se manifester pendant la grossesse et Taccouchement.

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