PATH0L0G1B
Scus l'influence d'une impnidence ou d'un exercice prématuré, anerèddhp complète a été observée dans quelques cas. L'inflammation des veines daih la phlegmatia alba ne détermine probablement jamais l'infection purulente, les faits de cette nature qui ont été signalés n'ont pas toute Fautoritè désirable. Nous avons dit que le liquide d'apparence purulente qu'on rçncontnit dans les caillots était constitué par des globules blancs de sang, la résorpti«i de ces caillots ne donne donc pas lieu, comme on le croyait, au transport du pus dans le torrent de la circulation.
Lésions Aff ATOMIQUES. — À l'autopsie, on trouve les veines atteintes Tokmineuses ; elles forment des cordons durs, noueux, présentant des renOement^ aux confluents des collatérales et au niveau des valvules. Au début de la maladie, les caillots sont mous et noirs, plus tard ils sont plus denses, perdrai leur coloration et adhèrent fortement aux parois du vaisseau. Enfin, ils peuvent subir les diverses transformations que nous avons indiquées toul è l'heure.
L'étendue des caillots est variable, on en a vu occuper la fémorale, rh^-pogastrique, les iliaques primitive et externe et se prolonger même dans la veinf cave inférieure.
Les parois des veines présentent souvent des lésions de nature inflammatoire. La membrane interne est alors dépolie, légèrement rugueuse, épaissit* et ramollie. La tunique moyenne a subi parfois un degré d'hypertrophie assw accusé pour que le calibre de la veine reste béant lorsqu'on fait une section transversale. La membrane extenie augmentée de volume, infiltrée, adhère m tissu cellulaire voisin avec lequel elle forme une masse compacte.
Cependant ces lésions manquent dans un très-grand nombre de cas el \^ parois veineuses ne présentent aucune altération spéciale, si ce n'est une lê^M' adhérence au tissu cellulaire ambiant.
Les lésions des ganglions et des vaisseaux lymphatiques n'existent pas toujours ; quand ils ont été atteints par la maladie ils peuvent présenter tous le< degrés intermédiaires de l'inflammation, depuis une simple rougeur juscpM la suppuration.
Le tissu cellulaire de la région est parfois le siège d'une phlegmasie a$$« intense pour être envahie par des abcès plus ou moins considérables, ordinairement disséminées entre les couches musculaires et contenant un pus pblesrmoneux ou grisâtre et fluide par places. Il existe en outre une infiltration ^ reuse qui s'étend à tout le membre.
On a noté des phlébites utérines ou des métrites concomitantes, roih il y a dans ces cas une simple coïncidence avec une fièvre puerp»^ raie.
Traitement. — La phlegmatia alba survient surtout chez les sujets faibles f< cachectiques ; il faut donc se garder d'employer les émissions sanguines générales, qui n'auraient aucun avantage. Les phénomènes donloareo^ qu'on observe sont dus, non pas à l'inflammation dont l'intensité est parfw'' excessivement faible, mais au trouble de la circulation. Ces douleurs sool do reste assez passagères.
La lésion principale est surtout mécanique. Un caillot oblitère une t*-
PHLEGMATIA ÂLBA DOLENS. 1197
quelle action peuvent avoir sur un accident de cette nature les alcalins à riutérieur, l'acétate d'ammoniaque, le calomel et les purgations? Un traitement énergique fatiguerait la malade sans aucune utilité ; il faut se borner ù appliquer sur la région malade de minces cataplasmes pour que leur poids a ajoute rien aux douleurs.
On maintiendra autant que possible le membre dans l'élévation pour faciliter le retour du sang veineux. On a conseillé les mouchetures pour dimiimer l'œdème, mais parfois elles ont déterminé de petites gangrènes pailielles ; il faudrait donc, si on employait ce moyen, dont l'efTicacité me parait douteuse, employer l'aiguille au lieu de la lancette.
11 faut éviter toute compression sur le trajet des vaisseaux enflammés.
Il est bien entendu qu'aucun traitement employé n'a d'action sur révolution du caillot et qu'il faut sur ce point s'en rapporter entièrement à la nature. Cependant, comme il peut perdre ses adhérences et passer dans la circulation sous l'influence du mouvement, car c'est surtout lorsque les malades veulent se lever et marcher que la mort survient par embolie, il faut recommander aux malades de garder le décubitus horizontal pendant un temps très-long et qui doit dépasser la convalescence. On ne peut pas faire garder le lit à un malade aussi longtemps qu'il existe des nodosités sur le trajet de la veine, car ce symptôme peut durer plus de six mois, mais cependant il faut au moins attendre que ces nodosités aient perdu toute sensibilité au toucher. Cependant, comme la migration du caillot ne me parait pas avoir été observée après le trentième jour, on pourra accepter cette date comme limite du dècubitus après la disparition des accidents aigus.
Quand Tœdéme et le gonflement persistent, on a recours à un bas en tissu élastique ou a des bandes roulées qui exercent sur le membre une compression modérée.
Blbllof^aphle. — Albehs (de Brème), Phicgmatia. alba dolens. Jourtwl de Hufland, 1817.— BoGCHUT, Mém. sur la phi. aU)a dol. Gaz. iiuM.,1844.— Bhanoo!!, Essai sur l'enflure des membres inférieurs des femmes en couches. LondixïS 1702. Bdrger, Deplegm. alba dolente. Frih., 1828. — Buh!«s, De la nature de la phlegm. alba dol. et de son traitement. Lond. nied i^az. 1839.— Casper, De phi. alba dolente. Hal , 1819. — Goulsox, Du gonflera, des extrémil. clicz les femmes en couches, fjond. meU, and physic. journ., 1835. — Dati*, Essai sur la cause «iûtermin. de la phiegni. alba. Med. chir. /raiM.1823.— Droxsart, Mém. sur la phi. alba dol. Acad. de méd., 1845, et Paris, 1846.— Fiu^tcis, Observ. surlaphlegm.alab dol. New-York med. ondphyticjourn., 18*24. — Geruard, Essai sur la malad. connue sous le nom de phlegm. alba •iol. Tn, de Slrasb., 1855. — Hosak, Observ. sur la phlegm. alba dol. New-York med. a. phys. journ., 182 V. — Hull, Essai sur la phlegm. alba. Manchester, 18U0. — Ppeiffer, Diss sur la l>hlegin. alba dol. Marb. , 1825.— Raige Delorhe, Phlegm. alba. Dictfmn. en 30.-^IUtee, Œdème (les nouvelles accouch. DicUonn. m 21. — Redter, De phlegm. alba. Iterlin, 1827. — Us, R., ^ntrib. à la path. de la phlegm. alba. Med. chir. Trans., 1829. — Strcve, De phlegm. alba. TuLiii, 1825. — TilbortFox, Elutie nouvelle sur la phlegm. allui. Tram, of obttet. Sodel. of imdon, 1801.— Trévirarus, Sur la natui-e de la phlegm. alba. Annal, eiiniq. de HeideL, t. V. — Trousseau, Phlegm. alba. Gaz. des hàpit., 1858 — Trtb, Essai sur l'enfluiie des membr. infér. des accouchées. Londit>s, 1792. — W'etsberc, Phlegm. alba puerperarum. Journal de lluftand, 1817 — Yelpeau. Rech. et observ. sur la phlegm. alba. Ardi. géa. tf«f»^tf.,1824.— ^VniTE, Recherche sur la nature et la cause des gonflements qui surviennent parfois à l'un ou aux deux membres intérieurs des femmes en couches. Varriglon, 1784. — Win.m, Phlegui. i<lbu dol. du nicmbrc supérieur après la parlurition. Med, Tim. and Gazelle, 1852.
M 08 PATHOliOGU;.