DK LA MORT SUBITE DES FEMMES EN CODCUËS
Les morts subites qui surviennent pendant l'état puerpéral ne sont pa> toujours explicables, les autopsies ne fournissant alors aucun résultat matériel de nature à nous éclairer. Il est évident que les femmes cnceintfô ou iuu^ouchées ne sont point à l'abri des accidents subitement mortels qui surviennent en dehors de la gestation; sous ce rapport elles subissent les cbances générales et rentrent dans la loi commune. Dne lésion fonctionnelle de rinnervation qui arrête brusquement la fonction des poumons ou du cour. une rupture de cet organe peuvent atteindre une fenrnie dans Télat de vacuité. Cependant on peut admettre que dans quelques-uns de ces cas 1? gestation ou la parturition aggravent la situation ou deviennent la rai^m déterminante d*un accident funeste.
Les causes de la mort subite dans l'état puerpéral sont assez nouibreu><'> et présentent une fréquence variable; nous examinerons d'abord les cas qw ne s'expliquent par aucunes lésions anatomiques appréciables.
Devilliers rapporte le fait, survenu dans sa clientèle, d*une dame qui su^-* comba subitement en quelques minutes, presque au début du travail, ^anavoir présenté avant aucun phénomène morbide. L'autopsie, à laquelle encoururent Laugier, Danyau et Joly, ne montra qu'une simple con^'et^li^>:l pulmonaire, évidemment insuffisante pour expliquer la mort. Devilliers fui témoin d'un autre fait semblable sui*venu entre les mains de son père et Jt' Moreau.
Lcbon, vingt-sept jours après l'accouchement, perdit subitauent unenwlade de son service. L'autopsie pratiquée avec le plus grand soin, pemiil de reconnaître un ramollissement de la substance blanche du cerveau. Céliit la seule lésion appréciable. La mort sui*vint au moment où la malade remel tait son enfant dans son berceau, après lui avoir donné le sein. Un imtafii avant, elle causait avec ses voisines et ne présentait aucun trouble de la hk» tilité ou de l'intelligence. Ce ramollissement qui ne s'est traduit par ancw' symptôme avant le décès est-il sa véritable cause? C'est là une chose qu'il e:'! difficile de croire.
A la Clinique, une femme soumise aux douches utérines, pourjMt)voqu« Taccouchement, succombe brusquement. Depaul explique la mort parla pén^ tration de l'air dans les sinus utérins. Cette manière de voir n'est pas suffît" ment justifiée même par la constatation de l'air dans le système circulatoire. U présence du gaz dans les vaisseaux peut tenir à la décomposition cadavérique. Le liquide d'une douche n'entraîne pas avec lui une quantité d'air saffisanit pour amener un résultat funeste, de plus, l'insertion du placenta ferme b sinus de manière à intercepter toute commimication de l'air avec le» ^^^ seaux* On comprendrait à la rigueur la possibilité d'un pareil résultat si ^ placenta était décollé, mais alors il surviendrait une hémorrhagie dont la f^ vite serait en rapport avec l'étendue de ce décollement, et dans ces coaditi^ ce n'est pas à la douche qu'on aura recours pour hétei* le travail. Ce n'ejJr