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Comme on le voit, d'après Burns, le bassin n'aurait point encore alteinl à la dix-huitième année ses proportions définitives. En cela il s'éloigne fort de l'opinion de Bichat, qui pensait qu'à neuf ou dix ans le bassin est assez régulièrement conformé pour permettre l'accouchement. Il est évident que ni Tune ni l'autre de ces opinions n est exacte. Les accouchements chez les femmes âgées de moins de dix-huit ans - ne sont pas très-rares, et les cas de dystocie, par étroitesse absolue, n'ont pas été notés particulièrement dans ces circonstances. J'ai assisté, à la Clinique, à l'accouchement d'une jeune fille âgée de iS ans et 5 mois, qui n'était pas plus développée qu'on ne l'observe à son âge, et cependant le travail s'est terminé spontanément, bien que la tète de l'enfant fût d'un volume plus qu'ordinaire. Il pesait 2,800 grammes; le diamètre occipito-frontal mesurait il cent.;roccipito-mentonnior, 14, le bi-pariétal, 10. Le père de l'enfant avait 13 ans et 9 mois. Parmi les autres accouchements précoces observés à la Clinique, on en a noté deux à 13 anset demi, un à 13 ans et 9 mois, d'autres à 14 et à 15.
Il est probable que l'évolution du bassin est complète au moment où les diverses parties de son squelette se soudent entre elles, ce qui a lieuvei^ 15 ou 18 ans.
Les ovaires, minces et aplatis dans le jeune âge, deviennent plus globuleux â l'époque de la puberté, surtout vers leur extrémité externe ; ils s'accroissenl dans tous les sens et prennent progressivement la forme qu'on observe chez l'adulte. Les vésicules de Graaf, d'abord peu visibles, augmentent de volume et se remplissent de liquide ; elles commencent à proéminer et font perdre à l'organe l'aspect lisse qu'il a chez l'enfant. Le relief des saillies qu'elles forment est d'autant plus notable, que le follicule se rapproche davantage de la maturité. Enfin, le parenchyme de l'ovaire devient plus vasculaiie.
Les flexuosités des trompes diminuent et les franges du pavillon s'allongent d'une manière sensible. L'utérus devient le siège de modifications importantes. Dans l'enfance les deux axes sur lesquels viennent converger les plis représentant l'arbre de vie, s'étendent presque jusqu'au fond de la cavité utérine et sont latéraux à partir du col. Celui de la paroi postérieure est dévié à gauche, et celui de la paroi antérieure â droite. De sorte qu'il n'y a pas superposition de ces deux axes, et leur situation permet l'emboîtement réciproque des saillies et des dépressions qui en émanent. Au fond de l'utérus, où ces saillies sont multiples, l'emboîtement est semblable; et la cavité de l'utérus, si limitée à cette époque de la vie, n'est que virtuelle. Vers ({uatre ou cinq ans, les saillies du corps s'eiïacent et la cavité devient lisse. L'utérus du premier âge a une forme conique dont la partie la plus large répond au col. Vers la puberté cette prédominance du col diminue et la portion qui représente le corps a une hauteur à peu près égale. Les parois internes de cette région sont seulement juxtaposées. La disposition des rides et l'emboîtement signalé plus haut n'existent plus que dans le col, où l'arbre de vie persiste.
Dans la première enfance les bords de la cavité cervicale forment def^ lignes courbes à convexité interne ; plus tard la convexité devient externe et le col fusiforme. Dans le corps les courbures des trois bords sont dirigées
PUBERTÉ ET NUBIL1TË. tOo
dans le même sens et conservent leur convexité dirigée en dedans. Le corps de l'uténis augmente de volume, il se bombe sur ses Jiiords et son fond ; par les transtaiTnations qu'il subit, il se rapproche de la forme de Tâge adulte.
Lecolproémine dans le vagin et se détache en quelque sorte des parois aniquefles il semblait faire suite. Le vagin, d'après P. Dubois^, devient plus moa et plus large. Les grandes lèvres s'arrondissent, augmentent de voloine et font sur les téguments une saillie plus apparente.
il conformation générale du corps participe à ces changements, la stature se développe. Le tissu cellulaire se répand sur la poitrine et la racine des membres, les formes s'arrondissent et la jeune fille prend l'aspect extérieur qui appartient à son sexe. Les glandes mammaires, devenues douloureuses, augmentent de volume. Le manielon se dessine et s'entoure d'une aréole rosée; et les poils apparaissent sur le mont de Vénus qui devient plus proèmmeiit. Enfin les règles font leur apparition.
Ces phénomènes ne s'accomplissent pas toujours simultanément, et parfois il s'èconle plusieurs années entre leur début et le terme de leur évolution.
Aux symptômes physiques on a joint les symptômes moraux. On a signalé les changements du caractère. La jeune fille devient plus grave, plus timide, elle dédaigne les jeux de l'enfance, sa pudeur s'éveille, et les innocentes <*aresses qu'elle prodigue à ses compagnes témoignent d'un vague besoin d aimer, de sensations nouvelles dont elle ignore la signification.
ie crains qu'on n'ait un peu regardé à travers le prisme de la poésie une situation, du reste, pleine d'intérêt, et qu'on n'ait attribué exclusivement à une fonction nouvelle ce qui tient au moins, pour une bonne part, simplement au progrés de Tftge. J*ai souvent examiné à ce point de vue des jeunes filles à menstruation précoce, et j'avoue n'avoir pas toujours aperçu très-distincte- OKot ces modifications psychologiques ; tandis que chez d'autres à menstruation tardive, elles n'avaient pas attendu pour se produire la manifestalion de la vie sexuelle. Je suis loin de nier l'influence de la puberté en pareil <^, mais je crois qu'il ne faut point en exagérer la portée. Vers quatorze ou pDzeans, la jeune fille change ordinairement de milieu, de nouveaux devoirs lui sont imposés, elle participe d'une manière ^lus active aux occupations de la famille, une nouvelle éducation commence pour elle et dans cette ^'nisque transition il est assez naturel d'admettre que les jeux de l'enfance dissent place à des idées plus sérieuses; que, subissant le contact plus intime de sa mère, elle commence à comprendre le rôle que la société lui tetine.
La mbUité est le complément de la puberté. Ces deux états ne doivent Piètre confondus ; il est rare qu'ils se développent en même temps, et leur apparition est ordinairement séparée par un intervalle de plusieurs années. l^ puberté est l'âge où la jeune fille devient femme; la nubilité, Tèpoque où ^lle peut remplir tous les devoirs de la maternité. 11 est fréquent, sous notre ^^Me, de voir les règles apparaître à onze ans, à douze ; l'accouchement ^ à la rigueur possible, mais lorsque la jeune mère aura échappé aux dan- S^i^ d'une parturition si pénible pour elle, pourra-t-elle nourrir son enfant, '"» prodiguer les soins nécessaires? Pourra-t-elle comprendre toute l'étendue
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h- *a '^«-ru- ^ -a -i^iiiuiir .e^ pemhii» éevârs? Non, car la nabttîlé ncslp v*^n^ *4 - -f^c ih>r^ ?«*'ii !u*-at que it! dêveloppesieiit compte! des or^mH i**s êirr*^ -^ u» ^'.iiiitriljc'^ce, iui ptJiittia 4e sulBr à la tâche. Le Griri, «;\ii «iiUjn>*» L'jiiuia autnmoiiiakî luraqne la fiaume esl âgée de quîn^i •H . iiomme >k^ «dx-niui . mai^ la îui cvnle a est pasd*accord avec la kk} Nt«>iMtri«fii^. «^ ^ n« e «|iu sattrait d uoiubs tosi^i prématurées ne jTUTo i u^^'ner^r. On ae <iuii pas tiier une limite générale , commet V»it. 4 .a 'iiibtiiUf ; •(lie cette omue ioit l!^, iO, ott Sa ans, de tropi .^••*»oHor» *<*harner*u»aii i i*e ai^t^att coi
ii»%r«fni^ je ^uiis ei»u:Riiie sur ropportmité d'an mariage poaràesi 'P)r> ^pnni»s. | u t!natume de répondre an pafenis : qu'ils ne doiveiÉi i^'iir .'ii(«*. <t »^t'j-diiv L>cpo:ser i devenir nûre «fae lorsque depuis uae »% rn4Mn« 'Ui *aii!i* «ira oe^s?** «le < accr>àre. C'est Tépoque que je fixej ,iM(iit<f*> : i •fnid<tnp43itit p«>arra jjouter an vokune des <M^anes, mais lai A 4^i»itt>ra nen i ieur lieft'ioppemenl.
■■3IST«CATM»
I^nnuum. — La menstruatiim est one hémorrhagie utérine physiotesif f • încidant p^ioditpieffienl avec la niptnre des vésicules de Graaf.
Coufs. €t wufctinkfme, — L histoire des canse!^ de la menstruatios esll â (ait moderne. Il y a cinquante ans, on en était encwe sur ce j phyaolo^rie à ia période d'hyp^^thèses; ipielqnes-nnes de ces hypothèses! est vrai, se sont tn^u^êes à peu près d*aecord avec les faits, mais elles ar êiè émises comme de simples ct^ojectures et n'étaient pas le résultat de H senration. Cependant Power, en l8iK dans son £ssai ^r /'dCOfioiRte àe\ femmey a nettement formule la théorie actuelle de la menstruation, non] comne on Ta dit« d'inspiration et saiK prenTCS^ mais d'après robservaîx de laits asset nombreux. Girwood» cinq ans plus lard, communiquait à C les résultats de rtHrherthes semblables, et publiait en 1843, sans prétendre i la priorité, dans tht LraM« des obsenrationsqui remontaient à 1852. Hais ti*A doctrines repoussées |mr R. Lee restérrat dans l'oubli, et ce n'est féritâW^r ment qu'à Tapparilion du livre de Négrier, en 1840, Redurdies surlesom^n iêns Itsfn^ AtlfHaiite, et da Traiié philosophiipœ de médecine de Gendri/?' quVnontivvil riaiivmeiit la relation qui existait entre la ponte ovarîque et l'^- ( ouloiiieiU do8i ré^lo». |\>uchel , BischofTet Radborski ont attaché leur nom à'v})f nianiériMluralile A celle In^lle découverte. Rouget, en 1858, a ajouté â laqufrtion un élément nou^onu cl fort important, en publiant ses Rerdierches ^ /w ofy««w i»rwtf/e* de la ftmnu. taiiis ce remarquable travail, il mit en lumière lo ftiit Anatoniiqnr qui relie d'une manière intime les deux actes pbj* 8iologique8 dont on nvait nn(é la ci>nnexité.
La cause do la monpininlinn comprend trois ordres de phénomènes qoi^ produisent sinutllanémont et n^enchainent d'une manière intime pour con- <^ouriraumâmebut.
Ces phénomènes ont pour niége : 1^ Tovaire. ponte spontanée; ï'rapp*-