‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 49 sur 277 · DÉVELOPPEMENT BU FŒTUS · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT BU FŒTUS

aux internes. Elles sont d'abord constituées par une éminence médiane, de larpielle naissent une série de bourgeons. Sur le milieu de Féminence se dessine une fente linéaire bientôt limitée de chaque côté par une saillie arrondie qui deviendrait les corps caverneux, ou le'clitoris et les petites lèvres de la femme. Elles se réunissent sur leur face dorsale ou supérieure de manière à former une demi-gouttière à la face inférieure. Cette gouttière persiste chez la femme, mais elle est convertie chez l'homme en canal complet par une nouvelle soudure qui forme l'urèthre.

Le scrcium se développe sous forme de deux corps sphèroidaux situés auties^us des èminences d'où proviennent les corps caverneux. A mesure que ces derniers se portent en haut, les scrotums se rapprochent de la ligne médiane sur laquelle ils se confondent en un seul. Chez l'embryon femelle les grandes lèvres se forment de la même manière, seulement leurs parties moyennes sont séparées par les petites lèvres et le clitoris ; leur fusion a lieu seulement à la commissure postérieure de la vulve.

Sawie*. — Robin a trouvé les premiers rudiments du système musculaire chez des embryons ayant une longueur de 6 à 7 millimètres, ce qui correspond approximativement à la quatrième semaine. C'est d'abord sur les côtés de la colonne vertébrale qu'ils apparaissent; puis progressivement, dans l'épaisseur des parois thoraciques, abdominales, au cou, enfin dans les membres (ie haut en bas. Le myolemme se produit d'abord ; ses éléments procèdent tVun noyau et se montrent au début sous forme de filaments effilés à leurs extrémités qui se soudent bout à bout. Lorsqu'ils ont acquis une certaine lonipieuT, Us deviennent granuleux ; sur les embryons de 22 à 26 millimètres, les fibres striées sont apparentes dans le myolemme, elles naissent en certain nombre à la fois. A cette époque elles sont assez difQciles à apercevoir, mais elles deviennent bien manifestes lorsque l'embryon mesure 35à40 millimètres, </ est-à-dire vers le cinquantième ou soixantième jour. Dans les périodes pluavancées de la vie fœtale on trouve dans une même région, et surtout à la surface des muscles, des éléments à toutes les phases d'évolution. Valentin n'a constaté l'apparition des muscles qu'au deuxième mois, et Burdach seu» iementdans le courant du troisième.

PeMic«aaaexc«. — L'enveloppe cutanée de l'embryon apparaît au coms menceraent du second mois et forme une couche constituée par la réunion du . derme et de Fépiderme. Peu à peu le derme devient plus dense et il se développe dans sa trame des fibres entre-croisées semblables à cielles du tissu cellulaire. Les papilles de la peau, qui ont la môme constitution, naissent au •[uatrième mois et, bien que plus petites, ont la ftième forme que chez l'adulte. Vépiderme se sépare du derme dans le courant du second mois sous forme de lamelles transparentes et minces qui se détachent parfois spontanément par lambeaux. Les cellules qui le constituent ne sont point comme chez l'adulte converties en écailles. Son épaisseur varie dans les différentes régions; vile est plus grande à la plante des pieds et à la paume des mains que sur le reste du corps. L'épiderme du fœtus s'exfolie, car l'enduit sébacé dont il est couvert à la naissance est presque complètement formé par des cellules d'épithëlium.

OYOLOGIE ET EMBRYOLOGIE.

La couche adipeuse soiis-cutanée se montre d'abord sous forme de vésicules î.soléL's et entourées de tissu cellulaire. Valentin en a observé les premières traces chez un fœtus de trois mois et demi. Bientôt la couche est continue et s accroît jusqu'à la naissance.

Les glandes sébacées naissent, d'après Valentin, vers le milieu ou la fin du quatrième mois ; on les observe sur tous les points de la périphérie du corps, e^tcepté àla plante des pieds et à la face palmaire des mains. Eschricht pensait que leur apparition n'est pas simultanée dans les différentes régions, car au cinquième mois il les a trouvées à peine apparentes sur diverses places, ou mè] nu manquant tout à fait.

Les poils apparaîtraient, d'après Valentin, à la fin du troisième mois, selofi Eble et Eschricht vers le cinquième, d'abord au sourcil et au pourtour de h lïouche. Au sixième on en voit partout. Ceux de la tète ont une apparence laineuse ; sur le reste du corps, ils sont collés si près de la peau qu'on peu! douter qu'ils soient sortis.

J.(i premier poil qui apparaît chez lefœtuâ est fin, mou, et porte le nom de laniKje ; il tombe en partie pendant le temps de la gestation, et se mêle aux eaux de Tamnios. 11 en reste encore beaucoup au moment de la naissance, cjui ne tombe que plus tard, pour faire place au poil qui sera définitif.

Les glandes sudoripares découvertes par Wendt, en Allemagne, et par Rotisïîel de Vauzème, en France, existent, selon Valentin, au commencement du liiiquième mois ; Wendt a cru les voir au quatrième mois. Jusqu'à um* époque voisine du terme, leur conduit excréteur traverse la peau en ligne droite, et ne se contourne pas en spirales comme on l'observe plus tard.

Les ongles dès le troisième mois ont marqué leur place sous forme de pli circulaire à la première phalange des doigts, mais ce n'est qu'au cin- (juicnie mois qu'ils acquièrent un peu de solidité et les caractères qui les diétiuguent de î'épiderme.

CoitM de UToiir on d'Oken. — Ce sont deux organes glandulaires situés le long de la colonne vertébrale, et s'étendant d'abord depuis la région du coeur jusqu'au bassin. Us apparaissent vers le trentième jour, et avant qu'il n'existe aucune trace des reins et des organes reproducteurs, avec lesquels ils n'ont plus lard que des rapports de contact. On n'est pas d'accord sur leur ori- ,giue, cependant on croit généralement qu'ils ne procèdent point du feuillet umqueux du blastoderme. Baêr, Burdach et Rathke les font naîlre du feuillet vasculaire, Reichértde la membrane intermédiaire, enfin BischofTest disposé à ndmettre qu'ils naissent d'un blastéme particulier. D'abord amorphes, on distingue bientôt dans les corps de V^^olfTun canal étendu sur toute la longueur de l'organe et qui vient s'ouvrir dans le cloaque. Sur le côté interne de CË canal, on voit une série linéaire de petits tubes simples, terminés en culde-sac, enroulés et contournés sur eux-mêmes. Surtout vers leur extrémité libre, ces petits tubes communiquent avec le canal principal, et versent dans m cavité le liquide qu'ils contiennent. Ces glandes sont donc des organes sécréteurs qui préexistent à la formation des reins et qui probablement en rem* plissent la fonction. Rathke leur avait donné avec raison le nom de faux reins. les corps de Wolff disparaissent rapidement, et au second mois il nVn

BÉVELOPPEAIEKT DU FŒTUS. 263

eiisle plus qae des débris ; ils se raccourcissent d'abord et sont ramenés dans l'abdomen; leur décroissance s'opère de bas en haut. Us disparaissent sans laisser de traces. Cependant Coste pense que chez les brebis le canal de Gaithner est un Testige du corps de Wolff. Jacobson a émis la même opinion surVorigine de ce canal chez les vaches et les juments. BischofT croit que les canaUcules situés dans le ligament large et qu'on désigne sous le nom d'orfone de RosenmuUer sont des débris des corps de Wolff.

Aypfen génital iirteme. — Les premières traces de ces organes se montrent accolées aux bords des corps de Wolff. Au début ils ne présentent absoinment aucune espèce de différence sexuelle. On voit sur le bord externe du eanal excréteur des corps de Wolff, et suivant la mèm^ direction, un petit cordon d'abord plein qui se creuse bientôt d'un canal à son centre. Ce canal deviendra Yoviducte ou la trompe chez l'embryon femelle,* et Vépididyme et le canal déférent chez le mftle. Leur extrémité supérieure dans les deux sexe est terminée à cette époque par une espèce de pavillon; le développement de ces conduits est assez rapide et leur connexion avec le corps de Volff fait qu'ils suivent le mouvement de retraite de cet organe vers la caiitè pelvienne. L'extrémité inférieure de ces canaux s'ouvre d'abord iso lément dans le cloaque. Nous verrons tout à l'heure par quel mécanisme h vessie en se constituant les laisse en dehors de sa cavité.

L'isolement des deux conduits déférents persiste chez le mâle ; mais les trompes de l'embryon femelle se réunissent bientôt par leur extrémité inférieure et de cette union nait l'utérus, d'abord très-limité, mais qui s'accroit bientôt par l'élargissement de son diamètre transversal et par la destruction de l'éperon qui naît de l'accolement des deux trompes sous un angle aigu. Lorsque la cloison qui résulte au début de la fusion des trompes ne disparait pas, au lieu d'une matrice simple, la femme présente l'anomalie d'un utérus bicorne, .ce qui existe à l'état normal chez les mammifères animaux. L^extrémité libre de l'oviducte s'étale en un pavillon qui s'élargit à mesure que l'organisation se développe.

Chez le mâle le canal déférent se rapproche du testicule et s'abouche avec les canaux séminifères qui se développent pendant ce temps. Bientôt il s'allonge considërablement et décrit les circonvolutions qui forment l'épididyme.

Nous avons vu la trompe et le spermiducte se développer sur le bord externe du corps de Wolfî ; l'ovaire et le testicule se produisent de la même' manière sur son bord interne. Ces deux organes ont au début un aspect et vm texture parfaitement identiques. Nous avons déjà observé cette identité pour les organes externes de la génération. Le testicule et l'ovaire se montrent d'abord sous forme de languettes oblongues. Le testjcule bientôt s'arrondit aux deux extrémités, mais il ne change pas de place et son grand axe coïncide avec celui de l'organe auquel il est accolé. Les premières traces des canalicules séminifères apparaissent sous la forme d'une série de lignes transversales, qui plus tard se convertissent en conduits séminaux. La tuni- <iue albuginée se forme dans l'abdomen. L'oi^ane glisse bientôt le long du corps de Wolff; il descend progressivement vers le bassin et arrive dans le scrotum vers le septième mois de la gestation.

OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE.

L'ovaire se distingue bientôt du testicule par sa forme plus allongée et aplalîe. 11 prend une situation oblique plus transversale. En même temps il (]<^scend, mais beaucoup moins que la glande séminale.

Reins. — Ils naissent, vers la septième semaine, d'un blastéme particulier qui semble indépendant du feuillet séreux. Situés d'abord derrière les corps de Wolff, ils remontent bientôt au-dessus de ces organes. Leur surface lisse et kur forme ovale prend, au bout de peu de temps, la figure d'un haricot. Durant la neuvième semaine, ils sont composés de plusieurs petits lobes, au nombre de huit vers le soiiante-dixième jour ; ce nombre augmente, puis se réduit à quinze au moment de la naissance. L'étude' de ces organes est due /i MuUer, Rathke et Valentin. Ce dernier auteur pensait quel'urèthre, le bas&inet et les canaux urinifères se développent isolément et qu'ils n'entrent en communication que pendant le cours de leur formation. Bischoff croit au dévi'ïoppement simultané de ces difTèrentes parties et à leur union constante; (L pendant, il les considère comme pleines au début et se canaliculant plus tard.

CApsaiea Mnrrénaies. — Si l'onjuge de leur importance d'après leur volume, cli{^5 semblent devoir jouer un rôle notable et encore inconnu dans la vie fœtale. Arnold les fait naître des corps de WolfT. On n'est pas certain que leur origine n'ait pas lieu par une seule masse qui se sépare ensuite pour former i\û\xx organes distincts. Elles sont relativement plus volumineuses chez Tembryon que chezl'adulte. Jusqu'à la dixième ou la douzième semaine, ils sont plus volumineux que les reins. A cette époque, leurs dimensions sont égales. A six mois, les reins sont plus gros. Ces deux organes paraissent complètement indépendants, et semblent n'avoir que des rapports de juxtaposition.

Vernie. — Elle nait du pédicule de l'allantoîde et s'étend, sous forme allongée et cylindrique, de Tintestin à l'ombilic; dans ce dernier point, elle reste étroite, se termine en pointe, se transforme en cordon, parfois seulement a[irès la naissance, et constitue Vouraque. Son extrémité opposée se distend et prend seule une structure musculeuse. Elle communique d'abord atec litïtestin et porte alors le nom de cloaque. Voici de quelle manière ce réservoir se transforme en vessie urinaire : la réunion du gros intestin et du cloaque se fait sous un angle aigu dont la pointe, sous forme d'éperon, se dirige en bas. L'éperon s'accroît, descend vers l'anus, et divise le cloaque en deui cavités ; l'une appartient au rectum, l'autre devient la vessie.

Le mode de développement du vagin n'est pas (exactement connu, et les < xplications si diverses qui ont été données à ce sujet sont si peu précises, f]ne je préfère les passer sous silence.

(siande thyroïde. — Suivant Huschke, elle naîtrait des arcs viscéraux aniérieurs. Elle apparaîtrait dans le courant de la septième semaine, et serait (pourvue au début d'un conduit excréteur. Bischoff l'a trouvée au sixième ïiiois composée de vésicules à contenu grenu, unies entre elles par une masse translucide. A cette époque il n'existait plus de conduit excréteur.

Tiiymiis. — Les travaux si nombreux qui ont été publiés sur cette glande n'ont jeté que peu de lumière sur sa nature et son origine. Haugsted fixe son apparition à la huitième semaine. Arnold pense qu'elle procède de la muqueuse des organes respiratoires vers l'endroit où se forme le larynx. Il naît en deux

DÉVELOPPEMENT DU rOSTCS. 265

portioDS distinctes, qui s*unissent partiellement sur ia ligne médiane ; et s'ao croit jusqu'à la naissance sans présenter de conduit excréteur à aucune époque.

WmwwÊÊÊÊêam 4e iiirtcsttB et de ■«• wuMxea. — Depuis les importants tra- \-mix de WolfT sur le développement de l'intestin du poulet, F étude de cette question a marché avec une extrême lenteur, et on a dû souvent procéder par analogie de ce qui était connu chez les ovipares, pour admettre ce qu'on n'avait pu observer sur les mammifères. Il est vrai que pour un certain nombre de points vérifiés ultérieurement par Baêr, Kiesser, Oken, etc., l'analogie ne s'est pas trouvée en défaut.

Ia formation de l'intestin, bien que postérieure à celle du système nerveux, remonte cependant à une époque trés-voisine du développement de la tache embryonnaire. Les rudiments apparaissent alors que l'embryon n'a pas encore pris complètement la forme naviculaire, lorsque les deux feuillets du blastoderme sont encore en contact par toute leur périphérie (figures 54 et 55). Les deux extrémités du fœtus se soulèvent, et le pédicule delà vésicule ombilicale conmience à se dessiner. Alors on voit au fond de la dépression embryoonaîre le feuillet muqueux passer à plat sur la partie moyenne du rachis et se terminer aux deux extrémités en deux espèces de culs-de-sac qui se continuent avec la vésicule ombilicale. Le cul-de-sac supérieur, qui se trouve en rapport avec le renflement céphalique a été appelé par Vfoltîfovea cariiûea; en se dilatant il donnera naissance à l'estomac. Une opinion, qui Q*esl plus admise, consistait à faire pénétrer ce cul-de-sac plus avant, de manière à former l'œsophage, le pharynx et la cavité buccale par l'érosiun de son extrémité close.

Le Gul-de-sac inférieur, fovea infeiior de Wolff, produirait en se renflant le rectum, sur lequel naîtrait le pédicule de l'allantoîde.

Le feuillet muqueux du blastoderme tapisse donc la cavité de l'embryon en suivant son contour interne, mais il représente plutôt un sac qu'une cavité intestinale, car il n'est point clos du côté de la vésicule ombilicale, avec laquelle il communique si largement. Peu à peu, l'embryon se recourbe sur ^Q plan antérieur et les lames ventrales convergent en avant. En même temps le futur intestin se détache de la paroi embryonnaire, selon Baér, par Imterposition d'un liquide, et ses plans latéraux refoulés l'un vers l'autre dans le sens de l'axe rachidien forment une gouttière longitudinale fixée au devant de la colonne vertébrale. Les bords de cette gouttière se rapprochent et en se soudant d'abord aux deux extrémités donnent naissance au tube intestinal. L'ouverture qui existe encore à la partie moyenne se rétrécit de plus en plus de façon à former l'ombilic intestinal. Bientôt la communication n'a plus lieu entre l'intestin et la vésicule ombilicale que par le canal omphalomésentérique; puis celui-ci s'oblitère et s'allonge, et les vaisseaux de son pédicule sont les seuls liens qui rattachent la vésicule à l'intestin. Enfin ces relations vasculaires finissent elles-mêmes par disparaître.

L mlestîn représente donc d'abord un tube tout à fait droit, fermé à ses deux extrémités et parallèle au grand axe de l'embryon. A mesure que sa partie médiane se ferme, elle se sépare delà colonne vertébrale sans toutefois s'en détacher complètement et forme une anse dont le sommet sort par l'om-

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L'ovaire se dislingue bientôt du testicule par sa forme plus allongée i aplatie. Il prend une situation oblique plus transversale. En même temps descend, mais beaucoup moins que la glande séminale.

Seiiia. — Ils naissent, vers la septième semaine, d'un blastème particulic qui semble indépendant du feuillet séreux. Situés d'abord derrière les cori de Wolff, ils remontent bientôt au-dessus de ces organes. Leur surface liss et leur forme ovale prend, au bout de peu de temps, la figure d'un haricot Durant la neuvième semaine, ils sont composés de plusieurs petits lobes, a nombre de huit vers le soixante-dixième jour ; ce nombre augmente, puis § réduit à quinze au moment de la naissance. L'étude' de ces organes est du à Muller, Ralhke et Valentin. Ce dernier auteur pensait quel'urèthre, le bassj net et les canaux urinifères se développent isolément et qu'ils n'entrent ei communication que pendant le cours de leur formation. Bischoff croit au tli veloppement simultané de ces différentes parties et à leur union constante cependant, il les considère comme pleines au début et se canaliculant plus tard

Capsvies siirréiiaie*. — Si l'onjuge de leur importance d'après leur volume elles semblent devoir jouer un rôle notable et encore inconnu dans la >ie foe talc. Arnold les fait naître des corps de WolfT. On n'est pas certain que lem origine n'ait pas lieu par une seule masse qui se sépare ensuite pour forma deux organes distincts. Elles sont relativement plus volumineuses chez Tem bryon que chez l'adulte. Jusqu'à la dixième ou la douzième semaine, ils sont plu.' volumineux que les reins. A cette époque, leurs dimensions sont égales. A sii mois, les reins sont plus gros. Ces deux organes paraissent complétemen indépendants, et semblent n'avoir que des rapports de juxtaposition.

¥eiwle. — Elle naît du pédicule de l'allantoîde et s'étend, sous forme allongé^ et cylindrique, de Tintestin à l'ombilic; dans ce dernier point, elle reslti étroite, se termine en pointe, se transforme en cordon, parfois seuleroenl après la naissance, et constitue Vouraque. Son extrémité opposée se distenc) et prend seule une structure musculeuse. Elle communique d'abord ave< l'intestin et porte alors le nom de cloaque. Voici de quelle manière ce réscr' voir se transforme en vessie urinaire : la réunion du gros intestin et du cloaque se fait sous un angle aigu dont la pointe, sous forme d'éperon, se dirige en bas. L'éperon s'accroît, descend vers l'anus, et divise le cloaque en deui cavités ; l'une appartient au rectum, l'autre devient la vessie.

Le mode de développement du vagin n'est pas (exactement connu, et U'^ explications si diverses qui ont été données à ce sujet sont si peu précises, que je préfère les passer sous silence.

«lande thyroïde. — Suivant Huschke, elle naîtrait des arcs viscéraus aiiièrieurs. Elle apparaîtrait dans le courant de la septième semaine, et serait pourvue au début d'un conduit excréteur. Bischoff l'a trouvée au sixième mois composée de vésicules à contenu grenu, unies entre elles par une masse translucide. A cette époque il n'existait plus de conduit excréteur.

Thymus. — Les travaux si nombreux qui ont été publiés sur cette glande n'ont jeté que peu de lumière sur sa nature et son origine. Haugsted fixe son apparition à la huitième semaine. Arnold pense qu'elle procède de la muqueuse des organes respiratoires vers l'endroit où se forme le larynx. Il naît en deux

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portions distinctes, qui s'unissent partiellement sur la ligne médiane ; et s'ac* croit jusqu'à la naissance sans présenter de conduit excréteur à aucune époque.

g— imHm ém VkÊêmUm et de «m Munaiee. — Depuis les importants tra- ^ux de WoUr sur le développement de l'intestin du poulet, l'étude de cette question a marché avec une extrême lenteur, et on a dû souvent procéder par analogie de ce qui était connu chez les ovipares, pour admettre ce qu'on n'avait pu observer sur les mammifères. Il est vrai que pour un certain nombre de points vérifiés ultérieurement par Baêr, Kiesser, Oken, etc., l'anak^ne s'est pas trouvée en défaut.

La formation de l'intestin, bien que postérieure à celle du système nerveux, remonte cependant à une époque trés-voisine du développement de la tache embryonnaire. Les rudiments apparaissent alors que l'embryon n'a pas encore pris complètement la forme naviculaire, lorsque les deux feuillets du blastoderme sont encore en contact par toute leur périphérie (figures 54 et 55). Les deux extrémités du fœtus se soulèvent, et le pédicule de la vésicule ombilicale commence à se dessiner. Alors on voit au fond de la dépression embryonnaire le feuillet muqueux passer à plat sur la partie moyenne du rachis et se terminer aux deux extrémités en deux espèces de culs-de-sac qui se coatinuent avec la vésicule ombilicale. Le cul-de-sac supérieur, qui se trouve en rapport avec le renflement céphalique a été appelé par VfolIIfovea (ardtoea; en se dilatant il donnera naissance à l'estomac. Une opinion, qui n'est plus admise, consistait à faire pénétrer ce cul-de-sac plus avant, de manière à former l'œsophage, le pharynx et la cavité buccale par l'érosiun de son extrémité close.

Le col-de-sac inférieur, fovea infeiior de Wolff, produirait en se renflant le rectum, sur lequel naîtrait le pédicule de l'allantoîde.

Le feuillet muqueux du blastoderme tapisse donc la cavité de l'embryon en suivant son contour interne, mais il représente plutôt un sac qu'une ca- ^tè intestinale, car il n'est point clos du côté de la vésicule ombilicale, avec laquelle il communique si largement. Peu à peu, l'embryon se recourbe sur ^n plan antérieur et les lames ventrales convergent en avant. En même temps le futur intestin se détache de la paroi embryonnaire, selon Baêr, par l'interposition d'un liquide, et ses plans latéraux refoulés l'un vers l'autre dans le sens de Taxe rachidien forment une gouttière longitudinale fixée au devant de la colonne vertébrale. Les bords de cette gouttière se rapprochent et en se soudant d'abord aux deux extrémités donnent naissance au tube intestinal. L'ouverture qui existe encore à la partie moyenne se rétrécit de plus ta plus de façon à former l'ombilic intestinal. Bientôt la communication n'a plus heu entre l'intestin et la vésicule ombilicale que par le canal omphalomésentërique; puis celui-ci s'obUtère et s'allonge, et les vaisseaux de son pécKcule sont les seuls liens qui rattachent la vésicule à l'intestin. Enfin ces relations vasculaires finissent elles-mêmes par disparaître.

L'intestin représente donc d'abord un tube tout à fait droit, fermé à ses deux extrémités et parallèle au grand axe de l'embryon. Â mesure que sa partie médiane se ferme, elle se sépare delà colonne vertébrale sans toutefois sen détacher complètement et forme une anse dont le sommet sort par l'om-

OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE.

biiic. Nous avons vu comment cette hernie ombilii^ale disparaît par le retour tardif de l'intestin dans la cavité abdominale.

On peut donc déjà diviser l'intestin en trois régions : l^ supérieure: stomacale ; 2"* moyenne : intestin grêle et colon ; Z^ inférieur : anale ou rectale.

Vestomac n'est point distinct au début; il apparaît sous forme d'une légère bosselure ; le bord convexe de cette bosselure, qui regarde à gauche, devient la grande courbure, l'autre d'abord droit, ensuite concave, tourné en avant et à droite, devient la petite courbure. Son grand axe est primitivement vertical, puis à mesure qu'il se développe il prend une direction horizontale. La valvule pylorique n'est visible d'après Meckel qu'à la fin du troisième mois. La portion stomacale en continuant à se développer donne naissance au duodénum,

Vintestin moyen subit des changements beaucoup plus considérables. 11 se développe considérablement, surtout dans sa portion supérieure, qui décrit les nombreuses circonvolutions du jqunum et de Viléon. Sa partie inférieure doit représenter les côlons. L'intestin grêle est d'abord supérieur, puis, lorsque le côlon commence à s'enrouler, il se fait dans la masse intestinale un mouvement pendant lequel l'intestin grêle glisse au-dessous de l'autre qui devient antérieur et supérieur; alors les côlons prennent leur place définitive; cependant le côlon ascendant est celui qui se fixe le dernier. Ces changemenL^ sont accomplis du quatrième au cinquième mois.

Le cœcum nait à la jonction de l'intestin grêle et du gros intestin, et son appendice vermiforme, qui n'a aucun rapport avec le canal omphalo-roésentérique, est un diverliculum de son cul-de-sac.

On ignore à peu prés complètement de quelle manière s'opère la division des diverses tuniques de l'intestin. Le peu d'accord qui règne sur l'origine réelle des divers appareils est une des causes qui ont jeté le plus d'obscurité sur cette étude. Ainsi Reichert fait dériver la plupart des appareils du fœtus de la couche intermédiaire, et accorde seulement que le feuillet muqucux dn blastoderme fournit uniquement la muqueuse intestinale, et que tout le reste provient de la inembrane intermédiaire. 11 est certain que sa théorie simplifierait beaucoup la question, mais il lui manque pour être généralement admise une démonstration qu'il n'a pu produire.

Quoi qu'il en soit, Bischoff affirme que l'intestin peut être divisé en deui couches distinctes depuis le moment ou il forme un tube clos. L'une muqueuse interne, l'autre externe, qui serait le substratum d'où nait la tunique inusculeuse, la trachée, les poumons et probablement le foie et le pancréas avecle concours de la tunique interne.

U intestin anal croit peu et conserve sa direction droite. 11 est d'abord fermé à son extrémité inférieure, mais bientôt il s'abouche avec l'anus, qu' vient à sa rencontre de dehors en dedans.

HéMiitère. — U fixe dès le début l'intestin à la colonne vertébrale dans le sens de la longueur. De ce point de départ il s'étend et s'accroît à mesure (p^ l'intestin se développe, et ses attaches successives naissent à mesure que le tube intestinal contracte ses rapports normaux.

Les épiploons se forment par le même mécanisme.

DÉVEU)PPfaiEKT DU FŒTUS. 267

lie péfitoiney qui se montre d'abord sur la sarrace des intestins sous l'apparence d'un vernis, emprunte ses éléments à une couche fibreuse revêtue d'un épidémie propre.

Fofe. — Rolando a admis que le foie procède d'une bosselure creuse de rintestin. Cette opinion est généralement acceptée par les embryologistes, malgré Rdchert, qui n'a vu à aucune époque de communication entre cet orgmeetlratestin. BischofF a observé quMl nait par deux bourgeons de la paroi intestinale. Il a noté son existence alors que l'intestin communique encore largement avec la vésicule ombilicale. G*est donc un des premiers tv^ines qui se développent chez l'embryon. Son accroissement est extrêmement rapide, et il occupe dans la cavité abdominale un si large espace qu'il masque presque tous les autres viscères. Il s'y développe de tr^bonne heure one circulation tellement riche, que l'étude de ses éléments devient fort diffidie; aussi est-on très-peu d'accord sur la manière dont ils se produisent. La vésicule du fiel, qui se forme tardivement, est une branche du conduit biliaire. Soo intérieur est lisse jusqu'à six mois; au quatrième elle contient du mucus, et de la bile au septième.

fnerém. — Suivant Bischoff, c'est un diverticulum de l'intestin ; il apparaît un peu plus tôt que les glandes salivaires, probablement vers la septième senaajne.

B^. — Elle procède de la grande courbure de l'estomac, dont elle se sqttre vers la fin du second mois. Au début elle semble confondue avec le pancréM dont elle ne tarde pas à s'isoler.

^yrinpptMtiit Jcsaicnbrcs. — De la quatrième à la cinquième semaine, les membres de l'embryon apparaissent sous forme de languettes perpen- ^laires à l'axe du corps, dans lesquelles on distingue une extrémité libre *platie et arrondie, attachée par un pédicule rond. La plaque est le rudiment «lo pied 00 de la naain, le pédicule représente le membre. Le milieu de b languette semble demeurer stationnaire, et l'accroissement se fait à ses Qtrémités supérieure et inférieure. Bientôt ces appendices deviennent plus «illants, et on remarque quatre légères dentelures à l'extrémité libre, qui prend d'une manière marquée le caractère du pied ou de la main. Les meml>res supérieurs sont un peu plus développés que les inférieurs. Vers cinq ou six semaines se montre sur la portion la plus voisine du tronc une inflexion P marque le lieu ou les membres se diviseront en deux segments distincts. •^ os qui forment la ceinture pelvienne, l'omoplate et la clavicule commen- ^^t à se développer; vers la septième semaine ce dernier os présente un pre- «ûer point d'ossification qui s'étend rapidement, il s'en produit un autre en œ^tennps sur le maxillaire inférieur. A cette époque la clavicule a un dé- ^^pement quadruple de celui du fémur.

<^kc«fa«ioii —Nous décrirons ses diverses formes et son développement

«^ttaiiam des fonctions du fœtus.

OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE.

EXAMEN ME FŒTVS AUX AIFFÉBENTBS ÉP^fkUES DE LA «ESTATION

Les organes dont nous venons d'exposer révolution apparaissent surlou dans les premiers mois de la vie fœtale. Pour compléter ce qui se rapporti au développement du nouvel être, nous allons reprendre brièvement ceW exposition en classant les organes selon Tordre de leur apparition succ^ sive jusqu'à la naissance. Nous noterons en outre les autres faits intéressant qui n'ont pu troi^ver place dans le chapitre précédent.

11 est impossible de déterminer l'époque précise de l'apparition des nom breux organes qui surgissent dans les premières semaines, par cette raison qu'il est à peu près impossible d'établir Tâge exact des embryons qu'on exa mine. Aussi lorsque les physiologistes les plus autorisés décrivent les éléraeoU embryonnaires, ils signalent seulement le diamètre de l'œuf ou la longueui du germe sans parler de l'âge qu'il peut avoir. Les détails si précis qui ont ét^ donnés par quelques auteurs sur les diverses périodes du premier mois, relatf vement au poids, au volume, à l'aspect, etc., de l'embryon, sont dépourvus di certitude. La seule chose qu'on connaisse assez exactement, c'est l'ordre dam lequel les modifications successives se manifestent. Nous aurons donc recoun à ce mode d'exposition. L'incertitude se dissipe à mesure qu'on s'éloigne di moment delà fécondation. Mais ce n'est guère que vers le troisième moi.* qu'il n'existe plus de doutes ; alors les données sont assez exactes, et une er< reur de quelques jours a moins d'importance qu'au début de la gestation

Premier mois, — Formation de la tache embryonnaire et des lignes primi tives. — Rudiments du système nerveux central, lames dorsales, corde dor sale. — Incurvation de la tache embryonnaire, apparition des trois cellule: cérébrales. — Cœur, première circulation. — Intestin, rudiments du mésen tére. — Lames ventrales. — Vésicule ombilicale. — Amnios. — Liquida amniotique. — Allantoide. — Hyolemme, premier rudiment des muscles.

L'embryon s'est peu à peu recourbé sur son plan antérieur, il a pris h forme naviculaire; la tête se dessine et égale le volume du tronc; l'extréniiti opposée se termine en pointe mousse, il a l'aspect vermiforme. — Sa masse est transparente, gélatiniforme. — Le ventre est ouvert.

Première quinzaine du second mois. — Le ventre est clos. — Rudiment du cordon ombilical. — Apparition des membres sous forme de tubercules. — Corps de Wolff. — Arcs et fentes viscérales. — Ouvertures de la face. — Yè sicule oculaire. — Corps ciliaire. — Appareil olfactif. — Sillon qui indiqua la division des membres en deux grands segments. — Organes génitaux. — Ovaires, trompes, testicules, canal déférent. — Division des vertèbres. — Cloisonnement des ventricules du cœur. — Développement de la seconde circulation.— f^ tète, toujours relativement très-volumineuse, se détache du tronc par un sillon plus marqué. — La face se distingue du crâne. — La vésicule ombilicale se flétrit, son pédicule n'est plus canaliculé. — Le cordon ombilical se forme. — L'intestin est fermé. — Les poumons se développent. — Les narines

et la mâchoire supérieure sont constituées par deux bourgeons. — Les arcs et les fentes branchiales disparaissent.

Deuxième quimame du second moU. -^ Apparition des reins, des capsules sorréodes. — Glande thyroïde, thymus, pancréas. — DêTeloppement des méninges, >-delaceinture pelvienne, — du pigment choroîdien, — de l'iris. — Premierspointsd'ossification à la clavicule et à la mâchoire inférieure. — On constate h présence de quelques nerfs, notamment du plexus brachial; — de loreilie eiterne ; — du conduit auditif ; — de Testomac ; — de la rate . — Les éléloentsde la peau deviennent distincts. — Les corps de Wôlff disparaissent. — La vessie se cloisonne. — Le cordon ombilical n'est pas encore contourné. lia la forme d'an entonnoir. Il mesure environ un centimètre et s'insère au bas de rabdomen. — Points d'ossification sur les côtes, les pariétaux, la mâchoire supérieure, l'os malaire, les palatins, la clavicule, l'omoplate, l'humérus, le radios, le cubitus et le fémur.

Troisième mois. — L'embryon a pris la forme qu'il doit conserver, et les changements extérieurs qu'il doit subir désormais seront des modifications de Toiome. — Le cordon très-allongé est contourné en spirale et le placenta bien circonscrit; les feuillets de la caduque sont en contact. — Le poids du fœtus est d'environ 40 grammes , et sa longueur de 6 centimètres. Hais ces diifUres varient dans des proportions considérables, on ne peut donc les considérer que comme des approximations peu précises. — Les paupières développées se touchent par leur bord libre, la bouche est fermée, le nez peu saillant, ses ouvertures sont dirigées en avant. — Le cou est nettement dessiné.

- Les muscles sont visibles. — Les membres supérieurs sont plus longs que b inférieurs, et leurs extrémités sont digitées. — La faux du cerveau est Inosparente, ainsi que les sinus et la tente du cervelet. — On distingue les nerfs crâniens, — la majeure partie du grand sympathique; — la choroïde,

- le labyrinthe. — Les vésicules graisseuses apparaissent dans le tissu cellulaire sous-cutané. — La valvule pylorique est formée. — On voit le rudiment des ongles et la première trace de l'appareil pileux. — Les points d ossification se montrent sur le sphénoïde, les pariétaux, les os propres du Qez, l'ischion, le tibia, le péroné, les métacarpiens, les métatarsiens et les phalanges.

Qmtrième mois. — L'embryon prend le nom de fœtus ; sa longueur est de 1^ centimètres; son poids, de 200 grammes. — Le développement de ses mus. des lui permet d'exécuter des mouvements sensibles, et il peut vivre quelques lieores hors de la cavité utérine. — L'insertion du cordon se fait sur un point plus élevé de l'abdomen. — Les circonvolutions cérébrales se dessinent. — Upeaa a ses papilles; à la fin de cette période l'intestin est fixé et compléten^ent développé, la vésicule biliaire contient du mucus. — Les glandes sébacées ^Qt organisées. — Les points d'ossification de l'occipital forment deux larges plaques semi-lunaires. — Les bosses frontales sont indiquées, les sutures et i^fontanelles sont très-larges. — Le vomer et l'apophyse zygomatique sont ^ifiés,des points osseux se montrent sur l'apophyse mastoïde.

Cinquième mois. — La longueur du fœtus est de 25 centimètres ; son poids, de 500 grammes. — On distingue l'arachnoïde , — les glandes sudoripares

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