CIRCULATION
Les ventricules du cœur fœtal sont séparés comme chez l'adulte, mais les
oreillettes communiquent entre
HIes parle trou de Botal, dont
le diamètre se rétrécit à mesure
qu'on se rapproche du terme de
la geslïlion. Celle ouverture est
munred'one valvule semi-lunaire
dirrigécen haut et en avant. Elle
'^jitaée dans roreillette gau-
fhe; ses deui extrémités se terminent par des prolongements
'jBi s'unissent a la cloison inter-
aaricolaire en avant du trou de
l^»(al. La valvule , dont la des-
fÏMiion esl d'empêcher le sang
da Tfnlricule gauche de refluer
dm le droit, obture compléte-
n:»'nl le trou de communication
l«»r>f|u'elle est relevée, elle le
l^i>s' libre au contraire quand
•îl'' e^1dans le relâchement.
1^ artères pulmonaires peu
volumineuses laissent passer
'"^f faible quantité de sang dans
'^5 [HHimons, mais leur tronc ' "nnnun se prolonge sous le nom '^*nttiûl artériel jusque dans I h^T\e, où elle s'ouvre au-des- ^''»<de lasous-clavière gauche.
^^ artères hypogastriques se ''•'rilinnent sous le nom d'artères
Qii'ilicales, qui passant, sur les i^ilies latérales de la vessie, ga- •^nt l'orobUic et vont se rami- •r au placenta, en suivant le «^'^n ombilical. Du placenta ■ 'î une veine qui s'accole aux îft^res dans le cordon, pénètre ^''* l'abdomen par l'anneau "'^^»'i<'^l, se dirige derrière le •ni ine, se place dans la partie ''t**'^oredu sillon anléro-pos- ' n -urdu foie auquel elle fournit N'fwcs rameaui. Au niveau du "'•n Irans^cr^e, elle se renfle et se divise en deux branches : Tune posté- •'•'f'-, tju'on nomme canal veineux, continue le tronc principal et tantôt
Fig. S.*). — Rai'poiits ncs onci^Ks et cincouTio?i do pa:TDS. — 1. Artère carotide priroitire droite. ~2. Veine brachio-cêphalique droite. — 5. Veine brachio-céphaliquc franche. — 4. Veine jugulaire interne. — 5. Veine cave supérieure. — 6. Veine cave inférieure. — 7. Corps thyroïde.— 8. Aorte à son origine.— 9. Artère pulmonaire. — 10, 10. Tournons. — 11. Foie. — lî. Cœur. ~ 15. Diaphragme. — 14. Canal veineux. — 15. Veine poite à sa réunion avec la veine splénique et la mesenlérique.— 16. Veine ombilicale. — 17. Utérus. — 18, 19- Artères ombilicale.— 20. Ouraquc. — 21. Vaisseaux du cordon réunis. — ^^2. Vi'sicule biliaire. — Î5. 83. Reins. — 44. Rate. — 23. Tronc céliaque. — 26- Aorte avant sa division en iliaques primitives. — 27. Veine rénale gauche. — 2.S. Artrre rénale gauche.
— 29. Artère raésentérique inférieure. — 30. Artère ovarique gauche. — 51. Artère et veine ovarique droites.
— 52. Veine iliaque primitive f^auchc. — 33. Uretère gauche. — 34. Vessie.
290 OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE.
s' ouvre dans la veine cave inférieure au-dessus du diaphragme, î s'abouche avec une des veines hépatiques et arrive ainsi dans la vtûne l'aiïti^e branche plus grosse s'unit au tronc de la veine porte el fonne atc elle le canal de réunion qui verse son sang dans la veine cavi} inféritMn s'abouchant avec les ramifications des veines sus-hépatiques. Le canal \c\ et le canal de réunion établissent une communication direde entre le^ veiu» cave inférieure, ombilicale et porte. Ces dispositions vascu lai tes propres a fœlus disparaissent à la naissance.
Voici maintenant quel est le cours du sang.
Celui que contient la veine ombilicale est complétemenl verisé dans la vdr cave inférieure, une partie directement, le reste après avoir traversé le fd La veine cave qui ramène également le sang des extrémités inférieur^ œlus verse ce mélange dans Toreillette droite qui le chasse en grande > ciaiiï: Torcillette gauche à travers le trou de Botal, vers lequel rouverlun \eiti€ est dirigée; il n'existe donc dans Toreillette droite qu un niélaii::: liel avec la colonne sanguine qui est poussée par la veiue cave supèi : De roreiUette gauche le sang est versé dans le ventricule gauchi !r chasse dans la crosse de Taorte en se contractant. Sur ce point l lonne se divise, une partie s'élève dans les artères qui i^e distribuettî régions supérieures ; le reste descend par l'aorte animer les régions inf* Heures.
La portion la plus importante de la colonne sanguine qui s*est distribi cerveau et aux membres supérieurs est reprise par les veines dont la r* foimo la veine cave supérieure, qui verse son contenu dci us l'oreiliette i^ [ne petite portion du sang se mélange probablement avec celui qui pi do la veine cave inférieure, mais la plus grande partie passf dans le veni droit qui le chasse dans l'artère pulmonaire ; celle-ci dont la fonclioi peu prés nulle et qui envoie une très-faible quantité de saiv^ aux }u>r laisse passer le reste dans le canal artériel qui commuuique direri. avec l'aorte où il se mêle avec celui qui se rend aux extrémités inft^rii parvenu aux artères hypogastriqu/2s, il se rend dtt placenta par les u, cales.
On comprend que la circulation que nous venons de décrire est n' ' idéalisée pour l'inleUigence des faits. Les colonnes sanguines dont nonexposé la direction se mélangent dans des proportions indéte^liinée^ voie qu'elles suivent après le mélange ne peut être rigoureusement t La circulation fœtale n'accomplit pas sa révolution complète comme ti, dîiUe dans un temps déterminé et certaines parties du hqiiide peuvéh" f rourir plusieurs fois le circuit vasculaire avant de rr tmirner au plain ; Ms\h ces détails ont peu d'importance et ne portent aucune atteinte îi tath< rie dont le but principal est d'établir la direction desconrants.
Ti*oiiiiéine cfireaiatlon. — Aussitôt après la naisswice, l'air pénètre fl^ les poumons du fœlus qui respire, le sang y afflue égaleiïteiit en grandt' qii»i tltè et prend au contact de l'air la couleur artérielle. Le san^^ des, deux lein* raves s^ mélange complètement dans l'oreillette droite et pa^^se dans le^t^ Iricule du môme côté; l'occlusion du trou de Botal par le redressement «1
ciRciXATio?;. 291
sa valvule empêche ce liquide de pénétrer dans l'oreillette gauche. La contraction du ventricule droit chasse le sang dans les artères pulmonaires. C'est sur ce point que s'accomplit le changement le plus important de la nouvelle circulation. Aucun obstacle ne ferme le canal artériel, mais l'appel vigoureux produit par l'expansion pulmonaire empêche le sang de suivre cette voie ; il passe dans les poumons, les traverse et se rend à l'oreillette gauche par les vein€$ pulmonaires, puis dans le ventricule du même côté et dans l'aorte. ArrÎTéaux artères ombiUcales, il ne pénètre pas dans leur cavité, le placenta a cessé d'être un centre d'action et la circulation du cordon s'est arrêtée.
Les parties de l'appareil vasculaire qui servent spécialement à la seconde circulation n'ont plus aucune utilité : au moment de la naissance elles disparaissent donc. Billard a étudié les modifications dont elles sont le siège, mais rette étude a été reprise sur plusieurs points d'une manière plus exacte par Lorain et surtout par Ch. Robin.
Les artères s'oblitèrent par une hypertrophie concentrique de leurs tuniques {uî rétrécissent prc^essivement le calibre du vaisseau ; les veines, par acco» ornent de leurs parois internes, après avoir subi une rétraction qui diminue iair calibre et un épaississement notable de leurs tuniques. Cazeaux*, d'après Killard, dit que les artères ombilicales sont oblitérées dès le second jour, et la reine le sixième. Cette affirmation est en opposition avec les recherches de KobiQ qui a constaté la perméabilité de la veine jusqu'au vingtième ou tren- ^ tième jour, et celle des artères jusqu'à la fin du premier mois ou de la sixième isanaine.
Il est un phénomène extrêmement remarquable que Lorain a noté le preaûpr et que Ch. Robin a étudié d'une manière très-complète : c'est la rétraction des vaisseaux dans le sens de leur longueur. Quelques jours après la nais- ^nce et avant même la chute du cordon, les vaisseaux ombilicaux, dans leur >orlion intra-abdominale, se séparent de l'annoau ombilical et glissent dans £ur gaine adventive qui alors les rattache seule à l'anneau. Cette séparation des mères s'opère du troisième au cinquième jour après la naissance. Sur un fœtus k ^ix jours Robin a constaté une distance d'un centimètre entre le bout des urtères et l'anneau; la veine se rétracte plus tard ; sur ce sujet, elle était encore adhérente à l'ombilic. Mais la distance s'accroit rapidement, et vers la fin deu3dème mois on trouve l'extrémité libre des artèjl^es déjà au niveau du iromet de la vessie, et celle de la veine, dans lé ligament suspenseur du L\ La tunique adventive, en communication avec les vaisseaux, se remplit de ig dans sa portion adhérente à l'anneau et parfois sous celte influence son llume est doublé. Cette disposition explique certaines hémorrhagies qui se réduisent après la chute du cordon. La rétraction a'pour siège la tunique ^oyenne qui entraine l'interne ; le bout du vaisseau présente un moignon Dusse qui contient un caillot effilé des deux bouts. La cicatrisation obliténte n'est complète pour la veine que vers la fin du premier mois, et pour artères dix à quinze jours plus tard ; alors l'extrémité du moignon4)rend i forme d'un cône allongé. C'est seulement alors que les vaisseaux contracs, mais présentant alors un calibre filiforme, s'oblitèrent complètement. Cette
OTOLOGIE ET EMUHTOLOGIE.
oblilêrûL OU a lieu de haut en bas pour les artères et de bas en bautpotir \ vcïiie.
La ^aînQ adveiitive des vaisseaux finit également par se transfonnet en n fordan plein; ses parois se rapprochent lorsque l'extrémité des artères e éloignée d*environ 4 centimètres de Tombilic. *
Le canal aiiériel> d'après Flourens, n'est pas encore complètement feni sur des enTmits de 18 mois à 2 ans. L'oblitération parait se faire par h}p« irophic di^s parois, d'abord à sa partie moyenne; les deux ext^èmitè^ resloi ouvertes asi^rz longtemps après que le milieu est devenu imperméable. Il d probable qu au moment où le sang est appelé dans les poumons, ce cam 1-evjpn! noiahlement sur lui-même par un effet de contractilitè inhérent i # teiture, et que la quantité de sang qui le parcourt jusqu'à son oblitèi-alii est assez faillie. |
Les tnniqnes adventives des artères et des veines qui convergent ver> V n bilic se traiislorment en ligaments filamenteux dont les groupes conservo ' | niênie direction.
Almagro rapporte trente observations de persistance du canal aiien< Vingt-trois fors cette anomalie coïncidait avec d'autres vices de conforma tk»^ dans sept cas^ il n'existait aucune complication. ^ j
I^e it'iiii de Botal se ferme par le redressement de sa valvule, dont b' bot libre contracte des adhérences avec la cloison inter-auriculaire sur laqi]^^^ elle s'appuie. L'époque où l'occlusion est complète n'est pas déterEiuui'^ parroîs elle a lieu au bout de quelques jours , dans d'autres cas îl ei,4 un petit jïiM tuis qui ne s'oblitère que dans le courant de la première anni t launnis prétend même qu'il ne l'est pas encore à 18 mois.