OVOIX)GIE ET EMBRYOLOGIE
rùlo Cil £;r prêtant à la pénétration; et la force endôsmotique, que Dulnl cbet coiishlêre comme égale à plusieurs atmosphères, agit d^une manim lente , î^ucci^ssive et continue , très-suffisante pour porter dans toute la mass placentaire le liquide nourricier que doit absorber le fœtus.
Nous savons fort peu de chose sur le rôle du thymus dans les fonclion plastique;^ du fœtus. Treviranus et Muiler croyaient qu'il servait à l'assiniila tion des substances absorbées par les lymphatiques de la peau dansleliquid amniotique, Bellinger lui faisait jouer le môme rôle relativement au m pj'ovenant du placenta. Lobstein pensait qu*il sécrétait une humeur destinée à soUiiiter les contractions du cœur; Hei^son, qu'il est Forgane fornulKD âeti corpuï^cules sanguins ; opinion que Bischoff parait assez disposé à acr^ 1er. Bow cil fait le réservoir de l'activité nerveuse destinée à l'appareil re>pi ratoire après la naiss'^nce. Enfm, Friedleben, qui a écrit un traité complts sur celte glande, conclut de ses recherches : que le thymus est unorgan qui , pendant l'accroisssement du corjis, sert à la nutrition, à la préparation du ^aug et à la formation des tissus. Dans ses expériences, cet auteur a m ^ta(t') dnii^ le sang d'un jeune chien bien portant 7 globules blancs pour KHW ^'lobules ranges. Lorsqu'on enlève le thymus, la proportion est changée; pcai 1000 ^dobules rouges on trouve \\i globules incolores. Ce phénomène ei emore plus marqué lorsqu'on enlève la rate; le thymus pourrait donc êlni considéré tomme ayant des fonctions analogues à celles de ce dernier organe.
Les ïiypulhèses qui ont été émises à propos des capsules surrénales sont:^ peu vraisi^'iiihlables, que je les passerai sous silence.
Digestion. — La digcstiou intestinale n'existe pas chez le fœtus; la min lion s'opéiv sans laisser beaucoup de résidus ; il reçoit les matériaui toul préparé:!^, et retourne à la mère, par la voie des artères ombilicales, la pltt^ ■grande partie des éléments non utilisés.
La foncLL(»n de l'intestin est donc à peu près nulle, le chyme et le chyle qu sont tes ivsullats primitifs et secondaires de l'élaboration stomacale maiiquenl CQinplètenietit, puisque l'estomac ne reçoit aucun aliment. Le tube digestil serai! vîdet si sa muqueuse n'était le siège d'une exfoliation épithélialc aboodaiite qin s^^ mêle à la sécrétion biliaire.
Je comparerais volontiers la digestion du fœtus à celle des animaux hybei^liants a ver. Lesquels il me semble avoir plus d'un point de ressemblance.
Lee a présenté une autre doctrine sur la fonction intestinale. Il pensait que le foie dir fœtus sécrète une matière albumineuse digérée par le duodeiiuni et riiUcî^tin, et qui sert à l'alimentation pendant la vie intra-utérine, ilba^^t cette opinion sur les circonstances suivantes : i° le volume considérable du foie et la longueur de l'intestin beaucoup plus développé proportionnellement que celui de l'adulte; Userait à celui de ce dernier comme 7,55 est à 5,.» ou 6, '2' L'estomac renfermerait un liquide gluant, muqueux, demi-transparent, non atbumineux, parfois acescent ; et l'intestin grêle une matière oraoj^'e, demi tlnide, albumineuse, verdâtre vers la fin de l'ilium et très-légèrenieiii La iJiatière contenue dans le côlon, plus abondante, vert foncé, non mineuse, serait neutre ou légèrement alcaline. Enfin cette matière aurait
XUTRITION. 30i
la plus gnnde analogie par ses caractères physiques et chimiques 'avec le contenu du canal alimentaire de l'adulte.
Il n y t rien de surprenant à ce que Ue ait trouvé de Talbumine (dont il ne détermiAe pas la quantité) dans le contenu de l'intestin, puisqu'on en trouve dans la plupart des liquides de l'économie et que la partie essentielle du soc pmcréatique est une substance analogue aux matières albuminoîdes. Cependant ce n'est pas une raison suffisante pour créer, sans autre preuve et sans nécessité, une fonction spéciale et nouvelle au foie. II faut y mettre beaucoup de complaisance, pour trouver quelque identité entre le méconium do/cetnset les matières fécales de l'adulte, dans lesquelles on retrouve, en abondance, les résidus si variés de l'alimentation qui n'ont pu être digérés et ihsorbés. La théorie de Lee ne soutient pas l'examen et nous allons voir, en parlant du méconium, que les recherches récentes sur ce sujet l'infirment complètement. Le peu de documents que nous possédons sur la digestion Ia4ale expliquent comment il se fait que les idées de Lee aient été si souvent reproduites par les auteurs. Il est seulement regrettable qu'on ne les ait pas oamiuées avant de les accepter comme un fait démontré.
FiBgfi— giyftQçrfMi^iMr.— Elle remplit un rôle d'ûnehaute importance dans les phénomènes de nutrition du foetus. Elle apparaît dès les premiers temps de la rie embryonnaire. En décrivant le placenta, nous avons signalé sa localisation dans cet organe avant le développement du foie. Mais ce n'est là qu'une des nombreuses sources qui produisent le glycose. Les surfaces limitantes telles que la peau et les muqueuses peuvent contenir de la matière glycogénique sous diverses formes. Elle se trouve à l'état d'infiltration dans le tissa même de la peau ou dans les cellules épidermiques qui la recouvrent. Chez les animaux on en rencontre également dans les dépendances cornées de cette membrane, griffes, sabots, cornes; elle persiste sur ces points plus longtemps que dans l'enveloppe cutanée, et on^peut constater sa présence au iQoyen du microscope et des réactions chimiques. Chez le veau elle disparaît <ie la surface de la peau vers le quatrième mois de la gestation.
Dans les muqueuses des embr\'ons du veau on trouve les cellules glycogéniques répandues depuis la surface de la bouche et de la langue jusqu'à l'extfênûtë inférieure du tube intestinal , mais on n'en trouve jamais sur les giandes de l'intestin. Leur existence est temporaire sur ces différents points ; au bout d'un certain temps elles disparaissent d'abord de la bouche, puis peu i pen vers les parties centrales. La matière glycogène se montre également sur les muqueuses des voies respiratoires et génito-urinaires. Le^ systèmes osseux et nerveux en sont complètement dépourvus. Dans les muscles, lorsque h fibre apparaît sous formes de tubes, on voit dans leur intérieur des noyaux ou une substance grenue qui est de la matière glycogène ; à mesure que la libre se développe, celte matière diminue, mais elle reste à l'état d'infiltration pendant toute la durée de la vie intra-utérine. Au moment de la naissance, elle disparaît très-rapidement sous l'influence de la respiration. Mac-Donnel conteste que la respiration ait aucune influence sur la disposition de la matière glycogénique des tissus fœtaux.
Aussitôt que le foie a atteint chez le fœtus son développement histologiquê,
p09 OVOLOGIE ET EXBnYOLOGIE .
c'est-à-dire vers la moitié de la gestation, en même temps qu'il commt'nce faîictioniier comme organe biliaire, il devient le centre de prodiietion de I matière glycogéniqne ; avant cette époque il n'en présentait aucune Ivm^- Alors Ï85 appareils temporaires qu'on rencontrait dans le placenu, la peau ^' les muqueuses, disparaissent progressivement; la muqueuse de restomac ^ de r intestin grêle en présentent les dernières traces. Cependant le S5stè^ musculaire fait, comme nous l'avons dit, une exception sous ce rapport et L matière glycpgénique y persiste à Tétat d'infiltration dans la substance de 1 fibre.
La quantité de glycose produite n'est pas la même à toutes les époques d de veloppoment fœtal. Lorsqu'elle est localisée dans le foie on peut mesure f la quanlilê sécrétée; Stokvis en a trouvé 0,54 pour 100 dans cette gWid chei un fœtus de six mois et demi, et 5,42 pour 100 chez un fœtus à teniu* Il etmie donc un rapport entre la quantité de glycoii^e produite el le dé\r loppemenl du nouvel être.
Bien qu il soit impossible, dans l'état actuel de la science, de détermine; d'une manière exacte le rôle que joue la glycogénie dans Torganisrae, il ^ évident qu'elle fait partie du groupe des fonctions plastiques et quelle ^' aussi indispensable chez le fœtus que chez l'adulte; la multiplicité de s^sonrces dans les premiers temps de la vie fœtale est une preuve indubitati^ de son importance. * ^
Rouget nomme zoamyline (substance amylacée amorphe) ce que CL B' » nard appelle matière glycogéni^e : c'est une simple question de mots. \\ trouvée dans les tissus où nous l'avons signalée, et, de plus, dans tes caj-lil;i|. d'ossi^cation où elle semble contenue dans les cellules du cartilage. H c^ teste Tanalogie fonctionnelle que Cl. Bernard a voulu établir entre les celhi glycogéniques répandues dans le placenta et les autres tissus, et la prodii< tion de la glycose par le foie. 11 considère le suc produit parles cellules trai: sltoireâ comme le résultat de la désassimilation de la zoamylijie. Je cru celte interprétation un peu prématurée, et je me rangerais plus volontieT1^ ropinion de Cl. Bernard qui se contente de constater simplement les failj^ qi la physiologie n'est point encojre en mesure d'expliquer.