‹ Traité complet d'accouchements (volume 2)Chapitre 81 sur 277 · TOTAL PAS SATIS · texte numérisé non relu

TOTAL PAS SATIS

PROPORTIONS P. lOj CAS.

In. 252* an 259-

iS5«~50l-

et au delà.

Devilliers a fait le môme travail également basé sur la notation du dernier ourdela menstruation, et comprenant un chiffre de 103 grossesses. En voici eréïiiltat :

8 se sont terminées du 250« au 260» jour.

iO —

Il eiiste entre les résultats généraux de ces deux tableaux des concordances "î^ez grandes, et leur examen attentif met en relief des particularités fort incessantes à noter. D'abord la différence considérable , 74 jours (tableau «a^ilais) , 60 jours (Devilliers) , qu'on observe entre les deux termes extrêmes kla parturition sans qu'aucune cause pathologique ait été invoquée pour expliquer. Il est possible que quelques-unes des femmes accouchées après l«*i9û'jour aient été fécondées à une époque voisine de la première men- ^nialion qui a fait défaut. Mais en retranchant pour celles-là 25 jours, re- Pfèsentanl à peu près une période inter-menstruelle, pour bien peu, ce l'ïlranchement donnera un total de 270 jours; et pour celles qui ont '^^\)mè 300 jours, on trouvera encore 276 et 280. Il n'y a rien d'improbable î admettre que pour un certain nombre ce retranchement ne doit pas être 'pèré.

^^lez les grandes femelles domestiques, la gestation dont la durée se rapproche de celle de la femme présente des variations toutes aussi grandes que '^»«i cette dernière. Et sous ce rapport, les résultats qu'on observe sont très- «nclttants, car on est à l'abri des causes d'erreur qui peuvent rendre douteuse '^ «ialc précise de la fécondation humaine. Les femelles animales ne sont cou- H'rtes qu'à l'époque du rut , c'est-à-dire au moment de la déhiscence des '*«fs; il n'existe donc point de différence très-sensible entre la copulation et ' '"iprégnalion. De plus, on peut noter avec autant de certitude la date de la •ï^oule que celle de la parturition. Reinard cite dans son ouvrage les statistil^^s de Simon \Vinter,BrugnoneTeissier, Grille, Numan, Labereblaino, Car!

Spincer, etc., qui toutes donnent des résultats analogues, et prouvent que,: on peut , des diverses moyennes, tirer une date approximative, il est impa sible de la préciser exactement. La gestation chez la vache a une durée eslink à environ 285 jours.

MFnina dtu

De Laberebleine dans ICO cas, a vu le part survenir du 241* au 308* 67 jou^

Teissier 175 — — 240* — 531' 91 -

Burgcr 16 — — 270-— 290« 20 -

Grille 400 — — . 210« — 308» 98 -

Bouman 27 — — 269-— 28»» 20 -

Durour nombre indéterminé 240» — 343« 75 -

En admettant comme terme moyen "285 jours, on voit que, pour uncortai nombre de cas, la parturition a été avancée d'environ 45 jours, et qued«E d'autres elle a été retardée de 25 jours et même jusqu'au 46™'.

Chez la jument, le part a lieu, d'après l'opinion générale, vers le 550'j«ir

oirrisoct an.

Simon >Vinter dans. . 45 cas a tu le part survenir du 340* au 340* € jours.

Brugnone 53 — — 507«— 550« 52 -

Tessicr 200 — — 311-— 594« 83 -

Grognier nombre indéterminé 287«— 44 9« 13S -

Le Jatirnal d'économie

rurale 1829.. . . - — 322«— 449* 97 -

Grille 414 — — 309*— 393« «i -

Nous trouvons encore ici que le part a pu devancer de 45 jours IV[w<P| ordinaire, ou la dépasser de 89.

Ces résultats sont très-dignes d'attention, car ils sont dégagés des priarj pales causes d'erreur qui permettentde douter lorsqu'il s'agit de la ge>til*| humaine, et ils prouvent d'une manière évidente qu'il n'existe point do m fixe à la grossesse. Lorsqu'on compare les tableaux donnés par les accoocbenj avec ceux des vétérinaires, il est impossible de ne pas admettre une idenW complète dans les variations que la gestation présente chez la femiueeU'i'M les animaur.

Les chiffres qui ont été posés comme limites ordinaires, sont \o de moyennes et n'ont qu'une fiûble valeur au point de vue de la prali^ car le praticien ne se trouve pas aux prises avec des groupes, mais aw invidualités, et s'il leur applique le chiffre des moyennes, il serafortrt] Â une déception. 11 est du reste facile de voir dans les tableaux de Hi et de Devilliei^, qite le chiffre le plus élevé représentant la date de ces a* chements ne coïncide pas avec la fin du neuvième mois.

Ajoutons que le chiffre de 270 jours adopté par les classiques françai>n] point unanimement admis. Duncan croit que la durée moyenne de la ge^'*'' est de 275 jours ; en Ecosse on le fixe à 280.

En analysant le tableau construit d'après les documents anglais, on voi(^ le maximum de fréquence est compris entre le 275« et le 285* environ.

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