DIHKCTION DU PETIT BASSIN
Le sacrum lorme à son union avec le racbis un angle que nous avons déjà
signalé ; il en résulte que la direction de la cavité abdominale diffère de celle
du bassin, de sorte qu'une ligne perpendiculaire passant par Taxe de la cavité
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ANATOMIK.
abdominale aboutirait à peu près à la symphyse du pubis. Dubois* en conclut que, grâce à cette disposition, dans la station verticale les organes coutenus dans la cavité pelvienne échappent à la pression des viscères mobiles qui sont au-dessus d'eux. Je ferai observer que justement parce que les viscères de l'étage supérieur wnl mobiles, ils tiennent peu décompte de cette différence dans la direction des axes; il existe d'autres raisons anatomiques plus puissantes pour proléger les organes intra-pelviens contre les lois de la pesanteur : ce sont les attaches péritonéales.
Je proposerai un autre but à cette disposition du système osseux, et j'appuierai mon interprétation sur Panatoinie comparée. La femme, dont la station est bipède, doit, pendant la gestation, faire supporter aux régions pelviennes tout le poids de l'utérus gravide, et on comprend les inconvénients qui pourraient résulter de la coïncidence des deux axes qui nous occupent ; elle laisserait l'enfant suspendu sur le vide de l'excavation. La projection antérieure de la base du rachis imprime, à l'utérus en gestation, une direction en avant ; il se place dans l'axe de la cavité abdominale, et l'extrémité inférieure de l'œuf, occupée ordinairement par le sommet, trouve sur la surface pubienne une base de sustentation qui lui permet de se développer librement jusqu'au terme de la gestation.
Si l'on examine comparativement la direction de l'axe du rachis chez les animaux à station quadrupède, au lieu d'une saillie vertébrale dirigée vert» le bassin, on trouve au contraire une voussure, et la ligne prolongée de l'axe racbidien sortirait du bassin, non plusvn avant des pubis, mais en arrière du sacrum.
PLANN DU BANftlK
Le plan du détroit supérieur a une direction oblique de haut en bas et
d'arrière en avant; il est représenté par une ligne droite partant de l'angle sacro-vertébral et aboutissant ii la partie supérieure de la symphyse pubienne. Le plan du détroit inférieur est plus élevé en arrière qu'en avant ; il est constitué par une ligne partant de la partie inférieure de la symphyse et aboutissant a la pointe du coccyx.
Je ferai remarquer, ni passant , l'inconséquence des premiers auteurs qui ont pris tant de peine pour déterminer le plan du dé- -a: . i.iciw horininiair. -s. sau uni. - u. l'oint troit inférieur. Ce détroit
de convenu. d,, deux P.,„s. ^ . ^ ^
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PL\>S Of BASSIN.
principaux; l'un est limité en arrière par un point mobile, le sommet du coccyx, dont le degré d'incurvation est individuel, et varie non-seulement pendant le travail, mais encore hors l'état de gestation sous l'influence de la contraction des muscles qui s'y insèrent; l'autre diamètre, transversal, aboutit au contraire à deux points immobiles; les tubérosités de l'ischion. 11 eût été infiniment plus rationnel d'appuyer ce plan sur une base fixe que sur un diamètre que sa mobilité rend en quelque sorte conventionnel.
Ces deux plans, prolongés par leur extrémité antérieure, se rencontrent à .~5 millimètres en avant de la symphyse. Si maintenant on conduit une ligne horizontale passant par le bord inférieur de la symphyse pubienne, le plan du détroit supérieur formera, d'après Naegele, un angle de 00 degrés avec cette ligne, et le plan du détroit inférieur, un angle de il degrés.
La dénominalion de ces surfaces est conventionnelle, et s'écarte tout à fait de la signification du mot plan, qui s'adresse a une surface sur laquelle on peut tirer des lignes droites en tous sens. Or, j'ai fait remarquer que les divers points du détroit supérieur, et cela est encore plus manifeste pour l'inférieur, sont placés à des hauteurs fort différentes. On ne saurait donc les considérer comme les limites d'un plan. 11 n'existe point d'autres raisons pratiques que le caprice des auteurs qui ont traité cette question, pour faire passer la surface qu'ils appellent le plan, plutôt par le point le plus élevé que par le plus inférieur des détroits. J'ajouterai que les auteurs, qui ont attaché une si grande importance à la détermination précise de l'angle géométrique du plan sur l'horizontale, auraient dû, pour être exacts, opérer, non sur un plan qui n'existe pas, mais sur une surface courbe limitée par le contour des détroits, ou plutôt indiquer simplement le degré d'inclinaison des diamètres antéro-postérienrs ; ce qui est une tout autre chose. 11 serait donc juste de substituer au mot plan celui de degré d'inclinaison des diamètres antéro-postérieurs ; mais j'avoue que j'attache une très-médiocre importance à celte rectification, j'ai seulement voulu prouver qu'en tocologie on a souvent disputé longuement sans avoir pris la peine de vérifier sérieusement les bases de la discussion.
Les chiffres que j'ai indiqués plus haut ont été définitivement acceptés en « es derniers temps; mais les opinions sur ce point ont subi de grandes varialions, et l'estimation de l'angle formé par le plan du détroit supérieur a varié, depuis Levrct, entre degrés et 60, qu'on accepte aujourd'hui. De plus, le plan des détroits change aux différentes époques de la grossesse. A terme, la femme est obligée de se rejeter en arrière pour conserver l'équilibre ; alors le plan devient plus horizontal. Il faut noter que si le plan du détroit inférieur forme un angle de 1 1 degrés, il n'en pas ainsi chez la femme qui accouche; la tète du fœtus repousse en arrière le coccyx, et le plan devient à peu près horizontal. Alors la pointe du coccyx, qui était plus élevée que le sommet de l'arcade pubienne de 15 à 18 millimètres, se trouve située, par suite de sa rélropulsion, sur le même plan, et même de quelques millimètres au-dessous. Naegele fait remarquer que le bassin étant dans le station verticale, l'angle sacro-vertébral se trouve de 10 centimètres plus haut que la symphyse pubienne; de sorte que si l'on mène une horizontale