‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 11 sur 183 · vNvroMiE · texte numérisé non relu

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vers la région postérieure du bassin, elle atteindra le coccyx à l'union de sa deuxième avec sa troisième pièce.

Les plans de tous les bassins n'ont pas rigoureusement l'inclinaison signalée ; il est clair qu'il existe des différences en rapport avec les diverses formes des pelvis.

AXES DU BAfcNIN

Le plan des détroits étant connu, il est très-facile de déterminer leur axe; il suffit de faire passer par ces plans une ligue droite qui les atteint perpendiculairement en passant par leur centre; ainsi, la ligne I H représente Taxe du détroit supérieur (fig.44), et la ligne K L celui du détroit inférieur.

Si l'axe des détroits est facile à déterminer, il ne parait pas qu'il en soit de même pour celui de l'excavation, puisque des hommes tels que Deventer*, Levret*, Camper, Bang, Osiander, Carus,Choulan, Moreau*, Dubois*, etc., sont arrivés, dans cette étude, à des résultats si différents ; et je suis véritablement étonné et de la quantité de travaux auxquels cette recherche a donné lieu, et de l'importance extrême que les auteurs ont attachée à la détermination géométrique de la ligne fictive qu'on appelle l'axe de l'excavation. On a voulu préciser la route exacte que parcourt le uvtus en traversant la filière pelvienne, et indiquer celle que doit suivre la main ou les instruments destinés à en aider l'eAraclioii. Eh bien, je me demande en vain où est la nécessité de connaître si exactement une ligne fictive dont la main et les instruments ne pourront jamais tenir compte.

Je distinguerai donc à l'excavation deux axes, l'un pratique, approximatif, dont la connaissance est absolument nécessaire, l'autre théorique et précis, dont l'étude peut intéresser les amateurs de subtilités scientifiques, mais qu'on pourra oublier sans inconvénient au lit des malades.

L'axe pratique ne doit pas être seulement étudié sur le bassin décharné, mais sur la femme au moment de l'accouchement. Je suis donc forcé d'anticiper un peu sur un autre chapitre pour bien me faire comprendre.

Sur le bassin décharné, l'axe de l'excavation est limité en haut et en bas par le plan des détroits. Sur le sujet complet, et dans les derniers moments du travail, lorsque le fœtus touche l'anneau vulvaire, l'excavation ne forme qu'une partie du canal que l'enfant doit parcourir; l'autre portion, périnéopubienne, essentiellement transitoire, qui lui fait suite, est formée par des parties molles, par le périnée énormément allongé et distendu. Il faut donc, dans les tractions au moyen de la main ou des instruments, tenir compte de cette courbe pour éviter les lésions qu'une erreur de direction dans l'emploi des forces pourrait déterminer sur la mère ou le fœtus. On ne doit donc pas limiter en bas l'axe de l'excavation au plan du détroit inférieur. Ses limites vers la cavité abdominale ne peuvent pas être davantage fixées au pourtour du détroit supérieur, car il arrive souvent que la main ou les instruments doivent pénétrer dans la cavité utérine et saisir le fœtus au-dessus de l'excavation. Il est clair que la route à suivre ne peut être appelée un axe. puisque la présentation occupe le centre des cavités avec lesquelles elle se trouve en [rapport. Il faut suivre, non plus un axe, mais des parois, comme cela a lieu pour le canal pelvi-périnéal lorsque l'engagement est complet.

axes nr bvssi.v

Fijf. 15. — Air. i»b L'nCAVJfftOX. — A. l'Inn du détroit *u|)érirur. — II. Air (J<> ce détroit. — C. IMandu détroit inférieur. — E. Axe du canal pelvien , Cercle de Caru*. — I». l'ami inférieure du canal pelvien lorsque la tète du fuilus a dilaté la vulve. - D . Avant la dilatation.

L'axe pratique devrait donc prendre le nom de ligne de direction, si on voulait conserver aux mots leur valeur rigoureuse , car ce n'est pas par le centre des cavités que nous étudions en ce moment que passent la main et les instruments, mais le long des parois qu'elles présentent. Ce qu'il importe surtout d'étudier, c'est la direction de ces parois.

Pour le canal pelvi-périnéal, les parois sont les seuls guides à suivre ; cependant, si je devais adopter une ligure géométrique pour déterminer la courbe de l'axe pratique, je choisirais relie donnée par Carus, qui inscrivait la symphyse pubienne au centre u'un cercle d'environ six centimètres de rayon. Ce cercle représente assez bien l'axe approximatif de l'excavation et celui tout aussi important à connaître du canal pubio-périnéal qui forme le dernier obstacle que le ftvtus ait à traverser. C'est encore, pour la région suspelvienne, à peu prés la direction que l'extrémité du forceps devra suivre pour saisir la tète du fœtus arrêtée au-dessus du détroit supérieur.

Je dois signaler, à propos tle l'axe pubic-périnéal, un détail qui a son importance.

L'anneau vulvaire mesure 1 1 centimètres verticalement au moment où la tète du kv lus le traverse, mais avant • et engagement son ouverture est une simple fente d'environ 0 à 7 centimètres, constituée parles trois quarts inférieurs de la vulve, déjà

fort allongée à ce moment. Il — ,***t *VEC Lr» nnuta. - a. Mm

. ° du détroit mi|m' rieur. — I*. l'Ian pul>io-|MTtnéal au

faut tenir compte de celle l'îKxwicbemooi. —C Axe ta aptt pafrfan.

A.NATOMIE.

circonstance,' qui modifie Taxe et le rapproche de la symphvse pubiennc.

Examinons maintenant l'axe géométrique devant passer rigoureusement par le centre de toutes les cavités que traverse le fœtus .

Voici la formule, appartenant à Niegele, adoptée en ces derniers temps :

une ligne qui, dans tout son trajet, depuis le détroit supérieur jusqu'au détroit inférieur, restera toujours a égale distance des parois du petit bassin. Elle devra passer par le milieu de plans plus ou moins nombreux, mais également distants les uns des autres à leurs deux extrémités, et étendus de la partie antérieure à la partie postérieure de cette cavité.

J'ai essayé de démontrer V. que la détermination de cet axe était inutile, puisqu'il f'P- 17 e^ absolument impossible

d'en tenir compte dans la pratique. Je vais maintenant tâcher de prouver que, même théoriquement, cette détermination ne peut être faite, et que, par conséquent, les travaux considérables qui ont été publiés sur ce sujet depuis Deventer jusqu'à nos jours ne pouvaient résoudre et n'ont point résolu la question.

1° L'axe théorique et précis peut à la rigueur être déterminé sur un bassin type. Mais ici il ne s'agit pas de moyennes, c'est un point précis qu'on cherche ; or, comme rien n'est plus rare que de trouver deux bassins qui se ressemblent dans toutes leurs parties, il en résulte que chaque bassin a son axe propre qu'il est impossible de déterminer sur le vivant.

2° Admettons, ce qui n'est point vrai, que les bassins normaux se ressemblent assez pour que la même formule s'applique à tous : il est évident que les bassins viciés resteront en dehors de cette formule, et c'est surtout dans ces cas, où l'intervention est si souvent nécessaire, qu'il doit être utile «le connaître l'axe géométrique et précis.

.">" Il est admis théoriquement que l'axe de l'excavation est invariable relativement aux plans du bassin, et que les différents mouvements du corps, qui changent à chaque instant la direction de ces plans, ne modifient en rien la relation des plans avec l'axe. Dans la pratique, cette proposition n'est point exacte, et chaque mouvement du bassin exécuté par la femme change, pour la main qui explore, la direction de l'axe invisible, et il serait bien impossible au mathématicien le plus habile de tenir compte de la ligne fictive qu'il aurait pu découvrir, s'il la cherchait à travers les parties molles.

\e Mais cette prétendue immobilité de l'axe, relativement aux plans, n'est

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