‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 114 sur 183 · DILATATION DU VAGIN · texte numérisé non relu

DILATATION DU VAGIN

La dilatation delà partie supérieure du vagin commence bien avant l'engagement de la tète; on conçoit que son insertion sur le col de l'utérus l'oblige à suivre le mouvement d'ampliation de l'orifice cervical. Je considère cette amplication forcée comme un élément qui s'ajoute à la résistance du col. Au moment où sa dilatation eu complète le vagin prend donc la forme d'un entonnoir dont l'extrémité évasée serait dirigée en haut. Celte forme se modifie pendant l'engagement, et surtout quand les parties fœtales sont en rapport avec le plancher périnéal. Alors la paroi supérieure du vagin, outre son ampliation, subit un mouvement d'élongalion très-notable ; elle doit doubler la courbure du sacrum, et la distension du périnée éloigne l'une de

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Vautre les limites de ses insertion enshaut et en bas. La paroi antérieure est, au contraire, raccourcie et peut fournir une partie de son tissu à l'ampliation. Il en résulte que le vagin dans son ensemble subit une déformation considérable et que ses éléments se trouvent déplacés dans leurs rapports entre eux et avec les parties voisines. C'est surtout dans ces conditions qu'on apprécie toute l'importance de la laxitè des moyens d'union qui relient le vagin aux parties voisines.

Il est difficile d'apprécier le degré de résistance que le vagin apporte à rengagement des parties fœtales, bien que l'organe soit fort extensible, on doit faire entrer la brusque dilatation de sa partie inférieure, pour une part dans obstacles que doit vaincre la contraction utérine. Nous avons vu que sous l'influence de la gestation, les éléments musculaires de la partie supérieure du vagin acquièrent un développement plus notable. Bien longtemps avant que cette particularité anatomique ne fût connue, Hitgen croyait que la contraction du vagin agissait comme obstacle à l'expulsion du fœtus ; Niegele pensait, au contraire, que cette contraction agissait utilement pour concourir à l'expulsion.

Je ne crois pas qu'on puisse accorder un pareil rôle au vagin, on n'a jamais pu constater la contraction des parois de ce canal, et lorsqu'il revient sur lui-même, ce qui a lieu assez lentement, c'est uniquement sous l'influence de la rélractilité. Les éléments musculaires qu'il contient sont beaucoup trop faibles pour agir sur le fœtus et j'ajouterai que l'ampliation si rapide du vagin fait subir à ces éléments une distension tellement brusque et tellement considérable, que lors même qu'ils auraient une puissance notable, cette puissance serait inévitablement paralysée.

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