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DES SOINS A L'ENFANT
Je diviserai en trois chapitres les soins qui doivent être administrés a l'enfant ; le premier comprendra les soins pendant le travail ; le deuxième, ceux qui deviennent nécessaires immédiatement après la délivrance ; le troisième sera relatif à l'hygiène du nouveau-né et aux soins qu'il doit recevoir jusqu'au sevrage,
Dans les grossesses normales et régulières, le fœtus ne réclame atfcun soin. S'il survient des symptômes faisant redouter une fausse couche, la mère sera soumise a un traitement qui variera selon la cause présumée de l'accident, et dont nous parlerons eh traitant de l'avorlement. Lorsque, au terme de la grossesse, on reconnaît une présentation défavorable, on cherche à la modifier par des manœuvres externes qui seront décrites au chapitre de la version. Telles sont les circonstances où le praticien peut agir d'une manière rationnelle sur le fa'tus. Je ne mentionnerai que pour les blâmer les saignées générales pratiquées sur la mère pour remédier au défaut de mouvements ou à l'agitation extrême du produit de la conception. C'est agir en aveugle çjue d'employer de pareils moyens pour remédier » un état du fœtus parfaitement inconnu. La saignée générale a, pour la mère, des inconvénients
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qu'il ne faut pas oublier. La patliologie du fœtus nous est entièrement voilée pendant la grossesse, et ce n'est qu'après son expulsion qu'on peut reconnaître un certain nombre d'étals morbides qui ne sont pas toujours appréciables, même ù l'autopsie.
La première règle d'une intervention judicieuse consiste à connaître, sinon la nature de l'affection qu'on veut combattre, au moins les symptômes qui en sont la conséquence. Sans cela, le médecin quitte le terrain scientifique pour errer sans guide dans les ténèbres de l'inconnu. Les troubles de la vie intrautérine sont entourés de mystère, et l'intervention n'est réellement justifiée que dans les cas où la mère est atteinte d'une affection diathèsique, comme la syphilis, qui peut se transmettre au fœtus, ou quand un vice de conformation du bassin peut rendre l'accouchement aussi dangereux pour le fœtus que , pour la mère. Mais 1 étude de ces complications n'appartient ni à la grossesse normale, ni à l'accouchement naturel. Nous les examinerons en traitant de l'avortement et de la dystocie.