HYGIÈNE DU PREMIER A«E
La plus exquise propreté est la base de l'hygiène du premier Age. Chaque fois que l'enfant sera mouillé, on remplace ses vêtements souillés par les déjections; il faut le laver avec une éponge Hue et de l'eau tiède, et ne pas >e contenter, comme on le fait trop souvent, de l'essuyer. Ces lotions seront exécutées rapidement, de manière à éviter, surtout en hiver, l'action du froid. Il est bon de les habituer à prendre, deux fois par semaine, des bains complets de quelques minutes. Ils sont surtout utiles le soir, lorsque l'enfant a des nuits agitées et sans sommeil. L'usage des lotions froides et des bains froids, dont on abuse un peu eu Angleterre, me parait dangereux, on sait qu'à cette époque de la vie, la résistance aux abaissements de température est assez faible.
On débarrassera la tète de l'enfant de la crasse qui s'y accumule si rapidement sons forme de couche épaisse. .Les simples frictions avec une brosse douce sont ordinairement insuffisantes, et il faut avoir recours aux onctions avec l'huile d'amandes douces, la glycérine ou un corps gras.
Le coucher de l'enfant sera composé d'une paillasse en balle d'avoine ou en fougère. Ces substances très-perméables empêcheront la stagnation des urines. Us couvertures ne doivent pas être lourdes, et cependant il faut avoir soin qu'elles protègent l'enfant contre le froid. La température de la pièce sera maintenue entre 18 à 20°, et le berceau protégé du côté du jour, par un rideau qui interceptera les rayons lumineux directs, sans cependant gêner la circulation de l'air. Il faut habituer le nouveau-né à secouchertout éveillé, ne point l'endormir au moyen de chansons et ne jamais le bercer. Cette dernière manœuvre n'a pas les inconvénients qu'on lui a reprochés, mais elle constitue une habitude incommode et qu'il devient ensuite difficile de faire perdreaux enfants.
On doit les accoutumer à s'endormir au milieu du bruit. Enfin tout en leur prodiguant les soins attentifs qu'ils réclament, il ne faut pas s'occuper constamment d'eux, car leurs exigences deviennent bientôt une véritable tyrannie.
Dans les premiers jours de la vie, l'exercice est absolument nul, car on ne peut donner ce nom aux secousses qui sont communiquées à l'enfant tenu dans les bras. Peu à peu il devient moins étranger à ce qui l'entoure, et il témoigne ses désirs ou ses besoins par des mouvements volontaires. L'exercice ne coin* mence pour lui qu'au bout de quelques mois ; il joue sur son lit, se déplace en roulant on Cn rampant sur un tapis ou sur le gazon. Peu à peu, il prend des forces et cherche à se tenir sur ses pieds. Il ne faut pas buter le moment où il doit marcher seul au moyen de chariots ou de lisières; on doit tout attendre de la nature. L'enfant se dresse d'abord le long d'un meuble, puis il fait quelques pas mal assurés, enfin il se risque seul. Ses premiers essais
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sont accompagnés de chutes nombreuses, on protège sa tète au moyen d'un bourrelet en baleines, qui amortit les chocs sans trop réchauffer.