‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 17 sur 183 · EIAMEIV BC BASSIN DES AUTRES MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

EIAMEIV BC BASSIN DES AUTRES MAMMIFÈRES

On n'avait point encore tenté de relier par des considérations philosophiques les divers bassins des mammifères. En abordant cette étude, je l'ai trouvée hérissée de difficultés; les variétés de forme sont extrêmement nombreuses; chaque partie du bassin présente souvent sa modification particulière, et ces modifications se combinent entre elles de manière à multiplier les formes fondamentales de la cavité pelvienne non-seulement chez des sujets d'ordres différents, mais encore chez ceux d'une même famille.

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58 ANATOMIE

Il est donc absolument impossible de donner une idée du bassin des animaux en le décrivant d'après un sujet quelconque servant de type, et ce n'est que par une description en quelque sorte simultanée de cette région chez les principaux mammifères qu'on peut se faire une idée de la disposition générale des éléments du pelvis et des différences qu'il présente avec celui de la femme un point de vue anatomique et physiologique.

Une pareille étude tiendrait une trop large place dans un traité d'accouchement. Je résumerai [donc ici brièvement les principaux points du mémoire que j'ai publié sur lanatomie et la physiologie comparées du bassin des mammifères.

Chez les animaux, la fosse iliaque constituant la portion abdominale du bassin présente les plus étranges différences dans leur forme et leur étendue. Chez l'éléphant, le développement des fosses iliaques est considérable et se rapproche un peu de la forme humaine ; le rhinocéros, l'hippopotame, la chamelle, la girafe, malgré un cachet individuel fort tranché, ont quelque analogie sur ce point avec les proboscidiens. L'ilium est au contraire fort étroit rhez la vache, la jument, la brebis, le tapir. Chez le kangourou, la marmotte et les chéiroptères, la fosse iliaque manque, et l'ilium forme une pyramide triangulaire terminée à son sommet par un gros tubercule.

}a paroi inférieure de l'excavation est en général très-développée et fortement bombée; elle forme une large gouttière qui constitue le plancher du bassin lorsque l'animal est dans la station quadrupède. Les tubérosités do l'ischion ont de la tendance à se diriger en dehors. Chez les animaux, l'épine sciatiqne manque on est complètement rudimentaire. CcMe particularité est caractéristique. L'arcade pubienne, très-petite et très-aiguë chez les singes, n'existe pas chez l'ours et le kangourou ; le tatou géant, les chauves-souris ont au contraire l'arcade- très développée. Chez ces dernières, les pubis sont unis par un ligament élastique qui s'allonge pendant la parturition. Les pubis du hérisson et de quelques autres petits mammifères sont unis également par un ligament inter-pubien. Cette articulation s'ossifie souvent de bonne heure chez beaucoup d'animaux.

La paroi latérale du bassin est constituée par le coxal, qui a une forme étroite et allongée. Son bord postérieur est presque droit, et, dans certaines espèces dont les tubérosités de l'ischion ont une direction en dehors, qui les place sur le même plan que les branches isrhio-pubiennes, la paroi latérale osseuse, étroite en haut, manque tout à coup en bas comme chez l'éléphant, de sorte que sur ce point il n'existe que les ligaments sacro-sciatiques et des parties molles. Chez l'ourse, au contraire, la paroi latérale est presque aussi développée que chez la femme.

La paroi postérieure, constituée par le sacrum et le coccyx, est fort étroite; elle est droite et s'articule avec les vertèbres lombaires sans former d'angle, excepté cependant chez l'ourse, la truie et quelques singes anthropomorphes où l'angle sacro-vertébral est rudimentaire. Le sacrum, qui forme la partie inextensible de cette paroi, est en général très-court; dans la station verticale, il est situé relativement à la symphyse pubienne sur un plan très-élevé, de sorte que son sommet reste fort au-dessus d'une ligne horizontale partant

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de In partie inférieure de la symphyse des pubis el dirigée en arrière. Chez quelques espèces, telles que l'ourse, le tapir, le priodonte et les chéiroptères, le sacrum constitue en airière une paroi beaucoup plus complète. Chez les animaux, il n'existe pas de détroit inférieur, et l'excavation ne

forme pas une cavité renflée. La mobilité de la tige coccygienne, la brièveté du sacrum, la disposition de la symphyse pubienne, la direction divergente des ischions, donnent à l'ouverture de sortie un diamètre plus grand qu'au détroit abdominal. L'inclinaison du plan de ce dernier détroit varie dans les espèces, depuis la verticalité, comme chez le tatou, jusqu'à la presque horizontalité, comme chez le phoque, dont les pubis sont à peu près dans l'axe de lu colonne vertébrale. Le plus grand diamètre du détroit supérieur est toujours antéro-postérieur (l'animal situé dans la position verticale), tandis que dans l'espèce humaine il est toujours transversal.

Chez la femme, une ligne, suivant l'axe du tronc, pas.-een avant delà symphyse pubienne ; chez les quadrupèdes au contraire, cette ligne passerait en arrière du sacrum, à cause de la voussure de la région lombaire qu'on rencontre à la place de l'angle sacro-vertèbraU

Il n'existe aucune corrélation de formes entre l'excavation et la portion abdominale du bassin des animaux. Les variétés que cette dernière région présente, son existence rudimentaire ou son absence à peu près complète, permettent de croire qu'elle ne joue aucun rôle dans la gestation et que ses saillies osseuses sont seulement destinées à servir la locomotion et à soutenir la paroi abdominale eu donnant insertion à des muscles.

Il est impossible, au moyen du bassin seul, de réunir les deux extrémités île la classe des mammifères, en passant d'un ordre à un autre par des transitions insensibles. On peut cependant noter quelques points généraux qui sont communs à la plupart d'entre eux, tels que la grande étendue de la symphyse pubienne, la situation très-élevée du sacrum relativement au pubis (l'animal supposé dans la station verticale). Il résulte de cette double disposition une obliquité très-grande du détroit supérieur, et pour certains animaux, chez lesquels cette obliquité est exagérée, ;une absence presque complète de cavité pelvienne. En effet, si on examine le bassin dans la situation verticale, on voit que la région sacrée se termine avant que la région pubienne, située sur un plan plus inférieur, ne commence. Alors le détroit supérieur forme iui simple anneau très-oblique, et la partie fœtale qui progresse se trouve en arrière déjà en rapport avec des parties mobiles constituées par le coccyx, lorsqu'elle atteint la paroi antérieure inextensible représentée par le pubis. Il résulte de celte disposition un fait important à noter : c'est qu'il n'existe point dans ces cas de résistances osseuses continues d'avant en arrière, une paroi disparait lorsque l'autre commence. Les côtés de l'anneau sont représentés par les ilions étroits et allongés dont l'inclinaison oblique suit l'inclinaison du détroit.

Les parois du bassin ont une direction verticale et ne présentent point la convergence vers le centre qu'on observe dans l'espèce humaine. Le grand diamètre est antéro-postérieur dans tous les points de l'excavation, de sorte que dans la parturition le jeune traverse la cavité pelvienne sans subir ilr mouvement

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de rotation sur son axe. Il est vrai que chez les animaux ce n'est pas la tète qui offre le plus grand obstacle à l'engagement rapide, mais la poitrine, dont le grand diamètre se place naturellement en rapport avec le grand diamètre maternel, le plan postérieur du fœtus en rapport avec la paroi postérieure du bassin.

Le bassin des animaux, examiné dans ses parties ou dans son ensemble, ne présente pas de points caractéristiques qui puissent servir de base à une classification méthodique. Aussi, pour remplir ce desideratum, j'ai dû renoncer à m'aider de la forme anatomique et j'ai interrogé la fonction physiologique.

J'ai donc divisé le bassin des mammifères en trois classes, dans lesquelles la parturition est :

1° Anté-ischiatique. — Le fœtus passe en avant des ischions. Pour que la parturition s'accomplisse de cette manière, il faut que l'arcade pubienne soit bien développée. La femme offre ù un haut degré cette disposition, mais on l'observe aussi chez des animaux, parmi lesquels je noterai les chéiroptères, le priodonte, l'oryctérope, le tatou noir, et parmi les races éteintes, le inègathérium.

2° Inter-ischiatique. — Il n'est pas nécessaire qu'il existe dans ce cas une arcade pubienne, môme rudimentaire. J'ai signalé à la paroi antérieure une large gouttière pubienne, qui devient plus profonde par le concours des ischions. Parfois cette disposition est complétée parla présence dune arcade pubienne insuffisante pour livrer passage au fœtus. Ce mode de parturition s'observe chez le gorille, le chevreuil, la chèvre, le daim, le kangourùu, l'ourse, la vache, la biche, le tapir, la chamelle, l'élan, etc.

.7* Wêtro-ischiatique. — Dans ce cas, la gouttière pubienne est peu profonde, l'arcade existe à peine, et les tubérosités ischiatiques divergentes sont peu saillantes ou sur le même plan, de sorte que le fœtus passe derrière et non entre les ischions. Je range dans cette classe le bassin de l'éléphant, de la jument, du zèbre, du chacal, du chien, de l'orang et du gibbon.

On a voulu comparer le bassin des singes anthropomorphes à celui de la femme, et on a dit que celui de la négresse était en quelque sorte un trait d'union entre les deux espèces. 11 existe dans la conformation générale de l'homme et des grands singes anthropomorphes des ressemblances assez considérables, pour que quelques naturalistes aient cru pouvoir faire des quadrumanes une variété du genre homme. Mais ces analogies dimiuent singulièrement ; elles ne sont plus que grossières ou superficielles lorsqu'on limite les comparaisons au bassin seul.

Dans mon mémoire sur ce sujet, j'ai démontré, en plaçant en regard la description d'un bassin d'une négresse et d'un chimpanzé, qu'il n'existait ni dans la forme anatomique ni dans la fonction physiologique aucun lien scientifique qui permit de justifier une semblable comparaison, et que le bassin de la négresse s'éloignait encore plus que celui de l'Aryenne de la forme qu'on observe chez le singe.

Vrolick a dit, et après lui bien des auteurs ont répété, que le bassin de la négresse présentait des caractères prononcés d'animalité, et, pour le prouver,

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on a surtout signalé le inoindre écartement des fosses iliaques dirigées en dedans, la courbure plus prononcée du sacrum et la saillie plus grande des épines sciatiques. Or, le bassin de la brute est absolument dépourvu de ces caractères, et leur exagération chez la négresse serait un nouveau pas loin de l'abîme infranchissable qui sépare l'homme le plus imparfait du reste des êtres vivants.

ARTICULATIONS PBLfIKKNEN

La manière dont s'unissent les os du bassin, la largeur des surfaces articulaires, les ligaments si puissants et si serrés, péri et surtout inler-articulaires qui les maintiennent en contact, enfin les rapports des os pelviens entre eux, pourraient faire croire au premier abord que les articulations pelviennes sont uniquement destinées à amortir îes chocs et les pressions, en décomposant les mouvements, en les reportant sur les parties ligamenteuses qui unissent les os.

Cependant la présence des synoviales interposées prouve que ces articulations sont destinées à favoriser des mouvements d'oscillation ou de glissement très-obscurs et si peu étendus qu'à peine on peut les constater.

Je n'ai point à examiner la fonction des symphyses pelviennes au point de vue de la locomotion ; je dois simplement étudier le rôle qu'elles jouent dans l'accouchement, et constater si leur écartement favorise l'expulsion du fœtus.

L'écartément des symphyses sous l'influence de la gestation a frappé les auteurs delà période antique; Hippocrate le mentionne. Aètius et Avicenne en parlent également; mais c'est surtout depuis Séverin Pinault (1597), qui considérait cet écartement comme absolument nécessaire pour que le travail se terminât spontanément, jusqu'aux auteurs les plus modernes, que la diduction des symphyses pelviennes a été le sujet de nombreux travaux.

Il est anatomiquement démontré que sous l'influence de la gestation l'appareil ligamenteux du bassin prend une coloration rougeâtre qui ne disparait ni par la macération ni par le lavage. Les ligaments deviennent plus élastiques, et leur allongement peut permettre dans quelques cas aux os de se déplacer. Les cartilages infiltrés augmentent de volume, et les synoviales plus apparentes contiennent davantage de liquide.

Seulement il est essentiel de noter que ces phénomènes varient beaucoup d'intensité, et que le plus ordinairement il est impossible de constater le moindre mouvement dans les symphyses de la femme qui vient d'accoucher. Cependant, dans quelques cas exceptionnels, le ramollissement des ligaments et l'hypersécrétion de synovie acquièrent des proportions pathologiques, et alors l'écartément des os est assez considérable pour être facilement perçu à travers les parties molles. Smellie, qui l'a observé, cite un fait appartenant à Lawrence, dans lequel les trois grands os du bassin étaient écartés les uns des autres de 27 millimètres; la femme mourut quelques jpurs après l'accouchement. D'autres appartiennent a Hunter, Smollet, Spigel et Monro. Louis a réuni un certain nombre de faits qu'il a publiés dans son mémoire.

AN ATONIE

Boyer cite un ras dans lequel l'ècartement inter-pubicn «'-tait de 45 millimètres. Désormeanx en a également observé. Mais le soin qu'on a mis à enregistrer les faits de cette nature est une preuve de leur rareté; c'est surtout sur ces cas exceptionnels que Séverin Pinault, Bouvard, Louis, Plesmann, Giraud et la plupaYt des anciens accoucheurs , ont conclu à la nécessité de la diduction des symphyses pendant l'accouchement

Examinons jusqu'à quel point cette opinion est fondée. Il est certain qu'entre l'ècartement considérable et la simple mobilité il y a des nuances, et que bien des cas d'une médiocre intensité ont pu passer inaperçus. Cependant, je le répète, ordinairement il est impossible de constater le moindre déplacement. Admettons un instant que réearternent existe, et qu'il soit de 2 millimètres pour chacune des trois symphyses : nous aurons une augmentation de 6 millimètres pour la circonférence; il est facile d'apprécier la valeur du secours qu'un pareil agrandissement pourra apporterai! travail.

Baudeloeque *, qui luttait avec énergie contre les promoteurs de la symphyséotomie, fit de nombreuses expérienc es pour déterminer le degré d'ampliation que l'ècartement artificiel des pubis pouvait donner au bassin ; et il a démontré qu'un écarlement inter-pubien de 70 millimètres augmentait le diamètre antèro-postérieur seulement de M millimètres; l'ècartement physiologique de 6 millimètres fournirait donc une ampliation de 1 millimètre, ce qui ne mérite pas d'être noté.

De plus, dans l'ècartement spontané pathologique, il faudrait, afin d'être utile à la femme et de compenser les graves inconvénients qui en résultent pour elle pendant le travail et dans les suites de couches, que cette disposition morbide coïncidât avec un rétrécissement du bassin, et cette coïncidence n'a été notée dans aucun des cas publiés.

Jusqu'à ces derniers temps, on ne considérait la diduction des symphyses que dans ses rapports avec le détroit supérieur. Récemment, Laborio a envisagé la question sous une nouvelle face. Il pense que ce n'est pas le détroit supérieur, mais seulement le diamètre bis-ischiatique inférieur qui profite du relâchement articulaire.

11 suppose que la tète du fœtus, engagée entre les ischions, tend à les écarter en agissant comme un coin sur l'extrémité inférieure du levier représenté par la partie de l'os coxal comprise entre l'articulation et la tubérosité de l'ischion. Le relâchement des ligaments ramollis permettrait au coxal un écartement de 2 millimètres du sacrum. Sous l'influence de la pression excentrique de la tète fœtale, l'os basculerait sur son articulation, sa partie supérieure se placerait en contact avec elle, tandis que l'inférieure s'en éloignerait autant que possible. En raison de la longueur du bras de levier, cette distance serait progressivement croissante en gagnant le détroit inférieur et fournirait, à son diamètre transversal, une augmentation d'au moins 2 centimètres.

Il faut bien le dire, la constitution analomique de l'articulation sacroiliaque ne se prête guère à ce mouvement de bascule vertical, et ou le comprendrait beaucoup mieux en haut et en arrière, là où les surfaces ne sont pas en contact intime.

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Laborie parait n'avoir expérimenté que sur un seul bassin, dont il donne les dimensions, et le résultat a été obtenu, dit-il, sans employer une grande force. J'ai voulu vérifier eette nouvelle théorie, et l'expérimentation ne m'a pas permis de l'adopter.

J'ai opéré, à la Clinique, sur une femme âgée d'environ vingt-trois ans, et qui se trouvait dans des conditions favorables, en raison de son âge, pour obtenir une extension des ligaments. Elle était primipare, et avait succombé dix-huit heures après l'accouchement. Le détroit inférieur fut mis à nu ; il mesurait 9 centimètres dans son diamètre transversal. J'ai fixé deux cordes aux ischions, et j'ai fait opérer des tractions énergiques par deux assistants ; l'écartement produit a été seulement de 2 millimètres ; et si on tient compte de l'élasticité des os violemment écartés, il pourra se faire qu'on conteste aux articulations cette faible augmentation de diamètre. J'ai voulu obtenir une extension plus considérable. Je me suis servi d'un instrument en fer muni d'un pas de vis. Alors l'augmentation de diamètre fut porté à 8 millimètres, mais la force employée fut assez considérable pour rompre une corde de 5 millimètres de diamètre, qui fixait l'instrument aux ischions.

Mon collègue et ami Tarnier, qui assistait à ces expériences avec le docteur Railly, alors chef de clinique, et quelques élèves, fut de mon avis que la tête du fœtus, poussée par la contraction utérine, était incapable de déterminer le phénomène indiqué par laborie. Et cependant je ne mets point en doute le résultat obtenu par cet observateur, seulement il est probable que le sujet qui a servi à son expérimentation présentait par hasard un ramollissement articulaire exagéré.

En résumé, je conclus que les modifications physiologiques que la grossesse apporte dans la constitution des symphyses ne concourt point d une manière sensible et utile à l'ampliation de la cavité pelvienne et qu'on ignore le véritable rôle qu'elles jouent dans l'accouchement. Les cas où on a noté leur mobilité sont exceptionnels, il n'est donc point possible d'admettre cette modification comme une loi générale, comme une nécessité de la gestation. Dans certaines espèces animales où l écartement des symphyses est nécessaire à l'expulsion du jeune, ce n'est point accidentellement mais sans exception qu'on l'observe.

Il est évident que cette conclusion ne peut s'appliquer aux articulations du coccyx, dont la mobilité a une importance que j'ai signalée plus haut.

PELVIMËTRIE

La nécessité de déterminer exactement les diamètres du bassin n'existe que lorsqu'on soupçonne un vice de conformation. Cependant, comme cette exploration est une mesure de prudence chez toutes les femmes enceintes dont on a la direction, car il peut exister un vice de conformation du bassin sans déformation appréciable d'un autre point du squelette, je pincerai la pelvimétriea la suite de l'étude du bassin normal.

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