‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 170 sur 183 · OU» A X. ENFANT PENDANT ET IMMEDIATEMENT APRES LE TRAVAIL · texte numérisé non relu

OU» A X. ENFANT PENDANT ET IMMEDIATEMENT APRES LE TRAVAIL

Pendant le travail.— Il est nécessaire de constater l'état de vie ou dé mort du fœtus. — L'auscultation fournira des renseignements précis, sur la mort, la vie ou la souffrance de l'enfant. — Ces notions peuvent avoir une grande importance sur les déterminations de l'accoucheur. — Les signes de la mort du fertus, signalés par les

hêsusié

auteurs, aittt*rit*uri'iiieut à rauscult.it ion nout plus qu'une valeur secondaire, ou tout à tait nulle. — Les signes de mort étaient pour eux : l'absence des mouvements rœtaux pendant le travail ; l'absence de tumeur sanguine sur la partie en rapport avec le vide du détroit supérieur ; le chevaucliement des os du crâne persistant après la contraction ; la mollesse et la flaccidité des lèvres ; l'immobilité de la langue dans les présentations de la (ace ; l'écoulement du méconium dans les présentations autres que celles «le l'extrémité pelrienne: l'altération et la fétidité du liquide amniotique; enfin le refroi. dissement et l'absence de battements dans le cordon procidé. — Ce dernier signe a une valeur absolue. = Les soins que réclame le fœtus diffèrent dans chaque présentation. = Sommet. — Aussitôt la tête expulsée, on examine, s'il n'existe pas de circulaires du cordon autour du cou, quand il en existe on se hâte de les enlever. — Souvent après l'expulsion de la tète, l'utérus cesse momentanément de se contracter, s'il n'existe aucune complication on peut attendre quelques minutes le retour de la contraction, tout en cherchant à l'exciter, — en cas de nécessité on termine de suite l'accouchement. — Lorsque l'occiput est resté en arriére, les manœuvres au moyen des doigts sont impuissantes pour le ramener en avant. = Présentation de la face. — La seule intervention utile est l'application du forceps, quand le menton reste en arrière. = Présentation du siège. — On soutient les parties fœtales à mesure qu'elles se dégagent, on porte le doigt sur l'insertion ombilicale jwur s'assurer que le cordon n'est pas tiraillé, — on imprime au corps la direction que doit suivre la tète. — 11 faut surtout se garder de tractions intempestives, qui pourraient redresser les membres supérieurs sur les côtés de la tète. — Il faut au contraire extraire rapidement la tête lorsqu'elle reste seule dans l'excavation. = bans la présentation du tronc, l'intervention est la règle, elle sera décrite au chapitre de la dystocie.

Après !• délivrance. — La nature des soins diffère selon que l'enfant est bien portant, ou en état de mort imminente. — Soins n V enfant bien portant. — On le place sur le dos à quelque distance de la vulve, et aussitôt que la respiration s'est établie on coupe le cordon entre deux ligatures, après avoir constaté qu'il n'existe pas de hernie ombilicale. — 11 faut également prendre soin d'éviter de saisir la peau de la région dans la ligature, qui sera placée pour cela à deux travers de doigt de l'ombilic. — L'enfant est alors transporté sur la table destinée à le recevoir.— On le débarrasse de l'enduit sébacé, par des frictions avec les doigts enduits de cérat, et on termine le nettoyage avec un linge sec ou de l'eau tiède et une éponge. — Cette petite opération doit être exécutée rapidement, puis on procède à l'habillage, en commençant parla tète qui doit être bien séchée. — Lorsque la partie supérieure du corps est vêtue, ou place la compresse et la bande ombilicales, — pendant ces premiers soins il faut éviter (pie le nouveau-né ne subisse un refroidissenient.=SoiMi au fœtus en état de mort imminente. —Les causes qui déterminent l'étal de mort imminente peuvent agir sur trois appareils: la circulation, la respiration, l'innervation. = Appareil de la circulation. — Les troubles de cet appareil sont «le nature asphyxique ou hémorrhagique. — Dans l'immense majorité des cas, ce sont les premiers qu'on observe, ils sont déterminés par un arrêt de la circulation résultant, soit de la compression du cordon, soit du décollement prématuré du placenta. — Dans ces deux conditions le phénomène qui se produit est le même : c'est l'asphyxie. — L'acide carbonique accumulé dans le sang veineux agit comme un poison et paralyse l'appareil de l'innervation. = L'enfant en état de mort imminente, se présente sous deux aspects différents. 1' La face est tuméliée, injectée, bleuâtre, la peau du tronc violacée est marquée de taches livides, les membres sont immobiles et le cordon est gorgé de sang.— 2* La face et les téguments sont pales, la mâchoire {tendante, les membres flasques sont dans la résolution. — Dans les deux cas les battements de cœur sont faibles, irréguliers, — les lésions Riiatouiiques sont les mêmes.— Ces deux états différent seulement

AGCOUCHKMLKT.

en ce que l'asphyxie s'est produite d'une manière lente ou rapide. - L'asphyxie présente des degrés différents, qui variant, d'un trouhle passager, pouvant se dissiper spontanément, jusqu'à la mort inévitable. = Les lésions hémorrhagiques sont excessivement rares et résultent d'une déchirure du cordon, ou du placenta. — Dans ces conditions, l'enfant est paie et décoloré, et, s'il n'a pas succombé avant son expulsion, il ne tarde pas à périr, si la quantité de sang est insuffisante pour impressionner le système nerveux, et pour mettre eu jeu les appareils nécessaires il la vie. = Appareil de la respiration. — Les lésions de la respiration ne se manifestent qu'après la naissance ; — elles peuvent être secondaires et dépendre de l'état asphyxique, qui empêche l'action réflexe de se faire sentir aux nerfs inspirateurs. — Ou elles proviennent simplement d'obstacles mécaniques, tels que des mucosités qui s'opposent à l'introduction de l'air dans les voies aériennes. — Cette dernière cause en se prolongeant détermine l'asphyxie, qui alors est secondaire. = Appareil de l'innervation. — Les lésions de l'appareil céphalo-rachidien, n'ont d'action manifeste qu'après la naissance. — La nutrition et la circulation du fœtus sont régies par le système ganglionaire. — Lorsque ces lésions sont produites par le travail, elles portent ; sur la moelle allongée, et alors la mort est immédiate ; ou bien sur le cerveau, alors ce n'est qu'au bout de plusieurs jours que des accidents inflammatoires formidables viennent compromettre la vie du fœtus. — Les lésions de l'appareil nerveux déterminent donc rarement par eux-mêmes, l'état de mort imminente au moment de la naissance, = Traitement de Célat de mort imminente. — Lorsqu'on constate l'absence de respiration, il faut porter le doigt jusqu'au pharynx du fœtus pour le débarasser des mucosités qui pourraient l'oblitérer, — on a l'habitude ensuite si la face est congestionnée de' laisser saigner le cordon.— Si le cordon ne fournit pas de sang, il ne faut pas perdre de temps en cherchant à le faire saigner, on doit recourir de suite à l'insufflation pulmonaire, qui est de tous les moyens proposés le plus énergique pour rappeler le fœtus à la vie.— L'insufflation se pratique au moyen du tube de Chaussier. — L'enfant est placé sur le dos, la tète un peu renversée en arriére, — on soulève l'épiglotte en pressant d'arrière en avant sur la base de la langue, - le tube est introduit un peu incliné sur le coté, jusqu'à ce que son extrémité-laryngienne soit parvenue à la glotte, — alors on le redresse en le ramenant sur la ligne médiane et il pénètre assez facilement à travers le larynx, — on s'assure qu'il est bien en place. — Pour éviter le retour de l'air par la bouche et les narines, on Terme ces ouvertures au moyen d'une compresse line sur laquelle les doigts sont appliqués assez exactement pour produire une oblitération très-complète. — L'enfant doit être tenu chaudement. — L'insufflation doit être faite, lentement, avec une certaine force, dix à douze fois par minute,— on pourra faire des pressions méthodiques sur la poitrine, pour rendre les expirations plus profondes.— Il faut enlever le tube pour le désobstruer des mucosités qui parfois vienneut l'embarrasser. —Les insufflations seront continuées jusqu'à ce qu'il se produise six à huit inspirations spontanées par minute, — souvent l'insufflation doit être continuée pendant plus d'une heure avant que l'enfant puisse se passer de secours. — Lorsque les battements du cœur ont complètement cessé, on ne peut conserver aucun espoir de succès. — L'insufflation peut être efficace, même lorsqu'elle est pratiquée plusieurs heures après la naissance, — l'arrêt complet des mouvements du cœur est le seul signe qui puisse empêcher d'intervenir. = Les autres moyens qui ont été préconisés pour rappeler le fœtus à la vie sont moins efficaces et doivent être placés en seconde ligne, — on a recommandé : les aspersions froides, immédiatement suivies d'immersions dans un bain chaud ; je conseille d'ajouter au bain chaud une forte proportion de farine de moutarde ; — les frictions énergiques au moyen de la flanelle ; — la flagellation sur tout le corps avec un linge mouillé ; — la douche thoracique avec un liquide alcoolique projeté avec la bouche.= Dans les cas on l'état de mort imminente dépend d une hémor-

RÉSUMÉ

rhagiedes vaisseaux «lu cordon ou du placenta, il faut éviter surtout le refroidissement de l'enfant.

État de faiblesse congénital des nouveau-nés. — Le fœtus, sous l'influence d'un état morbide antérieur a l'accouchement ou d'une dégénén>scence du placenta, peut naître faible. Les lésions portent sur l'appareil de la respiration ou de la digestion. — Dans le premier cas, on combat la tendance au refroidissement, par une sorte d'incubation artificielle, en entourant le nouveauTné de ouate et de bouteilles d'eau chaude.— on lui fait couler le lait dans la bouche quand il est trop faible pour prendre le sein. - Lorsque le développement incomplet de l'appareil digestif arrête l'assimilation des aliments, on a recours à la pepsine qui détermine une digestion artificielle.

Dispositions iix.aiik relatives aux déclarations de naissances. — Le médecin est responsable de la non-présentation de l'enfant à l'état civil. — L'obligation de la déclaration de naissance sjétend aux mort-nés qui ont dépassé le sixième mois, — on n'est pas tenu à déclarer le nom du père, ni même celui de la mère quand ils veulent rester inconnus.

Soins a l'enfant de la naissance au sevrage. — Dans les premiers jours, l'enfant présente souvent une coloration rougeâtre. qui s'efface peu à peu. = A cette période de la vie, l'exploration du poUls est assez difficile. — C'est l'artère numérale qu'il faut interroger. — La fréquence des battements est en moyenne de 124. = Dans les premiers jours, il se fait une exloliation de Tépiderme qui dure parfois jusqu'au trentième jour. = Le cordon se détache du quatrième au sixième jour. — Du jiremier au deuxième il se flétrit, puis se dessèche, se vrille et tombe. — La petite plaie qui résulte de sa chute suppure pendant quelques jours. — Les vaisseaux se rétractent avant qu'il ne soit détaché. — Cette rétraction précoce explique les hémorrhagies qui se manifestent secondairement. — Ces hémorrhagies abandonnées à elles-mêmes sont à peu près constamment mortelles. — Le meilleur moyen d'y remédier est la suture de l'ombilic. = Dans les premiers jours de la naissance le poids de l'enfant diminue. — Au bout de quatre jours il commence à augmenter progressivement de 130 à 160 grammes par semaine.

Allaitement. = Le lait. — Les éléments du lait sont très-complexes, — on les divise en plusieurs groupes : eau. beurre, lactine, caséum et sels. — La plupart de ces éléments ne sont que «les agrégations de principes nombreux fondamentaux. — La multiplicité de ces éléments, à proportions si variables, fait que l'examen sommaire du praticien ne peut porter que sur la proportion relative de l'eau et du beurre. — La composition du lait varie chez les différentes femmes qu'on examine à ce point de vue. — En général chez les animaux, la proportion des éléments solides, est plus élevée que chez la femme. x= Le lait s'appauvrit quand il séjourne dans la mamelle, à la lin de la traite il est plus épais qu'au commencement. — Le lait des brunes est un peu plus riche que celui des blondes. — Certaines substances communiquent au lait leur odeur, leur saveur, ou leur couleur. = Altération du lait — Ce liquide peut être altéré par la persistance ou le retour des éléments du colostrum. — Par du pus provenant d'inflammation du sein. — Par du sang qui s'écoule, pendant la succion, des crevasses du mamelon. — Le lait peut encore être altéré par l'excès de certains de ses principes constituants. — L'excès de l'eau rend le lait pauvre et détermine des diarrhées, et le dépérissement de l'enfant. — L'exés des globules graisseux rend le lait trop riche et moins facile à digérer. = L'altération du lait peut survenir sous l'influence des maladies de la mère. - Dans les affections inflammatoires les éléments plastiques augmentent. — Dans les cachexies, et Ifs af ec lion s „ chroniques, c'est le sérum qui prédominé— Vne émotion vive produit une altération du lait inappréciable à l'analyse, mais qui se traduit chez l'enfant par un état de soul-

franco et des convulsions. = L'agalaclic primitive ou secondaire, lorsqu'elle persiste, nécessite le changement de la nourrice. — La galactorrliéc qui s'accompagne d'appauvrissement du lait, impose la même nécessité. ~ Procédé (T examen du lait. — Le microscope est le meilleur instrument d'appréciation, — il révèle la présence du colostrum. du pus, et indique les rapports de quantité de globules et du sérum, — on emploie encore le tube ('promette de Donné, et son lactoscope. -~ Ailaitexent au sein. — Daus les derniers temps de la grossesse, l'examen du colostrum peut faire pronostiquer les qualités du lait ; — son abondance et sa richesse en corps granuleux, annonce, une bonne nourrice. — Le mamelon doit être bien conformé sa brièveté ou son absence peuvent être des obstacles sérieux à l'allaitement. — Il faut en outre, pour que la femme soit propre à nourrir, que sa santé lui permette de supporter les fatigues de l'allaitement, — l'épilepsie et I hystérie sont des contre-indicatioits formelles à l'allaitement. — Il faut encore tenir compte du milieu où vit la femme, de ses occupations, du logement qu'elle habite.— La menstruation de la nourrice exerce rarement une action nuisible sur l'allaitement. = Une nouvelle grossesse est une condition défavorable et rend nécessaire' le plus souvent un changement de nourrice. = Reci.ks de i'ailaitement. — La première fois qu'on présente le sein à l'enfant, il faut débarrasser, au moyen de lotions, le mamelon, de la matiéie sébacée concrète qui l'entoure.— L'enfant pourra teler (juelques heures après l'accouchement, lorsque la mère sera un peu reposée. — Si le mamelon ne peut être saisi par l'enfant dans les premiers jours, on complète son alimentation insiifihante avec du lait tiède. — Le nouveau-né recevra le sein, couché auprès de la mère, pour qu'elle n'ait pas besoin de prendre la situation assise. — Il faut surveiller dans les premiers temps les mouvements de déglutition, pour s'assurer que renranttèleréellemment.— On laissera un intervalle de deux heures entre chaque tetée, — plus tard l'intervalle sera de trois heures. Il faut autant que possible ne pas faire teter la nuit, — ou pèsera l'enfant pour s'assurer de la quantité de lait absorbée.

Jusim'à l'âge de six mois le lait doit être exclusivement employé à la nourriture de l'enfant. — A cette é|»oque on commencera à lui donner quelques potages. = L'hygiène de la femme qui allaite ne présente rien de particulier. Elle doit suivre un régime fortiliant et prendre de l'exercice au grand air, tout en évitant la fatigue excessive, — on surveillera le régime des nourrices de la campagne, de manière à ce que leur alimentation habituelle ne soit pas brusquement, mais graduellement changée.^ Allaitement maternel. — Il est préférable à tous les autres lorsque la femme réunit les conditions néce:>saires à une nourrice et que nous avons indiquées plus haut. = Allaitement par Us nourrices. — On divise les nourrices en deux catégories, celles qui nourrissent sur lieu et celles qui emmènent l'enfant dans leur pays. — Le médecin choisira la nourrice et l'examinera avec soin, pour s'assurer qu'elle n'est pas atteinte de quelque maladie de nature à la faire refuser.— On se montrera exigeant sous le rapport des qualités qu'elle dt.it présenter, car ordinairement on peut choisir. - Elle sera robuste, bonne laitière, âgée de 20 a 55 ans, pluripare, brune ; — le lait doit avoir de 2 à 0 mots. = 11 est prudent de ne pas la laisser sortir seule. — 11 n'y a aucune raison, au point de vue des intérêts de l'enfant, pour ne pas la changer lorsqu'elle donne des motifs de mécontentement. = Les nourrices à la campagne, qui ne sont pas surveillées par des amis delà famille, n'offrent que des garanties trop insulïlsantes, pour qu'on choisisse ce mode d'élevage sans y être absolument forcé. — Elles ne sevrent pas leur enfant, et le nourrisson ne reçoit qu'une nourriture insuflisante. — La malpropreté, le défaut de soins et de surveillance, l'ignorance des premières règles de l'hygiène, et la routine, sont les principales causes de la mortalité qu'on observe dans ces conditions. — Il faut autant que possible, choisir une femme dans une condition qui ne soit pas trop précaire, ayant une vache, ei (pic ses occupations n'obligent pas à travailler aux champs. = Allaitement far les

RÉsrsiÉ.

animaux. — Je préfère l'allaitement par une chèvre, à celui que je viens de signaler,

— si l'examen de la composition chimique du lait , montre des différences assez notables entre le lait de femme et celui de la chèvre, l'expérience prouve que le* résultats pour l'enfant sont favorables, quand on prend la chèvre pour nourrice; surtout quand la direction est intelligente. = Allaitement artificiel. — C'est le plus mauvais de tous; s'il peut être accepté à la campagne, il faut le repousser absolument dans les grandes villes.— Le lait du bil)eron ne doit pas être, comme on l'a dit, coupé d'eau, on en fait ainsi un breuvage beaucoup moins nourrissant que le plus mauvais lait de femme. — Il est bon cependant «le ne prendre à la vache que le premier lait delà traite. — Il vaut mieux courir les chances d'une alimentation trop réparatrice, dont les dangers sont problématiques, que de donner à l'enfant une nourriture très-certainement détestable et insuffisante. — Le biberon sera tenu dans un état de propreté minutieuse. = Allaitement mi t te. — Il est mauvais dans les premiers mois de l'existence, je le préfère cependant à l'envoi de l'enfant cher une nourrice de la campagne non surveillée. = Sevrage. — Son époque est subordonnée à l'état de vigueur de l'enfant, et surtout à la période d'évolution des dents qui sortent par groupes distincts, séparés par des temps de repos. — Les accidents qui accompagnent la dentition seraient aggravés par le sevrage. = L'évolution du quatrième groupe constitué par les incisives et les molaires, correspond au seize ou dix-huitième mois, c'est le temps de repos qui suit, qu'on doit choisir pour sevrer l'enfant. — Le sevrage sera progressif en commençant par les tetées de nuit.

Hygiène du premier âge. — La plus exquise propreté est la base de l'hygiène

— L'enfant sera lavé chaque fois qu'il devient nécessaire de le changer. — Les bains tièdes, deux fois par semaine, sont utiles. — La tète sera débarrassée de sa crasse. — L'enfant sera couché sur une paillasse en fougère ou en balle d'avoine. — Le lit sera protégé par des rideaux contre les rayons de la lumière directe, sans gêner la circulation de l'air. — L'enfant sera couché tout éveille et on ne le bercera pas, — on attendra qu'il fasse spontanément des efforts j>our marcher seul et oh ne l'y aidera ni par des chariots, ni par des lisières, — on le protégera contre les chutes au moyen d'un bourrelet léger en baleine.

Vaccination. — Le vaccin s'affaiblit en traversant les générations. — Il est moins préservatif : lorsqu'on l'emprunte à une pustule parvenue au huitième jour ou plus avancée; — lorsque le vaccimfère est cliétif et maladif, — lorsqu'il a déjà été vacciné ou atteint de la variole. — Dans ces dernières conditions l'inoculation donne lieu trèssouvent à une lausse vaccine qui ne préserve pas. — 11 faut rejeter la pratique des inoculations varioliques, à moins, et c'est la seule excuse, qu'on ne manque de vaccin dans un pays envahi par une épidémie de variole. = L'enfant n'a besoin d'aucune préparation pour subir la vaccine. — Il faut cependant attendre qu'il soit dans un bon éjat de santé. — On peut le vacciner dès les premiers jours qui suivent la naissance.

— On emprente le fluide à une pustule parvenu au sixième ou septième jour de son évolution. — On pratique trois piqûres à chaque bras vers l'insertion inférieure du deltoïde. = Le meilleur procédé de vaccination est celui delà vache à l'enfant — Celui de bras à bras réussit encore parfaitement. — Le vaccin conservé en tubes, est préférable à celui en plaques qui échoue très-souvent .

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