TRIPLE
llamsbotham.
1 sur
sur'16,352
Collins. . . .
baudelocquc. .
Lachapelle. .
Riecke. . . .
Churchill. . .
Si on extrait la moyenne de ces différents chiffres, on trouve une grossesse double sur 87 acouchements et une triple sur 7,679.
Il existe dans la science des observations de quadri-jumeaux, mais elles sont tellement exceptionnelles qu'il est impossible d'en indiquer la proportion. Cazeaux * cite un certain nombre de gestations à produits quintuples, etlîamsbotham en signale une quinzaine. Si toutes ne sont pas indiscutables, il me parait cependant difficile d'en nier la possibilité.
ACCOUCHKMK NT
Cbuhm. — Je considère les grossesses gémellaires comme le résultat de circonstances diverses, qui appartient exclusivement à la mère, et que je diviserai en deux groupes.
Les unes sont dues a la coïncidence de faits normaux : tels que la dèhisceuce et la fécondation simultanée de deux ou plusieurs œufs sur un seul ou sur les deux ovaires. Cette cause est trop facilement compréhensible pour que j'aie besoin d'en développer le mécanisme.
Les autres sont dues à des anomalies de développement de l'œuf contenu dans la vésicule de Graaf. La recherche de ces anomalies est fort difficile chez les mammifères, en raison de leur peu de fréquence, les faits observés appartiennent donc surtout aux oiseaux et aux poissons. Mais les lois fondamentales du développement de l'œuf sont les mêmes dans les diverses séries qui se reproduisent par ovulation, et malgré la différence considérable qu'on observe dans le milieu où le nouvel être se développe, on peut conclure rigoureusement des faits observés chez les ovipares ou les poissons, à ce qui se manifeste chez l'homme. Du reste, chez ce dernier, la disposition des membranes qui enveloppent les fœtus, permet, jusqu'à un certain point, de vérifier l'exactitude des hypothèses dont le point de départ nous échappe. Nous joindrons donc à l'étude des causes, l'examen de la disposition des enveloppes des jumeaux.
Knfin, parfois l'utérus est double et présente deux cavités distinctes. Cette disposition analomique peut devenir la cause d'une grossesse gémellaire.
(■row«ca»e« gémellaire» retraitant de la eoltacldenee de circonstance*
philologique». — Déhùcence et fécondation simultanée de plusieurs œufs. Si, dans l'espèce humaine, les phénomènes de maturation se concentrent en quelque sorte sur un seul œuf, dans certains cas, deux ou plusieurs vésicules de Graaf peuvent se rompre à la même époque sur un seul ou sur les deux ovaires, et se trouver féconder par un unique coït, ou par deux rapprochements séparés seulement par un intervalle de quelques jours. La possibilité de fécondations successives est démontrée par des faits indiscutables. Indépendamment des observations citées par Pline, Gardonius et Buffon, de femmes blanches accouchées d'un enfant blanc et d'un mulâtre, Norton, Parsons et Menner en rapportent de semblables, Attaway en a publié un autre, dans lequel les deux coïts ont été séparés par un intervalle de trois jours. Un de mes élèves, dont le père était planteur à la Martinique a vu le même fait se reproduire sur une esclave négresse de sa propriété, qui a donné naissance ù un négrillon et à un mulâtre. Ramsbotham, d'après Morselay, Boillon, Dewies et Blackaller signalent quatre faits analogues. Enfin Pms en rapporte un autre plus curieux encore, d'un fœtus bi-cèphale, dont le corps était blanc, ainsi qu'une des têtes, l'autre tête était mul.itre et présentait les caractères de la race nègre.
Lorsque deux œufe distincts sont fécondés s'ils arrivent en même temps, et s'ils se fixent sur un même point de la cavité utérine , ils peuvent n'avoir qu'une caduque réfléchie commune, le chorion et l'amnios restant distincts. Dans les cas où il existe deux fécondations distinctes, on doit supposer que chacun a sa caduque réfléchie propre. Cependant lorsqu'on examine l'œuf
GHOSSKSSE fcT ACCOUCHEMENT GÉM ELLA MES. 735
double à une période plus avancée, on trouve les deux chorions en contact, la caduque réfléchie intermédiaire n'existe pas.
Les placentas sont complètement séparés, ou réunis en une seule masse, mais sans relations vasculaires, il n'existe en réalité qu'une simple contiguïté, et les membranes adossées forment une cloison qui établit une séparation très-nette entre les deux circulations. Cependant on a observé, dans quelques cas, une communication entre les deux organes» mais elle n'a pas lieu par les capillaires, mais au moyen des gros vaisseaux qui rampent dans la membrane lamineuse. Les cordons ombilicaux sont entièrement distincts.
VroMCMM gémellaire» réaultant d'anomalie» de la vé*leule de fclraaf,
de r«>uf ou de l'otéron. — iu Vésicule de Graaf contenant deux ou plusieurs œufs. Une seule vésicule de Graaf peut contenir deux ou trois ovules. Ce fait se rencontre assez souvent dans les œufs de poules. Bischoff a observé, chez la femme, deux ovules contenus dans la même vésicule encore intacte. Ch. Morel a reproduit un .fait semblable dans son Atlas d'histologie. Au moment de la rupture de l'ovisac, les ovules deviennent indépendants et leur fécondation ne diffère en rien des casque nous venons de signaler. Les fœtus restent également indépendants, ils ont un chorion et un amnios distincts. La cloison qui les sépare est constituée par quatre feuillets, deux appartiennent aux amnios, deux aux chorions, qui ne sont séparés que par un tissu lamellaire très-An.
Davaine attribue cette anomalie à la fusion de deux follicules de Graaf, dont les produits seraient alors contenu* dans une seule cavité.
La disposition des cordons et des placentas est la même que dans le cas où les œufs appartiennent à deux vésicules distinctes.
2° Anomalies de l'œuf. Chez les vertébrés, l'œuf normal ne contient qu'une seule vésicule germinalive et un vitellus unique. Cependant il n'est pas absolument rare de rencontrer, dans un même œuf, deux vésicules germinatives ou deux embryons avec un seul chorion. On a également observé dans les œufs de la poule, assez fréquemment deux et parfois même trois jaunes.
Celte multiplicité anormale peut donner naissance à des produits isolés, ou réunis par quelques-unes de leurs parties, c'est-à-dire à une grossesse gémellaire ordinaire ou à un monstre double, selon le degré de fusion que subiront les éléments primaires.
Si les fœtus se développent isolément, ils seront renfermés dans un chorion unique, mais chacun d'eux conservera son amnios propre. Cependant ou a noté dans ces conditions, que deux fœtus isolés pouvaient être contenus dans un seul amnios. C'est qu'alors ces membranes, d'abord distinctes, se sont fusionnées au début de leur évolution, car on ne comprend guère, dans l'état aeluel de nos connaissances, qu'il en soit autrement. Cela n'est plis plus difficile à admettre que la fusion des deux embryons qui étaient distincte au début, car la fusion semble être le mode de production des monstres doubles.
11 est remarquable que, dans ces cas, les fœtus, renfermés primitivement dans un seul œuf, peuvent être animés par des fécondations différentes, comme semble le prouver le fait de Prus, relatif à un fœtus bicéphale à tète noire et blanche.
La disposition des placentas diffère selon que les fœtus se sont développés avec des amnios distincts, ou qu'ils sont contenus dans un seul.
ACCOUUIKNKNT.
Dans le premier cas, les placentas sont réunis, mais il n'existe aucune communication vasculaire, et les cordons sont isolés.
Dans le second cas, le placenta est unique, et il existe le plus souvent des communications entre les vaisseaux. Parfois les cordons se réunissent à peu de distance de la surface placentaire, et les subdivisions de leurs rameaux se mêlent d'une manière intime.
On a classé au nombre des grossesses gémellaires, les monstruosités par inclusion, constitués par la présence d'un fœtus contenu dans un autre. On n'a point encore trouvé l'explication de cette anomalie dont nous nous occuperons en traitant de la dystocie fœtale.
5° Anomalie de l'utérus. — La cavité utérine peut être partagée en deux cavités distinctes par une cloison complète. Alors l'organe se rapproche de la forme bi-corne qu'on observe chez les animaux. Chaque cavité possède sa, trompe et son ovaire, et non-seulement l'organe peut devenir le sujet d'une double gestation, mais encore la fécondation est possible à des époques trèsdifférentes et les accouchements peuvent être séparés par un assez long intervalle. C'est probablement à cette anomalie que se rapportent les exemples de supcrfétation qui ont été signalés. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
Dans les cas d'utérus bi-corne, chacun des fœtus a ses membranes complètement indépendantes, et elles ne diffèrent en rien de ce qu'on observe dans les grossesses simples.
Hérédité. — On a également invoqué l'hérédité pour expliquer les grossesses gémellaires. Baillarger parle d'un très-grand nombre de cas où le fait a été constaté, mais il ne cite aucune statistique, et j'avoue que cette cause ne me parait pas suffisamment démontrée pourquoi! lui accorde une grande confiance.
CroMCMcs tri et qaadri-gémellalres. — Ce que nous venons d'exposer au sujet des grossesses gémellaires peut s'appliquer à celles où l'on observe un plus grand nombre de fœtus. Ces dernières ne sont que le résultat de la combinaison des circonstances que nous avons signalées. On conçoit donc qu'elles présentent d'assez grandes variétés dans la disposition des membranes et des placentas. Les œufs peuvent être entièrement isolés, ou être le siège de fusions qui sont limitées à deux d'entre eux, les autres n'y participant pas. Les annexes ont alors des dispositions en rapport avec l'intimité des connexions. Nous n'insisterons pas davantage sur ce point.
Proportion dem n«*ea dans le* ffroMeotte* doable*. — NOUS avons VU que
la proportion des sexes dans les grossesses simples donnait 106 garçons pour 100 filles.
Les statistiques qui ont été faites à ce point de vue pour les grossesses gémellaires présentent des résultats fort différents.
Riecke, sur 2,545 observations d'accouchements doubles, a noté la proportion suivante :
Le rapport des garçons aux filles est de 100 à 108. ta proportion des mâles,
Deux garçons Un garçon et heui filles. .
fille.
tiHOSSrlSSK ET ACCOUCHEME.NT UÉNKLL Allll.S.
au lieu de présenter uu excédant de 6 pour 100, comme dans la grossesse simple, a donc fléchi de 8 pour 100, soit une différence de 14 pour 100. * Baillarger, te son côté, a fait des recherches analogues portant sur 250 cas, mais les résultats qu'il a obtenus sont entièrement opposés. Cet auteur a noté:
Deux garçons 100
Deux filles 98
Un garçon et une «Ile 08
La proportion des mâles serait donc, relativement aux enfants de l'autre sexe, comme 143 esta 100. C'est-à-dire que l'excédant dépasserait de 36 pour 100, celui qu'on observe dans l'accouchement normal. Ce résultat est certainement erroné, et n'est dû qu'aune série particulière. En réunissant les observations de divers auteurs anglais, j'ai obtenu le tableau suivant :