‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 30 sur 183 · MAMELLES · texte numérisé non relu

MAMELLES

présente sur aucun point la disposition qu'on observe dans les tissus èrectilcs.

le tissu cellulaire graisseux l'orme une enveloppe continue, excepté cependant au niveau de l'aréole qui repose directement sur la glande. Cette couche, beaucoup plus épaisse à la face antérieure qu'à la lace postérieure de l'organe, pénètre profondément entre ses différents lobes et lui donne sa forme arrondie, sa fermeté et sert à la protéger contre les chocs et les pressions.

Ce tissu est plus compacte que dans les autres régions de l'économie ; il est d'un jaune plus foncé et contient, outre les éléments graisseux si abondants, une forte proportion de fibres élastiques.

siruciurc de l» glande mammaire. — Ch. Robin a signalé les sympathies et les relations anatomiques qui existent entre l'utérus et la mamelle. La structure de cet organe, qui est une glande en grappe, présente donc des différences très-notables dans l'état de vacuité et pendant la grossesse. C'est sous ce dernier aspect que nous l'examinerons d'abord, et pendant la période de lactation.

Glande mammaire pendant la lactation et la grossesse. — Elle présente la forme d'un dis-

que irrégulicr, bombé en avant et plat en arrière. Ses anfractuosités sont dissimulées par la couche cellulo-grais-

Son tissu est dense, résistant, difficile à déchirer. Il est formé de tissu cellulaire très-serré et d'aspect homogène et blanchâtre, parsemé de grains jaunâtres ou roses, sphériques, de 1 a 3 millimètres de diamètre. Ce SOnt les acilli qui h*. 35. — Soi*** m u mamsu-e. — \. Enveloppe ovtaoée. contiennent les globules »rt, aréo!e' 7Ï ^™*f*«w*m' " *' v*n*itu'

o les d un lobule. — lu Lohnles de la «lande.

du lait. Chacun d'eux est

formé par la réunion de tubes larges de 0,04 à (1,06, terminés en cul-de-sac. Ces vésicules transparentes et dépourvues d'épithélium communiquent avec un tube excréteur commun. La réunion d'un groupe d'acini constitue un lobule, et la juxtaposition des lobules forme les lobes de la glande, au nombre de 15 à 20, qui sont autant d'appareils sécréteurs du lait, parfaitement indépendants les uns des autres. Ces divers éléments de la mamelle sont enveloppés d'un réseau capillaire très-fin qui rampe sur les parois des acini }>ans pénétrer dans leur cavité.

Les canalicules d'un même lobule se réunissent pour former un conduit plus volumineux. Celui-ci se confond avec ceux d'autres lobules, et

A.NAÏOMIL.

reçoit sur son trajet les canaux plus ou moins importants qui s'y jettent isolément. Ils forment bientôt les troncs principaux, au nombre de 15 à "20 , qui convergent vers le mamelon, et vont s'ouvrir dans ses sillons interpapillaires.

Le rôle que remplissent ces canaux leur a fait donner le nom de lactifères ou galactophores. Leur calibre permet de les apercevoir à l'œil nu lorsqu'ils sortent des acini, mais ils ne tardent pas à acquérir une capacité relativement très-considérable; ils se dilatent et se renflent de manière à constituer des espèces de réservoirs où le lait séjourne. Les renflements qu'ils présentent portent le nom de sinus. A mesure que les canaux lactifères se rapprochent du mamelon, leur calibre diminue, ils pénètrent dans cet organe, séparés entre eux par les fibres musculaires, dont nous avons exposé l'usage, et s'ouvrent dans les espaces inter-papillaires, sous forme de tubes très-effilés.

La structure des conduits lactifères, étudiée par Sappey et Robin, est composée de trois couches : une interne amorphe, qui est complètement dépourvue d'épithèlium lorsque la glande est en état de fonctionner ; une moyenne exclusivement formée de fibres musculaires longitudinales, d'autant plus importante qu'on se rapproche davantage du mamelon ; enfin une tunique externe composée de fibres élastiques disposées en réseau.

Nuck, Verheyn, et en ces derniers temps P. Dubois*, ont cru qu'il existait des anastomoses entre les conduits lactifères. Sappey, qui a fait des recherches sur ce point, nie formellement ces anastomoses et attribue l'erreur des auteurs que nous venons de citer à ce qu'ils n'ont pas suivi jusqu*à leur terminaison des branches transversales, qui passaient en arrière de canaux verticaux et semblaient s'unir à eux.

Le développement des acini coïncide avec celui des fibres musculaires de l'utérus. C'est vers le troisième ou le quatrième mois de la grossesse que les culs-de-sac mammaires deviennent visibles, et peu après les acini sont perceptibles. Les tubes sécréteurs sont d'abord tapissés d'un épithélium qui drspnrait lorsque la sécrétion lactée devient active.

Cependant cette règle souffre quelques rares exceptions, et j'ai pu observer la sécrétion lactée à une époque moins avancée de la gestation, notamment une fois chez une primipare qui n'était enceinte que de six semaines.

Ce fait est assez intéressant pour que je le mentionne. En 1852, une jeune fille de 18 ans, dont je soignais la famille, vint me consulter sur une sécrétion qui se faisait par les mamelles. Je pressai le mamelon et il en sortit un liquide lactescent. Sur ce simple signe je lui déclarai qu'elle était enceinte, et après d'énergiques dénégations elle finit par m'avouer qu'elle s'était exposée à le devenir. Elle avait un retard de quinze à vingt jours, et en dehors de ces deux symptômes il n'existait encore aucune autre espèce de modifications dans le reste de l'économie. Vers le septième mois, l'écoulement devint fort abondant et j'eus beaucoup de peine à m'en rendre maître ; le môme phénomène se reproduisit après l'accouchement. Chez les femmes déjà mères, il n'est point rare de voir la mameUc sécréter un peu de lait presque dès le début d'une nouvelle grossesse, et même dans l'état de

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MAUKU.tS. 97

vacuité, plusieurs années après une seule gestation ; mais celle jeune fille était primipare.

Au début de la grossesse les seins se gonflent, deviennent plus lourds, ils sont le siège de picotements et de douleur. Ce phénomène est assez fréquent pour que les femmes qui ont eu déjà des enfants y voient, en l'absence des autres signes qui n'ont point encore eu le temps de se manifester, l'indice d'une nouvelle grossesse. Ce gonflement disparait souvent vers le quatrième mois, pour reparaître à la fin de la gestation. Chez certaines femmes, la turgescence peu sensible au début ne tarde pas à disparaître, et les seins restent flasques jusqu'après l'accouchement. Donné a noté que ces femmes sont peu propres à la lactation, leur lait est en général de mauvaise qualité ou peu abondant. J'ai pu vérifier plusieurs fois l'exactitude de celle observation.

Le mamelon se gonfle un peu au début de la gestation et devient parfois sensible à un point que le plus léger frottement est insupportable et en détermine l'érection.

Dans une période plus avancée, les veines qui rampent sous la peau de la mamelle deviennent plus volumineuses et se dessinent en sillons bleuâtres plus ou moins apparents. 11 n'est pas rare non plus de voir chez les femmes jeunes, et qui ont la peau fine, des vergettures se produire lorsque le sein a augmenté rapidement de volume.

On a considéré l'apparition des glandules de l'aréole comme un signe de grossesse. On connaît l'observation de Hunier qui déclara, uniquement par l'inspection des seins d'une jeune fille dont il allait faire l'autopsie, qu'elle était enceinte bien que l'hymen fut intact. Eu général le fait est exact, cependant il ne faut pas faire de ce signe un caractère absolu. J'ai plusieurs fois constaté sur l'aréole de filles vierges ou de nullipares la présence des glandules, et il n'est point rare de les voir persister plusieurs années et môme .indéfiniment chez les femmes qui ont été mères.

Chez les nullipares, ce signe acquiert une valeur beaucoup plus grande lorsqu'il s'accompagne de la coloration de l'aréole, et c'était le cas dans le lait de Hunter. L'aréole pendant la gestation peut, en dehors de sa coloration, présenter un boursouflement qu'Hamilton considère comme pathognomonique de la grossesse. Dubois lui attribue également une très-grande valeur, mais ce phénomène s'observe assez rarement, à peine une fois sur vingt.

Glande mammaire en dehors de la gestation et de V allaitement. — Elle est moins volumineuse, et à la loupe sa couleur est d'un blanc bleuâtre ; son aspect n'est plus granuleux et les acini n'y existent pas encore ou ont disparu. Sappey a observé que l'atrophie apparente de la glande tient à l'état de rétraction des conduits lactifères dont l'étendue diminue dans des proportions considérables. Celte rélraclion coïncide avec la disparition des acini dont le nombre immense contribuait surtout à donner à l'organe son volume.

Vaisseaux et nerfs de la mamelle. — Les artères proviennent de la mammaire interne et des intercostales. Les -veines >e rendent dans la manuenire

JOITH AU 7

98 AKATOMIK.

interne tle l'axillaire. Les lymphatiques forment deux plans ; l'un se reiul à la peau et l'orme un riche réseau autour du mamelon; l'autre, profond, enveloppe la glande et pénètre jusqu'à l'aréole qu'il entoure d'un plexus remarquable par le calibre de ses rameaux. Les lymphatiques se jettent dans les ganglions de l'aisselle. Les nerf* proviennent des intercostaux et des branches thorariques du plexus brachial.

RÈSl M Ê

L'appareil générateur de la femme se «ompose «le : la vulve, le vagin, l'utérus s trompes, les ovaires et les inamellcs.

Valve. — La vulve est constituée par : le mont de Vénus, les grandes lèvres. petites lèvres, le clitoris, le veslibule, le méat urinaire, l'orifice vaginal, les glandes vulvo-vaginales et la membrane, hymen.

Vagin. — Conduit membraneux qui établit une communication entre la vulve et l'utérus. — Ses parois sont en rontaet. — Il est plus étroit à son extrémité vul vainque prés du col utérin. — Il e>t en rapport en avant avec la vessie, en arrière avec !r rectum, sur les côtés avec les ligaments larges. La l'ace interne du vagin présente eu avant et en arrière deux saillies qu'on nomme colonnes du vagin. — On y remarque ai outre des plis transversaux qui sont les rides du vagin. — La charpente du vagin est constituée par trois tuniques : une externe, cellulo-fibreusc ; une moyenne, musculaire ; une interne, muqueuse. — Sur les parties latérales de son extrémité vulvair» existent deux corps éreetiles nommés bullies du vagin.

Itéra». — 11 est situé dans l'excavation entre la vessie et le rectum, au-dessus du vagin. — Sa tonne est coiioïde. — L'axe de l'utérus est variable en raison «le sa mobilité. — Son volume n'est pas le même chez la nullipare, la pluripare ou apns la ménopause. Pendant la menstruation, il augmente d'une manière notable. — S»n poids est de 50 grammes chez les vierges et de ir> chez les femmes qui ont eu de-» entants. — Les faces antérieure et postérieure de l'utérus sont Iwinliées. — Les lx>rds sont convexes en haut et concaves en bas. — L'extrémité inférieure «lu col porte le nom de museau «le tanche. — Le col est divisé en deux parties par rins.rtiou «lu vagin. — La cavité utérine est triangulaire, ses angles supérieurs communiquent ave. tes trompes, son angle inférieur avec le col. — L'utérus est constitué par trois tuniques: l'externe, séreuse; la moyenne, musculaire; l'interne, muqueuse. — L'utérus est muni de ligaments au nombre de huit : deux latéraux , ligaments larges ; deux antérieurs, ligaments ronds ; quatre postérieurs, deux utéro-sacrés et deux fonds postérieurs. — Se> artères proviennent de trois sources : 1" «le l'aorte ou de la rénale : 2* de l'hypogastrique ; 5* de l'épigaslriqne.

Trompes utérines. — Tubes membraneux lixés aux angles de l'utérus, en arriére du ligament rond, en avant de celui «le l'ovaire. — D'abord dirigés trans\ei>alei unit, ils s'infléchissent en arrière vers l'ovaire, auquel ils sont unis par une frange «le leur extrémité évasée qui porte le nom de pavillon. — Leur calibre augmente progressivement en se rapprochant de l'ovaire. — Lis trompes ont trois tuniques : une séreuse, externe; une moyenne, musculaire; une interne,- muqueuse. — L'usage de ja trompe est de conduire le sperme sur l'ovaire, et l'ovule dans l'utérus, mamelles — Organes glanduleux hémisphériques au nombre [de deux, destinés

RKSIMK. 99

i nourrir le nouveau-né. — Sa surface cutanée se compose île trois parties distinctes, la peau, l'aréole et le mamelon. — La mamelle est une glande en grappe. — Elle est l'onslituée par des lobes, lobules et acini dont les canaux se réunissent suiressivemeiit.

— Sa sliuclure préseule des différences notables pendant l'élat de vacuité et |»eudant la grossesse et la lactation.

Ovaire». — Les ovaires sont les organes producteurs du germe fourni par la femme.

— En dedans, ils sont unis à l'utérus par un ligament; en dehors, ils sont libres et diriges vers le côté du bassin. Leur volume est subordonné aux phases de la vie sexuelle de la femme; ordinairement ils mesurent i centimètres de longueur, *2 de hauteur et I 1 '2 d'épaisseur.— Leur poids est de O.ou 8 grammes. — L'ovaire a une forme ovoïde, il est blanc et lisse jusqu'à la puberté, à celte époque il commence à présenter des cicatrices de forme et de coloration diverses qui sont dues à la rupture des vésicules de Graaf.— L'ovaire est constitué par: l°lne enveloppe péritonéale formée par une simple couche d'épithélium paviinenteiix ; '2* une couche périphérique, ovigène, partie fondamentale de la glande; cette couche correspond à l'enveloppe fibreuse des auteurs, qui n'existe pas; 5" une portion bulbeuse on centrale. = La couche périphérique est blanche, homogène, consistante, épaisse d'un millimètre ; elle est constituée par des libres musculaires, du tissu conjonctif et des vaisseaux ; elle contient les vésicules de Graaf, qui sont au nombre d'environ -100,000 pour chaque organe. — Après la puberté, ce nombre diminue sous l'influence des cicatrices qui se forment sur l'otairc. = La portion bulbeuse ou centrale constitue le corps de la glande ; sa consistance est moindre et sa coloration plus foncée que dans la couche précédente. — Elle ne contient aucun follicule de Graaf rudimeiilaire, mais seulement des débris d'ovisacs déchirés d'où naissent les corps jaunes. — Celte couche est tonnée de fibres musculaires, d'un peu de tissu conjonctif et de vaisseaux. — Les artères sont nombreuses et proviennent de l'utéroovarienne. l,es veines, plus nombreuses encore, se rendent dans la veine utéro-ovarienne. =. ha vésicule de Graa/" jusqu'à la puberté est une petite sphère transparente, de 0.02, remplie d'épithélium au centre duquel se trouve l'ovule; à la puberté un certain nombre d'ovisacs augmentent de volume et atteignent de 0,08 à 0,1. — Dix à douze continuent encore à croître, et parmi ces dernières il en est une dont le volume, flans l'espace de trois semaines, atteint 15 à 20 millimètres, puis se rompt. — La paroi de l'ovisac est constituée par un seul feuillet formé de fibres lamineuses. — Sa face interne est tapissée par la membrane granuleuse, résultant du refoulement des cellules épilhéliales pressées, contre la paroi de l'ovisac, par le liquide de la vésicule, qui commence à être sécrété lorsqu'elle atteint 0,ô à 0,6 de diamètre. — Sur un point de la périphérie, ces cellules forment un amas, au milieu duquel l'ovule disparail, et qui porte le nom de disque prolifère. = Le liquide de l'ovisac est clair, visqueux, albumineux et contient des globules huileux.

L'oariule résulte de la rupture de la vésicule de Graaf — Il commence à se l'onner aussitôt que la vésicule a atteint toute sa maturité, et un peu avant sa rupture. — La membrane granuleuse n'y prend aucune part. — La membrane du follicule s'hypertrophie après sa rupture, et prend en quelques jours une épaisseur de k2 millimètres et plus. — L'hypertrophie est due à la multiplication des cellules de l'ovisac. h des granulations jaunes graisseuses très-nombreuses, et qui donnent à l'oariule sa coloration, enfin à l'augmentation de la matière amorphe. — La membrane facile à détacher des tissus sous-jacents est d'un rouge foncé. — L'oariule distendu par sa membrane, hypertrophiée par du sang ou de la sérosité, subit une compression de la part des éléments musculaires de l'ovaire. — ha membrane pressée forme des circonvolutions analogues à celles du cerveau, qui parfois se soudent entre elles, et tendent à effacer la cavité centrale <pù contient le sérum ou le sang épanché. — Os derniers éléments se résorbent assez ra-

100 A.NATOMIi:.

pidemcut. — La couleur noire qui persiste après leur dispm ition est «lue à de lliématoldiM. — La coloration de l'oariule diffère selon les sujets H selon l'époque où on I observe. — L'oariule qui succède à la menstruation disparaît en 40 jours, ses circonvolutions ne se soudent pas entre elles. — L'oariule de la grossesse augmente jusqu'au troisième mois.acquiert un volume considérable.— Ses circonvolution* se soudent, et il ne disparaît que quelques mois après raccouchement.

BIBLIOGRAPHIE

APPAREIL GENERATEUR

!S.»t». — Les nombreux travaux qui ont été publiés sur l utri ns, se i appoi lent surtout à l'état de grossesse, et la plupart ont été écrits exclusivement à ce point de vue. Pour éviter les répétitions, nous donnerons l'index bibliographique de l'utérus, en traitant des modifications que la gestation imprime aux organes générateurs.

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PUBERTE ET MBILITÉ

La pnberU' s'établit progressivement au moyen d'un ensemble de phénomènes, dont le dernier et le plus apparent est la menstruation. Les organes qui "doivent concourir à la génération sortent de leur sommeil et subissent des'changoments destinés à les rendre propres au rôle qu'ils doivent désormais remplir.

Le bassin se développe avec la lenteur qui caractérise l'évolution des lissus osseux, et il n'acquiert que peu à peu les dimensions nécessaires à l'expulsion du fœtus. Le diamètre transversal prend plus d'étendue, et les fosses iliaques se dirigent plus eu dehors.

Je citerai, d'après Burns, les changements qu'il présente dans sa capacité. L'auteur anglais a soin de dire que les mesures qu'il donne sont individuelles; je crois que de nouvelles recherches sont nécessaires, pour établir d'une manière exacte ce point d'analomie.

Af.r. t.iAUKrnE oTf:no-rn>TÉciiFrr.. MAUCtr.K rr.vs«vri;se.

0 ans. , 70 millimètre* 70 millimètre».

10 ans 80 — 85 —

15 ans. 80 — ..... 05 —

1 i ans 05 — 100 —

18 ans OS — 115 —

Comme on le voit, d'après llurns, le bassin n'aurait point encore atteint ;'i la dix-huitième année ses proportions définitives. Kn cela il s'éloigne fort de l'opinion de Bichat, qui pensait qu'à neuf ou dix ans le bassin estasse/ régulièrement conformé pour permettre l'accouchement. Il est évident que ni l'une ni l'autre de ces opinions n'est exacte. Les accouchements chez les femmes Agées de moins de dix-huit ans ne sont pas très-rares, et les cas de dvstocie, par étroitesse absolue, n'ont pas été notés particulièrement dans ces circonstances. J'ai assisté, à la Clinique, à l'accouchement d'une jeune fille âgée de 15 ans et 5 mois, qui n'était pas plus développée qu'on ne l'observe à son âge, et cependant le travail s'est terminé spontanément, bien que la tète de l'enfant fût d'un volume plus qu'ordinaire. 11 pesait 2,80(1 grammes; le diamètre oeeipito-frontal mesurait H cent.; roccipito-mentonriier, 1 i , le bi-pariétal, 10. Le père de l'enfant avait 15 ans et tt mois. Parmi les autres accouchements précoces observés à la Clinique, on en a noté deux à 15 ans et demi, un à 15 ans et 9 mois, d'autres a H et à 15.

11 est probable que l'évolution du bassin est complète au moment où les diverses parties de son squelette se soudent entre elles, ce qui a lieu vers 15 ou 18 ans.

Les ovaires, minces et aplatis dans le jeune Age, deviennent plus globuleux a l'époque de la puberté, surtout vers leur extrémité externe ; ils s'accroissent dans tous les sens et prennent progressivement la forme qu'on observe chez l'adulte. Les vésicules de (iraaf, d'abord peu visibles, augmentent de volume et se remplissent de liquide ; elles commencent à proéminer et font perdre à l'organe l'aspect lisse qu'il a chez l'enfant. Le relief des saillies qu'elles forment est d'autant plus notable, que le follicule se rapproche davantage de la maturité. Enfin, le parenchyme de l'ovaire devient plus vasculaiie.

Les flexuosités des trompes diminuent et les franges du pavillon s'allongent d'une manière sensible. L'utérus devient le siège de modifications importantes. Dans l'enfance les deux axes sur lesquels viennent converger le» plis représentant l'arbre de vie, s'étendent presque jusqu'au fond de la cavité utérine et sont latéraux à partir du col. Celui de la paroi postérieure est dévié à gauche, et celui de la paroi -antérieure à droite. I)e sorte qu'il n'y a pas superposition de ces deux axes, et leur situation permet l'emboîtement réciproque des saillies et des dépressions qui en émanent. Au fond de l'utérus, où ces saillies sont multiples, l'emboîtement est semblable; et la cavité de l'utérus, si limitée à cette époque de la vie, n'est que virtuelle. Vers quatre ou cinq ans, les saillies du corps s'effacent et la cavité devient lisse. L'utérus du premier Age a une forme conique dont la partie la plus largo répond au col. Vers la puberté cette prédominance du col diminue et la portion qui représeute'le corps a une hauteur à peu près égale. Les parois internes de cette région sont seulement juxtaposées. La disposition des rides et l'emboîtement signalé plus haut n'existent plus que dans le col, où l'arbre de vie persiste.

Dans la première enfance les bords de la cavité cervicale forment des. lignes courbes à convexité interne ; plus tard la convexité devient externe et le col fu si forme. Dans le corps les courbures des trois bords sont dirigées

PÎ'BKltTÉ RT M RII.ITÉ. 103

dans le même sens et conservent leur convexité dirigée en dedans. Le corps de l'utérus augmente de volume, il se bombe sur ses bords et son fond ; par les transformations qu'il subit, il se rapprocbe de la forme de l'Age adulte.

Le col proéminc dans le vagin et se détache en quelque sorte des parois auxquelles il semblait faire suite. Le vagin, d'après P. Dubois *, devient plus mou et plus large. Les grandes lèvres s'arrondissent, augmentent de volume et font sur les téguments une saillie plus apparente.

La conformation générale du corps participe à ces changements, la stature se développe. Le tissu cellulaire se répand sur la poitrine et la racine des membres, les formes s'arrondissent et la jeune fille prend l'aspect extérieur qui appartient à son sexe. Les glandes mammaires, devenues douloureuses, augmentent de volume. Le mamelon se dessine et s'entoure d'une aréole rosée ; et les poils apparaissent sur le mont de Vénus qui devient plus proéminent. Enfin les règles font leur apparition.

Os phénomènes ne s'accomplissent pas toujours simultanément, et parfois il s'écoule plusieurs années entre leur début et le terme de leur évolution.

Aux symptômes physiques on a joint les symptômes moraux. On a signalé les changements du caractère. La jeune fille devient plus grave, plus timide, elle dédaigne les jeux de l'enfance, sa pudeur s'éveille, et les innocentes caresses qu'elle prodigue à ses compagnes témoignent d'un vague besoin d'aimer, de sensations nouvelles dont elle ignore la signification.

Je crains qu'on n'ait un peu regardé û travers le prisme de la poésie une situation, du reste, pleine d'intérêt, et qu'on n'ait attribué exclusivement à une fonction nouvelle ce qui tient au moins, pour une bonne part, simplement au progrès de l'Age. J'ai souvent examiné à ce point de vue des jeunes filles à menstruation précoce, et j'avoue n'avoir pas toujours aperçu très-distinctement ces modifications psychologiques ; tandis que chez d'autres A menstruation tardive, elles n'avaient pas attendu pour se produire la manifestation de la vie sexuelle. Je suis loin de nier l'influence de la puberté en pareil cas, mais je crois qu'il ne faut point en exagérer la portée. Vers quatorze ou quinze ans, la jeune fille change ordinairement de milieu, de nouveaux devoirs lui sont imposés, elle participe d'une manière plus active aux occupations de la famille, une nouvelle éducation commence pour elle et dans cette brusque transition il est assez naturel d'admettre que les jeux de l'enfance fassent place à des idées plus sérieuses; que, subissant le contact plus intime de sa mère, elle commence à comprendre le rôle que la société lui destine.

La nubilité est le complément de la puberté. Ces deux états ne doivent pas être confondus ; il est rare qu'ils se développent en même temps, et leur apparition est ordinairement séparée par un intervalle de plusieurs années. La puberté est l'Age où la jeune fille devient femme; la nubilité, l'époque où elle peut remplir tous les devoirs de la maternité. Il est fréquent, sous notre latitude, de voir les règles apparaître à onze ans, à douze ; l'accouchement sera à la rigueur possible, mais lorsque la jeune mère aura échappé aux dangers d'une parturition si pénible pour elle, pourra-t-ellc nourrir son enfant, lui prodiguer les soins nécessaires? Pourra-t-elle comprendre toute l'étendue

de sa tâche et en remplir les pénibles devoirs? Non, car la nubilité n'est pa> venue, et c'est alors seulement que le développement complet des organes, des forces et de l'intelligence, lui permettra de sufïir ;ï la tâche. Le Code civil autorise l'union matrimoniale lorsque la femme est âgée de quinze ans et l'homme de dix-huit ; mais la loi civile n'est pas d'accord avec la loi physiologique, et la race qui nailrait d'unions aussi prématurées ne tarderait guère à dégénérer. On ne doit pas lixer une limite générale , comme on le fait, à la nubilité ; que cette limite soit 18, tiO, ou ans, de trop nombreuses exceptions échapperaient à ce niveau commun.

Lorsque je suis consulté sur l'opportunité d'un mariage pour des sujets trop jeunes, j'ai coutume de répondre aux parents : qu'ils ne doivent marier leur fille, c'est-à-dire l'exposer à devenir mère que lorsque depuis une année au moins sa taille aura cessé de s'accroître. C'est l'époque que je fixe pour la nubilité ; l'embonpoint pourra ajouter au volume des organes, mais la nature n'ajoutera rien à leur développement.

Définition. — La menstruation est une hémorrhagie utérine physiologique, coïncidant périodiquement avec la rupture des vésieul» s de Graaf.

Causes, et mécanisme. — L'histoire des causes de la menstruation est tout a fait moderne. Il y a cinquante ans, on en était encore sur ce point de physiologie à la période d'hypothèses ; quelques-unes de ces hypothèses, il est vrai, se sont trouvées;» peu près d'accord avec les fails, mais elles avaient été émises comme de simples conjectures et n'étaient pas le résultat de l'observation. Cependant Power, en 1821, dans son Essai sut l'économie de la femme, a nettement formulé la théorie actuelle de la menstruation, non pas comme on l'a dit, d'inspiration et sans preuves, mais d'après l'observation de faits assez nombreux. Girwood, cinq ans plus tard, communiquait à Graef les résultats de recherches semblables, et publiait en 1843, sans prétendre à la priorité, dans ihe Lancet, des observations qui remontaient à 1852. Mais ces doctrines repoussèes par R. Lee restèrent dans l'oubli, et ce n'est véritablement qu'à l'apparition du livre de Négrier, en 1840, Hecherclies sur les ovaires dam l'espèce humaine, et du Traité philosophique de médecine de Gendrin, qu'on entrevit clairement la relation qui existait entre la ponte ovarique et l'écoulement des règles. Pouchet, Bischoffet Raciborski ont attaché leur nom d'une manière durable à cette belle découverte. Rouget, en 18*>8, a ajouté à la question un élément nouveau et fort important, en publiant ses Hercherches sur les organes érectiles de la femme. Dans ce remarquable travail, il mit en lumière le fait anatomiqnc qui relie d'une manière intime les deux actes physiologiques dont on avait noté la connexité.

La cause de la menstruation comprend trois ordres de phénomènes qui se produisent simultanément et s'enchaineut d'une manière intime pour concourir au même but.

Ces phénomènes ont pour siège : 1° l'ovaire, ponte spontanée; 2" l'appa-

MF.NSTIUTATIOH.

reil érectile, turgescence des vaisseaux; 5° l'utérus, hémorrhagie et desquamation de l'épithélium.

1° Ponte spontanée. — Lorsqu'on examine les ovaires, non-seulement des mammifères, mais de tous lesèlresdela série animale qui en sont pourvus, on voit, à certaines époques passagères et périodiques, ces organes devenir I»' siège d'une vitalité plus grande. La vésicule de Graaf a subi un lente évolution, et mesure 15 et quelquefois 20 millim. de diamètre. Klle forme une saillie à la périphérie de l'organe, et refoule le tissu ovarien sous-jacent. Vers le moment de la ponte, la vésicule la plus mûre devient le siège d'une surexeitation qui présente presque les caractères de l'inflammation. Au début, ses parois étaient diaphanes, on y .voyait à peine quelques capillaires; elle contenait un fluide incolore albumineux. Sous l'influence de l'excitation elle devient opaque, distendue par son liquide ; sa surface s'enflamme, les capillaires deviennent très-nombreux et lui donnent une. couleur rouge intense ; un épanchement de sérosité rougeâtre ou de sang se fait peu à peu dans sa cavité. Le sang s'amasse d'abord en couche mince dans la région profonde, et même, selon Pouchet , il envahit souvent toute la cavité de la vésicule sous la forme d'un caillot rouge sombre; celte hémorrhagie provient des capillaires. Le moment de l'expulsion est arrivé ; les tissus adjacents sont très-vascularisès, le sommet de la vésicule s'amincit et les vaisseaux capillaires qui étaient si nombreux sur ce point s'atrophient et disparaissent. Bientôt les fibres de la couche ovi gène .s'écartent, et il se forme une petite ouverture qui s'agrandit lentement. Aussitôt qu'elle peut livrer passage a l'ovule, il s'y engage avec les débris de la membrane granuleuse et s'échappe au dehors.

La forme de la déchirure varie peu, ordinairement c'est une simple fente qui n'a que 3 ou 4 millim. Mais parfois elle en mesure 8 à 10. Pouchet en a vu qui embrassaient toute la partie libre et dont les lèvres, excessivement écartées, laissaient voir entre elles la surface du caillot qui les divisait. Les bords de la déchirure, examinés avec des instruments grossissants, sont inégalement dilacérès comme on l'observe sur un tissu arraché. Voilà pourquoi la disposition de l'ouverture offre tant de variétés.

Pendant la formation du caillot dans la vésicule, le liquide qui l'occupait se trouve résorbé ou mélangé avec le sang, de telle sorte que lorsque la rupture a lieu l'ovule sort seul, accompagné d'une quantité insignifiante de liquide, le caillot semi-solide reste dans la cavité qu'il a envahie. Lorsque l'ovule est expulsé, un travail de résorption se fait dans la vésicule, et on observe l'évolution du corps jaune. Il n'existe pas d'ordre régulier pour la déhis-

Fi>(. TS. ■ RiPTi'ni: nt i.t v. -icur. de Gnur f:r pruncr-scE ir. t'fEcr. — I. Vésicule de C.i :i:if. — i, 7* et 6. Granulations «le In membrane granuleuse el du ilisijnc proligët-p. — 4, Vésicule, germination. - .i. Ovule.

i06 PHYSIOLOGIE.

cence de l'œuf sur chaque ovaire; ces organes ne fonctionnent pas toujours alternativement, et on peut observer la maturation d'un œuf en même temps de chaque côté.

Les phénomènes dont l'exposition précède s'observent chez les femmes et les animaux unipares. Chez les femelles multipares les choses se passent de même manière ; seulement plusieurs vésicules au lieu d'une seule prêsenten t eu même temps les particularités signalées plus haut.

L'ensemble de ces phénomènes constitue l'ovulation spontanée qui se produit chez la femme tous les mois, en dehors de toute excitation sexuelle.

Ce fait est un des mieux établis de la physiologie de la femme ; tout concourt à démontrer la relation qui lie les corps. jaunes a l'évolution de l'œuf. L'inspection des ovaires de la femme fournit la preuve que les vésicules de Graafse développent, non pas silmultanément, mais successivement ; on en trouve à tous les degrés d évolution, depuis l étal rudimentaire, jusqu'à la période de maturation complète. La démonstration du phénomène ressort encore de l'inspection des cicatrices qui succèdent à la rupture de la vésicule de Graaf, et dont la période de réparation si variable correspond aux époques des ruptures antérieures.

Il est également hors de doute que ces phénomènes ont lieu en l'absence des rapprochements sexuels, puisqu'on observe les corps jaunes chez les vierges et chez les animaux qui n'ont jamais subi l'approche du mâle. Il est seulement admis que le coït peut hâter la chute de l'œuf, ou même produire des ovulations plus fréquentes.

Cette doctrine repose sur un ensemble de preuves imposantes, et elle est unanimement admise ; comme il est admis que l'ovulation s'accompagne de phénomènes hémorrhagiques utérins.

Nous allons examiner ce qui se passe dans les organes èrectiles; nous y trouverons l'explication de la congestion et de l'hémorrhagie ovarique qui précède la chute de l'œuf. Nous y trouverons également la cause et lemècauisme de l'hémorrhagie utérine qu'il nous restera à exposer ensuite.

2" Phétiomêties qui se produisent dam 1rs organes èrectiles. — Je dois d'abord rappeler les dispositions des vaisseaux utéro-ovariens.

L'artère tubo-ovarienne, qui donne au col utérin des rameaux rares et peu

flexueux, fournit au corps de l'organe, dans le voisinage des trompes, un grand nombre de bouquets d'artères roulées en spirale, et si pressées qu'elles couvrent presque complètement les angles et le fond de l'utérus. Le bord supérieur de l'artère fournit également au bord inférieur de l'ovaire une douzaine de branches qui naissent toutes à la suite les unes des autres ; ces branches s'enroulent, s'en- Fis.37. -BotouT iMiniEi chevèlrent et pénètrent dans le parenchyme de

»c run<» iTÉnn. l'ovaire où elles forment encore des spirales. Le système veineux est composé d'une énorme masse de canaux, larges et fréquemment anastomosés, qui se déchargent en bas dans les veines honteuses, au milieu dans les utérines, et à sa terminaison dans les veines ova-

MLNSTIUATIOS. 107

riques. (le plexus présente deux renflements principaux ; l'un, placé derrière l'arcade pubienne, se prolonge souvent entre le rectum et le vagin, qu'il entoure p.irfois complètement à sa partie inférieure, dans une hauteur de 2 à r» contim. (bulbe du vagin). L'autre renflement, plus volumineux, couvre lu partie extra-vaginale du col, surtout en arrière. En dehors de ces masses veineuses il existe des formations ërectiles dans tonte l'étendue du corps de

Fi;.'. — Mocxrs EYTRivif.orE* ir v*i>»i:vr\ de l'.iitakkii. c.f.M'.v, irci'ft, d'apré» Itoicrr (l'iilt-rus et l«> v.i^iii «iout vus par leur face postérieure). — Vaisseaux. — 1. Itpuflcmcnt semi-lunain* du plexus vaginal. — i. Plexus cerviro-uléiïn. — .>. Wexus utérin. - 4. Artères bélkincs du corps de l'uléru*.

— .V Xrtéres bélicines du hile de l'ovaire. — Faisceaux musculaires. — 6. Insertion des faisceaux mu-, iilaires du vagin au pubis. — 7. Faisceau de la même tunique provenant de la sympbyse sari o-iliaque. — 8. Faisceaux musculaires de l'utérus, qui accompagnent les précédents et qui constituent en (rrand* partie le Tcuillet postérieur drs ligaments larges. — !». Ligament recto-utérin.

— 10. Ligament rond pubien, s'étala nt sur toute la surrace antérieure de l'utérus. — II. Ligament d«* l'ovaire. — 12. — Ligament rond, supérieur ou lombaire, qui accompagne et enveloppe les vai— s»>au\ spermaliques. — 15. — Faisceaux musculaires provenant du ligament île l'ovaire et s'entrei-roisaiit avec les suivants. — 11. — Faisceaux provenant de l'ovaire. — Ligament tulto-ovarieu. 11". Faisceaux amenés directement du ligament rond su|n'i ieur.

l'utérus et sons l'ovaire au niveau du hile. Le corps érectile de l'utérus présente, comme un moule intérieur, la forme exacte tlu fond et du corps de l'organe, mais il cesse brusquement au niveau de l'orifice supérieur du col, où les masses veineuses semblent le continuer. L'appareil érectile de L'utérus est complété par des veines enroulées formant souvent des spirales régulières. On y voit aussi de larges sinus anastomosés dont l'aspect rappelle celui des corps caverneux. Les dernières divisions des artères utérines ne communiquent avec les sinus que par l'intermédiaire de vaisseaux très-lins. Les

formations érectiles de l'utérus communiquent largement avec les plexus veineux qui longent les bords de l'organe et le plexus ovarique. Le corps ércctilede l'ovaire'est allongé et aplati, sa longueur dépasse celle de l'ovaire, sa hauteur est d'un centimètre environ, sur une largeur égale. Il est formé par d'innombrables veines tortueuses, qui communiquent avec le plexus ovarique.

Lorsqu'on examine l'utérus normal sur le cadavre, il est dans un état do mollesse et d'affaissement qui le fait obéir à toutes les directions qu'on lui imprime. Si l'on injecte les corps spongieux de l'utérus et de l'ovaire de manière à en remplir complètement les maille.-., le corps de l'utérus se redresse dans l'axe du col, il entre dans un véritable état d'érection, qui persiste aus>i longtemps que l'injection le gonfle. Il se modifie dans sa forme, devient plus convexe en avant et en arrière. Son volume augmente au moins de moitié cl les parois de sa cavité s'écartent. L'ovaire offre des phénomènes analogues, quoique moins prononcés. Il est soulevé par la tension des plexus veineux, et le corps èrectile sur lequel il repose se gonfle comme l'utérus.

La trompe, qui ne présente pas de plexus vasculaires, ne subit aucune modification de forme et de volume, sous l'influence de l'injection.

Pour compléter sur le vivant le mécanisme de l'érection, il faut ajouter aux vaisseaux un appareil qui retienne temporairement le sang dans leur cavité : des faisceaux musculaires qui obstruent en partie leur calibre sur un point.

Dans l'utérus cet élément a été surtout mis en évidence par les remarquables recherches d'Hélie, de Nantes, qui a décrit le premier la couche moyenne du muscle utérin, et l'a montrée constituée par une série de fibres disposées en anneaux, pouvant étreindre les vaisseaux de l'organe en leur formant une gaine contractile.

Si nous jetons un coup d'n»il rétrospectif sur l'anatomie de l'ovaire (p. 83) , nous allonségalement retrouver dans les ligaments larges un appareil analogue. On a décrit l'utérus comme un organe parfaitement limité dans ses éléments auatomiques et situé au milieu de tissus qui n'offrent pas de trace de sa structure. Cette description n'est nullement exacte, et il faut singulièrement étendre les limites qui ont été assignées à l'élément musculaire de cet organe.

L'utérus, l'ovaire et la trompe sont compris dans l'épaisseur d'une large membrane musculaire, qui double les ligaments péritonéaux. La partie moyenne de cette membrane n'est que la couche externe de l'enveloppe musculaire de l'utérus. Les faisceaux traversent la ligne médiane à la surface de l'organe en continuant leur route primitive et se pénètrent réciproquement. Dans leur marche oblique, les faisceaux ascendants sont en continuité avec les descendants du coté opposé.

Les fibres provenant du ligament rond s'étalent sur toute la hauteur de l'utérus, et s'entre-croisent avec celles du c<Ué opposé. Les faisceaux du ligament de l'ovaire proviennent surtout de la face postérieure de l'utérus. Ils occupent toute la membrane qui enveloppe l'ovaire; cependant ils sont beaucoup plus nombreux sur le cordon qui unit l'ovaire à l'utérus, et sont très-apparents sur le petit ligament qui relie le pavillon de la trompe à

MKKSTHl'ATIOK. 109

l'ovaire. Hougcl pense que le stroma n'est anlre chose que la continuation «les fibres du ligament de l'ovaire, ainsi que cela est démontré pour les oiseaux.

Si l'on cherche maintenant à suivre la direction de ces faisceaux, on en voit s'irradier dans le feuillet postérieur du ligament large et se porter en dedans vers l'utérus, d'autres soulever le péritoine en l'orme de pli, s'infléchir à la hauteur de l'ovaire et s'attacher au pavillon. Le plus grand nombre accompagnent les vaisseaux jusqu'au hile de l'ovaire, semblent pénétrer dans le parenchyme de la glande, ou bien, traversant le bulbe éreclile, ils continuent leur trajet dans l'aileron de la trompe et vont se

perdre sur l'enveloppe contractile FiK. si. - Di nu.110.1 II»:* MUIIL» KL'SCIM.AIflC* VU VO>T

i /»Anrliiit * ,'0VA,RK- — M. l.iRiiment de l'ovaire. — li. Li-

<1( Ct conauil. jument rond, supérieur ou lombaire. — 15. Fais-

D'apréS les dispositions aiiatomi- ««au* provenant du lipament de l'ovaire, s'entre-

1 i • i croisant avec les suivants. — II. Faisceaux pro-

ques (JUe IlOUS VetlOllS de Signaler, venant de l'ovaire.-1o. Ligament lubo-ovarien.~

OU Voit* 1° qUC les COrps Spongieux Faisceaux émané» du ligament rond supérieur.

tle l'utérus sont enlacés par les trabécules du tissu propre de l'organe; 2° que les vaisseaux du bulbe de l'ovaire et les plexus veineux considérables, que nous avons notés aux côtés de l'utérus, sont partout pénétrés, enveloppés par les faisceaux musculaires qui s'irradient dans les ligaments. Ces faisceaux, plus forts au niveau des corps érectiles, deviennent rares et grêles au niveau des plexus de décharge. Cette disposition est parfaitement identique à celle qu'on observe pour les corps spongieux de la verge.

Si maintenant nous mettons en jeu ces appareils, les phénomènes de la congestion ovarique s'expliquent assez naturellement.

L'œuf a atteint son complet développement, il agit sur l'ovaire comme un corps étranger; la distension des fibres de la glande, qui en est la conséquence, est le point de départ d'une excitation réflexe, se propageant à l'appareil musculaire des organes génitaux internes. Les fibres se contractent et, comprimant dans leurs réseaux les plexus veineux, obligent le sang à distendre les tissus spongieux; l'érection de l'ovaire se produit, il augmente de volume. Les capillaires deviennent plus apparents, surtout vers le point qui doit livrer passage à l'œuf. La vésicule de Graaf s'injecte, du sang ou de la sérosité épaisse et colorée s'épanche dans son intérieur ; enfin sa surface s'ouvre par un mécanisme qui rappelle l'ouverture spontanée des abcès.

Le docteur Oldham a pu, sur le vivant, observer cette turgescence de l'ovaire, dans un cas fort intéressant. Une femme, soignée à l'hôpital du l'.u y, avait un double hernie des ovaires qui faisaient saillie dans l'anneau inguinal, et que le doigt pouvait explorer très-exactement. A chaque période menstruelle, les ovaires, ou un seul, devenaient douloureux, augmentaient de

||0 l'HYSIOUM.IK.

volume, cl cola au.ssi longtemps que duraient les règles, puis ensuit»* vcm naientà l'état normal.

5" H émorrhaijie ut crinr. — Les causes qui déterminèrent la congestion «le l'ovaire agissent avec bien plus d'énergie sur l'utérus ; il subit les modifications de forme et de volume signalées plus haut . La turgescence est portée à un haut degré en raison de sa richesse vasculaire, les capillaires de la muqueuse s'ont devenus très-apparents. Ils forment sous l'épithélium un réseau délicat, dont le* inailles losangiques, irrégulières, encadrent l'orifice des tubes glnndul.ïhvs. l a m iquous;' prend une teinte d'un rouge violacé, surtout

intense vers le fond de l'organe. Celte membrane subit un gonflement hypertrophique, et s'élève en saillies mamelonnées, séparées par des scissures analogues à celle> des circonvolutions cérébrales. Ces saillies sont molles et pressées les unes contre les autres; elles remplissent presque complètement la ravitè utérine. Les glandules de la muqueuse augmentent de volume et leurs orifices, si nombreux, deviennent plu> apparents ; l'érection est complète. Alors l'épithélium de

m.. io.-r.ou-, « 1. 1 tkri> * tw* ors „crs - i. f.a- I" muqueuse utérine se des- i \iti- utérine. — i ri t. tî-su mu^uiaiie (-i orîtici-s vascu- quamc, cl les capillaires mis

laire*. ~ r». Va^ni. - ."». Muqueuse nt. rine. Tioiiijw. . „ r , ^ .

a nu ne peuvent opposer a l'effort du sang que leur mince membrane à noyau, qui se rompt bientôt, livre passage à la rosée sanguine, et le liquide continue à couler aussi longtemps que persiste l'obstacle à la circulation veineuse de retour. Pouchet pense que c'est à la fin de la période menstruelle que l'émission de l'œuf a lieu.

Fricke a noté que la température de l'utérus pendant la menstruation s'élevait, d'une manière à peu près constante, d'une fraction de degré. Il eu serait de môme pour le vagin pendant cette période. Les phénomènes qui concourent à la menstruation sont, comme on le voit, assez complexes ; mais ils sont unis par des liens qui établissent entre eux une véritable solidarité. La pathologie en a fourni la preuve, et à l'observation si connue de Percival Potl, qui vit les règles se supprimer après une double ablation des ovaires formant hernie par les anneaux inguinaux, j'en joindrai une non moins probante, rapportée par Tylcr Smith, dans son Manual of Obslelric, et qu'il emprunte à Frédérick Bird. Chez une femme qui subit une double ovariotomie pour une dégénérescence de ces organes, la menstruation ne se rétablit jamais. Chez les femmes qui sont privées congénitalement des ovaires, on ne voil aucune trace de l'hémorrhagie menstruelle.

MENSTMATION.

il!

L'ovulation physiologique csi soumise à une périodicité régulière ; il est cependant des femmes qui, en dehors de la gestation et de l'allaitement, présentent des intermittences plus ou moins longues dans l'écoulement menstruel ; l'observation nécropsique a également permis de constater que des jeunes filles, mortes au début de rétablissement de cette fonction, avaient présenté des cicatrices ovariennes attestant la rupture répétée des vésicules de Graaf et les indices extérieurs qui accompagnent la ponte, cependanl elles n'avaient jamais été réglées. On explique ces anomalies en admettant que dans ces cas l'érection avait été incomplète, ou de. trop peu de durée. La tension du sang n'avait pas dépassé la limite de la résistance des vaisseaux, la desquamation de l'épithélium utérin avait pu manquer et l'hémorrhagie ne s'était pas produite. On avait constaté seulement un écoulement muqueux, des coliques, un sentiment de pesanteur dans la région, et les troubles nerveux qui tiennent à la dysménorrhée. Dans ces conditions, la fécondation peut parfaitement s'opérer et a été fréquemment observée. Chez les femmes pourvues d'ovaires et qui manquent d'utérus, les symptômes de l'aménorrhée sont naturellement les seuls qu'on puisse noter, et ils se reproduisent périodiquement à chaque ovulation.

Coste a admis que la régularité des règles pouvait parfois coexister avec une évolution incomplète des phénomènes ovariens ; dans ces cas, la vésicule de Graaf, parvenue à un certain degré de développement, reste quelque temps stationnaire, puis avorte sans se rompre. L'érection est complète, ainsi que ses conséquences hémorrhagiques, mais la fécondation ne peut avoir lieu.

L'ovulation chez la femme est identique à la période du rut des animaux. La structure de l'utérus, chez ces derniers, apporte seulement quelques modifications dans la manifestation des phénomènes extérieurs. La région génitale est très-congestionnée, on voit s'échapper de la vulve des mucosités blanches, dont l'odeur pénétrante attire le mâle ; elles sont même sanguinolentes dans certaines espèces. Pouchet l'a noté sur les chiennes, les truies, les chattes, les lapines et les cobayes Raynard, dans son Traité de la part urition des femelles domestiques, dit aussi que le rut de eelles-ci s'accompagne parfois d'une espèce d'écoulement de sang. Enfin Geoffroy Saint-Hilaire a observé que les grands singes de l'ancien continent ont un écoulement périodique de sang qui reparait de mois en mois avec régularité. Il était facile sur les animaux de vérifier avec certitude la coïncidence du rut avec l'ovulation; on a donc pu observer que les femelles châtrées ne présentaient aucun des phénomènes du rut, et ne recherchaient pas les caresses du mâle.

ftpoque de la première éruption de» règle* — On a fait de très-nombreuses statistiques pour déterminer l'âge moyen exact de la première éruption des règles. J'accepte ces tableaux comme le résultat d'un travail consciencieux, mais je ne puis leur accorder la valeur de documents rigoureusement précis ; en voici la raison : dans tous les tableaux, l'âge des jeunes filles est exprimé en chiffres ronds, 12, 13, ou 14 ans, par exemple. Il est certain que ces chiffres ne représentent que des approximations, ear on ne mentionne pas la date intermédiaire, qui est la date réelle de la première manifestation, ce qui fait cer-

PHYSIOLOCIK.

taiuement une erreur de plusieurs mois pour chaque sujet. On ne peut donc extraire d'un groupe d'approximations un chiffre rigoureusement exact. De plus, il n'est nullement certain que la femme interrogée se rappelle précisément toujours une date qui remonte parfois à un certain nombre d'années ; sa réponse peut être erronée et compliquer l'incertitude du résultat. On ne saurait donc accepter comme positif le chiffre de 15 ans, 5 mois, 17 jours, qui se trouve dans le tableau de l'ouvrage de Dubois, pas plus que les moyennes si précises publiées par d'autres auteurs.

Cette question ne me parait soluble qu'au moyen d'une masse d'observations, de manière que les différences des statistiques partielles disparaissent, en quelque sorte noyées dans l'ensemble des faits. Si par exemple on examine le tableau des six cents cas sur lesquels Dubois a basé sa moyenne exacte, en le comparant, dans mon tableau général n° 1, à ceux des auteurs, qui l'avoisiuent, et dont l'examen porte sur le même climat, on trouve des différences assez sensibles.

Quelques centaines d'observations ne sont donc pas toujours suffisantes pour autoriser des conclusions formelles: il faut, pour se mettre à l'abri de l'erreur, opérer sur des nombres beaucoup plus considérables. Dans ce but, j'ai groupé les observations publiées à ce point de vue dans différentes contrées et j'ai réuni 14,678 faits. Je suis fort éloigné de croire que ce nombre soit suffisant pour une étude complète et générale, car si certains pays fournissent un continrent qui ne laisse rien à désirer, il en est un grand nombre d'autres qui ne sont même pas mentionnés.

I,' ensemble de ces documents m'a permis cependant de diviser en trois grandes zones les peuples compris dans cette élude. La première, tempérée, est circonscrite entre le 55" et le 54e degré de latitude nord, avec Manchester et Madère comme extrêmes linûtes ; la seconde, appartenant aux climats chauds, est comprise entre le 7)fr degré et l'équateur; la troisième, formée par les régions froides, s'étend du 54' degré jusqu'au pôle. J'examinerai séparément chacune de ces zones.

De l époque de la première apparition des règles dans les climat s tempérés. — Le tableau n° 1, consacré à l'étude de cette région, est composé de treize statistiques partielles comprenant 8,241 observations. Pour en utiliser autant que possible les éléments, j'ai fait pour chaque âge un total qui permet d embrasser du même coup d'œil l'ensemble et les détails.

Le chiffre le plus élevé du total des Ages est de 1 ,505, et correspond à la quinzième année ; la quatorzième ne fournit que 1,514, et la seizième, qui s'en rapproche le plus ensuite, 1/260. 11 est donc manifeste que dans nos climats c'est dans la quinzième année que la première menstruation apparaît le plus fréquemment. Pour les raisons que j'ai indiquées plus haut, une évaluation plus précise n'aurait que les apparences de la précision.

Nous examinerons tout à l'heure l'action que les climats extrêmes exercent sur l'apparition précoce ou tardive de la menstruation. Je dirai seulement ici deux mots de l'application qu'on a voulu faire de cette donnée au climat de la France. Brierre deBoismont, au moyen de statistiques partielles empruntées à lui-môme, à Pélrequin, Bouchacourt et Marc ri'Espine, a conclu qu'il existait

«les différences très-sensibles entre les principales de nos villes. La premièiv manifestation de la puberté aurait lieu à Paris à quatorze ans, A Marseille et à Toulon à quinze, à Lyon de quinze à seize. Il suffit, pour montrer que ce résultat n'est dû qu'à des statistiques insuffisantes, de comparer la statistique de Manchester par Roberton et celle de Funchal (Madère) par Dyster. Ces deux villes occupent les limites extrêmes de la zone que nous étudions, leur latitude diffère de 21°; cependant pour l'une et pour l'autre le maximum de fréquence de la première apparition des règles a lieu, comme à Paris, «à l'Age de quinze ans. S'il n'existe pas de différence sensible entre deux points aussi éloignés, il n'est pas présumable qu'on en puisse observer une de plus d'une année entre deux villes dp France séparées seulement par -4°. La singulière différence qu'on a cru voir entre Lyon et Paris serait en contradiction avec cette loi générale, acceptée complètement par Brierre de Boismont, laquelle veut que la puberté soit plus précoce dans les contrées à température élevée que dans les pays froids. Lyon et Marseille, villes du Midi, retarderaient d'une année sur Paris et Manchester, situées plus au Nord!

Je noterai également, sans la partager, l'opinion du même auteur qui pense que la précocité est plus grande d'une année dans les villes que dans les campagnes. Rien n'autorise d'admettre ces conclusions, les chiffres invoqués n'ont pas la valeur qu'on leur a attribuée. Les éléments de statistique sont trop divers et trop mélangés pour qu'on puisse en extraire des distinctions aussi tranchées.

Il existe d'autres causes d'action bien plus puissantes que la latitude et le climat sur la précocité ou le retard de la menstruation des femmes de notre pays, et ces causes échappent naturellement aux statistiques qui ne tiennent compte que de l'Age : c'est la constitution individuelle des sujets ; le milieu hygiénique dans lequel ils se développent. En général, les jeunes filles vigoureuses sont réglées plus prématurément que celles d'une constitution chétive et maladive. Une hygiène convenable et une bonne alimentation favorisent l'établissement de la puberté, que la misère et les privations retardent. Ces lois, bien que générales, souffrent de nombreuses exceptions.

A mesure qu'on s'éloigne en plus ou en moins de l'âge de quinze ans, on voit diminuer le nombre des femmes réglées pour la première fois; cependant entre douze et dix-huit ans on peut considérer l'établissement de la puberté comme normale: plus tôt elle est précoce, plus lard elle est tardive.

On a vu un certain nombre de fois la menstruation s'établir quelques mois, un an, deux ans après la naissance et s'accompagner de tous les autres signes delà puberté; Dezeimeris en a réuni un certain nombre de faits auxquels je pourrais en ajouter quelques autres. On observe également chez certaines femmes, et en l'absence de tout état morbide, que l'évolution ovariqne peut ne se produire qu'après la vingt-cinquième année. Mais dans les cas de menstruation tardive, les signes extérieurs de la puberté tels que le développement des seins et des poils existent en général depuis longtemps.

Ces anomalies doivent être notées seulement à titre de faits curieux. iuai> sans importance au point de vue de l'histoire de la menstruation.

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