‹ Traité complet d'accouchementsChapitre 58 sur 183 · V0L0G1E ET EMBRYOLOGIE · texte numérisé non relu

V0L0G1E ET EMBRYOLOGIE

tontes pris le type pavimehteux et sont encore plus altérées que dans la muqueuse utéro-plarcntaire de la l'enime. Comme cliez la femme, la couche épithéliale transformée accompagne le placenta expulsé, dépendant chez les ruminants il semble que les villosités placentaires n'entraînent pas pendant la délivrance cette mim e couche caduque.

La muqueuse utérine chez les animaux est un peu hypertrophiée pendant la gestation; elle est plus vasculaire et beaucoup plus mobile sur le lissu sousjacent que pendant la vacuité, sa surface interne est lubrifiée de mucosités abondantes, et le col est obturé par un mucus glutineux plus ou moins épais.

Dans aucune espèce on n'observe la destruction du réseau vasculaire superficiel de la muqueuse et sa transformation en sinus utérins. Les villosités plongent dans le tissu ramolli ; mais elles sont entourées d'une simple circulation capillaire et on ne les voit jamais en contact avec les espèces de lacs sanguins qu'on observe chez la femme.

Les moyens de connexion entre la mère et le fœtus sont extrêmement variables selon les espèces. Chez les ruminants, il existe à la surface de la muqueuse «les reliefs qui portent le nom de cotylédons; ces reliefs augmentent d'une manière considérable pendant la gestation. Chez la vache ils acquièrent le volume d'une petite figue, dont ils ont presque la forme ; chez la brebis, ils sont de la grosseur d'un petit champignon. Cet accroissement est dû à la multiplication des éléments fibro-plastiques et de la matière amorphe, ce qui les rend mous et faciles a écraser. Les enveloppes du fœtus s'attachent à la cavité centrale des cotylédons par les villosités qui les pénètrent; sur le reste de la muqueuse il n'existe qu'un simple contact avec les membranes du fœtus. Le nombre des cotylédons varie entre 80 et 150 chez la vache et entre KO et 130 chez la brebis; non-seulement ils ne se multiplient pas sous l'influence de la gestation, mais encore ceux qui sont arrachés dans la délivrance artificielle mal exécutée ne se reproduisent plus.

Chez la truie l'adhérence de l'œuf à l'utérus est presque nulle, le contact se fait au moyen d'appendices formés par des plicatures de la muqueuse.

Chez les solipèdes, la muqueuse utérine dans toute sa partie en rapport avec le chorion est adhérente à ce dernier par les papilles vasculaires trèscourtes dont il est entouré et qui remplace les placentas multiples des ruminants. L'adhérence de cette couche papillaire avec la muqueuse est tellement faible, qu'elle se détruit presque dès le début du travail.

Chez la lapine, le placenta maternel bilobé présente à sa partie proéminente la couche épithéliale hypertrophiée qui forme une espèce de coussinet sur lequel repose le placenta fœtal. Ces deux organes sont unis entre eux par • quelques dentelures faciles à déchirer. Les villosités ne baignent pas dans des sinus, seulement le réseau vasculaire superficiel de la muqueuse forme des plis enchevêtrés avec les villosités placentaires par simple juxtaposition, sans, pénétration des villosités fœtales.

VÊSIf ILE OMBILICALE

En étudiant le feuillet séreux ou externe du blastoderme et les modifica-

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