VÉSICULE OMBILICALE. S
lions qu i! présente, nous avons été nécessairement conduit à décrire l'amnios et le chorion dont il fournit les éléments. Puis, pour ne pas interrompre l'histoire dos enveloppes de l'œuf, nous avons examiné la caduque. Il nous faut revenir maintenant à la vésicule blastodermique, car il nous reste à étudier son feuillet interne ou muqueux, qui est l'origine de la vésicule ombilicale.
La tache embryonnaire se développe entre les deux feuillets du blastoderme ; le léger relief qu'elle forme sur un point de la circonférence de son feuillet externe semble indiquer qu'elle prend naissance dans son épaisseur. Cela parait vrai, en effet, pour la plus grande partie du nouvel être; et nous verrons plus tard dans quelles limites le phénomène se produit. Cependant le feuillet interne ne doit pas rester étranger à sa genèse, et il lui fournit au moins une partie des organes qui seront contenus dans la cavité abdominale et certainement le tube intestinal.
Primitivement, les deux feuillets représentent simplement deux vésicules sphériques emboîtées l'une dans l'autre et à parois contiguës; mais, aussitôt que les capuchons supérieurs marchent l'un vers l'autre pour former l'amnios, ils déterminent sur le feuillet interne un étranglement circulaire d'abord peu marqué, qui se dessine rapidement et indique une division, plus tard un pédicule qui séparera la vésicule en deux parties : l'une, plus petite, cavité abdominale de l'embryon; l'autre, plus développée, vésicule ombilicale; le point d'intersection prend le nom A'ombilic intestinal. Ces deux parties communiquent d'abord largement entre elles, puis, d'une manière plus restreinte, au moyen du pédicule, qui persistera jusqu'au trente-cinquième jour à l'état de canal, qu'on appelle conduit omphalo-mésentérique.
Diemerbroek et quelques anciens anatomistes semblent avoir entrevu la vésicule ombilicale, qu'ils nommaient allantoïde ; mais c'est Albinus, qui, le premier, l'a étudiée avec un peu de soin. Aune époque plus récente, Wrisberg, Hunter et So?mmering ont ajouté quelques documents à cette étude imparfaite. Lobstein (1802) a établi assez exactement ses rapports avec l'embryon. Enfin Velpeau (1835) en a donné, d'après l'examen d'un nombre considérable d'oeufs aborlifs, une excellente description, largement mise à contribution par une foule d'auteurs qui ont souvent oublié de le citer. Robin (1861) en a complété l'étude en faisant connaître la structure intime de ses parois.
La vésicule ombilicale est un organe transitoire du fœtus; son évolution est rapide: aussitôt que l'allantoïde se développe, elle semble perdre son utilité ; et, si l'on peut en retrouver assez longtemps les traces entre les membranes de l'œuf, ses fonctions dans l'espèce humaine deviennent nulles au bout de peu de temps.
A la troisième et à la quatrième semaine, elle est ovoïde, longue de b millimètres sur 5 millimètres et demi de large, demi-transparente, d'un gris un peu rosé, ce qui tient à la présence des capillaires qui rampent dans son épaisseur. Son pédicule, épais de \ millimètre et long de 4, communique avec une anse de l'intestin grôle qui fait saillie hors de l'ombilic. Ce pédicule canaliculé est continu avec l'anse intestinale qui fait saillie dans un cordon
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ombilical transparent et renflé en fuseau. Le contenu de la vésieule est un liquide clair à peine opalescent. Plus tard il devient d'un gris jaunâtre ; par-
Fi«. 08. — V'ommios »e i.'immo>. — 1. Membranes vilelliue. — 2. Fouillai externe du blastoderme. — j. Feuillet interne limitant. — l. V. -iriile ombilicale, lîoplis lui niant 1rs rudiments des capuchons amniotiques . — 5. Tache embryonnaire. — Arca vasculota.
Fi^. 69. — Dévei.oi'pfiikm pe r'AUNios. — . membrane vitelhue. — 2. Feuille! externe <1 il Maintienne constituant le second eliorion. — T>. Feuillet interne formanl la vésicule ombilicale. -5. Capuchon inférieurs céphaliquc et caudal se continuant ptiui InriiiiM . ii h. ml les capuchons supérieurs. — tî. Embryon. — T. Vésicule allanlnule.
l'ois le contenu de la vésicule, friable ou pulpeux, tient en suspension des granulations jaunes, libres, et des cellules polyédriques, parfois sphéroldales, en quantité d'autant plus grande qu'il est plus opaque. L'acide acétique les dissout ; elles ne sont donc pas graisseuses, comme le croyait Costc.
Ch. Robin a divisé la paroi de la vésicule ombilicale en trois tuniques dont la structure présente des différences assez tranchée.
Tunique interne. — Sur les œufs qui n'ont pas dépassé le troisième mois, celte tunique est trois fois plus épaisse que l'externe ; elle est molle, friable et formée par la juxtaposition d'assez grosses cellules peu adhérentes entre elles, disposées sur plusieurs rangs. Les plus internes se détachent avec une grande facilité ; elles ne sont point serrées et aplaties comme le serait une couche d'épithèlium. On trouve ces cellules dans toute l'étendue de la vésicule et même dans son pédicule avant son atrophie. Elles
Fif;. "0. — PfWUOrfKMKffi pr. la vfnCffLI ombiiicale- — I»;ins les ligures lit;. ;>7, .'.Son voit la vésicule ombilicale 5 et 4 se vasculariser et pc pcdiculiseï .«ous l'influence du rapprochement des capuchons Supérieurs de la membrane amniotique en voie de formation.