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VÉSICULE OMBILICALE

sont arrondies partout où elles ne se compriment pas mutuellement ; dans cette dernière condition leur forme est polyédrique. Leur diamètre varie entre 0,017 et 0,029 ; dans les trois quarts on trouve un noyau transparent, à contour pâle, sans nucléole ; rarement il en existe deux. Ces cellules ne peuvent être confondues avec celles de la tache embryonnaire, qui sont moins grandes et moins granuleuses.

Tunique moyenne.— C'est entre celle-ci et la précédente que rampent les vaisseaux. Elle est formée de cellules polyédriques par pression réciproque; leur diamètre est de 0,17 à 0,028. Elles sont transparentes, incolores, molles] faciles à déchirer, à bords pâles, peu réguliers ; elles renferment un noyau clair. On observe des noyaux libres entre les cellules.

Tunique extérieure. — Elle se forme plus tardivement que les autres et pendant que le magma réticulé se trouve repoussé et comprimé entre l'amnios et le chorion. Celte mince tunique est composée de fibres lamineuses fines disposées en nappes entre-croisées, dont la transparence permet d'apercevoir les capillaires qui rampent entre les deux autres membranes. Elle adhère plus intimement à la tunique moyenne qu'au magma réticulé.

Les tissus des parois de la vésicule et du canal oniphalo-mésentérique n'ont point une structure semblable à celle de l'anse intestinale avec laquelle elles sont en communication. Les éléments constituants changent au point de contact.

La circulation de. la vésicule ombilicale est très-aclive. Il existe d'abord quatre vaisseaux, deux artères et deux veines ; -îais une artère et une veine disparaissent rapidement, et il ne reste bientôt « je deux vaisseaux qui portent le nom d'omphalo-mésentériques. La veine naît, par de fuies radicules, d'un espace limité dans le champ blastodermique par une ligne courbe, circulaire, excentrique à l'aire transparente, et qui porte le nom d'area vasculosa; elle suit le canal omphalo mésentérique et se jette dans le cœur; mais lorsque la seconde circulation commence à se développer, elle contourne le duodénum et va s'ouvrir dans la veine ombilicale au moment où cette dernière va quitter le foie ; elle reçoit des branches de l'estomac et de l'intestin et donne un tronc volumineux au foie. Cette portion persiste sous le nom de veine-porte hépatique. L'artère, née de l'aorte, gagne l'anse intestinale, en donnant des branches au mésentère et à l'intestin, puis elle atteint le pédicule de, la vésicule ombilicale, dans laquelle elle se ramifie. Les anastomoses de ces deux vaisseaux forment des mailles polygonales à angles arrondis, sur un plan uniforme, sans pénétration dans la tunique interne. Ces capillaires, dont les plus fins ont de 0,015 à 0,020, présentent la même structure que chez l'adulte. L'artère persiste dans l'abdomen sous le nom d'artère mésentérique.

Sur les œufs de cinquante jours environ, lorsque le cordon ombilical est déjà long de 3 à 4 centimètres, on voit encore dans son épaisseur l'artère et la veine omphalo-mésentériques, soit seules, soit accompagnées d'un petit filament grisâtre, large de 0,1 a 0/2. On peut suivre ces vaisseaux jusque dans la cavité abdominale.

La circulation omphalo-méscntérique est la première circulation de l'embryon ; nous y reviendrons en étudiant la circulation du fœtus.

La vésicule ombilicale n'augmente pas avec l'œuf; elle a de 5 à 7 millimètres

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de diamètre ; à mesure que l'amnios se développe, elle est repoussée par • cette membrane et se trouve placée entre elle et la face externe du cliorion dans le magma réticulé. Elle s'atrophie très-vite ; vers la quatrième semaine, elle se flétrit, se ride, et, après la sixième, elle n'a plus que deux à trois millimètres; alors elle reste stationnaire et disparait complètement vers le quatrième mois. Bischoff l'a retrouvée une fois entre le chorion et l'amnios à la fin de la gestation ; l'artère omphalo-mésentérique était perméable au sang, mais Hohl considère avec raison cette persistance comme une trèsrare exception.

A mesure que l'amniosse développe», la vésiculeombilicale est repoussée loin de l'embryon ; elle prend alors un pédicule de 4 à 12 millimètres de longueur; le pédicule est divisé en deux régions par un léger rétrécissement qui indique le lieu où sera l'ombilic. Jusqu'à cinq semaines ce pédicule est canaliculé et on peut, comme l'a démontré Velpeau, faire refluer dans l'intestin le liquide de la vésicule, et vice versd; mais alors il s'oblitère, s'allonge, devient de plus en plus ténu et finit par se rompre. Sa portion extra-ombilicale se perd dans le cordon, où on peut le suivre pendant un certain temps, sous forme d'un filament grisâtre.

Malgré son faible volume et son existence éphémère, il n'est pas douteux que la vésicule ombilicale ne fournisse à l'embryon ses éléments de nutrition jusqu'à ce que la circulation allantoïdienne établisse des rapports nouveaux entre l'œuf et la mère.

Anatomie comparée.— Dans quelques espèces animales, la vésicule ombilicale disparait de bonne heure; chez d'autres elle persiste jusqu'à la naissance, soit entière, soit atrophiée. Chez les ruminants et la truie, la vésicule ombilicale disparaît très-promptement. Chez la chienne, elle est très-grande et à l'état de véritable vésicule à la naissance, mais elle ne contient plus de liquide. Elle forme un long cordon d'un rouge très-vif dont la couleur est due à la présence des vaisseaux omphalo-mésentériques, qui sont encore bien développés. Si on insuffle le cordon, on obtient une vésicule qui ressemble par sa forme à la vessie natatoire des poissons, sauf que l'étranglement médian est moins prononcé. Le pédicule ne communique pas avec l'intestin.

Chez les solipàdes, elle ne conserve pas aussi longtemps sa cavité; on en retrouve cependant les traces, dans les enveloppes fœtales, sous forme d'un simple cordon rouge vif, jusqu'à la parturition.

La persistance de ces vaisseaux chez les carnassiers et les solipèdes semble indiquer que lorsqu'elle cesse de fonctionner comme organe de nutrition, elle remplit encore dans la vie fœtale un rôle qui nous est inconnu.

Chez les oiseaux, la vésicule ombilicale persiste au delà de la naissance ; elle contient la masse du jaune qui non-seulement nourrit le fœtus pendant toute la durée de son existence dans l'œuf, mais encore pendant les premiers jours qui suivent réclusion; mais alors elle est contenue dans l'intérieur de la cavité abdominale.

Les poissons naissent avec une vésicule ombilicale très-développèe, située en dehors de l'abdomen, et la conservent durant un certain temps. Pendant qu'elle existe, l'animal ne prend aucune nourriture et ce n'est qu'au moment

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